Auteur/autrice : admin

  • Waitangi Museum & Urupukapuka Island

    Treaty Grounds – 25 octobre 2014

    Aujourd’hui nous profitons du temps magnifique pour sortir de Whangarei et retourner vers le Nord, dans la Bay of Islands, afin de visiter ce que nous n’avons pas encore eu le temps de découvrir.

    Nous décidons de prendre plus de temps pour remonter le long de la côte Est. Durant notre trajet nous avons une vue superbe : la côte verdoyante s’étire jusque dans une eau turquoise. Nous nous arrêtons à plusieurs endroits pour prendre quelques photos et respirer le bon air frais des pré-vacances.

    Pour retourner vers l’intérieur des terres, nous décidons de ne pas emprunter le ferry (qui coûte un peu cher) mais la route nationale. A notre grande surprise il s’agit d’une route en gravier sur sa plus grande partie ! Nous commençons à nous faire aux routes soit non entretenues soit non goudronnées qui caractérisent si bien la Nouvelle-Zélande (il y a des fois où nous regrettons de ne pas avoir un 4×4 !), mais là nous trouvons ça un peu abusé que le choix soit : payer pour le ferry ou passer par la nationale non goudronnée…

    Bref cela ne nous empêche pas d’arriver à destination : le lieu de signature du Traité de Waitangi. Après un déjeuner sur l’herbe bien verte des jardins et face à la Bay of Islands, nous débutons la visite des lieux. La plus célèbre marae du pays, la maison d’Hobson, avec la pièce où celui-ci rédigea le traité, la plage d’où le plus grand waka (76 rameurs) part chaque année pour commémorer la signature et pour finir le musée en lui-même. La visite est très agréable et nous apprenons beaucoup sur l’histoire du pays, et surtout sur la cohabitation entre Maoris et colons. Contrairement aux idées reçues que nous avons en Europe, la colonisation de l’Ile par les Européens ne s’est pas faite tout en douceur, et comme partout, les autochtones ont beaucoup souffert de cela. Aujourd’hui un tribunal existe pour défendre les droits des populations maories et des indemnités financières sont attribuées de ça de là pour compenser la perte des terres, mais cela reste toujours insuffisant.

    Urupukapuka Island – 26 octobre 2014

    Pour notre deuxième jour en Bay of Islands, nous retrouvons nos acolytes français et un de leur ami pour une visite de la plus grande des sept îles à l’Ouest de la Bay : Urupukapuka Island. Le temps est toujours superbe, très ensoleillé et sans trop de vent, ce qui nous ravi tous.

    Pour nous y rendre nous prenons tôt le matin un taxi boat. C’est comme un taxi, mais qui va sur l’eau et dont le conducteur est très agréable. La traversée plutôt rapide et les vagues nous donnent parfois l’impression d’être dans un manège, ce qui nous amuse beaucoup.

    Une fois débarqués sur la plage principale, nous n’en revenons pas !  Le cadre est tout simplement magnifique : l’eau translucide qui passe du bleu vert au turquoise, laisse entrevoir des dizaines de poissons et l’île vallonnée qui semble déserte, affiche toutes les nuances de vert possible. Quelques sentiers la parcourent de long en large et ainsi nous pouvons la visiter dans sa totalité.  Pour le moment, c’est la meilleure randonnée qu’il nous ait été donné de faire : tranquillité, chant des oiseaux, odeur de sève, criques époustouflantes et vue à 360° sur les îles. Marcher toute la journée ça n’est pas forcément reposant, mais alors ça en vaut très très largement la peine ! A la fin de notre ballade, en attendant notre bateau, nous pouvons observer  un oystercatcher (ou tōrea en maori), bel oiseau bleu au long bec orange, couvant ses œufs. Le pauvre est toutefois assez agité car la plage s’est faite envahir de touristes peu de temps avant. Il s’agit en fait de l’arrêt incontournable d’une fameuse croisière journalière permettant de découvrir la Bay of Islands. En voyant le nombre de personnes et le peu de temps qu’ils passent sur l’île, nous sommes tous très heureux d’avoir opté pour la découverte autonome !

    Nous repartons donc avec notre taxi boat et pendant la traversée, j’aperçois au loin plusieurs  ailerons de dauphins. Notre chauffeur ralentit pour les suivre afin que nous les approchions de très près ! L’instant est magique ! Encore plus que lorsque nous en avions croisé au retour de White Island, puisqu’ici ils sont très nombreux (une vingtaine), à notre portée et surtout tout autour du bateau ! Nous apercevons même une maman et son petit. Fait amusant, lorsque nous tapons en rythme sur la coque du bateau, cela leur plait et ils s’approchent. Cette rencontre est donc l’apothéose d’une journée idyllique que nous ne sommes pas prêts d’oublier !


    Bay of Islands

    La baie, dont le nom est donné par J. Cook en 1769, se compose de 144 îles.

    C’est ici que Kupe, l’ancêtre des Maoris, découvre entre 925 et 950  et à l’issue d’un long périple depuis Hawaiki, la terre des ancêtres.
    Elle est pendant très longtemps la terre de la très puissante tribu des Nga Puhis dont les chefs, notamment Hongi Hika, s’illustrent dans l’histoire de la Nouvelle-Zélande.
    Cette région, réputée aussi pour les baleines, attire de nombreux chasseurs à la fin du 18ème siècle. En 1814, avec l’arrivée de missionnaires, la baie devient la colonie européenne la plus importante.

    De nombreux sentiers de randonnée parcourent la Bay of Island ce qui permet de découvrir des criques idylliques, des plages paisibles et de chemins plaisants.
    La vie artisanale et artistique de la Bay of Island est particulièrement développée.

    Waitangi

    Waitangi doit sa notoriété au célèbre traité du même nom. C’est ici que le 6 février 1840, le capitaine William Houbson, représentant la couronne britannique, ainsi que plusieurs chefs maoris, représentants des premiers habitants d’Aotearoa (« le pays du long nuage blanc »), ratifient le traité par lequel les Maoris font allégeance à la Couronne britannique (la reine Victoria à l’époque) qui leur reconnait en contrepartie le droit de posséder entre autres leurs propres terres, forêts et réserves de pêche. Maoris et Européens s’engagent ensemble à contribuer au développement du pays.

    Lorsque les premiers colons s’installent, ils coexistent paisiblement avec les Maoris. Mais après quelques années, le commerce des vivres est progressivement remplacé par le trafic d’armes, et les altercations entre colons et Maoris sont de plus en plus fréquentes. Le Traité de Waitangi a été signé pour rétablir l’ordre et ramené le calme. Il est entré en vigueur il y a plus de 160 ans, toutefois certains problèmes ne sont toujours pas réglés.

    Waitangi Treaty Grounds Museum

    Waitangi fait aujourd’hui partie de la Waitangi National Reserve. Il est possible de s’y promener pour visiter le site historique des Treaty Grounds.
    Dans les jardins se trouve « Ngatokimatawhaorua waka » la plus grande pirogue au monde, mesurant 35 m de long et à bord de laquelle 76 pagayeurs peuvent prendre place.
    Treaty House est un très bel exemple d’architecture géorgienne britannique. A proximité se trouve « Whare Rūnanga», une maison commune (wharenui ou meeting house) nationale.
    Les collines de Treaty Grounds sont recouvertes d’une vaste étendue d’herbe et la vue sur Hobson’s Beach et Bay of Island est magnifique. Au centre se dresse un mat arborant trois drapeaux : le drapeau néozélandais, le drapeau maori et le drapeau britannique.

    Urupukapuka Island

    L’île Urupukapuka, occupée au début du 19ème siècle par les Ngare Raumati puis les Ngapuhi, a une grande importance historique et culturelle. La zone, très surveillée d’un point de vue écologique, est totalement vierge et offre de vastes espaces pour explorer des sites archéologiques maoris ou tout simplement la nature par les sentiers ou à la nage, le long de ses nombreuses baies.

  • Hokianga Harbour & Waipoua Forest

    Omapere – Du 27 au 30 août 2014

    Après une semaine passée à Kaitaia nous sommes très soulagés de quitter le backpacker dans lequel nous étions et excessivement heureux d’arriver dans celui où nous sommes maintenant ! Il s’agit d’une maison commune avec plusieurs chambres, un grand salon chaleureux et une cuisine très cosy.

    Toutes les facilités se trouvent dans la maison, il y a tout ce dont nous avons besoin (sauf le wifi, mais nous commençons à nous habituer…) et en plus il n’y a aucun autre voyageur pour l’instant, ce qui fait de nous les maîtres des lieux ! Bon, sans ça l’auberge serait de toute façon très bien mais il faut avouer que c’est un super plus.

    Pour nous rendre à Hokianga Harbour, nous prenons la route qui passe par l’intérieur des terres. Pendant plusieurs kilomètres celle-ci n’est pas goudronnée (encore une chose à laquelle nous nous sommes faits) et nous roulons en pleine forêt. Nous passons aussi devant de grands blocs de basalte âgés de 2,5 millions d’années, très impressionnants, qui valent bien arrêt photo !

    Après notre « escapade en forêt », nous arrivons sur la SH 12 (!!!) et les paysages sont très beaux : de hautes collines verdoyantes fermées de petites clôtures en bois nous entourent et au loin se dressent de grandes montagnes couvertes de Tea-Tree et de conifères (surement des pins, il y en a partout ici).

    Ce sont typiquement des décors du Northland, auxquels s’ajoutent, près des côtes, les grandes plages de sable blanc ou les récifs noirs déchirés. Nous aimons vraiment beaucoup cette région ! C’est même notre préférée pour l’instant et nous ne sommes pas encore partis que nous sommes déjà décidés à revenir avant notre retour en Europe, quand nous pourrons nous jeter à l’eau. En effet, même si le temps semble se réchauffer, nous sommes toujours en hiver et elle est encore trop froide (sauf pour nos pieds et nos mollets).

    En arrivant à Omapere la vue sur Hokianga Harbour est magnifique ! L’eau est translucide et les rivages superbes. Après un arrêt dans un « Fish n Chips » renommé, nous allons nous promener dans la réserve tout au bout du Harbour afin d’y admirer la vue.

    C’est un des plus beaux panoramas que nous ayons pu voir depuis le début de notre voyage ! En face la mer de Tasman, gigantesque, turquoise et agitée par les vagues, à gauche la plage blanche avec ses récifs noirs et surplombée de falaises d’ocres et pour finir, à droite, la vue sur les villages côtiers d’Opononi et d’Omapere opposés à d’immenses dunes de sable. Magnifique !

    Nous poursuivons notre ballade en descendant sur la plage, chanceux car c’est justement marée basse. Nous passons quelques heures délectables : les pieds nus sur le sable (et les rochers pointus !) tout au long de la côte, à jouer avec l’eau, l’écume et le vent qui souffle avec force. Bref, nous passons une excellente journée !

