Auteur/autrice : admin

  • Dernières aventures

    Fin du Road Trip – 9 & 10 mars 2015

    Nous quittons la Péninsule de Coromandel pour nous rendre à Huntly dans le Waikato, afin de visiter une petite partie de la région qui nous est encore inconnue. Comme nous le prévoyions, les paysages sont sensiblement les mêmes que ceux déjà rencontrés : de vastes plaines réservées aux cultures agricoles ou à l’élevage de vaches et de moutons, de petites collines apportant du relief à l’ensemble et pour finir des villes assez réduites qui s’étendent le long des axes principaux.

    Cet hiver nous avions eu un aperçu très verdoyant du North Waikato mais en ce moment, la végétation est très sèche et le paysage arbore une couleur plutôt blonde.

    Nous passons la première nuit dans un camping très calme sur les rives d’un petit lac situé un peu en extérieur de la ville.

    Le lendemain nous sommes guillerets car ce soir sera notre dernière nuit en tente. Il fait très beau et nous décidons nous rendre à Miranda dans un camping « de luxe » qui possède un « hot pool ».

    Quelques heures avant de planter la tente, nous nous arrêtons sur la plage toute proche afin de piquer une tête dans le Firth of Thames et profitons une dernière fois des eaux de la péninsule.

    Nous arrivons tôt au camping aussi la piscine d’eau thermale (38°C) est déserte et nous sautons sur l’occasion pour aller nous y prélasser. L’instant est absolument divin. La suite est plutôt tranquille : lecture, musique, détente. A la nuit tombée, nous attendons le calme et repartons nous plonger dans l’eau chaude surplombée par un ciel étoilé splendide.

    Waiau Pa, le retour – Du mercredi 11 au mardi 17 mars 2015

    Après un petit arrêt aux Hunua Falls nous arrivons à Waiau Pa et c’est avec grand plaisir que nous retrouvons K. et toute la petite famille.
    Nous logeons comme la dernière fois dans le petit cottage blanc et rien n’a changé hormis l’arrivée d’un nouveau locataire, Cruz le bébé chat. Evidemment nous sommes ravis et passons beaucoup de temps à le dorloter.

    Nous ne faisons pas de ballades durant ces quelques jours car nous devons nous concentrer sur la préparation au départ : laver la voiture, poster une annonce, s’occuper des taxes néozélandaises et faire nos valises. Cela nous fait tout drôle de nous séparer petit à petit des affaires qui nous ont accompagné tout au long du voyage. Même si nous avions parfois hâte de rentrer en France lorsque nous étions sur la route (surtout une fois posés dans les Holiday Parks miteux), aujourd’hui nous sommes un peu attristés par la fin de notre périple.

    Nous allons reprendre une vie posée ce qui signifie, malgré les inconvénients du camping, ne plus être libres de se lever un matin au bord de l’océan et d’être le soir au pied d’une superbe montagne. Nous allons également partir loin de tous les lieux qui nous ont marqué profondément : les volcans d’abord avec les Mt Tongariro, Ruapehu, Taranaki, puis les plages paradisiaques désertes du Northland, de l’East Cape ou des Catlins, le littoral de falaises déchirées ou de hautes montagnes comme dans le Fiordland, les sommets majestueux des Alpes néozélandaises dont le fier Aoraki (Mt Cook), la nature sauvage retrouvée partout, avec ses forêts vierges et ses animaux si atypiques, bref, tous les décors qui font la beauté du pays. Pour nous réconforter, nous pensons aux bonnes choses que nous allons retrouver en France, à commencer par le fromage et le chocolat, mais surtout à tous nos proches qui nous ont bien manqué.

    Nous passons bien-sûr pas mal de temps avec la famille et prenons plaisir à déguster les plats kiwis mais aussi à leur préparer des pâtisseries et des gâteaux français. Ces agréables moments nous font beaucoup de bien. Par la même occasion nous constatons que nous avons finalement bien progressé dans la langue, ce qui est très gratifiant. Toutefois il nous manque encore pas mal de vocabulaire et nous avons parfois du mal à suivre les personnes qui parlent très (trop) vite.

    Karangahake Gorges – 17 mars 2015

    Nous partons de Waiau Pa et laissons nos grosses valises derrière nous car nous reviendrons la veille du départ chez K. qui nous conduira à l’aéroport le lendemain.

    Sur la route en direction de Tauranga nous nous arrêtons dans les superbes Karangahake Gorges afin de prendre le sentier des « Windows Walk ».

    Ici se trouvait au 19ème siècle une mine d’extraction et de transformation d’or et les ruines des bâtiments ainsi que des machines sont encore visibles dans le paysage. C’est un pur régal pour les yeux et comme tout est planté en plein bush, cela fait très « aventureux ». En plus des ruines, les anciennes galeries sont accessibles au public et offrent de beaux points de vue et des sensations très excitantes. Munis de nos torches, nous pénétrons dans les sombres couloirs creusés dans la roche et suivons les rails empruntés autrefois par les petits wagons chargés de métal précieux. Une fois l’entrée passée, nous sommes dans le noir complet ce qui nous amuse beaucoup et nous permet de revoir une dernière fois des glowworms suspendus au plafond et formant des petites constellations sur le fond sombre.

    Parfois des ouvertures ont été percées sur les pentes de la montagne, ce sont les « windows », et celles-ci nous permettent d’avoir une vue plongeante sur les gorges et la rivière Waitewheta en contre-bas. Nous passons pas mal de temps à tourner, virer, tâtonner, toucher la roche, chercher de l’or, écouter et observer les gouttes d’eau qui parsèment les parois tels des petites perles argentées, ou tenter de prendre en photo les petits vers luisants, puis nous repartons vers la lumière du jour.

    Cette expérience dans les anciens tunnels, dont certains s’enfoncent vraiment très profond dans la montagne, s’est révélée renversante et nous sommes heureux d’avoir enfin pu arpenter les lieux (nous étions déjà venus en juin dernier mais il pleuvait des cordes et il y a deux semaines mais nous n’avions pas assez de temps).

    Mt Maunganui, round 3 – Du 17 au 23 mars 2015

    Aujourd’hui nous retrouvons avec joie notre autre famille kiwie d’adoption à Mt Maunganui. Nous sommes accueillis royalement par C. & N. et partageons des moments très chaleureux avec eux.
    Au rendez-vous, discussions autour d’un verre sur la Nouvelle-Zélande, les voyages ou la vie en générale, mais aussi dégustations de bons petits plats et préparations de gâteaux.

    En parallèle nous tentons de vendre la voiture. Cette semaine nous restons sur Tauranga et avons posté une annonce sur plusieurs pages françaises afin de traiter directement avec des voyageurs qui pourront profiter pleinement de notre extraordinaire voiture. Si cela n’aboutit à rien, nous partirons sur Auckland la semaine prochaine et posterons une annonce sur des sites néozélandais. Nous avons toutefois bon espoir de la vendre avant.

    Pendant notre séjour nous en profitons pour découvrir les derniers lieux encore non visités, comme le célèbre petit Mt qui prête son nom à la ville : Maunganui. La légende maorie raconte que le Mt se trouvait à l’origine proche de deux autres montagnes à l’intérieur des terres. Amoureux de l’une d’elle qui était l’épouse de la plus haute, il eut le cœur brisé et se résolut à mettre fin à ses jours en se noyant dans l’Océan Pacifique.

    Tout au long de son trajet il creusa le lit de l’actuelle rivière puis arriva enfin à l’océan en pleine nuit. Cependant lorsque le soleil se leva, il le figea sur place pour l’empêcher de se noyer et depuis il trône au-dessus des flots. Son nom maori est d’ailleurs Mauao qui signifie « attraper par l’aurore ».
    Il faut un peu grimper pour atteindre son sommet mais depuis le Tongariro Alpin Crossing plus rien ne nous fait peur. Nous croisons beaucoup de sportifs sur le trajet ainsi que plusieurs moutons broutant calmement. Une fois le sommet atteint, nous avons une superbe vue à 360° sur la ville, la campagne et bien-sûr l’océan qui nous offre une de ses plus belles couleurs. Le temps est bien dégagé aussi nous pouvons apercevoir au loin White Island, le sommet du célèbre volcan sous-marin que nous avons exploré au cours de nos premières semaines ici. La nostalgie nous prend mais nous sommes finalement heureux de de boucler la boucle ici.

    Entre temps nous vendons la voiture à une française originaire des Hautes-Alpes. Comme quoi, le monde est vraiment petit.

    Auckland & Rangitoto – Du 23 au 27 mars 2015

    Nous entamons notre dernière semaine en Nouvelle-Zélande à Auckland. Nous retrouvons sans trop d’enthousiasme le brouhaha de la grande ville mais sommes bien décidés à prendre une bouffée d’air pure entre deux jours de shopping en nous rendant sur l’île volcanique de Rangitoto.

    Rangitoto est en fait le plus jeune et le plus grand des volcans du golfe d’Hauraki, situé en face d’Auckland.

