Plusieurs scènes ont été tournées dans les environs calmes et sereins des Mavora Lakes.
Nen Hithoel – North Marova Lake
Le lac North Marova est le rivage de Nen Hithoel qui marque la fin du voyage sur l’Anduin de la Communauté. C’est ici qu’à lieu le dernier feu dans « La Communauté de l’Anneau ».
La scène marquant le départ de Frodon et Sam pour se rendre seuls en Mordor a été filmée au même endroit.
Plus haut dans la forêt, Merry, Pippin et Frodon se cachent des Uruk-hai. Les pentes ont également accueilli Lurtz et sa troupe courant dans la forêt vers le lac.
Situé entre les hauteurs de l’Emyn Muil, le Nen Hithoel est un long lac ovale aux eaux pâles et entouré de collines boisées. C’est dans ce lac que les eaux de l’Anduin se déversent après avoir passé les imposantes statues des Portes de l’Argonath, marquant l’entrée du royaume du Gondor.
Le Soleil se lève Rouge – South Mavora
Juste avant d’arriver aux lacs de Mavora, la route longe de vastes plaines d’herbe sèche bordées par une belle et grande forêt. L’une d’elles marque les abords de la forêt de Fangorn, où Merry et Pippin parviennent à s’échapper dans « Les Deux Tours » et le lieu où Eomer et ses cavaliers brûlent les carcasses des Uruk-hai.
Le petit village de Glenorchy, niché tout au Nord du lac Wakatipu, est entouré par les sommets enneigés des Monts Brumeux (Mt Aspiring National Park).
Au Nord du village s’étend le Dan’s Paddock, où Gandalf chevauche en direction de l’Isengard.
Plus loin, se trouve la forêt idéale pour représenter la Lothlorien : de hauts hêtres la compose et son sol est recouvert de belles mousses tendres. C’est ici que la Compagnie entre dans la Lothlorien, juste après la disparition de Gandalf.
A 12 km de Queenstown, le Twelve Mile Delta plonge ses visiteurs en plein coeur de l’Ithilien. Plusieurs zones ont été utilisées lors du tournage : comme pour la scène où Sam cuisine les lapins chassés par Gollum ou encore celle de Sam et Frodon aperçevant les Oliphants.
Queenstown est l’une des destinations les plus populaires de Nouvelle-Zélande. Nichée dans une vallée alpine le long du lac Wakatipu, elle est très appréciée des touristes.
Toute la région autour du Réservoir de Poolburn dans la vallée de l’Ida a été largement utilisée pour illustrer le royaume du Rohan. Il est vrai que ce choix est judicieux : collines moutonnées parsemées de rochers pointus bien distincts et grandes étendues d’herbe dorée nous plongent en plein cœur du Riddermark.
Le barrage de Poolburn a été créé en 1931 afin d’irriguer la vallée de l’Ida située juste en-dessous. Aujourd’hui le lac est une aire de loisir riche en truite brune.
Depuis le lac, il y a une vue excellente sur le lieu de tournage où l’on voit Morwen envoyer ses enfants à Edoras pour donner l’alerte. Il ne reste plus une seule trace du petit hameau Rohirrim mais la zone est reconnaissable du premier coup d’œil.
De nombreuses autres scènes de la course du groupe d’Uruk-hai ayant amené Merry et Pippin et de la poursuite par Aragorn, Legolas et Gimli ont été tournées dans le coin.
Aujourd’hui nous quittons Haast pour partir en direction de Wanaka. Sur la , qui conduit en Otago, nous effectuons de nombreux arrêts dans le paysage. Ici le caractère de la West Coast est à son apogée, avec une forêt pluvieuse surchargée de végétation et des centaines de sandflies qui tournoient en quête de proies. Le ciel est couvert, la température légèrement basse et l’air très humide.
Les petites ballades offrent de superbes vues sur de hautes cascades ou conduisent au large lit de la Haast rivière d’où s’écoule une eau limpide. C’est l’été en Nouvelle-Zélande aussi il y a beaucoup trop de touristes. Nous étions prévenus mais c’est toujours désagréable sur le moment.
Une fois le Haast Past franchi, le paysage change radicalement. Sur les montagnes la forêt dense laisse place aux étendues d’herbe dorée, au tussock et aux rochers sombres et tranchants. De ça de là, d’épais buissons ou de petits arbres agrémentent le tableau d’une pointe de vert foncé. Après plusieurs kilomètres, nous parvenons au premier grand lac de la région, Hawea Lake, qui complète le décor à merveille. De rares et petits nuages s’accrochent aux montagnes et rendent le tout très féérique.
A notre arrivée à Wanaka, nous déjeunons au bord du lac. Le ciel est toujours très couvert aussi nous ne pouvons apercevoir les sommets du Mt Aspiring National Park, toutefois la vue est très agréable. Nous terminons la visite de la ville au célèbre Puzzling World qui renferme un labyrinthe géant et une maison de l’illusion. Nous passons un bon moment à nous amuser avec les installations et les objets renversants qui nous font vraiment tourner la tête sans même se mouvoir.
La pluie menaçante nous pousse ensuite plus au Nord, jusqu’au camping de Glendhu Bay qui propose des cabines à prix très réduit. Il est situé sur les rives du lac et posté juste en face des montagnes aussi nous sommes plutôt satisfaits du cadre.
Central Otago – 1 février 2015
Ce matin nous sommes heureux de fuir Glendhu Bay et son camping qui s’est en fait révélé très sale. En chemin nous nous arrêtons pour prendre quelques photos des montagnes, mais les nuages recouvrant les sommets nous empêchent d’apercevoir le Mt Aspiring.
Nous consacrons notre journée aux lieux de tournage du Seigneur des Anneaux, nombreux dans la région des Southern Lakes.