    Le jour suivant nous partons en fin de matinée visiter le musée du village. Il s’agit d’une petite pièce où sont accrochées sur les murs d’anciennes photos ainsi que des coupures de journaux retraçant l’histoire du village et où sont exposés quelques documents d’archives, des vielles affiches de propagande militaire et des objets des premiers colons ou encore maoris.

    Nous pouvons également y voir la statue originelle d’Opo, la jeune femelle dauphin ayant fait la renommée de la ville dans les années 50. Nous passons un petit moment devant des films de l’époque en noir et blanc où l’on peut voir les touristes s’amasser par dizaines sur la petite jetée afin de regarder Opo jouer avec les enfants et les ballons qu’ils lui lancent. C’est très amusant et à la fois super intéressant d’un point de vue historique.

    Nous partons ensuite déjeuner aux Koutu Boulders, qui sont en fait des formations rocheuses de basalte vielles de plusieurs millions d’années, à la forme très originale et pouvant être très impressionnantes ! Lorsque nous arrivons sur la plage la marée est encore un peu haute et il faudra plusieurs heures avant que tous les boulders soient visibles.

    Certains sont énormes, certains tout petits, d’autres sont sphériques, d’autres anguleux, il y en a même qui sont troués ou qui semble avoir été taillés à des fins artistiques. Nous passons un agréable moment en compagnie d’un cormoran juché sur le boulder d’en face, puis notre sieste digestive de 16h est écourtée par la pluie qui arrive. Pas le temps d’arriver à la voiture que nous sommes déjà trempés ! C’est aussi ça la Nouvelle-Zélande. Heureusement un bon canapé confortable et un poêle nous attendent au backpacker.

    Pour notre dernier jour dans la région, nous prenons la voiture en compagnie d’un couple de français rencontrés la veille pour nous rendre dans la mondialement connue Waipoua Forest, où l’on trouve les plus grands et plus vieux kauris encore existants.
    Le lieu n’est pas vraiment tel que nous nous l’imaginions : la forêt luxuriante est identique à celles déjà croisées, peut-être un peu plus fournie, et les kauris sont plus rares que ce que nous pensions.

    Les colons venus d’Europe pour exploiter son bois et sa résine au 19ème siècle ont vraiment fait des ravages et l’ancienne forêt de kauris est maintenant très réduite.

    Toutefois, ceux toujours présents sont majestueux ! Tane Mahuta, le « Seigneur de la Forêt », est en fait le plus haut avec ses 51,5 mètres de hauteur, Tane Matua Ngahere, « le Père de la Forêt », dont l’âge est estimé à 2000 ans est le plus vieux, et pour finir les Four Sisters, sont 4 grands et graciles arbres ayant poussé côte à côte.

    Nous déjeunons ensuite dans une petite clairière entourée d’arbres abritant des perroquets de l’espèce Eastern Rosella (originaires d’Australie) qui chantent et volent à tire d’ailes dès que l’on tente de se rapprocher pour mieux les voir.

    Il nous semble même apercevoir un Kereru, célèbre gros pigeons néozélandais, ou plutôt entendre, car celui-ci est tellement gros qu’il fait un bruit monstrueux en battant des ailes.

    Nous commençons maintenant à reconnaitre facilement les différents oiseaux grâce à leurs tailles, couleurs et sons !

    Le samedi matin nous reprenons la route vers le Sud du Northland pour nous rendre à Matakohe afin de visiter le Kauri Museum, puis nous remontons vers Whangarei car nous avons peut-être une chance de travailler dans une nouvelle packhouse, mais cette fois pour empaqueter des avocats.


    Hokianga Harbour

    A 60 km au Sud de Kaitaia se trouve l’Hokianga Harbour. Son nom est une abréviation qui signifie « le grand retour de Kupe » car selon la tradition il serait parti d’ici pour rejoindre Hawaiki.

    Cette région est à l’origine la terre des Ngapuhi Chefs, grands chefs maoris. Depuis toujours les Maoris peuplent la région et aujourd’hui encore 80% de la population est maorie.
    Les premiers Européens sont Irlandais, mais c’est également ici qu’un Français excentrique, le baron de Thierry, s’installe en 1837 sur des terres données par le chef Wake Nene et son frère Patuone et se proclame roi.

    Ce port bien moins commercial que celui de la Bay of Islands est un lieu de détente idéal.

    Opononi & Omapere

    Opononi et son établissement jumeau Omapere offre un bel aperçu de littoral en plein cœur d’Hokianga.

    Le hameau d’Opononi est célèbre pour son ancienne mascotte, Opo, une jeune femelle dauphin qui possède sa propre statue. De temps en temps les dauphins viennent visiter la baie qui borde le port d’Hokianga et durant l’été 1955 Opo devient célèbre en venant jouer avec les baigneurs au bord de la plage, laissant même les enfants monter sur son dos.

    Omapere est un hameau légèrement plus grand situé à l’embouchure du port d’Hokianga. Les dunes de sable qui font face au village sont assez impressionnantes. Le centre d’information abrite un musée sur l’histoire locale.

    Les activités d’Omapere et d’Opononi sont en rapport avec la mer et la forêt de kauris.
    Une plage de sable blanc s’étend tout le long du chemin qui mène à la jetée d’Opononi, d’où l’on peut prendre un taxi d’eau pour se rendre aux géantes dunes de l’autre côté du port. La luge sur sable est une expérience “sableuse” mais extrêmement plaisante.


    Près d’Opononi se trouvent les Koutu Boulders qui présentent les mêmes caractéristiques que les Moeraki Boulders de l’Ile du Sud, parfois même plus imposantes.

    Waipoua Kauri Forest

    Toute la côte Ouest qui s’étend du Nord au Sud de la Waipoua Kauri Forest à Matakohe est le royaume du kauri tree.

    Cette partie peu touristique du Northland évoque encore le lourd passé de l’exploitation forestière qui a ravagé la forêt. Le bois de kauri est très apprécié car il ne comporte pas de nœuds et est extrêmement résistant (donc parfait la construction de meubles, bateaux ou maisons). La résine de l’arbre entre au 19ème siècle dans la composition de nombreux produit tels les vernis, les cires, les bougies, etc.

    Les techniques d’extraction sont très dommageables et la prise de conscience est tardive.

    La forêt est déclarée site protégé depuis plusieurs années, pourtant les vieux arbres sont encore aujourd’hui menacés.

    Il ne reste aujourd’hui que 4% de la forêt originelle, ce qui représente les trois quarts des kauris du pays. Les 9105 hectares de cette forêt unique abritent les fameux kauris géants ainsi que d’innombrables fougères. A l’écart de la route, des chemins bien balisés mènent aux arbres géants dont le « Tane Mahuta ». Le « Dieu de la forêt » est le plus grand kauri du pays, avec ces 52 m de hauteur et ces 13,7 m de circonférence il est âgé d’environ 1200 ans.

    S’y trouve également « le père de la forêt » vieux d’environ 2000 ans ou encore les « Four Sisters ». Certains arbres détruits par le passé étaient encore plus vieux.

    La réserve naturelle abrite également de nombreuses espèces endémiques : le New Zealand Pigeon (pupuka), le Brown Kiwi de l’Ile du Nord et de nombreux perroquets.

    Albums photo

    Omapere

    Opononi Museum

    Koutu Boulders

    Waipoua Forest

  • Kaitaia & Cape Reinga

    Kaitaia – Du 20 au 27 août 2014

    Après une semaine passée dans la Bay of Islands, nous décidons de continuer notre route pour découvrir le Far North, le bout du bout du pays. Nous continuons à rechercher un emploi dans le picking ou le packing d’avocats mais comme c’est l’hiver et qu’il n’y a pas beaucoup de jobs, nous décidons de ne pas nous focaliser uniquement là-dessus et de profiter pleinement de notre voyage.

    Sur la route qui nous conduit de Kerikeri à Kaitaia, nous traversons les verts paysages du Northland dont la plupart sont totalement inondés suite à la tempête de la veille, au cours de laquelle il a plu non-stop. Nous longeons ensuite la magnifique côte de la Doubtless Bay. Premier arrêt Mangonui, demeure d’un Fish and Chips « mondialement » connu.

    A notre grande déception ils ne peuvent pas cuisiner aujourd’hui en raison d’une coupure de courant suite à la tempête, aussi nous reprenons la route. Nous sommes tout de même heureux de notre arrêt car nous avons pu rencontrer un cormoran pas du tout craintif, faisant les cent pas devant le restaurant en attendant les restes de poisson non consommés ! Nous faisons également un petit détour par Matai Bay, réputée pour être l’une des plus belles plages du pays.

    Le backpacker à Kaitaia est très décevant par rapport à celui que nous venons de quitter. Il est certainement le pire que nous avons pu croiser pour l’instant, aussi nous essayons de passer un maximum de temps à l’extérieur, ce qui n’est pas pour nous déplaire !

    Le premier jour à Kaitaia est quelque peu pluvieux aussi nous décidons de partir visiter le petit musée de Te Ahu. Nous apprenons beaucoup du conservateur (?) du musée qui nous accompagne dans notre visite, très intéressante. Le musée est vraiment tout petit, mais contrairement à ce que nous avons l’habitude de voir (je parle des musées des petites villes), celui-ci est très bien conçu !

    La muséographie est très bien pensée, les vitrines ne sont pas surchargées et les objets sont bien éclairés et accompagnés d’explications. Nous sommes vraiment surpris et heureux de la qualité présentée. Ainsi nous voyons, entre autres, une riche collection de « gums » de kauri, des objets de l’époque coloniale qui ont servis à leur extraction, deux squelettes de moas et deux pièces uniques qui font la fierté du Far North : l’ancre du bateau du baron de Surville, qui est gigantesque, presque intacte et qui est le seul témoin de ce type de l’arrivée des Européens, ainsi qu’une sculpture maorie datée entre les 14ème et 16ème siècles, ce qui fait d’elle le plus ancien vestige maori connu à ce jour et en tous cas le plus démonstratif de l’art maori originel (son style est similaire mais présente des petites différences par rapport aux autres sculptures plus contemporaines). Nous avons également le privilège d’assister au cérémonial de « bénédiction » de la sculpture qui a lieu chaque matin et soir… Nous sommes beaucoup touchés par l’invitation du personnel du musée et y assistons avec un profond recueillement.

    Pour notre deuxième jour nous organisons un petit périple dans la péninsule d’Aupouri et jusqu’au Cape Reinga. Le temps est superbe : soleil radieux, aucun nuage et la température est plutôt élevée. Encore une fois, il est difficile de croire que c’est l’hiver !

    Nous effectuons notre premier arrêt sur la superbe plage de Rarawa.