    L’île est apparue au cours de sa première et dernière éruption, il y a 600 ans.
    Son nom signifie en maori « Ciel rouge sang », en mémoire d’une sanglante bataille entre ses premiers habitants et les colons anglais.
    Le sommet n’est pas très haut, 260 m, et plusieurs sentiers permettent d’y accéder. Nous arrivons par bateau et dès le premier pied posé l’émotion est grande. Le sol est noir et volcanique car composé des vestiges des coulées de lave qui l’ont formé.

    La végétation n’est pas inexistante, loin de là, et les premiers pohutukawas ont contribué a créé une végétation luxuriante. D’ailleurs ici nous pouvons parler de forêt de pohutukawas, ce qui est plutôt rare et très beau. Dommage qu’ils ne soient pas tous revêtus de leur délicates fleurs rouges (le pohutukawa est l’arbre de noël néozélandais car il fleuri fin décembre). Sur l’île, aucune habitation, aucune agence de tourisme ni aucun magasin.

    Seuls les nombreux oiseaux constituent une population riche et colorée. En chemin, nous croisons souvent de part et d’autre du sentier les restes très évidents d’une coulée de lave. C’est très impressionnant. De loin cela ressemble à un champ labouré mais la terre meuble est remplacée par de la roche volcanique très dure. Autres vestiges de l’éruption, les tunnels de lave, dont certains sont accessibles et dont nous ne manquons pas la visite, assez excitante. Pour une dernière fois nous entrons sous terre et allumons notre lampe frontale pour nous déplacer dans ces étroits couloirs. Du haut de Rangitoto, la vue sur le golfe est magnifique. Nous jouissons d’un temps très ensoleillé, ce qui nous permet de contempler toutes les îles qui le composent, les nombreux voiliers qui l’arpentent et bien-sûr les hauts buildings d’Auckland surplombés par la fine Sky Tower. Nous sommes épuisés par cette journée de marche mais heureux d’avoir pu profiter encore une fois de l’une des nombreuses merveilles naturelles du pays avant notre départ.

    D’ailleurs, il ne reste plus que quelques jours avant notre retour en France et la hâte se fait sentir. Nous avons tout de même pris deux rendez-vous néozélandais ce week-end : un match de rugby au Waikato Stadium et le célèbre festival des montgolfières d’Hamilton. Cela risque d’être fort en sensations.

    Rugby Game & Balloons – Du 27 au 29 mars 2015

    Le samedi après-midi nous retrouvons J. et M. pour assister à un match de rugby. Nous sommes très heureux de terminer le voyage par un « must do » néozolandais et qui plus est en très bonne compagnie. Le temps de boire un petit cidre dans le bar le plus proche et nous voilà partis en direction du Hamilton Stadium. Comme nous nous y attendions, les rues sont pleines de personnes, de 7 à 77 ans et toutes se dirigent vers l’entrée du stade.

    C’est amusant de constater qu’une fois de plus les Kiwis ne sortent en masse que pour assister à des évènements sportifs.

    A notre arrivée nous assistons à une danse traditionnelle maorie d’encouragement aux joueurs et c’est très émouvant. Il ne s’agit pas du célèbre Haka des All Blacks mais celui de la tribu de la région. En effet chaque iwi (tribu) néozélandaise possède sa propre dance traditionnelle. Une fois les joueurs entrés sur le terrain sous les acclamations des guerriers et les applaudissements de la foule le jeu commence. Les Chiefs d’Hamilton affrontent les Cheetahs d’Afrique du Sud et cette rencontre s’inscrit dans le tournoi du Super XV.

    Le jeu est plutôt calme dans l’ensemble toutefois il y a plusieurs belles actions. Durant toute la durée du match nous sommes surpris par l’ambiance dans le stade : familiale. En effet, pas de chants, pas d’encouragements (sauf lorsque les joueurs sont très près de la ligne d’essai), pas de ola mais des gens qui discutent entre amis, en famille, en buvant des bières ou dégustant des frites et des enfants peinturlurés aux couleurs de la ville qui courent partout et agitent des drapeaux pour passer sur le grand écran.

    En fait en Nouvelle-Zélande le match de rugby est plus apparenté à une sortie dominicale qu’à un défoulement sur gradins. Plutôt étonnant, beaucoup moins bruyant mais finalement pourquoi pas 

    Direction ensuite le campus de l’université où se tient le célèbre évènement des Balloons du Waikato. Depuis deux jours chaque matin, des montgolfières sont lâchées dans les airs et volent au grès des vents. Ce soir marque la clôture de l’évènement et celles-ci seront allumées puis iront briller dans le ciel étoilé.

    Une fois sur place nous n’en revenons pas. Les lieux sont noirs de monde, comme si toute la Nouvelle-Zélande s’était donné rendez-vous ici. C’est très inhabituel et pour être honnête toute cette foule nous effraie un peu. D’un autre côté nous rentrons dans deux jours donc il va bien falloir nous y réhabituer. Malgré tout, nous trouvons un petit spot et contemplons le spectacle. Les ballons sont énormes et irisés. C’est magnifique.

    En revanche le temps est très couvert et les ballons ne sont finalement pas lâchés. Le spectacle s’achève par un splendide feu d’artifice, puis la pluie contraint tout le monde à rentrer au plus vite.

    Malgré un temps maussade, nous passons donc une excellente dernière journée découverte en Nouvelle-Zélande. Nous sommes prêts à retourner à Waiau Pa pour préparer nous valises, suivre la finale de la coupe du monde de criquet et faire nos adieux aux étoiles de la Croix du Sud.


    Karangahake Gorge

    Karangahake Gorge se situe à l’extrême Sud de la Péninsule de Coromandel. C’est un canyon sinueux qui a été formé par la rivière Ohinemuri. La State Highway 2 passe par ces gorges et constitue le principal lien entre les régions du Waikato et de la Bay of Plenty.

    La zone est fortement liée à l’exploitation minière depuis le 19ème siècle, tandis qu’encore aujourd’hui des compagnies sont toujours en activité mais utilisent des techniques moins intensives qu’à l’époque.
    Les vestiges des usines d’extraction de Talisman, Crown et Woodstock sont quelques-uns des souvenirs les plus significatifs de l’époque (en service des années 1880 aux années 1950).

    Ces usines broyaient le minerai provenant des galeries creusées à travers les montagnes et certains tunnels sont accessibles aux visiteurs qui peuvent emprunter plusieurs sentiers de marche serpentant la zone.

    Albums photo

    Karangahake Gorges

    Mount Maunganui

    Rangitoto

    Super XVI

  • Coromandel Peninsula

    Cape Colville – 7 mars 2015

    Nous sommes arrivés dans la Péninsule Coromandel hier mais nous n’avons rien visité en raison du mauvais temps.
    Aujourd’hui nous avons juste le temps de replier la tente que la pluie se met à tomber drue. Nous avions prévu de visiter Cathedral Cove puis de se rendre sur la plage avec les hot pools, mais le temps affreux et les touristes qui grouillent de partout nous font chambouler nos plans.

    Depuis Hahei, nous partons donc en direction de Coromandel ville et empruntons la Route 309 qui est une gravel road. Maintenant nous n’y prêtons même plus attention… Plusieurs petits sentiers partent de cette route et nous les suivons tous. Nous lunchons d’abord au Egan Park, où nous nous asseyons juste en face d’un petit cours d’eau surplombé par le bush. Dans ce lieu à la végétation datant du Jurassique, il nous semble qu’à tout instant un dinosaure va sortir des fourrés. Ensuite nous retrouvons les célèbres kauris néozélandais. Tout comme dans le Northland, la péninsule était autrefois recouverte de forêts de kauris mais les arbres ont été coupés au 19ème s pour produire des meubles « d’excellente qualité ». Aujourd’hui il n’en reste qu’une vingtaine, dont le plus vieux à 600 ans, et nous les contemplons justement. Pour finir nous nous arrêtons pour voir la jolie petite cascade de Waiau, puis direction la « ville ».

    Nous arrivons en tout début d’après-midi à Coromandel, le temps s’est dégagé et comme il n’y a rien à faire de gratuit dans les environs nous reprenons la voiture pour partir découvrir le bout de la péninsule. La dame du centre d’information nous déconseille de prendre une route sans nous donner vraiment d’arguments aussi nous ignorons son conseil et partons à Port Charles (où la route s’arrête) par la côte Est, via Kennedy Bay. La route n’est certes pas de première qualité mais le décor est superbe aussi nous sommes heureux de ne pas avoir suivi son conseil. Le littoral ressemble beaucoup à celui de la Bay of Islands, avec de petites collines verdoyantes et de longues plages de sable fin se jetant dans l’océan azur, exception faite que l’intérieur des terres est entièrement composé de nombreuses vallées couvertes d’un épais bush. Lorsque nous arrivons à Port Charles, le temps est toujours dégagé, il fait chaud et à notre grande surprise il n’y a pratiquement personne sur la plage de Sandy Bay. A croire que les gens ne cherchent pas plus loin que ce qu’il y a marqué dans les guides. Avec bonheur, nous décidons de profiter de ce petit coin de paradis et de piquer une tête dans le Pacifique. L’eau n’est pas trop froide et les vagues sont assez calmes aussi nous nous délectons.