Première étape le centre de l’Otago. En chemin nous empruntons Maori Point Road qui a servi de décor dans « La Communauté de l’Anneau ». Ici le paysage change légèrement : les montagnes sont remplacées par des collines parfois très hautes. Le sol est toujours recouvert d’herbe sèche mais les rochers sont beaucoup plus foncés.
Nous suivons ensuite la direction du Poolburn Reservoir, blotti dans la vallée de l’Ida. Ici, le décor a représenté le Rohan dans « Les Deux Tours ». Le paysage est unique et extraordinaire : vastes champs dorés suivis par des dizaines de petites et rondes collines ne portant quasiment plus de végétation verte. Les rochers bruns foncés sont encore plus nombreux et parsèment le paysage. De loin, ils semblent être de petits arbres plantés dans le décor.
Les couleurs très contrastées sont magnifiques. Nous déjeunons au sommet d’un grand bloc afin d’être à l’abri du vent chaud très violent. A notre arrivée au lac artificiel, la scène est immédiatement reconnaissable.
En chemin vers Arrowtown, nous traversons de superbes gorges et nous arrêtons à plusieurs endroits pour contempler des paysages magnifiques. Le point de vue sur l’Argonath ou encore sur le Gué de Bruinen sont eux aussi immédiatement reconnaissables. Nous arrivons en toute fin de journée dans un holiday park à Shotover, entre Queenstown et Arrowtown.
Arrowtown – 2 février 2015
Après un coup d’œil vers le ciel ainsi que sur les prévisions météo pour la journée, nous décidons de conserver un jour de plus notre cabine et changeons nos plans en espérant que demain le temps s’améliore.
En arrivant à Queenstown, il pleut des chiens et des chats et c’est dans la voiture que nous découvrons la destination touristique n°1 de Nouvelle-Zélande.
Outre le fait que des dizaines de compagnies proposent des activités extérieures et/ou à sensations fortes, et que les rues regorgent de touristes, nous ne voyons pas trop pourquoi la ville tient ce titre. Certes la location est jolie et les grandes montagnes qui encerclent la ville et prennent racine dans le lac sont très impressionnantes, mais nous avons croisé beaucoup d’autres lieux qui sont vraiment plus majestueux. Bref, en raison de la forte pluie nous rebroussons chemin pour repartir vers Arrowtown qui abrite le seul musée des environs. Pour une destination populaire cela fait peu de musées…
Nous prenons deux heures pour visiter le petit mais très instructif musée du Lakes District, qui retrace l’histoire de la région mais surtout de la vie au temps de la ruée vers l’or (à partir de 1860). Arrowtown a d’ailleurs conservé toute l’architecture de cette époque puisque la rue principale est jonchée de vieux bâtiments restaurés avec soin. Nous avons l’impression d’être au far west, exception faite des touristes et des voitures bien-sûr.
Après la visite, nous louons un petit « chapeau chinois » pour partir nous aussi en quête d’or dans la rivière qui se trouve juste à côté de la ville. Je suis moi-même très excitée car mettre les mains dans la terre à la recherche de trésors j’adore ça. C’est très amusant de chercher de l’or mais après seulement 10 minutes très tranquilles, la pluie revient et cette fois ne s’arrête plus. Alex, toujours aussi galant, accepte gentiment de m’attendre sous les arbres pendant que je continue mon travail sous la pluie. Après une heure les pieds dans la rivière et sous la pluie battante, je suis complétement trempée et je pars retrouver Alex qui est bien mouillé lui aussi malgré la couverture végétale.
Finalement je n’ai pas trouvé grand-chose si ce n’est de minuscules paillettes accrochées de ça de là sur des petits cailloux, toutefois je suis ravie d’avoir découvert l’orpaillage. Quand je pense comment j’ai fini après seulement une heure, je n’imagine même pas comment les hommes de l’époque devaient être après une journée de labeur. En tous cas je me suis beaucoup amusée.
Queenstown & Glenorchy – 3 février 2015
Aujourd’hui nous quittons notre holiday park avec le soleil et ça fait du bien. Direction Queenstown où nous découvrons enfin la ville à sa juste valeur. Sans nuages gris ni pluie elle est vraiment très belle. Elle est flanquée sur les pentes de hautes collines plongeant dans le lac Wakatipu, dont l’eau limpide prend la couleur de l’opale. Pour parfaire le tableau, le tout est entouré de hautes montagnes à l’habit doré dont les sommets sont couverts de grands rochers gris.
Nous prenons le temps de savourer la vue et le soleil en faisant une promenade dans les jardins et le long du lac. Nous découvrons au détour d’un bosquet un drôle de poteau avec des chaînes qui se trouve en fait être un receveur de frisbee. En croisant un groupe de jeunes marquant leur score, nous apprenons que les jardins accueillent un parcours de frisbee-golf, dont le principe est le même que pour le golf, les trous étant remplacés par les poteaux et les balles par les frisbees. Plutôt étrange mais après tout, pourquoi pas. Nous partons ensuite quelques kilomètres plus loin pour arpenter le « 12 Miles Delta » qui se trouve être le lieu choisi par P. Jackson pour illustrer l’Ithilen dans le Seigneur des Anneaux.
Les photos prises et le lunch englouti nous prenons la route qui mène vers Glenorchy. Tout au long des 40 kilomètres nous en prenons plein la vue. Nous longeons le lac Wakatipu sur tout son long et les montagnes qui se dressent en fond sont majestueuses. Au-dessus de Glenorchy se trouvent encore plusieurs lieux de tournage du Seigneur des Anneaux, et tout en les recherchant, nous comprenons pourquoi les environs sont connus pour être un « paradise ».
Outre les immenses montagnes couvertes d’herbe jaune ondulant sous le vent et les vastes forêts de mousses tendres, nous apercevons en fond les hauts et magnifiques sommets du Mt Aspiring National Park, dont certains sont enneigés, et qui offrent une vue incroyable.