    Il s’agit d’une immense étendue de sable blanc très clair et très fin… Nous n’avons jamais vu un sable blanc d’une telle pureté : c’est magnifique. Et pour ajouter au décor, se jette dans l’océan un petit ruisseau très original aux tons jaune et rouge. Nous n’avons aucune idée du pourquoi du comment mais nous adorons ces notes de couleur !
    Notre deuxième arrêt, et non pas des moindre, se situe au Cape Reinga. Un petit sentier depuis le parking nous conduit jusqu’au phare et la vue est à couper le souffle ! De l’eau turquoise nous entoure, les vagues grondent et s’écrasent sur la côte de rochers noirs déchirée, l’herbe qui recouvre les collines est d’un vert très frais et parsemée de petits buissons aux fleurs blanches.

    Nous voyons absolument tout ce qu’il y a voir : le beau phare, le célèbre panneau indiquant les distances de ce point aux grandes villes de par le monde (on est vraiment loin de tout !), la rencontre entre l’océan Pacifique et la mer de Tasman qui provoquent au loin de grands tourbillons (pour les Maoris ces tourbillons représentent la rencontre entre l’océan mâle et la mer femelle), le seul pohutukawa du coin perché sur son grand rocher (dont les âmes des Maoris défunts empruntent les racines pour rejoindre la Terre des Ancêtres), des vagues qui s’étirent et s’étirent à n’en plus finir, et qui revêtent une couleur bleu azur presque translucide lorsqu’elle meurent sur le récif, puis pour finir, un banc de dauphins longeant la côte et s’éclatant dans les rouleaux. Nous passons vraiment un super moment et nous en prenons plein, mais plein les yeux !!

    Nous partons ensuite déjeuner face à l’océan à Tapotupotu Bay. Nous sommes tous les jours au bord d’une nouvelle plage et nous ne nous en lassons absolument pas ! Chaque lieu est unique et possède son propre charme. Au risque de me répéter, nous sommes seuls sur la plage et c’est tout de même génial !

    Après une petite pose digestive sur les rochers, nous allons à Te Paki Giant Sand Dunes. S’il y a bien une chose à laquelle nous ne nous attendons pas, c’est de nous retrouver aux pieds de dunes de sable géantes ! On se croirait dans le désert, c’est vraiment impressionnant !

    Nous escaladons avec beaucoup d’efforts ces grandes montagnes cotonneuses et lorsque nous arrivons au sommet, nous profitons un instant de la superbe vue puis enfourchons nos luges pour redescendre. Car oui, dans le Northland il est courant de dévaler les pentes de sable sur une luge ! C’est toutefois beaucoup moins glissant que sur la neige et il nous faut plusieurs tentatives avant de pouvoir vraiment apprécier la glissade. Couchés sur le ventre et la tête en avant ça va un peu plus vite et c’est finalement très amusant !

    Pour notre dernière étape nous allons admirer le coucher de soleil dans la Spirits Bay, d’où les âmes des Maoris défunts se retournent pour apercevoir une dernière fois Aotearoa avant de rejoindre la Terre des Ancêtres.
    Nous passons ainsi une excellente journée, remplie de douces odeurs et de paysages majestueux qui resterons gravés dans nos mémoires.

    Les deux jours suivants sont tout aussi ensoleillés aussi nous repartons en balade. D’abord à Ahipara, qui est le point de départ de la célèbre Ninety Miles Beach, qui s’étire jusqu’au cap Reinga. Nous déjeunons tout en haut d’une montagne et s’offre à nous une vue extraordinaire de toute la côte.

    Nous finissons l’après-midi sur la plage, un peu déçus car une des activités favorites des Néozélandais du Northland est de se promener sur la plage… en 4×4 ! Ainsi nous assistons à un ballet de toutes sortes de véhicules à grosses roues. Certains même lâchent leur chiens et suivent leur course sur la plage, mais au volant.

    Le jour suivant, après un déjeuner au cœur d’une petite forêt d’immenses pins (ils ne sont pas originaires de Nouvelle-Zélande mais d’Europe), nous nous rendons au Gumdiggers Park qui est dédié à l’histoire de l’extraction de la résine de kauri. Ainsi nous voyons toutes sortes de « gums », dont certaines renferment des mouches, moustiques ou même un lézard ou une énorme araignée !

    Par le biais des reconstituions, des panneaux explicatifs et d’une petite vidéo nous apprenons absolument tout de l’histoire des premières forêts de kauris, de leur disparition soudaine, de la constitution des nouvelles forêts (celles détruites par l’industrie du bois au 19ème siècle) et de la vie quotidienne des chercheurs de résine fossile (qui est en fait celle des tous premiers arbres apparus dans le Northland).

    Nous voyons aussi le plus vieil arbre du monde. Il n’est plus vivant mais son bois et ses feuilles sont toujours intacts, depuis 100 000 ans !! Nous passons un après-midi très instructif et aussi très agréable.

    Le mercredi 27 août nous reprenons la route afin de poursuivre notre petit périple en Northland. Les opportunités de boulot sont toujours rares et pas très satisfaisantes au niveau des horaires donc pas la peine de stagner il faut profiter ! Nous partons en direction d’Omapere, village côtier situé sur le Hokianga Harbour.


    Doubtless Bay

    La baie « sans doute » doit son nom à J. Cook qu’il vit de loin en 1769. Toutefois, le premier Européen à mettre pied à terre est un Français : Jean-François Marie de Surville. Vers 1840 l’industrie du kauri devient florissante sous l’influence des colons européens et atteint son apogée en 1906, année durant laquelle 440 000 m3 de bois sont débités. Alors qu’il faut plusieurs siècles pour que ces arbres atteignent leur taille définitive, il ne faut que quelques dizaines d’années à l’industrie du bois pour venir à bout des grandes forêts. Faute d’arbres, l’industrie décline ensuite rapidement.

    Un peu plus haut se trouve la péninsule de Karikari où se trouve l’une des plus belles plages du pays, la Matai Bay, qui se compose de deux baies de sable blanc presque circulaires.

    Mangonui, la ville principale d’environ 500 habitants, est une commune charmante. Son nom signifie « gros requin » en maori.
    Les premiers Européens y arrivent en 1831 et la colonie devient vite un port important pour les baleines, puis pour l’exploitation et le chargement de bois de kauri.

    Selon certaines légendes, c’est en 950 et à Taipa que Kupe, le premier Polynésien, arrive pour la première fois sur Aotearoa le « pays du long nuage blanc ».

    Kaitaia & ses environs

    Village maori lors de l’arrivée des missionnaires anglicans en 1832, la commune compte aujourd’hui plus de 6000 habitants ce qui en fait la deuxième ville du Northland.

    Kaitaia, qui signifie « abondance de nourriture » en maori, devient au 19ème siècle un centre industriel pour le traitement de la Kauri Gum, attirant de nombreux Européens dont notamment des Dalmatiens et des Croates qui y représentent encore une communauté importante. Ils l’extraient pétrifiée des sous-sols des forêts ou la recueillent dans des pots apposés directement sur les troncs.

    Aujourd’hui centre administratif et commercial, son économie repose principalement sur l’agriculture et sur l’exploitation de ses 30 000 ha de forêts de pins.

    Kaitaia est la porte d’entrée de la péninsule Te Aupouri qui se termine par le Cape Reinga, lieu sacré dans la culture maorie.

    Aupouri Peninsula & Cape Reinga

    Cape Reinga et Ninety Mile Beach sont les attractions majeures du Far North.
    Le Cap se situe dans la vaste réserve de Te Paki (23 000 ha) qui est propice aux promenades. Les Maoris appellent cette région « la queue du poisson » car l’Ile du Nord est en fait « le poisson de Maui ».

    Une route de 109 km passe par l’intérieur de la péninsule d’Aupouri et mène au cap Reinga. C’est ici que selon la mythologie maorie, l’âme des morts quitte Aotearoa pour rejoindre Hawaiki, la terre des ancêtres. La légende raconte qu’après la mort, tous les esprits des Maoris voyagent le long Ninety Mile Beach jusqu’au Cape Reinga où ils descendent jusqu’à l’unique arbre du cap, le Pohutukawa vieux de 800 ans.

    C’est en glissant le long des racines que les morts pénètrent dans le monde d’en-dessous (Reinga).
    Parvenus ensuite à l’endroit où se rejoignent la mer de Tasman et l’océan Pacifique, ils remontent jusqu’à Ohahau pour faire leur dernier adieu au monde des vivants avant de rejoindre le pays des ancêtres, Hawaiki.

    Du haut du phare, en regardant vers le Nord, est visible le point où la mer de Tasman et l’océan Pacifique se rencontrent. A l’Est, la vue porte jusqu’aux Surville Cliffs, les falaises qui constituent la limite Nord du pays.
    Toutefois le Cape Reinga n’est pas le point le plus au Nord de l’Ile, c’est le North Cape, inaccessible en voiture.

    Par le côté Ouest, il est possible d’emprunter la route qui longe Ninety Mile Beach, plage immense qui ne fait en fait que 64 miles. Celle-ci n’est praticable qu’à marée basse ainsi il faut être très vigilent sur les horaires sous peine de se retrouver sous 4 m d’eau. Il n’y est apparemment pas rare de voir des véhicules surpris par la marée devant être extraits du sable !

    En direction du cap, une route conduit à Te Paki Giant Sand Dunes (pouvant s’élever jusqu’à 80 m de haut), réputées pour offrir de belles glissades aux personnes équipées de luges.

    Albums photo

    Doubtless Bay

    Kaitaia

    Aupouri Peninsula

    Ahipara

    Waipapakauri

    Gumdiggers Park

  • Northland

    Le Northland correspond à toute la partie située au Nord de la région d’Auckland. Elle s’étend sur 330 km de long et ne dépasse pas les 80 km de large. La ville principale est Whangarei qui comporte 51 000 habitants.

    Bien connue des Kiwis qui y passent leurs vacances elle n’est pourtant que très peu visitée par les touristes étrangers, du fait de sa position géographique.

    Berceau de l’histoire néozélandaise, c’est une région riche en histoire et qui héberge toujours une importante communauté maorie.

    La Bay of Islands est le lieu le plus touristique du Northland, mais celui-ci offre de nombreux endroits à visiter et une multitude d’activités.

  • Waikato

    La région du Waikato tient son nom du fleuve du même nom, qui se jette dans la Mer de Tasman après un voyage de plus de 350km depuis le Lac Taupo, au centre de l’Ile du Nord. Ici les paysages se constituent essentiellement d’immenses plaines fertiles.

    Les plaines ont fait de ce territoire agricole la région la plus productive et la plus riche du pays. L’arrivée du train en 1877 favorise le développement de son industrie, basée tout comme aujourd’hui sur la transformation agroalimentaire. Dans les années 80, l’activité agricole s’étend à l’horticulture. Hamilton en est le centre commercial et administratif.