    Nous reprenons finalement la route vers le Sud afin de nous rendre de nouveau à Coromandel pour y passer la nuit. Nous nous arrêtons à Shelly Beach et plantons la tente sous une pluie fine qui se transforme rapidement en « saucée », accompagnée de violentes bourrasques de vent. Décidément le temps est capricieux ces temps-ci. Demain nous prévoyons de retourner du côté d’Hahei et nous espérons que le soleil sera au rendez-vous.

    Cathedral Cove & Hot Water Beach – 8 mars 2015

    Aujourd’hui nous repartons en direction de Whitianga et Hahei, mais cette fois en longeant la côte Ouest. Le temps est bien dégagé aussi nous ne regrettons pas d’avoir modifié nos plans à la dernière minute la veille.

    Nous nous arrêtons luncher dans la réserve de Shakespeare Cliff d’où nous avons un superbe panorama sur la Mercury Bay et les petites îles qui parsèment l’horizon. Fait intéressant, les panneaux nous informent que lors de l’arrivée des premiers polynésiens il y a 800 ans (les Maoris), ces derniers ne parvenaient pas à cultiver la kumara (sorte de patate douce très célèbre ici) en raison du gel hivernal et devaient se rendre sur les îles au large, où les températures étaient meilleures, pour planter les graines. Sur ces îles, il n’y avait aucun village et les cultures alimentaient plusieurs tribus du Waikato.

    Nous partons ensuite en direction de Cathedral Cove, avec appréhension car nous savons qu’il va y avoir beaucoup de touristes. Arrivés au parking d’où part le sentier, c’est la folie. Il y a des gens partout et des véhicules garés n’importe comment. Nous avons la chance d’arriver au bon moment car une voiture s’en va. Ici le parking est gratuit. Depuis la ville il est possible de se rendre au départ de la promenade mais ça monte et la vue n’est pas exceptionnelle depuis les quartiers résidentiels ; ainsi, certains habitants voisins ont décidé de profiter au maximum des touristes et n’hésitent pas à « offrir » une place dans leur allée personnelle pour la somme de 10$. C’est aberrant.

    Bref, nous partons donc en direction d’un des lieux les plus célèbres de Nouvelle-Zélande et celui retrouvé généralement sur les couvertures des guides. Il fait très chaud et l’air est parfumé d’embruns marins ainsi que de fragrances de sève chaude. C’est très agréable. Lorsque nous arrivons sur la plage, nous sommes ébahis par les hautes et magnifiques formations rocheuses qui ont été sculptées par les vagues et par le temps mais nous sommes affreusement déçus par la quantité de personnes qui se baignent, bronzent et déambulent. Nous étions tout fois prévus et décidons de faire une petite pause sur les beaux rochers bruns un peu à l’écart.

    Lorsque nous repartons, nous nous arrêtons sur deux plages accessibles par le même sentier et sans trop de surprise il n’y a personne (décidemment les gens ne voient pas plus loin que ce qu’il y a marqué dans les brochures) alors que les lieux sont superbes. Le sol de la péninsule est principalement composé d’une terre ocrée dont la couleur s’étire du jaune orangé au rouge foncé, en passant par le rose bonbon.

    Cette particularité se retrouve également sur les plages qui présentent un sable fin orangé ou rosé selon le lieu. Le contraste avec l’eau turquoise de l’océan est magnifique.

    Un peu fatigués par toute cette marche et presque en sueur, nous partons en direction de Hot Water Beach pour faire trempette dans l’océan et les sources naturelles d’eau chaude. Ici aussi c’est la folie. La plage est complétement bondée sur les quelques mètres où se trouvent les sources chaudes. Nous n’avions jamais vu un spectacle pareil. Nous prenons une photo souvenir de la foule et cela me rappelle d’ailleurs les photos de Martin Parr, artiste qui dénonce de manière humoristique le tourisme de masse.

    Il y a plus d’un an je riais des personnes sur les photos et aujourd’hui je fais partie du tableau…

    Nous essayons d’abord de trouver des sources chaudes très loin des gens mais c’est peine perdue et après plusieurs dizaines d’essais ratés, nous retournons vers la foule. L’après-midi se clôture et la marée remonte aussi certains sont partis, toutefois il reste encore pas mal de monde. Nous décidons tout de même d’en profiter et partons vers des grands trous délaissés en raison des vagues qui les atteignent parfois.

    C’est incroyable comme le sable et l’eau sont chauds à cet endroit-là, tellement chaud qu’il est impossible de rester sur place. Nous nous allongeons donc en face de l’océan et creusons encore plus profond pour avoir de l’eau bouillante mélangée à l’eau froide du Pacifique. Exception faite des cinquante personnes autour, c’est très agréable. Nous ne restons pas bien longtemps car la marée remonte vite et notre trou se voit vite détruit par les vagues, mais nous avons quand même apprécié l’instant. Pour se rincer nous courons jusqu’à l’océan où les vagues sont de plus en plus déchaînées. C’est très revigorant !

    Comme nous avons beaucoup attendu pour avoir un trou un peu isolé, il est très tard lorsque nous repartons de la plage. Nous prenons la voiture et partons en direction de Thames, dernière étape en péninsule de Coromandel, qui marque aussi la fin du road trip autour de la Nouvelle-Zélande. Comme nous aimons rouler dans les lieux sauvages, nous empruntons la gravel road qui traverse la belle et luxuriante forêt du Coromandel National Park et savourons notre isolement.
    Une fois arrivés sur la côte Est, le décor est magnifique : le soleil couchant a disparu derrière les montagnes et l’océan s’étend à perte de vue sous des couleurs pastel très douces.


    Coromandel Peninsula

    Thames, à 115 km d’Auckland marque l’entrée de la Péninsule de Coromandel. Les paysages y sont très variés et incomparables : succession de vastes forêts, collines verdoyantes, côtes accidentées, plages de sable fin et sites isolés. Ici, les habitants vivent au rythme de la nature. Nombreuses sont les personnes qui ont fui l’effervescence d’Auckland et retrouvent ici calme et authenticité.

    Coromandel est la fois le nom d’un port, d’une ville et d’une chaîne de montagnes. Il vient du navire HMS Coromandel qui navigue jusqu’à Thames en 1820. A cette époque, la péninsule est remplie de kauris, facilement exploitables car proches de la mer.

    La chaîne de montagnes, symbolisée par le point culminant du mont Te Aroha (953 m) est l’épine dorsale de cette péninsule qui ne dépasse pas 30 km de large sur 70 km de long. Les montagnes deviennent célèbres en 1842 lorsqu’y sont découverts les filons d’or à l’origine de la colonisation de la région et de la fondation des villes de Thames et Waihi. La petite ruée vers l’or est de courte durée puisqu’elle ne dure pas plus de 3 mois, les quantités retrouvées n’étant pas suffisamment importantes.
    En revanche, à la fin du siècle d’autres gisements plus importants et plus rentables sont découverts. Les Coromandel Ranges regorgent encore de précieux métaux.

    Thames

    Thames est la plus grande ville de la région. Elle est à l’origine un site historique maori.

    Elle connait une grande prospérité à l’époque de la ruée vers l’or. La première pépite est trouvée en 1852 et 15 ans plus tard ils sont déjà 18 000 à avoir répondu à l’appel du précieux métal, faisant de Thames une ville plus grande qu’Auckland. Elle connait un second rush à la fin du 19ème siècle et devient Thames telle qu’elle est connue aujourd’hui.

    Aujourd’hui cette petite localité compte un peu moins de 10 000 âmes, mais les souvenirs de cette époque sont restés.

    Coromandel Town

    Connu à l’origine sous le nom de Dunlop’s Harbour, Coromandel est rebaptisée en souvenir du navire HMS Coromandel venu charger du bois de kauri pour la British Navy en 1820.

    Alors que la colonie prend son essor grâce au commerce et à l’industrie du bois, de l’or est découvert à Driving Creek en 1852. Pendant les années 1860, la région connait une véritable ruée et la population atteint les 10 000 habitants. Aujourd’hui, ils sont environ 2000 et le village a su garder les vestiges de son passé.

    Aujourd’hui son économie tourne autour du mareyage (huitres et moules), de l’artisanat et bien sûr du tourisme.

    Mercury Bay & Whitianga

    Whitianga et la Mercury Bay, sur la côte Ouest de la péninsule, offrent de nombreuses plages ainsi qu’une infrastructure touristique bien développée.

    Whitianga possède une population d’environ 4000 habitants en hiver et plus de 20 000 l’été, ce qui en fait la ville principale de la Mercury Bay.

    Au Nord-Ouest s’étend la Shakespeare Cliff Scenic Reserve. Une stèle commémore le séjour du capitaine Cook et la vue est imprenable sur toute la baie. Les plages quant à elles sont juste en-dessous.

    Hahei

    Hahei est une petite commune située dans la Mercury Bay, entre Cooks Beach et Hot Water Beach. La plage aux reflets rosés est l’une des plus populaire de la région.