Après avoir découvert la beauté des environs parfumés de douces odeurs estivales, nous reprenons la route en fin d’après-midi. Nous nous dirigeons plus au Sud pour nous rendre à Te Anau, porte d’entrée vers le Fiordland. Tout au long du trajet le décor est surprenant : vaste et désert. La longue State Higway traverses sur des dizaines et des dizaines de kilomètres d’immenses plaines dorées et vides de toute habitation.
Les montagnes sont toujours présentes mais un peu plus loin dans le paysage et plus nous approchons de Mossburn, notre étape pour la nuit, plus les contours des nombreuses montagnes qui marquent la frontière de la région des fjords se dessinent.
Nous arrivons fatigués au camping et comme la pluie est annoncée pour bientôt nous reprenons une cabine. La tente ne nous sert définitivement pas beaucoup ces derniers temps mais vu le vent violent qui souffle depuis ce matin et la température (trop) basse, nous ne regrettons pas notre choix. Pour information, ici et dans les environs de Te Anau il fait 13° C la journée… Plutôt froid comme été.
Mavora Lakes – 4 février 2015
Nous nous réveillons aujourd’hui avec beaucoup de difficultés car notre sommeil s’est vu perturbé par le bruit incessant d’énormes bourrasques de vents faisant siffler les ouvertures de la cabine et parfois trembler les murs. Outre le fait que les habitations en Nouvelle-Zélande ne soient pas d’une grande qualité, nous avons eu à faire cette nuit à un vent incroyablement violent. La température à l’extérieure est d’ailleurs très froide.
Maintenant même en plein soleil, elle ne dépasse pas 10°C.
Après un petit détour par l’enclos des lamas du camping, nous partons en direction de Te Anau. Le temps est maussade et la pluie annoncée. Nous prenons tout de même le temps de découvrir des réserves naturelles accessibles depuis la State Highway, dont certaines ont accueilli les acteurs du Seigneur des Anneaux. Il pleut fort et les nuages sont très bas, toutefois nous pouvons apercevoir un peu de la splendeur des lacs de Mavora, nichés au pied de grandes montagnes dont les sommets arborent des neiges éternelles.
Nous arrivons tôt à Te Anau et c’est avec bonheur que nous nous installons encore une fois dans une cabine mais cette fois beaucoup mieux isolée. La température à l’extérieure est la même que celle de nos nuits hivernales passées dans le Northland(voir plus basse). Il faut avouer que nous sommes un peu déçus d’avoir aussi froid en été, mais le décor est tellement beau que nous n’allons pas trop nous plaindre non plus.
Et c’est d’ailleurs avec une grande motivation que nous avons réservé pour demain, malgré la pluie annoncée, une excursion en bateau dans le très célèbre Milford Sound.
Milford Sound – 5 février 2015
Aujourd’hui nous nous réveillons tôt pour partir découvrir le Milford Sound situé à 120km de là. Le temps est très couvert, il pleuviote et il fait 8°C. Selon les prévisions météo, il faut attendre deux jours avant que le soleil ne revienne et que la température atteigne 20°C. Ainsi nous sommes plutôt mal tombés. Pourtant nous avons de la chance dans notre « malheur » car pour se rendre jusqu’à Milford Sound, il faut passer par un sommet à plus de 1000 m d’altitude, où il neige aujourd’hui !
Cette situation est très rare pour l’été et se produit justement le jour où nous y sommes. Tous les deux de nature pourtant frileuse, nous sommes absolument enchantés. De la neige en janvier ! Notre horloge biologique ne sera pas trop déboussolée. Le revêtement blanc tout autour de nous, les flocons qui tombent lentement, l’odeur de la neige ainsi que les doux chants maoris que nous écoutons en boucle dans la voiture (il n’y a que 8 chansons sur la cassette audio) nous remplissent de chaleur bienheureuse et finalement nous sommes heureux d’avoir eu notre Noël, même un mois après fin décembre.
Nous ne pouvons pas profiter au maximum des paysages qui conduisent jusqu’à Milford Sound car les nuages sont très bas. Toutefois, la vue est déjà magnifique et l’atmosphère très féérique. Appelé « Sound » à tort, il s’agit en fait d’un fiord. Il est d’ailleurs le seul accessible par la route, ce qui fait de lui un des lieux les plus visités de Nouvelle-Zélande.
La forte pluie ayant certainement fait fuir les touristes, nous sommes heureux de constater qu’il n’y a ni trop de monde sur la route, ni trop de monde avec nous sur le bateau. Ce raisonnement est toutefois étrange, car ici il pleut 345 jours par an, avec une moyenne de 7 m de précipitations annuelles. Finalement pour découvrir le « vrai » fiord, le jour est idéal.
Et effet, même si nous sommes trempés et frigorifiés (surtout moi car je passe la plupart de mon temps sur le pont) la vue est spectaculaire. Des milliers de cascades dévalent les pentes des montagnes couvertes de vertes forêts luxuriantes et dont les sommets sont revêtus de blanc. Lorsqu’il ne pleut pas, il y en a dix fois moins donc en définitive la pluie est un point positif. De plus, les fins nuages qui s’accrochent sur les hauteurs apportent un côté mystique majestueux au décor.
Nous passons donc une froide mais excellente croisière de 2h dans le Sound et jusque dans la mer de Tasman (pas trop loin des côtes non plus), qui s’achève par la visite d’un centre subaquatique où nous descendons à 10 m de profondeur pour observer les poissons et les coraux à l’état sauvage (pour une fois c’est nous dans l’aquarium).