    La région est connue pour son tourisme centré sur la nature et l’environnement, ses merveilles souterraines, certains des décors du film « Le Seigneur des Anneaux » et son fleuve iconique. La région a beaucoup à offrir, des superbes plages de sable noir aux collines rebondies recouvertes d’anciens taillis qui composent le paysage.

    Foyer du Roi Maori, la région est depuis des siècles une aire significative pour les Maoris, et ce dès l’arrivée du Tainui waka (canoë) dans le Golfe de Kawhia. Les noms maoris de certains lieux racontent l’histoire de la région, comme « Waikato » qui signifie « l’eau qui coule », nommé ainsi par les premiers arrivants après observation de l’effet puissant du fleuve sur la mer.

  • Kerikeri & la Bay of Islands

    Kerikeri – Du 13 au 20 août 2014

    Après presque un mois passé à Titirangi et aucune réponse positive pour du travail dans nos domaines, nous décidons de reprendre la route vers le Northland, en espérant trouver un travail dans une packhouse ou un verger. La région est considérée comme l’une des plus belles du pays donc nous espérons aussi en prendre plein la vue et visiter tout plein de lieux originaux !

    Pour l’instant, le changement de région n’est pas spectaculaire : les nombreuses collines verdoyantes sont partout ! Toutefois il n’y a vraiment pas beaucoup de monde, ni de grandes ville et les animaux sont aussi moins nombreux dans les champs. Qui plus est nous n’avons pas encore vu la côte.

    En route nous nous arrêtons à Kawakawa pour voir les fameuses toilettes très originales, prenons des photos car effectivement elles valent le détour et repartons en direction de Kerikeri, situé dans la célèbre Bay of Island.

    Actuellement nous sommes dans un backpacker très familial, un peu excentré de la ville et entouré d’orangers. Le cadre est donc très tranquille et en plus il y a des animaux : deux chiens, un chat, trois cochons vietnamiens et un mouton avec beaucoup de laine ! Nous sommes peu nombreux dans la maison (toutefois l’unique salle de bain risque d’être très busy tous les matins) et les voyageurs, comme nous, sont très sympathiques.

    Nous passons nos deux premières matinées à chercher du travail. Nous sommes en période « calme » aussi nous ne trouvons pas grand monde qui recherche des travailleurs actuellement. A dire vrai cela nous met un peu le bourdon car le seul endroit qu’il pourrait nous rester si nous ne trouvons rien c’est la grande chaîne de hamburgers dégoulinants…

    Nous terminons toutefois nos recherches par deux possibles « succès » qui nous permettraient de travailler pour plusieurs semaines. Nous en saurons plus lundi, donc nous attendons avec impatience qu’il arrive.

    Quoiqu’il en soit, cela ne nous empêche pas de découvrir les environs qui sont magnifiques et finalement un peu différents des autres régions que nous avons déjà pu croiser.

    A Kerikeri, nous visitons d’abord une réplique d’un camp fortifié maori (pa), le Rewa’s village, très bien conçue et comprenant des panneaux explicatifs qui nous permettent d’en savoir un peu plus sur la vie quotidienne des tous premiers habitants d’Aotearoa, arrivés il y a environ 900 ans.
    Après cela nous faisons un bon dans le « futur du passé » en flânant autour de deux bâtiments du 19ème siècle, l’Old Stone Store, premier grand bâtiment en pierre que nous voyons ici et la Kerikeri Mission Station, qui possède un très beau petit jardin, très british, rempli d’oies et de canards.
    Tout à côté de la ville, nous découvrons aussi les Rainbow Falls, qui sont des chutes d’eau assez impressionnantes ! Ce sont pour l’instant les plus grandes et les plus belles que nous avons pu admirer.

    Le deuxième jour nous partons « luncher » au bord de l’océan, tout au bout du Kerikeri Inlet et nous ne regrettons pas le détour ! La vue est superbe, le bruit des vagues très reposant et nous sommes une fois de plus les seuls à posséder la plage l’espace d’un instant.

    La côte est peu déchirée : à marée basse, l’eau retirée laisse apparaitre des rochers aux multiples nuances foncées et quelque peu tranchants, toujours recouverts d’innombrables petits coquillages et de bébés moules. Malgré le temps gris et la pluie qui surgit de temps en temps, l’eau est turquoise et très claire, ce qui nous laisse deviner les contours des fonds marins. Au loin, sur la rive opposée, nous apercevons en premier plan un petit port rempli de bateaux blancs et derrière eux, de petites collines vert-pomme.

    Lorsque l’on s’éloigne du littoral, les collines s’étendent en petits prés bombés un peu plus secs et recouverts de petits buissons épineux aux fleurs jaunes. La végétation est beaucoup moins humide et luxuriante que dans les Waitakere Ranges toutefois de temps en temps se dressent de petites forêts composées de grands résineux avec parfois de rares kauris.

    Le décor est donc magnifique et rappelle, dans certains petits détails l’East Cape, mais sans ses immenses vallées ni ses hautes montagnes.

    En fin de semaine nous partons avec deux voyageurs allemands en direction de Waitangi, pour nous rendre sur les lieux du célèbre traité qui marque l’histoire de la Nouvelle-Zélande. Finalement, l’accès aux jardins est compris avec l’entrée dans un petit musée consacré à la signature de ce traité et comme le prix est vraiment trop élevé, nous décidons de faire demi-tour. Nous déposons nos compagnons de route à Kerikeri puis nous partons tous les deux à Matauri Bay, une magnifique plage du Northland.

    Il faut parcourir plusieurs kilomètres et emprunter la route nommée « Million Dollars View », qui porte bien son nom lorsqu’on arrive au sommet de la colline surplombant la baie. La vue est magnifique d’en haut !

    Nous déjeunons sur la plage faite de sable fin et de coquilles cassées dont les nuances varient du blanc au rose en passant par le violet. Nous passons un moment très relaxant au bord de l’eau et encore une fois, nous sommes quasiment les seuls à profiter de ce coin de paradis.

    Le dernier lundi que nous passons à Kerikeri est digne d’une fin de printemps ! Le temps est superbe, très ensoleillé et il fait très chaud ! Nous passons la journée en T-shirt alors que nous sommes en plein milieu de l’hiver… On adore !

    Nous profitons donc de cette belle et chaude journée d’hiver pour visiter une partie de la Bay of Islands : les villes de Waitangi, Paihia et pour finir Russell. Ce sont des stations balnéaires très prisées en été mais très calmes l’hiver. Ceci est parfait : nous nous promenons à la recherche des bâtiments historiques et des points de vue sur la baie magnifique, dont l’eau azure scintille au soleil. En d’autres termes nous passons une superbe journée.

    Et c’est à Russell que nous voyons notre tout premier weka sauvage ! Nous pensons pendant bien 5 minutes qu’il s’agit d’un kiwi car nous ne pouvons pas nous approcher pour bien distinguer sa tête… nous sommes comme des enfants devant quelque chose d’extraordinaire car il est très rare d’en croiser, surtout en plein jour ! Finalement nous rions beaucoup lorsque nous découvrons que nous nous sommes extasiés pour rien mais nous sommes tout de même très heureux ! Voir un animal dans son milieu naturel est vraiment plaisant.

    Après une semaine passée à balader ainsi qu’à rechercher un travail saisonnier (sans résultat vraiment satisfaisant), nous reprenons la route pour nous diriger toujours plus au Nord, à Kaitaia, qui est la porte d’entrée de la péninsule menant au célèbre Cape Reinga. Nous partons le cœur un peu triste car nous étions dans ce petit backpacker comme « à la maison » et « en famille », mais nous savons que nous reverrons nos compagnons et que l’avenir sera plein de nouvelles et belles rencontres.


    Kerikeri

    Kerikeri se trouve à environ 20 km de la Bay of Island et se trouve dans la Kerikeri Inlet. En maori son nom signifie « creuser ».

    Cette commune de 6500 habitants abrite un port idyllique et deux des bâtiments les plus anciens de Nouvelle-Zélande : la Kerikeri Mission House construite en 1821 (première maison en bois) et l’Old Stone Store construit en 1836 (premier bâtiment en pierre) qui abrite un petit musée au premier étage.

    La ville est entourée de terres cultivées délimitées par un rideau de bambous vert tendre qui protège des intempéries les nombreuses plantations de kiwis, citrons et autres fruits.
    C’est dans ses environs qu’en 1820 les premiers kumara sont plantées.

    Bay of Islands

    La baie, dont le nom est donné par J. Cook en 1769, se compose de 144 îles.

    C’est ici que Kupe, l’ancêtre des Maoris, découvre entre 925 et 950 et à l’issue d’un long périple depuis Hawaiki, la terre des ancêtres.
    Elle est pendant très longtemps la terre de la très puissante tribu des Nga Puhis dont les chefs, notamment Hongi Hika, s’illustrent dans l’histoire de la Nouvelle-Zélande.

    Cette région, réputée aussi pour les baleines, attire de nombreux chasseurs à la fin du 18ème siècle. En 1814, avec l’arrivée de missionnaires, la baie devient la colonie européenne la plus importante.

    De nombreux sentiers de randonnée parcourent la Bay of Island ce qui permet de découvrir des criques idylliques, des plages paisibles et de chemins plaisants.

    La Waimate Mission House, à Waimate North, est la deuxième maison la plus vieille de Nouvelle-Zélande. Non loin, l’église Saint Jean-Baptiste date de 1871.

    La vie artisanale et artistique de la Bay of Island ‘est particulièrement développée.

    Russell

    Petite ville de caractère, Russell est le siège de la plus ancienne colonie européenne de Nouvelle-Zélande. Située juste en face de Paihia il est possible de s’y rendre par la route ou en empruntant un ferry.

    L’ancien nom de Russell est Kororareka ce qui signifie « le doux pingouin » ou « le gouteux pingouin » en maori, d’après les paroles d’un chef maori blessé durant une bataille, qui apprécia beaucoup le bouillon de pingouin servi.

    La ville est d’abord peuplée de chasseurs de baleines, d’aventuriers et d’hommes sans foi ni loi qui font régner le désordre, ce qui vaut à cette région le nom de « trou infernal du Pacifique ».

    En 1840 Hobson, qui devient gouverneur de Nouvelle-Zélande, juge cette ville indigne de représenter la capitale et achète des terres plus au Sud.


    Kororareka est brûlée par les Maoris puis Hobson fonde Okiato ou Old Russell en 1844, qui sera la capitale du pays jusqu’en 1865, date à laquelle elle cède son statut à Auckland.