    Au Nord de de la plage se trouve le départ d’une promenade conduisant à plusieurs baies, dont la plus célèbre est Cathedral Cove. Cette dernière est une plage de rêve au cœur de hautes falaises qui abrite des voûtes calcaires façonnées par le vent et les vagues.

    A Hot Water Beach la nature montre toute sa créativité : il suffit de creuser dans le sable à marée basse pour que surgisse de l’eau chaude, originaire d’une des nombreuses sources souterraines de la région.

    Tairua

    Tairua est une charmante petite ville d’environ 1500 habitants.

    Située sur l’embouchure de la Tairua River, elle est un lieu de vacances très apprécié des Kiwis. Derrière une dune s’étend la longue plage de sable blanc d’où l’on aperçoit les trois petites îles Aldermen, Shoe et Slipper.

    Whangamata

    Whangamata est située au bord d’une longue plage de sable blanc.

    Au 13ème siècle, les Maoris trouvent cet endroit très agréable : l’été y est chaud et l’hiver tempéré, de plus l’océan fournit une nourriture abondante. Les populations sont aussi intéressées par l’obsidienne qu’ils trouvent sur Mayor Island à 30 km des côtes et qu’ils utilisent pour fabriquer des lames. D’ailleurs en maori Whangamata signifie « le port de l’obsidienne ».
    Par la suite elle devient un port pour les Européens en quête d’or, ainsi qu’un centre lié à l’exploitation du bois et de la résine de kauri. Une fois la fièvre de l’or et de la kauri gum retombée, les collines sont replantées de pins exotiques et Whangamata redevient une petite colonie isolée.

    Aujourd’hui, elle est célèbre pour ses splendides plages qui attirent beaucoup de visiteurs.

    Paeroa

    Cette petite ville constitue le centre d’une région dont l’économie est basée sur les produits laitiers et l’élevage de moutons. Elle est située dans les Hauraki Plains, qui couvrent 80 000 hectares et qui, bien que plus bas que la péninsule, font partie de ce qu’on appelle « The Coromandel ».

    Paeroa est à l’origine un port de rivière qui commerce avec Auckland. Elle s’affiche aujourd’hui comme « le centre de tout ».

    A la fin du 19ème siècle la petite ville devient la plaque tournante de la ruée vers l’or. Elle est aujourd’hui la ville principale de l’Hauraki District, avec plus de 17 000 habitants, et reste célèbre pour les qualités thérapeutiques de ces eaux thermales.
    Ces eaux deviennent à partir des années 60 un soft drink citronné : le L&P (Lemon & Paeroa). La marque s’affiche sous la forme d’une immense bouteille de 7 m de haut, érigée en 1968 pour symbolisée cette renommée.

    Karangahake Gorge

    Karangahake Gorge se situe à l’extrême Sud de la Péninsule de Coromandel. C’est un canyon sinueux qui a été formé par la rivière Ohinemuri. La State Highway 2 passe par ces gorges et constitue le principal lien entre les régions du Waikato et de la Bay of Plenty.

    La zone est fortement liée à l’exploitation minière depuis le 19ème siècle, tandis qu’encore aujourd’hui des compagnies sont toujours en activité mais utilisent des techniques moins intensives qu’à l’époque.

    Les vestiges des usines d’extraction de Talisman, Crown et Woodstock sont quelques-uns des souvenirs les plus significatifs de l’époque (en service des années 1880 aux années 1950). Ces usines broyaient le minerai provenant des galeries creusées à travers les montagnes et certains tunnels sont accessibles aux visiteurs qui peuvent emprunter plusieurs sentiers de marche serpentant la zone.

    Waihi

    Cette petite ville d’un peu plus de 5000 habitants possède aujourd’hui une vocation purement agricole.

    La Martha Mine, rouverte dans les années 90, produit le quart des 11 tonnes d’or annuellement extraites du sol néozélandais, ainsi qu’une quantité non négligeable d’argent.

    La présence des gisements est constatée pour la première fois en 1870 et les chercheurs arrivent en masse en 1875. Au début du 20ème siècle, Waihi devient une « poule aux œufs d’or ».

    Aujourd’hui, la mine est exploitée à ciel ouvert et produit plus d’un million de dollars par semaine. Malheureusement cette exploitation a des conséquences désastreuses sur l’environnement, ce qui n’empêche pas son exploitation.

    Albums photo

    Coromandel

  • Waikato’s Coast, Hamilton & Cambridge

    Kawhia – 3 mars 2015

    A présent, il est temps de quitter la région du Taranaki et de remonter toujours plus au Nord. Direction le Waikato que nous connaissons déjà.

    En chemin, nous retrouvons les paysages si caractéristiques de la région : nombreuses et vastes vallées verdoyantes (dont certaines parties tendent vers le jaune, saison oblige) parsemées de vaches ou parfois de moutons. Le trajet est plus long que d’habitude car nous traversons une bonne partie du Waikato. Notre premier arrêt se fait dans la capitale des tondeurs de moutons, Te Kuiti, où nous achetons une pelle de fortune qui nous servira plus tard.

    Nous arrivons à Kawhia en tout début d’après-midi et filons directement sur Ocean Beach, trésor caché des environs, célèbre pour ses « hot pools » (ou piscines chaudes).
    Nous garons la voiture à l’ombre de grands pins qui marquent la frontière entre la forêt et le littoral, puis partons à pied en direction de la plage.

    Le sable très fin est noir mais surtout excessivement chaud en raison de ses propriétés métalliques, aussi nous avançons au plus vite et tant bien que mal. Arrivés au niveau du sol mouillé par la Mer de Tasman à présent retirée, nous enlevons les chaussures et passons un petit ruisseau dont l’eau est chaude. Déjà 4 personnes sont allongées dans des trous creusés à même le sable, juste en face de l’eau azure scintillant sous le soleil.

    Vu l’étendue de la plage, il n’y a « personne ». Le décor est magnifique et nous avons hâte de profiter des « hot pools » nous aussi. Par chance, nous repérons un trou déjà bien profond sans locataires et nous investissons la place sans tarder, tout en prenant soin de nous creuser une place plus profonde, histoire d’avoir le corps totalement recouvert d’eau chaude. Malgré notre pelle de jardin, qui n’a rien à voir avec les pelles des autres baigneurs, nous parvenons à nous fabriquer un bon petit coin et nous étendons ventre à l’air face au soleil. Le moment est délectable. Plusieurs fois, nous allons nager dans la mer plus froide et tels des enfants, sautons et plongeons dans les vagues. Lorsque nous retournons dans notre piscine, l’eau est presque brûlante mais au combien relaxante. Après plus d’une heure, notre peau est toute fripée et nous décidons alors de partir à la recherche d’un camping… en bord de mer bien sûr.

    Beaucoup de route et peu de visites aujourd’hui mais après-midi pleinement agréable. Le corps encore bien fatigué de la marche de la veille et de la nage du jour même, nous prévoyons de passer une longue et bonne nuit de sommeil.

    Raglan – 4 mars 2015

    Aujourd’hui nous quittons Kawhia pour nous rendre dans un autre village côtier du Waikato, Raglan. Celui-ci est connu pour ses hautes vagues qui attirent de nombreux surfeurs. Pour nous, il s’agit simplement d’une étape avant de partir à la découverte des deux dernières grandes villes néozélandaises que nous ne connaissons pas encore, Hamilton et Cambridge.

    Nous empruntons une des fameuses gravel roads si caractéristiques de la Nouvelle-Zélande pendant pratiquement tout le trajet : peu de kilomètres parcourus pour beaucoup de temps à conduire. En chemin nous croisons des collines asséchées puis nous franchissons le bush.

    Dans celui-ci se trouve la belle cascade de Wairenga, haute de 55 m et importante pour les Maoris de la région. Une fois la contemplation achevée ne reprenons la route et retournons dans les vallées moutonnées à la couleur dorée. Quelques kilomètres avant d’arriver à Raglan, nous nous arrêtons pour observer d’en haut un site archéologique, vestige d’un pa fortifié entouré de terrasses de cultures.

    Aucune information n’accompagne la vue aussi, même si certaines traces semblent évidentes (les terrasses sont encore bien visibles), nous avons du mal à nous rendre bien compte de l’étendu de l’ancien village. La Mer de Tasman ne nous a pas quitté depuis le départ et nous offre toujours une belle couleur bleue.

    Nous arrivons dans l’après-midi à Raglan, dans un camping très décevant par rapport au prix réclamé mais au moins la pluie n’est pas prévue ce soir, même si le temps commence à se couvrir. Et puis cela nous donnera une bonne excuse pour nous lever et prendre la route plus tôt demain matin.

    Hamilton & Cambridge – 5 mars 2015

    Nous arrivons à Hamilton après moins d’une heure de voiture et notre premier arrêt se fait en ville. Tout le monde, voyageurs et même Kiwis, décrivaient la ville comme moche et inintéressante mais nous ne trouvons pas qu’elle diffère autres villes de taille moyenne de Nouvelle-Zélande. Les rues sont qui plus est très animées.