Pour finir, sur le chemin du retour vers Te Anau, nous attendons de nouveau avant de pouvoir traverser le tunnel de Homer (creusé dans la montagne, sans revêtement intérieur ni trop d’éclairage… Le mode néozélandais) et à notre grande surprise un kea vient nous tenir compagnie. Perroquet des montagnes du Sud, ils sont à priori peu farouches mais nous n’en avions pas encore vu. Il est vraiment très près et sa présence nous ravit.
Maintenant que nous avons pu voir toutes ces merveilles, nous sommes prêts à reprendre la route en direction du Southland.
Haast Pass
A 63 km de Haast, la route franchit le Haast Pass en direction de Wanaka. A 563 m d’altitude, ce passage situé dans le Mt Aspiring National Park a été utilisé par les Maoris pour se rendre sur la côte Ouest afin de trouver du jade. Il est entouré de hauts sommets mais ne se trouve que rarement enneigé, ce qui le rend généralement accessible en hiver.
De nombreux arrêts sont prévus sur la route afin d’observer les magnifiques paysages offerts : cascades, forêt luxuriante et moussue remplie de fougères.
Wanaka
Cette ville de 3500 habitants (25000 en pleine saison) est située au Sud du lac Wanaka. D’une superficie de 180 km², le lac Wanaka s’étend sur 45km. A mi-chemin entre les spectaculaires décors de Franz Joseph Glacier et de Milford Sound, Wanaka est l’endroit rêvé pour une halte rafraîchissante. Accueillant de nombreux visiteurs, cette ville pleine de charme propose un nombre considérable d’activités. Contrairement à sa grande voisine Queenstown, elle a su éviter les pièges d’une trop grande popularité.
Avec une qualité de vie nettement supérieure, elle offre un paysage ouvert et moins rude que Queenstown et propose les mêmes loisirs. Les paysages du Mt Aspiring Park World Heritage Area sont particulièrement impressionnants.
La légende maorie dit que le géant Te Rakaihautu a creusé le lac et que la masse de terre déblayée lui a permis de créer les montagnes environnantes.
Mt Aspiring National Park
Ouvert en 1964 et couvrant 355 518 hectares, il s’étend au Nord de la Haast River jusqu’à la Routeburn, non loin de Queenstown et du lac Wakatipu. Il englobe le Mt Aspiring (3027m) qui est souvent comparé au Cervin en Suisse en raison de sa forme pyramidale. Le parc partage sa frontière Sud avec le Fiordland National Park et fait, lui aussi partie de l’héritage de l’UNESCO.
Très prisé des randonneurs, il se compose d’excellents sentiers depuis Haast Road ou depuis la côte Ouest (Mt Aspiring village, Wanaka, Glenorchy) qui offre des paysages grandioses : forêt denses qui se muent en prairies d’altitude avant de laisser la place aux sommets de plus de 2000 m. La randonnée la plus connue du parc est le Routeburn Track de 2 à 3 jours.
Arrowtown
Sur les rives de l’Arrow River, cette coquette ville abrite 1450 habitants. Née en 1862 après la découverte de belles pépites d’or, la ville prend par la suite le caractère de certaines villes fantômes des Etats-Unis.
C’est maintenant un centre touristique qui reconstitue un petit village du temps de la ruée vers l’or.
Ses principaux atouts sont son architecture à l’ancienne très entretenue et ses cabines de mineurs, véritables monuments historiques.
Queenstown
C’est de loin la ville la plus vivante et la plus touristique de l’Ile du Sud, avec Christchurch. Elle est surnommée la « capitale mondiale de l’aventure » et c’est la destination numéro 1 du pays. Si la ville rencontre autant de succès auprès des touristes, c’est en raison de sa situation, entre lac et montagne. Ils sont nombreux à venir profiter des innombrables activités : randonnées, VTT, ski, saut en parachute, saut à l’élastique, jet boat, rafting…
Elle est le centre du Queenstown District, dont le nombre de visiteurs par an est estimé à 1 million.
Les Maoris colonisent ces terres bien avant l’arrivée des éleveurs européens dans les années 1850. En 1862, des milliers de chercheurs d’or s’y installent suite à la découverte de ce métal dans la Shotover River. Le filon n’étant pas inépuisables, la population diminue petit à petit. Au tournant de ce siècle, la population ne dépasse pas le seuil des 200 personnes. Le plus beau vestige de cette époque reste le TSS Earnslaw, magnifique bateau à roue qui navigue encore sr le lac Wakatipu.
Ce lac de 82 km de long sur 5 km à son point le plus large est l’un des plus profonds du pays (400m de profondeur). Sa température ne connait que de faibles variations durant l’année (en moyenne 15°C) et la pureté de son eau est une autre de ses caractéristiques. En provenance des montagnes, elle atteindrait un niveau de pureté de 98%. La légende maorie raconte que le cœur du géant Matau gît au fond des eaux et que ses battements sont à l’origine du phénomène du changement de niveau de l’eau. En effet, à certains endroits, le niveau peut monter et descendre de 12 cm.
Glenorchy
La région de Glenorchy est absolument grandiose. Ce petit village plein de charme est situé à 45 km de Queenstown, au bord du lac Wakatipu, le même qui borde sa grande voisine. Couvert de neige même en été, le Mt Earnslaw (2819 m) domine le site.
Glenorchy est une des portes d’entrée au Mt Aspiring National Park, un paradis pour les marcheurs. Pour y accéder une seule route longe le lac et offre un trajet superbe.
Fiordland National Park
Le Fiordland National Park est le plus grand parc de Nouvelle-Zélande : 12 570 km². Créé en 1952, il s’étend au Nord de Martins Bay jusqu’à Waitutu Forest et Cameroun Mountains au Sud ; et depuis les lacs de Te Anau, Manapouri, Monowai et Hauroko à l’Est jusqu’aux 14 fjords de la côte Ouest. Il est l’un des lieux les plus arrosés au monde, avec en moyenne 7 m de précipitations par an.