    Aujourd’hui la ville baigne dans une atmosphère plutôt idyllique. L’époque des chasseurs de baleines est bien révolue. C’est au XIXe siècle qu’il débarquent à Kororareka pour y faire le plein de vivres et très vite l’endroit devient la plus importante colonie européenne du pays.

    Lorsqu’on évoque l’histoire de la région il convient de mentionner le nom du célèbre Maoro Hone Heke Pokai.

    Celui-ci fait abattre le mât au sommet duquel flottait le drapeau britannique avant de faire brûler Kororareka, en signe de protestation contre la tutelle britannique et le pillage des biens maoris par les soldats de la reine.

    En 1845 il attaque la ville, ce qui déclenche une série de violentes rixes entre Maoris et Pakehas.

    Le mat de Flagstaff Hill commémore ces évènements et du sommet de la colline la vue est magnifique sur toute la baie.

    L’hôtel nommé Duke of Marlborough est le premier établissement néo-zélandais à obtenir une licence de débit de boisson en 1840. La promenade du bord de mer bordée de pohutukawas à quelques pas de l’hôtel, plonge les promeneurs dans l’histoire du pays.

    La Pompallier House est la première imprimerie du pays, parfaitement restaurée aujourd’hui.

    A l’époque, les missionnaires français y impriment les écrits chrétiens en langue maorie. Quant aux anglicans, ils érigent la plus vieille église du pays, la Christ Church, aux murs d’un blanc éclatant.

    Dans le cimetière adjacent reposent de nombreux marins et la plus vieille tombe date de 1836. Il est également la dernière demeure du Maori Tamaki Waka Nene.

    La ville est un lieu touristique très fréquenté mais seulement durant les mois de décembre et janvier.

    Paihia

    Paihia, sur le côté Ouest de la baie est une villégiature envahie de boutiques et d’hôtels.

    D’abord nommée Marsden Vale d’après le nom d’un missionnaire, cette ancienne mission créée en 1823 et abrite la première église en pierre du pays.

    Aujourd’hui elle est la ville principale de la Bay of Island avec environ 4000 habitants et une station balnéaire réputée.

    Les Haruru Falls se trouvent à 5 minutes de Paihia et offrent une belle vue sur une chute d’eau qui tombe dans un bassin en fer à cheval. Haruru signifie « grand bruit en maori ».
    Au début du 19ème siècle, plus de 100 villages maoris se trouvent sur les rives de la rivière Haruru qui coule jusqu’à la mer au niveau de Waitangi. Une légende maorie dit qu’un « taniwha », un monstre marin, vit dans le lagon juste au-dessus des chutes.

    Waitangi

    Waitangi, à moins d’1 km de Paihia doit sa notoriété au célèbre traité du même nom.

    C’est ici que le 6 février 1840, le capitaine William Houbson, représentant la couronne britannique, ainsi que plusieurs chefs maoris, représentants des premiers habitants d’Aotearoa (« le pays du long nuage blanc »), ratifient le traité par lequel les Maoris font allégeance à la Couronne britannique (la reine Victoria à l’époque) qui leur reconnait en contrepartie le droit de posséder entre autres leurs propres terres, forêts et réserves de pêche.

    Maoris et Européens s’engagent ensemble à contribuer au développement du pays.

    Lorsque les premiers colons s’installent, ils coexistent paisiblement avec les Maoris. Mais après quelques années, le commerce des vivres est progressivement remplacé par le trafic d’armes, et les altercations entre colons et Maoris sont de plus en plus fréquentes.

    Le Traité de Waitangi a été signé pour rétablir l’ordre et ramené le calme. Il est entré en vigueur il y a plus de 160 ans, toutefois certains problèmes ne sont toujours pas réglés.

    Waitangi fait aujourd’hui partie de la Waitangi National Reserve. Il est possible de s’y promener pour visiter des sites historiques.
    Le Tui est un ancien navire de transport de sucre construit en 1890 pour une sucrerie d’Auckland et il a été aménagé en restaurant où l’on peut passer des soirées très agréables.

    Kawakawa

    A Kawakawa, l’attraction principale sont les toilettes publiques situées au bord de la route que l’on doit à un peintre autrichien qui a vécu dans la commune.

    Le bâtiment, qui voit le jour en 1997, est orné de céramiques multicolores et les herbes et fleurs du toit rendent hommage à la nature.

    Albums photo

    Kawakawa

    Kerikeri

    Bay Of Islands

  • Titirangi & la Côte Ouest

    Titirangi – Du 17 juillet au 13 août 2014

    Après deux jours de recherches sur Auckland nous nous rendons à l’évidence : nous ne pouvons ni trouver un appartement décent en si peu de temps, ni nous permettre de payer un loyer tant que nous n’avons pas de travail dans la ville.

    Nous décidons donc de faire du HelpX pendant un mois à Titirangi, à 20km d’Auckland, afin de ne pas dépenser d’argent dans un loyer et d’avoir la possibilité de chercher un travail pour le mois d’août. Nous aurons ainsi suffisamment de temps pour trouver un appartement plus tard si l’un de nous est embauché en court de route. De plus, cela nous permettra de découvrir de nouveaux coins de la région d’Auckland.

    Nous sommes donc logés en échange de quelques heures de travail hebdomadaires. C’est un compromis parfait pour nous, ainsi que pour la petite famille qui nous accueille : un couple franco-allemand et leur petite fille de 6 semaines.
    Alex s’occupe de l’extérieur de la maison et moi j’aide la jeune maman dans les tâches de la vie quotidienne.

    Nous sommes logés dans le studio situé en rez-de-chaussée de leur maison et entourés par le bush. Tous les jours le chant étrange des oiseaux murmure à l’extérieur et parfois nous recevons la visite du chat ou des poules très sociales de la famille, qui se postent devant la baie vitrée, espérant entrer au chaud. En d’autres termes nous sommes très bien installés et très heureux d’être ici.

    Durant notre temps libre, et lorsqu’il ne pleut pas ou pas trop, nous partons balader dans les environs. Ainsi nous découvrons avec ravissement les Waitakere Ranges et toutes les plages de la côte Ouest.

    Dans un premier temps, nous visitons l’Arataki Centre pour en apprendre plus sur la faune, la flore et l’histoire de ce grand parc régional, puis nous enchainons avec l’Arataki Trail qui serpente dans le bush et où nous rencontrons (enfin) nos premiers kauris, arbres néozélandais très célèbres. Ce parcours se veut également instructif puisqu’il y a des écriteaux donnant les noms des arbres ce qui est très pratique !

    Point important à retenir : il faut préserver les kauris, aussi, nous devons brosser et asperger de produit nos chaussures avant d’emprunter (et de quitter) le sentier. D’ailleurs, ça ne sera pas la dernière fois que nous nettoierons nos chaussures car dans tout le parc se trouvent du matériel nécessaire à la sauvegarde des précieux arbres.

    Pour finir la journée, nous partons au sommet du mont Atkison qui offre une vue à quasiment 360° sur la région. Ainsi nous pouvons apercevoir la Sky Tower trôner au milieu de la city.

    10 août 2014

    Pour notre dernier dimanche dans les Waitakere Ranges, nous décidons de nous diriger vers la côte donnant sur le Manukau Harbour plutôt que dans l’intérieur des terres. Nous nous arrêtons d’abord à Huia pour visiter le petit musée tenu par des volontaires. Pour tout dire, ce n’est pas vraiment ce à quoi nous nous attendons : il n’y a que 3 petites pièces où sont « exposées » toutes sortes objets de l’époque coloniale à nos jours.

    Malgré sa petite superficie, nous passons tout de même un bon moment à regarder ce bric-à-brac et à prendre des photos. Nous discutons également avec les personnes très sympathiques qui entretiennent les lieux et qui nous souhaitent, comme à chaque fois, un excellent voyage à travers la Nouvelle-Zélande.

    Nous repartons ensuite en direction de Cornwallis pour faire une petite ballade conduisant au McLachlan Monument qui commémore l’arrivée du premier bateau de colons européens. La vue depuis le sommet est magnifique. De loin, nous apercevons tous les lieux que nous avons déjà visités sur le Manukau Harbour : Whatipu et Huia d’un côté, Awhitu Peninsula avec son phare et Orua Bay de l’autre. C’est très amusant de se dire que nous étions en face il y a à peu. Nous redescendons ensuite vers la mer pour marcher le long de la jetée où nous croisons quelques pêcheurs et cueilleurs de coquillages lors de la marée basse. Nous approchons également de très près un beau héron, que nous voyons au large habituellement, ce qui nous fait très plaisir. Pour finir nous marchons une dernière fois (avant la prochaine !) sur la plage de sable noir, histoire de profiter de la vue et de ramasser des coquillages (on ne se refait toujours pas).

    8 août 2014

    Dans l’après-midi, nous partons en direction du barrage supérieur de Nihoputu. Le soleil n’est pas très visible mais il ne pleut pas donc nous voulons en profiter. Et puis de toutes façons il pleut tellement souvent que ça doit être la règle ici donc il faut bien faire avec !

    Nous empruntons d’abord la fameuse Scenic Drive puis nous bifurquons sur la route qui mène à Piha et Karekare avant de nous arrêter sur un petit parking en bord de route. Une fois le moteur éteint, il se met à pleuvoir, aussi nous hésitons beaucoup avant de sortir de la voiture. Le sentier se perd dans le bush très dense, aussi nous sommes protégés par les fougères géantes et autres grands arbres.

    Nous ne restons pas très longtemps abrités puisque le chemin conduit sur une route goudronnée privée, certainement celle empruntée par les rangers pour aller jusqu’au barrage. La ballade n’est pas aussi exceptionnelle que ce à quoi nous avons l’habitude dans les Waitakere Ranges, toutefois nous croisons plusieurs petites cascades et de hauts murs de roche couverts de mousse qui valent vraiment le coup d’œil.

    A notre arrivée au niveau du barrage nous sommes un peu mouillés car il s’est mis à bruiner et nous nous arrêtons quelques instants dans l’abri aménagé où nous en profitons pour lire les informations concernant les lieux. Après la « shower » (douche), comme les averses soudaines sont appelées ici, nous longeons l’énorme masse de béton. La vue sur la forêt environnante est magnifique et l’altitude est assez vertigineuse. On se sent vraiment petit du haut d’un barrage !

    Pour l’anecdote, il se met a bien pleuvoir sur le chemin du retour aussi nous courons, glissons à plusieurs reprises dans la partie en plein bush et finalement arrivons trempés dans la voiture, juste lorsque le soleil pointe à nouveau le bout de son nez.

    5 août 2014

    Aujourd’hui nous sautons dans la voiture en direction de Te Henga, ou Bethells Beach, un peu plus au Nord des Waitakere Ranges.