    Nous visitons rapidement le musée du Waikato car celui-ci n’est pas bien grand. Nous découvrons une exposition sur le criquet, sport très apprécié dans le pays (qui accueille d’ailleurs la coupe du monde cette année), puis une exposition de peintures contemporaines et pour finir une exposition sur les tenues traditionnelles maories. Sans hésitation cette dernière nous a le plus conquis et comme à Whanganui, il y a un espace pour se déguiser. Nous enfilons donc nos capes faites en poils et plumes et posons fièrement dans ces habits traditionnels.

    Nous nous dirigeons ensuite au Sud de la ville où se trouvent les Hamilton Gardens, renommés dans tout le pays. Nous nous attendions aux jardins de roses comme à l’accoutumée, mais finalement nous sommes agréablement surpris de découvrir un vaste espace composé de dizaines de jardins différents : « britannique », « italien de la Renaissance », « japonais », « médiéval », « potager », « maori », « chinois », « oriental » et bien d’autres. Nous passons finalement plus d’une heure à déambuler dans les allées parfumées dont la présentation est parfaite.

    Nous reprenons ensuite la route pour Cambridge, où nous visitons la ville qui se veut la plus « anglaise » du pays. Encore une fois elle ne mérite pas ce titre car pour nous elle ressemble à toutes les autres villes de Nouvelle-Zélande, qui sont forcément d’inspiration britannique puisque colonisée par l’Angleterre. Toutefois cela ne nous empêche pas de faire le parcours historique de la ville à la recherche des bâtiments du 19ème s.

    La ballade est agréable mais plutôt rapide aussi, après un petit arrêt au bord du lac Karapiro, nous décidons de nous avancer vers notre prochaine destination, la Péninsule de Coromandel.

    En chemin nous nous arrêtons à Paeroa, ville « mondialement connue en Nouvelle-Zélande » (titre que nous croisons partout depuis 11 mois) pour sa boisson L&P, qui signifie Lemon & Paeoa. A l’origine il s’agissait d’eau naturellement gazeuse à laquelle du jus de citron était ajouté. Aujourd’hui, le breuvage très (trop) sucré, que l’on peut qualifier de soda, n’est composé que de produits chimiques…


    King Country

    La King Country est en fait le Sud de la Waikato Region. C’est ici que les tribus maories en guerre contre le gouvernement britannique ont nommé leur propre roi. Refuge de tous les Maoris dissidents, la région est déclarée « interdite » par les Européens. En 1858 le premier roi élu est Potatau Te Wherowhero mais il meurt en 1860 et son fils, Potatu II lui succède. Le mouvement maori est considéré comme séditieux et le gouvernement britannique décide d’en finir par les armes. La guerre est longue et en 1864 les Européens gagnent.

    Cependant, cette dynastie de rois maoris perdure jusqu’en 1966, date à laquelle il n’y a plus de successeur masculin. C’est dame Te Arikinui Te Atairangikaahu, sixième descendante directe de Potatau I qui devient reine des Maoris. Elle règne à Ngaruawahia jusqu’à sa mort en 2006.

    Te Kuiti

    Te Kuiti est la capitale de la tonte des moutons.

    A la suite de la bataille d’Orakau (1864), les membres maoris du King Mouvment s’y retirent après leur défaite. Le roi établit son nouveau royaume dans les montagnes qui abritent aujourd’hui la ville de Te Kuiti. Le nom de Te Kuiti viendrait du chef Te Kooti, un des leaders de la guérilla.

    A l’origine cette terre appartient aux Ngati Maniapoto, jusqu’à l’arrivée du train vers 1880.
    Les premiers Européens installés au Sud sont des employés du rail qui construisent le viaduc de Waiteti, puis viennent les fermiers et la région est colonisée.

    Aujourd’hui la ville compte un peu plus de 4600 habitants. Elle est assez pauvre en attractions touristiques et profite surtout de Waitomo Caves qui ne sont qu’à quelques minutes en voiture.

    Waitomo

    Ce hameau de 240 habitants situé entre Te Kuiti et Otorohanga attire chaque année de nombreux visiteurs venus pour découvrir les Waitomo Caves, mises au jour en 1886.

    Ces cavernes sont cachées dans la vallée dont le sol est troué comme du gruyère. Celles qui sont ouvertes au public sont réparties sur 3 sites majeurs : Waitomo, Ruakuri et Aranui.
    En maori « waitomo » signifie « l’endroit où l’eau disparaît dans le sol ». Immenses et magnifiques, les grandes arches de ces cavernes abritent de milliers de vers luisants scintillant sur les parois de la grotte comme des étoiles dans le ciel, ainsi que des stalactites et stalagmites.

    Les points lumineux qui scintillent sur les parois des cavernes sont en fait des insectes à l’état larvaire qui une fois développés d’apparentent à de petits moustiques.
    Afin de s’alimenter, ces insectes produisent une lumière qui attire des proies. Celles-ci se feront alors piéger par un des filaments gluants qui pendent de la larve.
    Le cycle de transformation de l’état larvaire à celui d’insecte volant dure environ 9 mois. La chrysalide une fois devenue moucheron perd sa capacité de bio-luminescence et ne survit pas plus de deux mois, le temps de s’accoupler. La femelle meurt après avoir pondu ses œufs, faut de pouvoir se nourrir.
    Les vers luisants vivent le plus souvent dans les milieux sombres et humides, mais il n’est pas rare de les rencontrer en surface.

    Otorohanga

    Otorohanga est empreinte de la culture maorie. Cette ville de 2660 habitants est le centre d’une région agricole très touristique grâce aux Waitomo Caves. Situé au bord de la Waipa River, cet ancien site maori a compté au moins 3 villages fortifiés.

    Elle est réputée pour être la capitale du Kiwiana, néologisme qui décrit ce qui relève de la culture populaire kiwi.

    Kawhia

    Charmant village côtier de 700 habitants, Kawhia est célèbre pour ses piscines chaudes naturelles. Derrière de grandes dunes de sable noir et à marée basse, il est possible de creuser dans le sol pour créer sa propre piscine d’eau chaude. Le lieu très peu connu ce qui en fait un point d’intérêt idéal.

    Raglan

    Cette petite ville de 4000 habitants se trouve à 42km à l’Ouest d’Hamilton. Elle est réputée pour ses plages, dont les vagues constituent un must pour les amateurs de surf.

    Whale Bay est un village côtier situé au pied du Mount Karioi, entre ce dernier et la mer de Tasman, à environ 8 km au Sud de Raglan. La plus grande partie de la zone autour de Whale Bay est recouverte de forêt d’arbres natifs, jusqu’au sommet du Mount Karioi.

    Les trois baies en forme d’amphithéâtres de Te Toto Gorge ont été autrefois un lieu de cultures intensives pour les Maoris, entre 1700 et 1800. Des vestiges de plusieurs rangées de pierres qui ont servi à délimiter les terrains sont toujours en place, ainsi que deux petits pa, des aires de stockages et des terrasses.

    Hamilton

    Hamilton est le centre commercial et administratif de la région du Waikato. C’est la quatrième ville du pays et la plus grande à l’intérieur des terres, avec plus de 130 000 habitants.

    La fertilité de la région, la douceur du climat et l’ardeur au travail dans l’exploitation laitière et maraichère alentour ont contribué à la prospérité d‘Hamilton.
    De nos jours Hamilton est un important centre de recherche dans le domaine agricole et abrite l’université de Waikato (25 000 étudiants). C’est d’ailleurs une ville universitaire très vivante, cependant peu touristique.

    Cambridge

    Cambridge est une charmante ville d’environ 11 000 habitants. Elle a préservé sa « british tradition », importée par les premiers colons, avec ses larges rues et ses nombreux parcs.

    Avant l’arrivée des Européens, elle est le site de l’Horotiu Pa, village fortifié d’une puissante tribu maorie. En 1864 cette dernière est délogée et le lieu sert de base militaire pour l’armée britannique.

    Cambridge est désormais au centre d’une région agricole très productive et c’est là qu’on élu domicile de nombreux éleveurs de chevaux de race renommés.

    Albums photo

    Waikato’s Coast

    Hamilton & Cambridge

  • Waikato

    La région du Waikato tient son nom du fleuve du même nom, qui se jette dans la Mer de Tasman après un voyage de plus de 350km depuis le Lac Taupo, au centre de l’Ile du Nord. Ici les paysages se constituent essentiellement d’immenses plaines fertiles.

    Les plaines ont fait de ce territoire agricole la région la plus productive et la plus riche du pays. L’arrivée du train en 1877 favorise le développement de son industrie, basée tout comme aujourd’hui sur la transformation agroalimentaire. Dans les années 80, l’activité agricole s’étend à l’horticulture. Hamilton en est le centre commercial et administratif.

    La région est connue pour son tourisme centré sur la nature et l’environnement, ses merveilles souterraines, certains des décors du film « Le Seigneur des Anneaux » et son fleuve iconique. La région a beaucoup à offrir, des superbes plages de sable noir aux collines rebondies recouvertes d’anciens taillis qui composent le paysage.