Il déploie des paysages d’une beauté sans pareille : une forêt tropicale très dense et des sommets enneigés de plus de 1500m d’altitude. Il abrite de nombreuses espèces d’oiseaux menacées tels le takahe, le kea, le kaka ou encore le brown kiwi. Dans les fonds marins nagent les dauphins bottlenose, les otaries à fourrure, les blue penguins ou encore les très rares manchots à crête jaune (crested penguin).
Te Anau
Te Anau, située sur les bords du lac du même nom (344 km²), est incontestablement le centre touristique des Fiordland. La ville abrite 3000 habitants mais sa population dépasse facilement les 10 000 habitants en été.
Pratiquement toute son activité est liée au tourisme.
En bordure du Fiordland National Park, elle est l’unique porte d’accès au Milford Sound et le point de départ des treks les plus réputés de Nouvelle-Zélande.
Milford Sound
Le Milford Sound, en maori Piopiotahi, est le fjord le plus visité de Nouvelle-Zélande. Il a été creusé dans la roche des falaises pendant l’ère glaciaire, il y a près d’1,5 million d’années. Long de 16 km, il doit son nom à un chasseur de phoques gallois, qui le baptise en 1823 du nom de son village natal, Milford Haven. Quel que soit le temps, la région est splendide : lorsqu’il pleut averse d’impétueuses cascades dévalent les parois du fjord et lorsque le soleil brille, le spectacle de ces falaises dressées dans le décor et surplombant la mer laisse sans voix.
La route qui mène au Milford Sound est magnifique, bien que trop empruntée par les bus, et offre de nombreux points d’intérêt.
Lors des croisières, le Mitre Peak, haut de 1692 m mais dont la base se situe à plus de 200m sous l’eau, s’impose dans le paysage. Il est l’emblème du Milford Sound. Son nom évoque la mitre d’un évêque, dont il évoque la forme.
Arwen emprunte la Great East Road lorsqu’elle tente d’amener Frodon à Fondcombe pour qu’il soit soigné par son père. Les scènes ont été filmées à l’Ouest de Tarras.
Tarras est un petit village fermier situé au sud du Lindis Pass (970 m) qui relie le bassin Mackenzie et le Central Otago. Ce chemin suit un ancien sentier utilisé par les Maoris de la tribu Nga Tahu leur permettant de se rendre aux lacs Wanaka et Hawea pour pêcher durant l’été.
Le Gué de Bruinen – Arrowtown
C’est au Gué de Bruinen qu’Arwen utilise ses pouvoirs pour faire fuir les Nazgûls. Le Gué se trouve à quelques minutes du village d’Arrowtown, sur la rivière du même nom.
Le premier lieu de tournage choisi pour les feux d’alarme du Gondor n’a pas pu être utilisé en raison du danger de feu aussi il a fallu trouver un nouveau lieu et le Mt Gunn se révéla finalement être la place idéale.
Les Monts Brumeux – Les Alpes du Sud
Les Alpes du Sud forment la colonne vertébrale de l’Ile du Sud et s’étirent sur plus de 550 km. Dans « Le Seigneurs des Anneaux », elles représentent les Monts Brumeux.
De nombreuses prises de vues panoramiques ont été prises ici et quatre scènes ont été tournées dans les Alpes. Les pentes Nord-Ouest du Mt Earnslaw, symbolisant le Caradhras, ont accueilli la Communauté empruntant le passage du Rubicorne. La région du Rangitata a servi de décor pour la scène où Boromir récupère l’anneau tombé dans la neige. Le Mt Aspiring évoque les hauts sommets entourant la Moria dans la séquence d’ouverture des « Deux Tours ». Et pour finir, l’Est de Matukituki sert de décor pour la scène où la Communauté marche en file indienne dans la neige.
Echapée d’Orthanc – Wanaka
Depuis Wanaka il suffit de regarder en direction des Alpes et dans le prolongement du lac se trouve la toile de fond qui a servi lors de la scène du vol de Gandalf sur le dos de Gwaihir lorsqu’il vient le sauver à Orthanc.
La Vallée des Rigoles Sombres (Dimrill Dale) – The Remarkables
La scène où Aragorn conduit la Communauté juste après la terrible disparition de Gandalf dans les mines de la Moria a été tournée très haut dans la chaîne des Remarkables.
Les Monts Brumeux & la Vallée de l’Isengard – Glenorchy
Le petit village de Glenorchy, niché tout au Nord du lac Wakatipu, est entouré par les sommets enneigés du Mt Aspiring National Park. Les imposants pics du Mt Earnslaw et tous ceux qui l’entourent ont été utilisés pour illustrer les Mont Brumeux.
La Routeburn Track Road conduit jusqu’aux plus belles vues sur le lieu de tournage où l’équipe des Weta Studios créa la Tour de l’Isengard. Les paysages réels et les effets spéciaux combinés illustrent de façon magistrale la Vallée du Magicien, dominée par l’impressionnant Methedras.
Aujourd’hui nous quittons notre « home sweet home » de Motueka en fin de matinée. La colocation avec M. s’est extrêmement bien passée aussi nous sommes un peu tristes. Cependant les adieux fréquents font aussi parti du voyage et l’idée d’être à nouveau sur les routes reprend vite le dessus et nous enchante.
Pour notre première étape, nous nous arrêtons dans le très beau parc national des Nelson Lakes. Nous prenons le lunch sur les rives du plus petit des deux lacs, cerné de montagnes plongeant dans ses eaux claires et profondes. Le tableau est très sympathique et nous rappelle fortement nos Alpes françaises. Nous pensions nous planter dans ce décor jusqu’au lendemain mais les nombreuses guêpes et sandflies nous font changer d’avis. Ces dernières sont de minuscules insectes semblables à des moucherons mais pas du tout inoffensifs : la piqûre fait mal sur le coup et s’estompe très rapidement, mais le lendemain contre toutes attentes, un bouton apparait et démange horriblement pendant 4 jours minimum. Il nous arrive, malgré la crème apaisante, de nous gratter jusqu’au sang machinalement. C’est pour dire à quel point nous cherchons à les fuir.