    Pour nous y rendre nous roulons sur la très pittoresque Scenic Drive. Cette route est très originale ! Pour bien se la représenter, il faut s’imaginer une forêt luxuriante, très fournie, grouillante de vertes végétation et parsemée d’arbres immenses et de fougères géantes (le bush néozélandais en fait). Une fois que vous avez cette forêt, figurez-vous une route goudronnée très sinueuse passant au milieu de toutes ces plantes.

    En d’autre termes, nous avons la sensation de rouler en pleine « jungle » et c’est plutôt amusant, sauf quand ça se rétrécit ou qu’il n’y a pas de visibilité sur les voitures d’en face (ce qui arrive souvent). La Scenic Drive fourmille de randonnées et de points de vue panoramique, aussi nous choisissons de faire trois haltes : la première au niveau de la maison de Rose Hellaby (lorsque nous voyons la vue depuis son jardin nous comprenons tout de suite pourquoi elle a été séduite), la seconde pour admirer le plus gros kauri de cette forêt (7m de circonférence, c’est déjà pas mal !) et pour finir nous grimpons le Mt Pukematekeo (qui offre une vue magnifique sur toute la région).

    A Te Henga nous sommes face à un tout autre paysage, non pas moins impressionnant. La route pour arriver dans ce hameau longe de vastes marécages couverts d’herbes hautes couleur ocre, puis en arrière-plan se dessinent de grandes collines verdoyantes qui rappellent fortement des coins de notre excursion au cap Est ou tout simplement la Comté.

    Une fois arrivés tout au bout de cette route, nous marchons en direction de la plage, avec grand peine car le vent qui souffle est incroyablement puissant… et contre nous. La température n’est donc pas très chaude mais l’effet sur le sable est des plus beaux : de très fines couches dorées glissent sur le sol noir scintillant et nous avons vraiment l’impression de marcher sur des vagues. La plage quant à elle est tout aussi belle et vaste que celles que nous avons vu dernièrement, avec toujours ces grosses vagues qui rugissent à l’horizon. Ici aussi les pingouins établissent leur demeure, mais nous n’en croisons pas.

    31 juillet 2014

    Nous prenons la route en direction de la mer de Tasman. Première étape Karekare et sa superbe cascade. Le cadre est exceptionnel et vraiment très reposant. Nous sommes les seuls dans les environs et nous en profitons pour simplement écouter le bruit de l’eau qui coule durant un long moment, très ressourçant. Après un petit « détour » par l’immense plage où le vent marin souffle très fort, nous partons à Piha pour gravir le Lion Rock.

    Situé au bord de la plage, il s’agit d’un ancien pa maori. L’ascension par les escaliers est quelque peu vertigineuse mais la vue d’en haut est à couper le souffle ! Ici nous ne sommes pas les seuls à profiter de l’instant, toutefois nous trouvons une petite place (surtout car le sommet est très étroit) pour admirer un superbe coucher de soleil cotonneux et pastel, avec pour musique de fond le bruit des vagues qui s’étirent sur le sable noir. Bref nous passons un après-midi délicieux.

    24 juillet 2014

    Direction Whatipu, le bout du bout de l’Ouest de la région, où nous découvrons, amusés, qu’il n’y a pas que des champs de vaches ou de moutons en Nouvelle-Zélande, mais aussi de pukeko, oiseau à l’apparence « originale » dont le déplacement mériterait une subvention du Ministère des Démarches Ridicules des Monthy Python !

    Nous longeons le littoral où nous sommes entourés de vastes paysages marécageux et explorons nos premières cavernes néozélandaises ! Ces formations rocheuses sont très surprenantes et possèdent un petit côté mystique qui n’est pas pour nous déplaire. L’espace de quelques minutes nous endossons le costume d’aventuriers en s’engouffrant au fond des plus grandes, espérant trouver quelques mystères sans croiser de prédateur féroce (en sachant très bien qu’il n’y en pas ici).

    Finalement leur profondeur n’est pas égale à leur majesté et nous passons plus de temps à écouter le son des gouttes et de notre écho qu’à nous faire peur ou découvrir des trésors. Après cela nous allons à la plage « volcanique » qui n’est pas toute proche mais qui en vaut le détour !

    Les rocs sont hauts et tranchants et les vagues sont énormes et rugissent à tout va. Quelque peu déçus de ne pas voir des otaries ou des baleines, car dans ce coin il peut y en avoir, nous nous asseyons un instant pour admirer la magnifique vue qui s’étend juste devant nous.


    La Côte Ouest d’Auckland

    La région Ouest d’Auckland est fréquentée par les locaux qui échappent à la frénésie de la ville à l’occasion des promenades dominicales. A moins d’une heure de la ville, entre les montagnes de Waitakere et les plages volcaniques de l’Ouest, cette région est riche en découvertes.
    Elle est délimitée au Sud par la Manukau Head et au Nord par Waimauku.

    Ce secteur est réputé pour ses vignobles et ses vergers. La présence de Waitakere Ranges a permis aux Maoris de la tribu de Kawerau de construire une cinquantaine de villages fortifiés.
    A leur arrivée les européens commencèrent l’exploitation des kauris à la précieuse résine.

    Titirangi

    Le village tranquille de Titirangi fait partie de ces bourgades privilégiées : situé au sommet d’une colline très fleurie, il abrite un grand nombre d’artistes et d’artisans, et sa population parfois excentrique lui confère en cachet « en vogue ».

    Mount Atkinson

    Il est l’un des trois points de vue panoramique accessible depuis la Scenic Drive et offre une belle vue sur Auckland City et Manukau Harbour.

    Waitakere Ranges Region

    Les Waitakere Ranges sont un paradis pour les randonneurs souhaitant s’échapper de la ville. Plages sauvages et vallées boisées constituent les 18 000 hectares de ce parc régional. Il inclut plus de 16 000 ha de forêt pluviale primitive et de littoral. Ces 250 km de pistes et sentiers de randonnée permettent d’explorer une région sauvage où se mêlent végétation luxuriante, superbes étendues de plages de sable noir, pitons rocheux, ruisseaux, cascades et vues à couper le souffle.


    La région est très appréciée des surfeurs qui trouvent ici d’excellents spots.

    Les destinations côtières populaires sont les plages de Whatipu, Karekare, Piha et Te Henga sur la côte Ouest, ainsi que Cornwallis et Huia sur le Manukau Harbour.

    La région est connue par la tribu maorie (iwi) locale des Te Kawerau a Maki comme « Te Wao-nui-a-Tiriwa » qui signifie « la grande forêt de Tiriwa, le grand ancêtre.

    Le nom de Waitakere vient d’un rocher situé dans la petite baie au Nord où le fleuve se termine à Te Henga.

    Les Waitakere Ranges sont l’une des deux plus grandes zones primitives de la région d’Auckland et sont renommées pour leur beauté naturelle. Malgré un lourd passé de destruction d’une grande partie de la forêt suite à l’occupation maorie puis à l’exploitation fermière et forestière, des traces de l’originelle et dense forêt pluviale perdure au travers des beaux spécimens de kauris, rimu et kahikatea. Ainsi la forêt luxuriante est un mélange d’une très ancienne et d’une nouvelle végétation.

    Cascade Kauri, au Nord du parc, représente bien l’ensemble de la forêt avec le magnifique bush bordé de ruisseaux et le plus grand vestige de kauri mature de la région.


    Une visite de cette partie de la forêt est accompagnée du chant des nombreux oiseaux natifs qui y prospèrent : kereru (gros pigeons de Nouvelle-Zélande), tui, fantail, cuckoo et riroriro. Sont également présentes (en petite quantité) les espèces menacées des escargots de kauris (pupu rangi), des grenouilles Hochstetter et des chauves-souris à longue queue (pekapeka). La nuit, le scintillement des vers luisants (titiwai) peut être observé le long des sentiers et des ruisseaux.

    A l’extrême Sud du parc, se trouve les immenses étendues de sable et les marécages formant le littoral de la réserve scientifique de Whatipu. Cette zone protégée très spéciale est la demeure d’un grand nombre d’oiseaux marins et d’autres espèces sauvages.

    La tribu locale de Te Kawerau a Maki est présente dans la région depuis 800 ans. Elle vit entre le Manukau Harbour au Sud et le parc de Muriwai au Nord. La mer fournit des poissons, des mammifères (y compris le requin) et des fruits de mer tandis que la forêt procure des oiseaux, de succulentes baies et d’autres mets.

    La tribu entretient toujours de forts liens avec ce territoire et a hérité du rôle de « kaitiaki » (gardiens) de leurs « tupuna » (ancêtres). Les relations entre leur passé et le présent sont représentées par les « pou » sculptés visibles dans le parc (Arataki Centre, Cornwallis, Whatipu, Karekare, Piha et Cascade Kauri). Beaucoup de sites archéologiques reflètent cette longue et intensive période d’occupation.

    L’arrivée des Européens dans les années 1830 conduit au plus important changement visible de la région. L’exploitation forestière puis la déforestation pour l’exploitation agricole mène à l’abattage des arbres primitifs (y compris le plus accessible d’entre eux, le kauri) et des milliers d’hectares de forêt sont détruits. Les bûcherons érigent des barrages sur les ruisseaux et construisent des voies pour transporter le bois jusqu’à la côte.

    Les vestiges de l’ancienne voie ferrée de 14 km peuvent être observés entre Karekare et Whatipu.

    Le parc régional est la demeure de nombreux sites historiques, depuis les pa maoris aux usines forestières. Parmi les bâtiments historiques on retrouve les Whatipu Lodge, Huia Lodge, Hinge House, Rose Hellaby House et Keddle House.

    L’eau a toujours été une précieuse ressource de la région. Cinq réservoirs majeurs sont construits entre 1910 et 1970 et continuent d’alimenter la région d’Auckland en eau.

    Arataki Visitors Centre

    Le centre offre de superbes vues panoramiques de la forêt, de Manukau Harbour et du barrage inférieur de de Nihotupu.
    C’est un excellent point de départ pour découvrir la nature et l’héritage culturel des Waitakere Ranges.
    Il a été conçu par l’architecte Harry Turbott, basé à Karekare.

    Les whakairo (sculptures) à l’intérieur du building ont été taillées à partir de kauris issus de la grande forêt de Tiriwa (les Waitakere Ranges) par les Te Kawerau a Maki et elles représentent leurs illustres ancêtres.

    Les barrages supérieur et inférieur de Nihotupu

    La visite de ces deux lieux offre de spectaculaires vues ainsi qu’un aperçu de l’histoire du rôle important des Waitakere Ranges dans le captage hydraulique. Le barrage supérieur de Nihotupu est construit en 1923 et le barrage inférieur de Nihoputu en 1948. Aujourd’hui ils fournissent toujours l’eau essentielle à la région d’Auckland.