    Foyer du Roi Maori, la région est depuis des siècles une aire significative pour les Maoris, et ce dès l’arrivée du Tainui waka (canoë) dans le Golfe de Kawhia. Les noms maoris de certains lieux racontent l’histoire de la région, comme « Waikato » qui signifie « l’eau qui coule », nommé ainsi par les premiers arrivants après observation de l’effet puissant du fleuve sur la mer.

  • Taranaki & New Plymouth

    Hawera – 27 & 28 février 2015

    Aujourd’hui nous partons du Whanganui National Park pour nous diriger dans la région du Taranaki, qui abrite le sommet du même nom. Sur la Whanganui River Road, nous longeons le grand fleuve et nous arrêtons au niveau de plusieurs points d’intérêt : un ancien moulin qui servait à moudre le grain au 19ème et une marae bien conservée se composant de plusieurs bâtiments dont une église et une maison commune (wharenui).

    Plus nous avançons vers la ville, plus la forêt luxuriante perd du terrain en faveur des fermes et des champs. Fait surprenant, vers la fin de la route se trouve les Shell Rocks, qui sont en fait de hautes falaises de sable gris parsemé de coquillages entiers, brisés et émiettés. En se rapprochant, il est surprenant de constater qu’ils ne sont pas du tout fossilisés et qu’un simple frottement du bout des doigts les réduit en poussière.

    En tout début d’après-midi nous atteignons notre première étape, le camping d’Ohawe Beach, tout près de la ville d’Hawera dans le Taranaki. La ville est de taille moyenne quant au village en bord de mer il est minuscule. Nous prenons une nuit en tente pour une somme modique alors que tout est compris, même la machine à laver. C’est très rare en Nouvelle-Zélande et même si les lieux sont très vieux et un peu délabrés, nous nous en contentons largement puisqu’il renferme tout ce dont nous avons besoin (mis à part l’eau qui a un goût de vase). C’est une Maorie plutôt âgée qui gère le camping et dès les premiers mots échangés, nous comprenons que nous avons à faire à une adorable personne. Nous discutons un peu avec elle de Nouvelle-Zélande et de poissons car elle vide ceux qu’elle a pêché le matin même, puis plus tard lorsque nous allons la payer, elle nous en offre un entier… Un beau snapper comme on les aime et c’est avec joie que nous acceptons son généreux cadeau. Nous préparons un excellent repas avec lui le soir même.

    Nous sommes très fatigués de l’excursion de la veille ainsi que par la route aussi passons notre après-midi allongés au soleil, à écouter musique et livres audio… et ça fait du bien !

    La première nuit n’est pas aussi reposante que l’après-midi car des grognements nous réveillent à plusieurs reprises et m’effraient un peu. Le matin nous en discutons avec la propriétaire qui nous confirme qu’il ne s’agit pas de cochons mais d’opossums et que nous ne devons pas du tout les craindre.

    Le lendemain notre programme est plus ou moins le même que celui de la veille, à l’exception d’un petit détail près : Alex prépare des baguettes. Une fois cuites, nous les savourons avec joie et nous languissons un peu le retour en France, où nous prévoyons de largement nous rattraper d’un point de vue gustatif.

    New Plymouth – 1 mars 2015

    Aujourd’hui nous quittons le tranquille village d’Ohawe pour nous rendre dans la grande New Plymouth via la Surf Highway 45, célèbre pour ses longues plages offrant des vagues et des conditions idéales aux amateurs de surf. Tout au long de la route, nous longeons à gauche la Mer de Tasman scintillante et à droite les vastes plaines vertes du Taranaki, d’où se dresse au loin le haut volcan du même nom.

    Nous arrivons à New Plymouth en fin de matinée et allons luncher dans son célèbre et grand parc. Pour un dimanche celui est quasiment désert et seuls quelques oiseaux déambulent sur les pelouses. Nous croisons d’ailleurs un couple de magnifiques canards connus ici sous le nom de « paradise ducks ». Leur plumage est d’un sombre très profond, agrémenté de reflets bleu métallique et en ce qui concerne la femelle, d’un blanc très pur au niveau de la tête.

    Après cela nous partons découvrir le centre. New Plymouth est une ville vivante à l’allure « californienne » : longue parade bordée de palmiers, buildings modernes aux grandes vitres et jeunes aux habits amples colorés déambulant dans les rues à pied ou à skate.
    Nous visitons le musée régional qui nous en apprend plus sur l’histoire de la région mais surtout sur l’extraction du pétrole et du gaz, très répandue dans le Taranaki. La Nouvelle-Zélande est un pays sans nucléaire mais nous découvrons que malheureusement les autorités utilisent la fracture hydraulique pour exploiter les ressources naturelles du sol de la région. Affligeant.

    D’ailleurs, depuis Hawera nous avons remarqué que l’eau potable dans les campings a un goût infect de terre et de vase qui nous répugne beaucoup ; toutefois nous ne savons pas si cela est lié.

    A la fin de la journée nous plantons la tente dans un camping plutôt standing un peu cher mais qui a le mérite d’offrir une superbe vue sur la mer. Ce soir, il faut nous reposer car demain nous irons marcher au Mt Taranaki dont les sentiers sont célèbres, magnifiques mais affreusement pentus. Nous espérons en tous cas que la montagne ne se cachera pas derrière les nuages pour pleurer, afin que nous ayons les meilleures vues possibles depuis les hauteurs. Comme toutes les légendes néozélandaises, celle du Mt Taranaki est de tradition maorie et se fonde sur un mythe d’amour :
    « Comme toutes les grandes histoires, celle de Taranaki débute par une affaire de cœur. Le mont se trouve à l’origine au centre de l’Ile du Nord, près de Ruapehu, Tongariro et Ngauruhoe. Lorsqu’il tombe amoureux de la jolie montagne Pihanga, mariée au puissant Tongariro, les deux s’engagent dans une lutte pour conquérir le cœur de la belle. Tongariro sort victorieux de la bataille et Taranaki est banni à l’Ouest de l’Ile. Les larmes que ce dernier formèrent la Whanganui River et aujourd’hui s’il y a des nuages qui entourent son sommet, c’est qu’il se cache pour pleurer son amour impossible pour Pihanga ».

    Mt Taranaki – 2 mars 2015

    Aujourd’hui le temps reste ensoleillé et c’est avec joie que nous partons en direction du Mt Taranaki, qui culmine à 2518 m. Sa dernière éruption date de 1755 et à priori il est bien endormi donc nous ne risquons rien.

    Lorsque nous arrivons dans le Taranaki National Park le ciel est un peu plus dégagé que sur la côte et presque aucun nuage ne voile le sommet de notre côté, aussi nous sommes ravis car nous avons tout le loisir d’admirer sa majesté.

    L’entrée dans le parc se fait par un épais bush, bien vert. Nous arrivons au Visitor Centre situé sur sa face Nord et après un coup d’œil rapide aux randonnées à la journée nous optons pour celle qui grimpe jusqu’au sommet, avec pour objectif de nous arrêter au milieu, au niveau de la tour radio. Nous n’avons pas le temps de grimper jusqu’au sommet aujourd’hui et le temps doit se gâter aussi nous nous contenterons du mi-parcours.

    Le chemin suit en fait une route pour 4×4 affreusement défoncée et si notre marche est rapide au départ, plus nous avançons plus nous ralentissons. Le sol est composé de sable ainsi que de gros cailloux plutôt tranchants et la pente est de plus en plus raide. A se demander comment elle finit à l’approche du sommet ! Nous avançons donc tranquillement, d’abord au travers du bush, puis rapidement le décor change et nous franchissons les vastes étendues de tussock, herbe très sèche accompagnée de mousses tendres beige retrouvées sur les parties hautes des bases de volcans. Déjà nous retrouvons de petits graviers à l’aspect spongieux, vestiges des éruptions passées.

    Une fois la forêt dense passée et le tussock atteint, la vue se dégage et nous offre un panorama à couper le souffle, encore plus impressionnant une fois que nous avons atteint la tour de radio. Nous voyons d’abord le tussock, sur lequel nous sommes posés, puis le bush aux pieds de la montagne et pour finir les vastes plaines du Taranaki qui s’étirent jusqu’à la Mer de Tasman, que nous distinguons en tout petit.

    D’ailleurs, même si nous ne sommes pas au sommet, nous pouvons apercevoir celle-ci côté Nord et côté Sud, route que nous avons pris la veille. En regardant à l’Est, c’est l’intérieur de l’Ile du Nord que nous pouvons contempler, avec ses célèbres sommets Ruapehu et Tongariro, que nous avons grimpé quelques mois auparavant. Devant un tel spectacle, nous nous sentons tout petit. Une grande partie de la Nouvelle-Zélande s’étale sous nos yeux et c’est incroyable. Combien de personnes sont à cet instant sur le sentier de randonnée du Tongariro Alping Crossing, scrutant l’horizon dans notre direction, comme nous l’avons fait nous aussi ? Après une pause bien méritée et quelques saluts aux randonneurs du Tongariro, il est temps de repartir.