Nous reprenons donc la route pour nous perdre dans la forêt, puis les environs parcourus, nous repartons sur la State Highway. Finalement nous nous arrêtons à Murchinson dans un petit camping entouré de montagnes et expérimentons pour la première fois le sommeil hors les murs. L’envie d’espace se fait ressentir dès l’emplacement trouvé, aussi nous ouvrons notre tente pour finalement déplacer les matelas dans celle-ci et s’offrir un lit king size de 180cm de large. La solution s’avère parfaite puisque dedans nous dormons très bien.
Karamea – 27 janvier 2015
L’avantage avec la tente c’est que nous n’avons pas besoin de réveil puisque le soleil nous sort du lit naturellement. Nous quittons donc Murchinson dans la matinée et nous dirigeons vers Karamea, qui nous a été fortement conseillée par les habitants du coin.
Depuis notre départ, nous longeons le Kahurangi National Park, qui est le plus grand de Nouvelle-Zélande. Le spectacle est très beau car nous avons d’un côté la forêt très dense et de l’autre l’océan azur qui s’étire à perte de vue.
Nous arrivons en début d’après-midi à Opara Basin et déjeunons en compagnie d’un weka très peu farouche. Nous pensions cet oiseau endémique très rare (nous n’en avions vu qu’un seul, à Russel, depuis notre arrivée sur le territoire) mais notre voyage sur la côte Ouest nous démontrera finalement qu’il ne l’est pas partout. Une fois rassasiés, nous partons explorer les environs et découvrir les grandes arches naturelles si populaires. Les différentes balades dans forêt ombragée sont très agréables, même s’il fait un peu trop chaud, et une fois les arches atteintes nous prenons conscience de toute leur majesté. Rencontrer ce genre de formations rocheuses sur le littoral est plutôt commun, mais en pleine montagne c’est vraiment très surprenant.
Une fois sortis du milieu de nulle part, nous apercevons au loin des nuages menaçants qui viennent droit sur nous, aussi nous reprenons la route en direction Westport pour retrouver le soleil et nous avancer.
Greymouth – 28 janvier 2015
En sortant de la tente ce matin nous constatons que la Côte Ouest tient bien sa réputation et que le beau temps de la veille s’est vu soudainement transformé en pluie. Nous décidons donc de bien la sécher et de ne plus la sortir avant notre arrivée dans le Sud. A présent direction Greymouth, ville la plus importante de toute la côte.
Nous faisons un petit crochet par le Cape Foulwind pour admirer la côte accidentée qui abrite une colonie d’otaries, où peut-être en raison du flot incessant de touristes, n’est pas très importante. Plus en avant sur la State Highway, le décor est déjà typique de la West Coast : d’un côté l’océan mouvementé et de l’autre les hautes montagnes recouvertes de forêts pluvieuses très vertes et très épaisses, renfermant toujours mousses, fougères et diverses palmes.
A mi-chemin, nous nous stoppons aux Pancacke Rocks qui sont nommés ainsi en raison de leur aspect en « piles de crêpes ». Les couches de sable au fil des millénaires se sont transformées en rochers, qui ont eux-mêmes été sculptés par les vagues et le temps. Ces roches à la forme originale attirent aujourd’hui des centaines de touristes. Par endroits, les vagues ont creusé des cavités au centre de grands rochers et lorsque l’eau s’engouffre dans celles-ci à marée haute, elle est projetée en dehors avec une force incroyable. Au loin nous apercevons aussi des dauphins jouant dans les rouleaux.
Nous arrivons à Greymouth en toute fin de matinée et retrouvons M., une collègue française. Après un lunch sur le pouce au bord de l’océan, nous partons visiter la brasserie Monteith’s. Ainsi nous découvrons avec bonheur comment est fabriquée notre bière néozélandaise préférée. A la fin du tour guidé, nous nous retrouvons à déguster différentes bières tout en parlant du pays avec M., arrivée il y a peu. Les bons plans et conseils de voyageurs sont toujours bons à prendre et à donner.
La journée a été très chaude et ensoleillée mais la pluie est prévue dans la nuit aussi nous reprenons nos vieilles habitudes et louons une cabine. Cela nous fait bien plaisir mais finalement la tente, en plus d’être économique, n’est pas si inconfortable. Nos journées intenses nous épuisent et nous nous endormons maintenant très rapidement.
Hokitika & Franz Joseph Glacier – 29 janvier 2015
Ce matin nous partons de Greymouth pour nous rendre à Hokitika. Nous retrouvons M. au centre-ville puis partons faire une ballade sur la plage. Celle-ci est décorée depuis le week-end dernier de dizaines de sculptures en bois flotté, dont certaines sont très travaillées. J’en profite évidemment pour ramasser quelques beaux cailloux, dont peut-être même de la néphrite brute, « pounamou » en maori. Hokotika est la ville du jade par excellence.
Ici, les rues grouillent de boutiques et d’ateliers créant des bijoux pour les touristes venus du monde entier pour en acheter. Nous entrons dans le plus grand afin de visiter une petite exposition concernant la roche, ainsi que le travail des sculpteurs, que nous voyons justement à l’œuvre et qui sont ravis de nous initier à leur métier. Nous apprenons que le jade peut se retrouver en Nouvelle-Zélande (les sites sont tous sur la côte Ouest de l’Ile du Sud), en Australie, en Colombie Britanique et en Sibérie. La couleur et les incrustations diffèrent selon les lieux de provenance. Cette visite est extrêmement intéressante.