    Scenic Drive

    (traduction littérale : route pittoresque, touristique, offrant de beaux paysages)

    La Scenic Drive serpente à travers le parc régional des Waitakere Ranges et offre un accès facile au riche réseau de sentiers et randonnées ainsi qu’aux nombreux points de vue panoramique.

    Dans les années 1800, les bucherons européens commencent à faire tomber l’abondante forêt de kauris située aux pieds des montagnes. En 1920 la plupart des kauris ont été coupés et les territoires nettoyés pour l’exploitation fermière, pour finalement être abandonnés en raison du sol stérile.

    Au début des années 1900, l’augmentation du nombre de visiteurs devient un problème lorsque la route est mouillée et boueuse en hiver, aussi une partie des voies d’approvisionnement en eau est transformée en une route touristique nommée « Exhibition Drive » (la route exposition).Elle est fermée au trafic dans les années 1950 mais une petite portion est toujours visible dans les premiers kilomètres de Scenic Drive.

    L’ensemble de cette dernière est achevée en 1939. La route offre depuis un meilleur accès pour le public aux forêts et plages du parc régional, devenu une destination très populaire.

    Rose Hellaby House

    La maison est initialement connue comme « Aranui ». Rose Hellaby achète le terrain en 1933 et vit dessus pendent 35 années avant de l’offrir à la ville d’Auckland.

    La maison est située dans des jardins aménagés et entourée de forêt régénérescente.

    Cornwallis

    Cornwallis est une communauté prospère de bord de mer où il fait bon vivre, nager ou se détendre.
    Le pou sur la plage raconte la légende de « Karanga a Hape », la premier nom de ce territoire.
    Le quai est le dernier des 16 construits dans le Manukau Harbour et a été récemment restauré par la communauté sous sa forme originelle.

    Huia

    Huia et Little Huia sont de calmes établissements côtiers qui comportent des sentiers de promenade et de nombreux sites historiques.
    Le Settlers Museum comprend une section dédiée au HMS Orpheus, qui fait naufrage dans le Manukau Harbour en 1863 et qui coute la vie à 189 marins.

    Whatipu

    Whatipu, est réputé pour ses dunes balayées par les vents, ces marécages et la tumultueuse entrée du Manukau Harbour.

    Le pou qui fait face à l’intérieur des terres représente « Tiriwa » le grand ancêtre et celui qui fait face à la mer représente « Taramainuku », l’ancêtre gardien de « Taniwha ».

    Ninepin Rock est le rocher caractéristique de Whatipu, nommé par Kupe, l’ancêtre et explorateur renommé lorsqu’il quitte le port et s’y pose pour effectuer des incantations rituelles dans le but de protéger son équipage de ceux qui les poursuivent.

    La réserve scientifique de Whatipu Sands couvre 820 ha et s’étend sur 7 km de Karekare Point à Ninepin Rock. Il s’agit d’une des plus grandes régions sauvages d’Auckland. Ses marécages et dunes sont la demeure de nombreuses espèces natives en danger d’extinction.

    Aux 19ème et 20ème siècles, la côte entière est exploitée pour ses kauris et un grand nombre d’usines s’établissent. La famille Gibbon est une des pionnières de l’industrie du bois. L’une de leurs usines est située à Whatipu et à lorsque l’exploitation prend fin, ils y établissent une auberge avec un bureau de poste et organisent des danses dans la caverne la plus large de la côte.

    L’auberge est toujours opérationnelle aujourd’hui.

    Un sentier près du camping conduit, le long du cap, jusqu’à plusieurs cavernes tandis qu’un autre mène à la côte. A la base de l’île de Paratutai se trouvent les vestiges d’un ancien quai, héritage de l’époque de l’exploitation du bois de kauri.

    Karekare Beach & Piha Beach

    Sur la côte Ouest des Waitakere Ranges se trouvent Karekare et Piha. Elles sont caractérisées par des plages de sable noir réputées pour être d’audacieux spots pour surfer, un littoral rocheux apparent, de pittoresques forêts costales, une multitude de sentiers de randonnée, des points de vue stupéfiants et de belles cascades.

    Balayés par les vents, les manuka, les forêts de kanuka et les pohutukawa s’y sont installés. On y trouve également de grandes étendues de lin grimpant ou de clématites. Plus rares, on peut y apercevoir des escargots de kauri (pupurangi) ainsi que des kereru.

    Pendant des siècles la côte Ouest est occupée par la tribu de Te Kawerau a Maki, la tribu locale. Ils y établissent des sites fortifiés et cultivent la terre autour des embouchures des rivières et profitent des abondantes ressources de la mer.
    Les proéminents rochers et îles comme Lion Rock à Piha ou The Watchman à Karekare sont des places idéales pour la construction des pa, villages fortifiés.

    La plupart des sites maoris sont achetés au milieu du 19ème siècle, puis la région devient un intense lieu d’exploitation forestière, dont certains vestiges (barrages, rails, bâtiments) peuvent être observés aujourd’hui. L’exploitation prend fin en 1921, ce qui permet au kauris de se régénérer.

    A partir de la fin du 19ème, la côte Ouest devient une destination de vacances. Aujourd’hui, Piha et Karekare se sont développées et forment d’actives communautés côtières, où les résidences permanentes côtoient un grand nombre de résidences secondaires.

    C’est à Karekare que l’on trouve la fameuse plage de la scène d’ouverture du film « La leçon de piano » réalisé par Jane Campion, mais également une petite cascade et un chapelet de petits coins très romantiques.
    Le Watchman est un haut promontoire rocheux formé de lave extrudée (mise sous pression et forcée de suivre une voie qui lui donne sa forme haute) situé en plein milieu de la plage. Il a été servi de place pour la construction d’un pa maori dont la longue occupation a duré 400 ans.

    Piha est très connue pour ses rivages dangereux. C’est aussi pour cette raison qu’elle est le premier spot de surf en Nouvelle-Zélande.
    Le Lion Rock, une icône de la plage, est un vestige d’un ancien site volcanique qui a servi de pa aux Maoris. La signification spirituelle et culturelle du site est illustrée par le pou (gardien sculpté) tout proche.

    Te Henga / Bethells Beach

    Au Nord du parc se situe la vallée de Waitakere qui s’étend du cœur de la forêt jusqu’à Te Henga sur la côte Ouest. C’est une région de spectaculaires et contrastés paysages qui comprend des lieux comme l’unique et saisissante dune du lac Wainamu, les sauvages plages de surfs de Te Henga et les sereines forêts de kauris de la zone de Cascade Kauri.

    Les marécages autour de la Waitakere River abritent un grand nombre d’importantes espèces d’oiseaux comme le matuku (butor) ou le matata (oiseau des fougères). D’autres spécimens ont été réintroduits tels le kokako, le toutouwai (rouge-gorge de l’Ile du Nord), le popokatea, le hihi, le kereru, le tui ou encore la rare pekapeka.

    Cachée derrière les dunes de sable volcanique, cette plage quasi déserte possède plusieurs points intéressants. D’une part ses rouleaux sont très appréciés des surfeurs, d’autre part c’est ici que vient mourir le cours d’eau venu du lac, ce qui forme un lieu de baignade alternatif idéal pour les familles.


    Enfin, en arrivant sur la plage, difficile de rater la grotte située au pied de la falaise. C’est ici que les jeunes des environs viennent passer des soirées car à marée haute, la cave voit son entrée fermée et on doit y rester pour la nuit.

    Albums photo

    Titirangi

    Arataki

    Huia & Cornwallis

    Scenic Drive

    Te Henga

    Karekare & Piha

    Whatipu

  • Awhitu Peninsula

    11 juillet 2014

    Aujourd’hui il y a beaucoup de vent aussi le soleil est au rendez-vous. Nous partons dans la matinée en direction de la péninsule d’Awhitu avec K., T. et G. la maman d’E.

    Une fois dépassé la petite ville de Waiuku, le paysage change radicalement de celui dont nous avons l’habitude depuis que nous sommes installés dans le Waikato. En effet, nous ne sommes plus entourés de vastes prés plats mais de hautes collines au vert très clair, où comme d’habitude pâturent vaches, chevaux et moutons, formant de grands et beaux valons.

    Du fait de l’érosion et des déplacements des animaux, la plupart des collines arborent d’étroites « terrasses » allongées, comme nous avons pu en croiser vers Matamata ou dans l’intérieur des terres de l’East Cape. Ceci les rend vraiment très originales.

    Quelques fois nous passons à travers de denses mais petites forêts pleines de fougères plantées au ras du sol ou s’élevant très haut dans les airs.

    Le sol et les roches en bord de route sont très bigarrés et révèlent de magnifiques couleurs ocrées, allant du jaune pâle à l’orange très vif.

    Enfin, nous passons quelques fois devant des paysages spectaculaires, combinant de larges vallées verdoyantes et de grandes plages de sable noir donnant sur une mer turquoise. Encore un coin paradisiaque !

    La première étape est le très joli phare en bois de Manukau Heads dans lequel nous pouvons monter pour admirer la vue. Le panorama est très beau malgré le temps nuageux. Le vent souffle tellement fort qu’il nous pousse vers l’arrière : ce n’est pas très pratique pour les cheveux et les photos mais c’est très amusant !

    Pour déjeuner, nous pique-niquons sur la très belle plage de sable noir d’Orua Bay. S’en suit ensuite une petite promenade digestive très agréable le long de l’eau.

    Le vent souffle de petits grains dorés sur la plage noire, ce qui nous donne l’impression de marcher sur des vagues de sable.

    Nous croisons de nouvelles formations rocheuses ocrées très belles et surprenantes, puis des tas de bébés moules toutes agrippées les unes aux autres et pour finir, au milieu d’un tas de mouettes, un oiseau au bec très très long et tout fin (qui pour le coup a une drôle d’allure!).

    Nous rentrons ensuite en direction de Waiau Pa en faisant une courte halte à Waiuku, où nous découvrons la (minuscule) réserve de Tamakae. La statue en bois de celui-ci est très belle, malgré les couleurs qui s’effacent. Le « village » historique est composé de seulement trois bâtiments ce qui nous fait bien rire.

    Pour finir nous découvrons l’amusante pierre météorologique installée par la ville de Waiuku juste à côté de la réserve en bord de route. Cette pierre permet d’indiquer le temps qu’il fait : si la pierre est mouillée, alors il pleut / si la pierre est sèche, alors il fait beau / si la pierre projette de l’ombre, alors le temps est très ensoleillé / S’il y a du blanc sur le sommet de la pierre, alors il gèle / si la pierre n’est pas visible, alors il y a du brouillard / si la pierre se balance, alors il y a beaucoup de vent / si le dessous de la a pierre est mouillé, alors la marée est vraiment très haute / si la pierre tourne sur elle-même ou s’il elle n’est plus là, alors il y a une tornade… Excellent !