    Extrêmement heureux d’avoir pu gravir le fier Taranaki sous un ciel dégagé, nous reprenons le chemin de la descente, notre course est beaucoup plus rapide à présent, puis une fois la voiture retrouvée, nous partons poser la tente dans la ville tout près de Waitara. Une fois n’est pas coutume, notre camping se trouve en bord de mer et le bruit des vagues nous berce jusqu’à ce que nous soyons dans les bras de Morphée.


    Hawera

    De nombreuses batailles ont lieu autour de Hawera qui est la première république déclarée de Nouvelle-Zélande.
    Aujourd’hui, elle est l’une des régions laitières les plus productives du pays et abrite la plus grande unité de transformation de lait de l’Hémisphère Sud.

    New Plymouth

    De conception moderne, New Plymouth est une ville portuaire de 49 000 en pleine expansion. Capitale du district, elle est située au pied du Mount Taranaki et au bord de la mer de Tasman.

    La région, avant l’arrivée des Européens, est très appréciée des Maoris. Le premier Européen à s’y installer, en 1828, est Richard Dickie Barrett. A l’époque il se marie à Rawinea Waikaiua, de la Ngati Te Whiti et aide sa tribu quelques années plus tard à repousser l’invasion des tribus du Waikato.
    New Pleymouth est fondée en 1841 par la New Zealand Company. A la suite des problèmes survenant entre colons et Maoris au sujet des terres, New Plymouth devient une colonie militaire et le reste jusque dans les années 1880.

    L’économie de la province se transforme en 1866, après la découverte de pétrole au bout de Ngaotu Beach. Son exploitation commence immédiatement. Depuis les années 1970, des industries de la pétrochimie se sont implantées et l’économie actuelle est fortement basée sur l’exploitation du pétrole mais aussi du gaz, au large comme sur terre.


    Taranaki National Park

    Témoin de l’ancienne ère volcanique, le Mt Taranaki (2518 m), volcan endormi, surplombe la côte Ouest. Son cône forme le centre du Parc National d’Egmont/Taranaki créé en 1900 et couvrant 33 543 hectares. Le Mount Taranaki est sous certains angles la réplique du Mt Fuji Yama au Japon. Son cône n’est cependant pas parfait puisqu’il présente un deuxième cratère, le Fantham’s Peak, au Sud, à environ 2000 m d’altitude. Son sol est constitué de cendres volcaniques et la végétation contraste avec les riches plaines fertiles des environs. A partir de 800 m, les pentes du volcan sont dénuées de toute végétation, mis à part le tussock.

    Les chemins de randonnée permettent de découvrir une nature grandiose, encore intacte.

    Waitara

    Ville de 7000 habitants située en plein centre de la riche région laitière des Waitaea Plains.

    Située à l’embouchure de la rivière, elle est un lieu populaire de vacances très prisé pour le surf et le windsurf. La ville abrite également une usine de production de méthanol (1200 tonnes par jour).

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    New Plymouth

    Mont Taranaki

  • Taranaki

    La région de Taranaki se présente comme une protubérance de l’Ile du Nord s’avançant dans la mer de Tasman.

    Les premiers colons y débarquent en 1841 avec la New Zealand Company et fondent New Pleymouth. A cette époque la province couvre 800 000 hectares pour une population de moins de 2000 habitants. Elle devient rapidement une région où l’on trouve la plus grande proportion de colons par rapport aux Maoris.

    La province du Taranaki est dominée par le Mount Egmont également appelé Mount Taranaki. Haut de 2518 m, ce volcan au cône presque parfait offre un site exceptionnel à quelques kilomètres de la mer de Tasman. Selon la légende maorie, le Mount Taranaki fut chassé du centre de l’Ile du Nord où il était installé à proximité du Mount Tongariro. Les deux monts se disputant les faveurs du très joli Mount Pihanga (près du lac Taupo), un combat les opposa. Ayant perdu, le Mount Taranaki dut s’exiler, et pendant son voyage jusqu’à la côte il forma la Wanganui River Valley.

    Point central du Moun

  • Bois de la Terre du Milieu

    Plusieurs scènes ont été tournées à différentes places de la forêt de Waitarere, dont celle de Frodon & Sam tombant sur les statues de Trolls, celle ou ils quittent Faramir, ou encore celles où l’on voit Arwen et les Elfes marcher dans les bois.

    La forêt est située sur la Kapiti Coast. Elle est très différente du bush caractéristique de la Nouvelle-Zélande et s’étend sur plusieurs kilomètres.

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    Otaki Gorge & Waiterere Forest

  • Whanganui City & National Park

    Whanganui – 24 février 2015

    Ce matin nous traînons un peu avant de partir découvrir Whanganui. La ville est très agréable, surtout aujourd’hui qu’il fait assez beau et chaud. Typiquement néozélandaise, elle se compose en grande partie de bâtiments du début du 20ème siècle, dont les couleurs aux tons pastel apportent une note fraîche aux rues bétonnées. Nous lunchons au sommet du Queen’s Park, d’où nous apercevons le fleuve et le centre-ville, puis nous allons visiter le musée régional.

    Nous nous attendions a beaucoup plus grand, mais finalement la taille assez modeste nous convient. Nous retrouvons les traditionnels artefacts maoris, la reconstitution de ville du 19ème et une partie consacrée à l’histoire de la région couplée à une exposition d’œuvres créées par les étudiants en Art du coin. A la fin de la visite nous découvrons avec enchantement un petit espace rempli de vêtements du 19ème siècle.

    Nous acceptons avec joie l’invitation du musée et enfilons plusieurs vêtements par-dessus les nôtres afin de réaliser « un souvenir d’époque ». Nous rions beaucoup, prenons plusieurs photos et ressortons bien satisfaits de la visite.

    L’après-midi n’est pas trop avancée et nous continuons la promenade en ville en découvrant sa petite galerie contemporaine ainsi qu’un atelier de créations en verre.

    Whanganui est célèbre pour ses nombreux souffleurs de verre, d’ailleurs le mois prochain se tient un festival national consacré à cet art et toutes les boutiques feront des démonstrations. Pour finir, nous nous rendons de l’autre côté du fleuve afin de gravir les 176 marches de la Durie Hill Tower, qui offre depuis son sommet un vaste panorama sur toute la ville et ses environs.

    Whanganui National Park – 25 & 26 février 2015

    Depuis hier, nous sommes à Pipiriki, porte d’entrée dans le parc national. Aujourd’hui le réveil est très matinal car nous devons choisir si nous tentons une excursion sur le fleuve ou si nous repartons vers l’Ouest. Le temps n’est pas trop mal (les nuages sont toujours là mais maintenant nous avons l’habitude) aussi c’est décider, nous passerons la journée dans le Whanganui National Park, dont les seuls accès se font par la Whanganui River. Après beaucoup d’hésitation, nous craquons pour « la totale » : 32 km de Jetboat, suivis d’une courte marche vers le Bridge to Nowhere et pour finir descente canoë sur les 13 derniers kilomètres pour revenir au village.

    Le départ en Jetboat se fait juste en contrebas de Pipiriki. Nous embarquons avec 7 autres personnes ainsi qu’un guide très amical et nous voilà partis pour remonter le fleuve pendant une petite heure.

    Le long du parcours le guide s’arrête pour nous montrer plusieurs lieux d’intérêt : des structures en bois prenant au piège les anguilles passant au travers (pêche traditionnelle maorie), de hautes falaises dont le début de la végétation à presque 10 mètres marque les limites des grandes crues passées (plutôt impressionnant), les cours d’eau sacrés, les anciennes marae, les rares fermes qui fonctionnent toujours ou encore les vestiges de diverses actions humaines sur les berges du fleuve (traces de cordages ou trous profonds créés par l’utilisation de long bâtons pour pousser les embarcations sur l’eau).

    La remontée est plutôt amusante et ne secoue pas trop, contrairement à ce que nous croyions.

    Autour de nous, la forêt luxuriante composant le Whanganui National Park. Ici, les fougères géantes sont incroyablement nombreuses et toute la végétation est très verte. Ainsi nous retrouvons le décor que nous avions quelque peu perdu de vue durant nos deux mois passés sur l’Ile du Sud (Exception faite de la West Coast, où les forêts sont toutefois moins denses qu’ici). L’eau n’est pas limpide comme celle des lacs ou rivières glaciaires, ni bleue turquoise d’ailleurs, pourtant, le spectacle magnifique.

    Sa texture et sa propriété miroitante font toute sa beauté. Au milieu, les nuages gris se reflètent et donnent l’impression que l’eau s’est transformée en argent liquide. Sur les bords, ce sont les parois, la végétation et le bois flotté qui composent, grâce à l’effet miroir, des formes géométriques étranges se prolongeant à l’infini, créant ainsi une ligne droite psychédélique dont l’œil ne peut se détourner. Parfois nous avons la sensation de ne plus naviguer mais de flotter dans les airs aux abords d’une minuscule planète couverte d’arbres. Difficile à imaginer et incroyable à observer.