Nous partons ensuite à grande hâte vers la ville de Franz Joseph car finalement le temps sera meilleur aujourd’hui pour notre tour en hélicoptère. Pied au plancher, et agacés par les très longues minutes à attendre aux « one lane bridges » néozélandais qui sont tous en travaux en ce moment, nous arrivons juste à temps pour le départ.
Après avoir enfilé des pantalons (nous allons tous de même monter à 3000 m…) et écouté les explications nous indiquant comment ne pas se faire couper la tête par les palles, nous partons à pied en direction de notre carrosse. Nous sommes très excités ! Comme le tour n’est pas le moins cher de la compagnie, nous ne sommes que 4 dans l’hélicoptère, ce qui permet à chacun d’avoir une fenêtre. Je suis pour ma part complètement devant et me régale de pouvoir toucher des yeux les boutons de commande en plus de la vue. Alex, sur le côté gauche a une vue tout aussi imprenable. Le décollage se fait tout en douceur et finalement l’appareil est très stable ce qui ne donne vraiment l’impression de voler, si ce n’est que les arbres sont minuscules et que les montagnes s’étendent sous nos pieds.
Difficile de décrire la vue et nos émotions : magique, fabuleux, merveilleux, irréel… Nous sommes transportés dans tous les reportages que nous avions pu voir avant de partir et éprouvons l’étrange sensation de ne plus être « sur terre ». Et pourtant, c’est bien des sommets et glaciers terriens que nous survolons : Franz Joseph Glacier, Tasman Glacier, Mt Cook, Fox Glacier et bien d’autres. Le temps est bien dégagé et nous pouvons apercevoir tous les détails des roches et la pureté de la neige, changée en glace par endroits.
Le pilote n’hésite pas à s’approcher très près des parois, ce qui est troublant au début mais sensationnel une fois la frayeur passée. Seuls quelques nuages s’enroulent au plus haut du sommet du Mt Cook, que nous ne pouvons finalement pas survoler, mais cela rend l’instant féérique. Le pilote s’engage par moment dans les nuages mais repart bien vite car malgré l’aspect doux et cotonneux, les montagnes ne sont pas visibles du tout.
Cerise sur le gâteau, l’hélicoptère se pose en haut du Franz Joseph Glacier pour nous permettre de saisir son immensité et avoir un panorama incroyable sur les environs. Il ne fait pas si froid que ça et nous prenons plaisir à enfoncer nos pieds dans la neige qui recouvre la glace. Nous ne pouvons pas marcher bien loin sans guide car le sol est truffé de crevasses, que seuls les connaisseurs savent contourner. Nous redescendons ensuite vers le village, en nous approchons un peu plus près des côtes de la mer de Tasman, afin de pouvoir observer comment l’eau fondue se jette dedans.
Le tour devait durer 40 minutes et sans surprise nous avons l’impression qu’il n’a duré que quelques secondes. Nous aurions voulu rester là-haut des heures et des heures, mais nous nous contentons tout de même car nous avons passé un moment inoubliable.
Non rassasié par notre journée riche en découvertes et émotions, nous partons promener à Sentinel Rock, qui offre une très belle vue sur le terminal du glacier, que nous voyons maintenant depuis le sol. Un panneau explicatif nous apprend que depuis des décennies celui-ci recule et les dessins de l’évolution sont assez impressionnants à voir. Peut-être que d’ici quelques années il n’existera même plus. En même temps nous sommes dans une phase de réchauffement climatique (naturel) ce qui n’est pas très surprenant. Dommage, il faudra attendre des millénaires avant qu’il ne reprenne sa taille d’origine. Ou pas, qui sait ce qu’il peut arriver.
Nous reprenons ensuite la route pour nous rendre au village de Fox Glacier, beaucoup plus charmant que Franz Joseph et qui offre une vue imprenable sur le Mt Cook, versant Ouest. Nous apprenons par l’hôtesse du Holiday Park qu’une ballade dans le bush derrière la ville permet de voir des glow worms. Déçus de ne pas avoir eu le temps de voir ceux de Hokotika, nous y fonçons avec joie vers 23h. Et quelle bonne idée ! Le spectacle qu’ils proposent est absolument ahurissant. Nous en avions déjà vu dans les Abbey Caves, sur le plafond de la grotte, mais ici c’est différent puisqu’ils sont sur des rochers de part et d’autre du chemin. Comme pour Abbey Caves, ils forment des constellations lumineuses magnifiques. En plus de tout cela, les contours de la végétation dense et la musique maorie qui s’élève du village nous plonge dans un cadre absolument mystique.
Epuisés par notre journée très longue, nous nous endormons avec de merveilleux souvenirs plein la tête.
Fox Glacier – 30 janvier 2015
Ce matin nous partons du Holiday Park en direction de Fox Glacier. Une petite randonnée permet d’accéder à un beau point de vue cependant nous sommes déçus car très loin de l’immense terminal. Des barrières de sécurité ferme la zone pour des raisons de sécurité ou peut-être des raisons commerciales, mais ce qui est certain, c’est que nous ne pouvons pas nous en approcher plus sans guide.
Après tant d’efforts, nous refusons toutefois de manger devant une barrière et d’être encerclés par les nombreux touristes, aussi nous franchissons la ligne pour nous poser sur un gros rocher légèrement haut. De là, nous avons une vue d’ensemble bien plus large et sommes très tranquilles. Nous lunchons donc face au glacier et nous sommes bien contents du panorama. Nous redescendons ensuite pour suivre un autre sentier plus petit, accédant cette fois à un point de vue du glacier plus bas, depuis la rivière.
Nous retrouvons ensuite M. au lac Matheson et prenons le sentier qui en fait le tour. Le ciel est couvert mais il n’y a pas trop de vent aussi l’eau est très calme et la réflexion du Mt Cook est plutôt bonne. Ce que nous voyons est impressionnant et malgré les nuages accrochés aux sommets, les montagnes et leur reflet sont superbes.