    Awhitu Peninsula

    S’étendant au Nord à partir Waiuku, la Péninsule d’Awhitu offre quelques-unes des meilleures vues de Manukau Harbour et de la côte ouest sauvage de la mer de Tasman. Awhitu, signifie « lieu de désir » en maori.

    Les mers turbulentes de Manukau Heads, au Nord de la Péninsule, sont le théâtre de la pire catastrophe maritime de Nouvelle-Zélande, en 1863 lorsque s’échoue le HMS Orphée (un bateau de guerre).

    A la suite de cette catastrophe est construit le phare de Manukau Heads.

    Lighthouse de Manukau Heads

    Le phare est construit en 1874. Aujourd’hui, il a été méticuleusement reconstruit à partir des morceaux de l’édifice original et a été transféré vers un nouveau site. De superbes vues panoramiques de Manukau Heads peuvent être admirées depuis ce point de vue, situé à 244 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    Waiuku

    Waiuku est une charmante ville de province située à 40 kilomètres d’Auckland City. Elle se trouve à l’extrémité sud de la rivière Waiuku, qui est une branche estuaire du port de Manukau.

    Le nom Waiuku vient d’une légende maorie, celle de deux frères : Tamakae et Tamakou, qui étaient en lice pour la main d’une belle cheftaine de haut rang.

    Tamakae était cultivateur et Tamakou orateur. Celui-ci parti le premier à sa rencontre, mais elle demanda à être présenté à Tamakae. Comme il travaillait dans les jardins de kumara, avant de pouvoir la rencontrer il devait être lavé dans le wai (eau) et Uku (un type particulier de boue) de la rivière qui se jette dans le port de Manukau, juste derrière l’actuel musée de Waiuku, C’est lui qui gagna son cœur et elle devint son épouse. Dès lors le lieu a été nommé Waiuku.

    Waiuku devient un port important en 1843, reliant Auckland et la zone agricole de la Waikato. Il est également le terminal d’un ancien portage Maoris entre la rivière Waikato et le port de Manukau. Dans le milieu des années 1960 s’opère un développement majeur pour la ville : l’usine d’acier de Glenbrook devient la première de Nouvelle-Zélande à convertir le sable des plages noires du Waikato en acier. Aujourd’hui, la société a toujours une forte influence économique sur la commune.

    Le pub local, Le Kentish Hôtel, est le point central de la ville. A l’origine il s’agit d’une auberge construite par l’un des premiers colons européens, Edward Gendarme, en 1851. Aujourd’hui, c’est le bar qui possède la plus ancienne licence de Nouvelle-Zélande.

    Le front de mer constitue la réserve de Tamakae. A l’entrée se trouve une statue de Tamakae sculpté à partir de bois de kauri. Les bûches ont été trouvées lors de travaux d’excavation à l’usine d’acier puis données à la tribu locale (iwi) des Ngati Te Ata. La réserve abrite un petit village historique composé de plusieurs bâtiments restaurés datant des années 1800, ainsi qu’un musée exposant des souvenirs de l’époque coloniale, des objets maoris, de vieux gréements et des photographies historiques.

    Albums photo

    Awhitu Peninsula

    Waiuku

  • Port Waikato

    04 juillet 2014

    Départ dans la matinée en direction de Port Waikato pour découvrir les lieux de tournage du Mont Venteux ainsi que l’embouchure du plus long fleuve de Nouvelle-Zélande, le Waikato.

    Nous passons le village et continuons au Sud en suivant une route sinueuse entourée de grandes collines vertes où pâturent vaches et moutons.

    Au bout de quelques kilomètres des rochers gris apparaissent. Ils parsèment les collines et le décor devient très surprenant.

    Ils semblent avoir été posés là par hasard ou comme s’ils étaient tombés du ciel. Certain sont très gros, d’autres plus petits, parfois ils sont tranchants, parfois émoussés et la plupart du temps ils présentent des strates horizontales ou verticales. De temps à autre, les collines sont vraiment très escarpées et des petits canyons peuvent se dessiner entre elles. C’est vraiment très beau.

    Après avoir pris quelques photos du Mont Venteux avec nos figurines, nous repartons vers Port Waikato. Nous garons la voiture à l’extrême fin de la route goudronnée, juste à deux pas de la plage.

    Celle-ci est époustouflante car les vagues rugissent au loin, se fracassent sur des petits rochers et roulent jusqu’au pied des petites dunes de sable noir.

    Et oui, le sable est noir ! C’est la première fois que nous voyons une couleur pareille ! C’est vraiment magnifique. Le noir est profond et parsemé de petits points brillants qui scintillent à la lumière du soleil. Nous jouons un peu avec le sable et l’écume qui vole au grès du vent, puis après une dernière contemplation nous reprenons la route pour rentrer à Waiau Pa.


    Port Waikato

    « Où l’immense Waikato rencontre la mer de Tasman. »

    Le paysage change de façon spectaculaire sur le chemin menant à Port Waikato, petite commune aimée des surfeurs et des pêcheurs

    Vacances, détente, pique-niques et activités de plein air attirent les visiteurs dans ce mignon village de la côte Ouest.

    Les formations calcaires de cette région ont servi de décor de fond lors du tournage du « Seigneur des Anneaux ».

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    Port Waikato

  • Waiau Pa & ses environs

    Waiau Pa – Du 27 juin au 15 juillet 2014

    Avant de débuter notre « chasse au logement et au travail » dans la grande ville, nous nous arrêtons à Waiau Pa, dans le Nord du Waikato, chez K. Elle loge dans une petite maison à quelques dizaines de mètres, sur le même terrain, de celle de son fils S. qui vit avec sa femme E. et leurs deux enfants, T. une fille de 10 et H. un garçon de 12 ans.

    Encore une fois nous sommes accueillis royalement par des personnes très sympathiques et généreuses. Nous logeons au beau milieu de la verte campagne, entourés de moutons et de chevaux (la famille est spécialisée dans l’élevage de chevaux), dans une petite maison très douillette dans laquelle nous nous prélassons au coin d’un bon feu tous les soirs avant d’aller dormir.

    Lorsqu’il ne pleut pas (ou pas trop) nous passons nos journées à nous balader dans les environs proches, composés de vastes prés cerclés de barrières en bois, de collines verdoyantes éparses et de petites villes de campagne.

    Quant à nos soirées, nous les passons souvent avec la famille, à partager nos vies et expériences respectives avec les adultes, à jouer à des jeux de société avec les enfants (nous avons d’ailleurs découvert la version néozélandaise du Monopoly !) et à câliner le chat et le chien. Et tradition kiwi oblige, nous assistons à deux matchs de rugby du jeune H. (à Pukekohe et Bombay) qui ont lieu les week-ends et nous regardons parfois des matchs de ligue nationale tous ensemble. Nous qui ne sommes habituellement pas amateurs de ce genre de pratiques, nous prenons plaisir à partager ces moments en famille, au plus proche de la culture néozélandaise.

    Clarks Beach – 06 juillet 2014

    Nous partons faire une ballade en fin de matinée avec K. et les deux petits chiens de la famille qui ont hâte de se dégourdir les pattes ! Après quelques minutes de voiture nous arrivons sur la très belle plage de sable fin de Clarks Beach. Nous sommes sur le rivage de Manukau Harbour aussi l’effet de la lune se voit clairement : c’est marée basse !

    De petits rochers longent la côte et avec le ciel aux nuages cotonneux à travers lesquels passent de fins rayons du soleil, le décor est magnifique. Une chose amusante : il y a tellement de coquillages sur le sol qu’à chacun de nos pas le sol croustille. Il y a bientôt plus de fragments de coquilles que de sable… J’en ramasse évidement un petit peu ainsi que de très belles pierres parfois percées de dizaines de trous.

    Juste pour sourire : le lendemain, avant que je les nettoie et que je les trie, Alex vérifie le sac plastique rempli de mes « trésors » ramenés de Clarks Beach car plusieurs fois dans la journée je l’ai entendu bouger. Il y va en pensant que j’invente des bruits « comme d’habitude », mais finalement il se retrouve nez à nez avec 5 petits crabes ! Nous ne nous y attendions pas du tout ! Nous prenons immédiatement la responsabilité de les relâcher à la plage dès que possible et tous les attraper se révèle être une tâche difficile !


    Nord Waikato – Franklin Country

    Le territoire de Franklin, qui se trouve au Nord du Waikato, est un charmant coin, calme et préservé. Franklin offre des décors très variés, de la côte ouest « accidentée » aux paisibles paysages ruraux, en passant par des plages splendides.

    Ancré dans l’histoire et la culture, le Nord Waikato représente d’une manière unique et significative l’héritage maori et européen de la région. Foyer du Roi Maori et du mouvement Kingitanga, des lieux historiques et des sites de bataille se retrouvent sur tout le territoire.

    Les riches gisements miniers témoignent de son importance pour le pays, d’abord grâce aux exploitations minières, puis de nos jours à l’énergie thermique.

    Drury & Karaka

    Drury et Karaka sont de calmes et tranquilles zones pittoresques situées à seulement 40 minutes d’Auckland. Parmi les nombreuses activités se retrouvent les Spookers, parc d’attractions sur le thème de l’horreur, et les ventes de chevaux pur-sang.
    Les magnifiques Hunua Falls et les plages situées à proximité de Drury sont également très populaires.

    C’est dans le territoire de Karaka et tout proche du rivage de Manukau Harbour que se trouvent les charmants petits villages de Waiau Pa et Clarks Beach.

    Pukekohe

    La ville de Pukekohe est le Cœur de Franklin. Elle est également la deuxième zone urbaine en termes de croissance en Nouvelle-Zélande. Elle est entourée de terrains fertiles donnant certaines des meilleures pommes de terre et des meilleurs légumes de Nouvelle-Zélande. Plus grande ville du Nord Waikato elle combine le savoir-faire citadin avec le charme de la campagne.

    Bombay Hills

    Les Bombay Hills sont un groupe de collines situées au Sud-Est d’Auckland et constituent une barrière naturelle entre la plus grande zone urbaine d’Auckland et le bassin inférieur du fleuve Waikato.
    Le canton de Bombay est nommé ainsi d’après le nom du navire qui amène les premiers immigrants en 1863.
    Bombay est situé au sommet d’un ancien volcan dont les coulées de lave, et celles d’autres centres plus petits au sud, ont formé le relief escarpé de la région.
    Au Nord-Ouest, les pentes plus douces, comme celles de Pukekohe, ont été recouvertes de cendres volcaniques et sont aujourd’hui le théâtre d’un maraîchage intensif.
    Sous les coulées de lave au Nord se trouvent du grès et de fines couches de charbon qui ont été exploités pour la consommation locale.

    Albums photo

    Waiau Pa

    Clarks Beach