    Une fois arrivés à bon port, nous empruntons le sentier qui nous conduit au « Bridge To Nowhere », autrement dit qui ne mène nulle part. Au début des années 1900, le gouvernement commanda la construction de plusieurs ponts dans la réserve naturelle afin de relier Ohakune au Mt Taranaki, plus à l’Ouest et ainsi favoriser l’essor de l’agriculture et de l’élevage dans la région.

    Deux ponts ont alors été érigés au-dessus de petits cours d’eau adjacents au grand fleuve, le Bridge to Nowhere et le Bridge to Somewhere. Cependant, après quelques années le projet fut abandonné et la route ne fut jamais achevée, ce qui fait que l’on retrouve aujourd’hui, en plein coeur du Whanganui National Park, deux ponts qui partent du bush et mènent en plein bush. C’est assez insolite.
    Après un lunch rapide suivi d’un instructif exposé sur l’histoire de la construction du pont, nous reprenons le Jetboat. Une vingtaine de kilomètres et 3 arrêts à 360° plus loin, notre guide nous pose sur une berge et nous récupérons nos canoës. Ils sont bien différents des kayaks que nous dirigions le long des côtes du parc d’Abel Tasman : les rames (ou paddles) sont simples et la coque n’est pas entièrement fermée, ce qui augmente considérablement les risques de se retourner. Toutefois, nous découvrons bien vite que la Whanganui River est très calme et que nous ne pouvons pas si facilement nous laisser entraîner par le courant, dommage (le sport c’est bien mais la sieste c’est mieux). En revanche, l’effort est moins physique qu’en mer, puisqu’il n’y a pas de vagues à fendre. Le long du parcours nous franchissons tout de même quelques petits rapides, dont les célèbres « Fifty Fifty » (50/50) appelés ainsi car une fois lancé ici, le canoë a une chance sur deux de se retourner.

    Le guide nous avait conseillé de passer à pied sur la berge du fleuve si nous n’étions pas certains de vouloir les prendre, mais comme nous prenons trop de temps pour nous décider, ils finissent par nous emporter sans que nous ne puissions rien faire pour les en empêcher. Au loin, les autres rameurs nous observent et attendent la suite avec intérêt. Pour nous, tout se passe si soudainement que nous ne réfléchissons pas et nous mettons à pagayer aussi vite que nous le pouvons, de manière plutôt instinctive, pour ne pas se fracasser contre les rochers et tenter de rester au sec.

    J’hurle bien sûr à plein poumon à la vue de l’ampleur des vagues et Alex me cri de pagayer comme si ma vie en dépendait. Elles sont très hautes ce qui est très impressionnant, mais finalement nous nous en sortons à merveille et levons nos pagaies en signe de victoire une fois le moment passé. Nous sommes effondrés de rire car la situation a été plutôt cocasse, mais surtout incroyablement fiers de faire partie des 50% de bons pagayeurs. Après 2h de descente, nous arrivons les premiers à Pipiriki, assez secs mais très fatigués. Au retour du reste de la troupe, nous apprenons que nous avons été les seuls à passer les rapides et que le guide n’en revenait pas. Certains même nous félicitent : « You are the champions of the day ! ».

    Nous passons donc une super journée dans le Whanganui National Park et ne sommes pas prêts d’oublier la descente du fleuve. Exténués par l’effort et les émotions, nous sommes parés à nous effondrer comme des masses dans notre petite tente.


    Whanganui

    Whanganui, située sur les bords de la Wanganui River a toujours été l’un des axes de communication les plus importants de l’Ile du Nord.

    La tradition dit que c’est Kupe, le grand explorateur polynésien, qui donne son nom à cette rivière vers l’an 900. La douceur du climat, l’abondance de la nourriture incitent les Polynésiens à s’installer dans la région lors de la grande migration.

    Les Européens arrivent également très tôt, dès le début des années 1830. La New Zealand Company, incapable de subvenir à ses besoins en terres pour les colons de Wellington, trouve la région parfaite pour l’établissement d’une colonie. En 1841, 16 000 ha sont négociés ou plutôt échangés contre quelques « cadeaux » aux Maoris. La supercherie provoque un conflit, durant 7 ans, entre les Maoris souhaitant récupérer leurs terres et les colons européens. En 1848, le gouvernement négocie à nouveau, mais cette fois-ci honnêtement, l’achat de 32 000 hectares.
    En 1854 la ville de Pukenamu change de nom pour devenir Whanganui.

    Whanganui National Park

    Le Whanganui National Park, créé en 1986, couvre l’une des plus grandes étendues d’espace encore vierge de l’Ile du Nord, mais est l’un des plus petits du pays avec 74 231 hectares. La réserve est traversée par la Whanganui River et se compose, mis à part quelques petits villages, d’un épais bush et de superbes fougères du jurassique. L’accès au parc se fait uniquement via le fleuve, par le Sud à Pipiriki, ou par le Nord à Tawhata.

    Whanganui River & Bridge to Nowhere

    La Whanganui River est la deuxième de l’Ile du Nord et possède le plus long parcours navigable de Nouvelle-Zélande.
    Elle prend sa source au cœur du pays, dans le Tongariro National Park, puis serpente pendant 300 km à travers collines et forêts avant de se jeter sur la côte Ouest dans la mer de Tasman. Ce grand fleuve, objet de nombreuses légendes, a longtemps été pour les Maoris et plus tard pour les Européens, le seul axe de communication avec l’intérieur de l’Ile du Nord.

    Une légende maorie raconte que le Mt Taranaki vaincu par le Mt Tongariro après la dispute pour le cœur de la jeune et belle montagne Pihonga fut forcé de partir. Sur sa route vers le soleil couchant, ses larmes laissèrent une profonde blessure dans la terre. De Tongariro jaillit alors une source d’eau douce qui guérit la blessure de la terre et engendra à la place une forêt luxuriante le long de cette nouvelle vallée.

    C’est au-dessus d’un de ses affluents que le Bridge to Nowhere est construit : un pont avec un début et une fin mais qui ne mènent nulle part. Ce pont est construit en 1936 et doit à l’origine permettre l’exploitation des terres de la vallée par les fermiers. Le gouvernement n’a en fait jamais fini la route et le pont resta tel quel.

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    Whanganui

    Bridge to nowhere

    Whanganui National Park

  • Départ de la Comté

    L’Otaki Gorge Road représente le court voyage des Hobbits jusqu’au bout de la Comté au travers des tranquilles et productifs jardins potagers et fermes.

    Les lieux de tournage précis montrant les Hobbits quittant la Comté lors du premier volet « La Communauté de l’Anneaux » ne sont pas accessibles au public, toutefois une promenade dans les Gorges d’Otaki permet de s’immerger dans leur voyage.

    Quittant la campagne et les fermes, la route plonge et serpente dans le riche bush. Des arrêts au cœur de ce bush révèlent des aperçus de la rivière Otaki, qui voyage au travers de ces gorges jusqu’à la mer de Tasman.

    La ville d’Otaki, située à une heure de Wellington, peut être considérée comme une cité dortoir de la capitale. Toutefois son économie repose principalement sur l’agriculture et l’élevage.

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    Otaki Gorge & Waiterere Forest

  • Manawatu Wanganui

    Manawatu-Wanganui est une région située au centre-sud de l’Ile du Nord, dont les deux villes principales sont Whanganui et Palmerston North.

    La région possède une grande importance écologique et abrite 4 parcs nationaux. Le parc national de Tongariro est le plus grand de la région (795,98 km2) et le plus vieux du pays. Il abrite les volcans Tongariro, Ruapehu et Ngauruhoe, lieux sacrés pour les Maoris. Ils furent donnés à la nation néozélandaise par le chef Te Heuheu Tukino IV et sont au cœur du parc, aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le parc national de Whanganui, un peu plus petit (742,31 km2) est fondé 99 ans après celui du Tongariro. Deux parcs forestiers abritent également les monts Ruahine et Tararua.

    Le district de Wanganui, peuplé d’environ 41 000 habitants possède une activité quasi limitée à l’agriculture. La Whanganui River et les parcs nationaux connaissent toutefois une forte activité touristique. Avec ses 330 km, la Whanganui rivière est la deuxième de l’Ile du Nord. Elle est pendant longtemps une route privilégiée pour pénétrer à l’intérieur des terres. Les premiers colons s’y aventurent en 1831, non sans connaître d’importants problèmes avec les Maoris. L’année 1840 marque l’arrivée de missionnaires et l’achat du site de Whanganui par le gouvernement. Il existe plusieurs traductions possibles de « Wanganui » dont celle de « Whanga » signifiant « port » et Nui « large », qui feraient référence à l’embouchure de la rivière.

    Le district de Manawatu est à caractère essentiellement agricole, mais il a su développer quelques industries comme celle du bois notamment. Palmerston North, la ville principale de la région et la sixième de Nouvelle-Zélande, possède une très bonne université. La ville prend son essor au début du 20ème siècle grâce à la construction du chemin de fer. La Manawatu Gorge est un lieu superbe et la Ruahine Range, qui borde la région à l’Est offre de belles randonnées.