En fin d’après-midi, nous partons en direction de Haast, dernière ville de la West Coast. En chemin nous nous arrêtons à Bruce Bay, près de la Jacobs River, pour chercher du jade. Nous ne savons pas trop à quoi il ressemble lorsque qu’il n’est pas poli et les sandflies nous attaquent littéralement par nuées aussi nous attrapons tout ce qui semble vert-gris (ça fait beaucoup de choix) puis courons bien vite se réfugier dans la voiture.
Nous ne pouvons toujours pas camper car il s’est mis à pleuvoir et Haast n’offre que peu de choix aussi nous nous retrouvons dans un backpacker. Voilà plus d’un mois que cela ne nous été pas arrivé, et cela ne nous avait pas manqué. Prochaine étape, la région des Southern Lakes.
Nelson Lakes National Park
Ce parc, qui date de 1956, s’étend sur 101 753 ha autour de deux lacs glaciaires vert émeraude enchâssés dans un cirque de montagnes luxuriantes : le lac Rotoiti et le la Rotoroa, plus isolé.
Ses sommets, dont le Mt Robert scrupuleusement protégé, s’élèvent à plus de 2200 m d’altitude.
Kahurangi National Park
Pour se représenter le Kahurangi Park, il faut imaginer une vaste étendue (450 000 hectares) et des paysages accidentés. Tussock, karsts, grottes spectaculaires, gorges naturelles et rivières sauvages composent le plus diversifié des 14 parcs nationaux et le second par la taille après le Fiordland National Park. Créé en 1996 il est également le plus récent et s’étend de la Golden Bay à la West Coast.
Cette réserve possède une flore unique avec près de 2400 espèces de plantes natives, dont 80% des plantes alpines et une cinquantaine d’espèces ne se développant qu’ici. Plus de la moitié des plantes endémiques du pays sont présentes sur ce territoire. Il abrite également une centaine d’espèces d’oiseaux, dont 18 natives comme le protégé Blue Duck et les menacés Great Spotted Kiwi et South Island Kaka. Le très rare powelliphanta évolue dans cet écosystème unique. C’est un escargot carnivore pouvant atteindre 10 cm de diamètre.
Le Kahurangi National Park est parcouru par plus de 570 km de sentiers et traversé par la Karamea River.
Karamea
La route vers Karamea est un cul-de-sac qui conduit au côté Ouest du Kahurangi National Park, une région magnifique et très peu fréquentée.
La présence maorie dans cette région n’a été qu’intermittente. Les premiers colons arrivent ici dans les années 1860 et sont à la recherche d’or. La colonie s’installe en 1874, après l’ouverture d’un port.
L’agriculture et l’exploitation du bois connaissent ici un rapide développement mais en 1929 un tremblement de terre détruit le port et coupe la route en deux.
Westport
Située à l’écart de la route principale et à l’embouchure de la Buller River, qui prend sa source dans le Nelson Lakes National Park et se jette dans la mer de Tasman, Wesport dégage un romantisme démodé typique des villes de province de l’Ouest sauvage.
La ville est créée en 1860, lorsque de l’or y est découvert. L’exploitation des mines continue jusqu’au début du 20ème siècle, puis le charbon prend la relève.
Centre administratif et commercial de la West Coast, elle compte près de 6000 habitants. Son économie repose principalement sur le charbon, l’agriculture et la scierie.
Le port, où charbon et ciment sont chargés à bord des bateaux, concentre l’essentiel de l’activité.
Punakaiki
Ce minuscule hameau constitue le point de départ des randonnées dans Paparoa National Park. C’est aussi qui commence la balade à travers les Pancake Rocks.
Avec 30 300 ha, le Paparoa National Park est l’un des plus petits du pays. Ses particularités géologiques et son microclimat subtropical en font un lieu hors du commun. Fondé en 1987, il est connu pour ses Pancakes Rocks.
Les Pancakes Rocks sont des roches calcaires qui, usées par le temps, le vent et les marées, ont pris la forme de pile de crêpes. A marée haute et par gros temps, c’est parmi ces rochers que la mer s’engouffre dans les « Blowholes », des trous d’où l’eau et l’écume jaillissent sous la pression des vagues.
Greymouth
Située au bord de la Grey River et de la mer de Tasman, Greymouth compte 13 500 habitants.
A l’époque où la région est un important foyer maori, la Grey River s’appelle « Mawhera ». Selon la légende des premiers Maoris de la tribu Tahu est l’endroit où les Tupuna (leurs ancêtres) libèrent vers la mer les eaux de pluie contenues dans le Cobden Gap. La rivière ainsi créée est la Mawhera qui décrit l’exploit des ancêtres.
Les premiers Européens visitent la région en 1846. La ville profite ensuite largement du boom de la découverte de l’or, qui dure jusqu’au début des années 20. Greymouth survécut à la fin de la ruée grâce à l’exploitation forestière.
Située au confluent de toutes les voies de communication, point central de la West Coast, elle joue aujourd’hui le rôle de capitale touristique.
En 1988, deux importantes inondations contraignent les habitants à ériger un mur énorme pour protéger la ville en l’encerclant. Le Great Wall of Greymouth offre aujourd’hui une belle balade au cours de laquelle les visiteurs peuvent voir l’endroit où la rivière rejoint la mer de Tasman en formant un dangereux banc de sable appelé Bar. Par mauvais temps, les bâteaux ne peuvent sortir à cause de celui-ci. Une statue en honneur de ceux qui aident les autres est érigée à l’extrémité du mur.
Le port abrite près de 50 bateaux de pêche gérés par 3 compagnies principales. La pêche rapporte près de 35 millions de dollars à la ville.
La ville n’est pas réputée pour être très ensoleillée.
Hokitika
Cette ville de près de 4000 habitants situé entre la mer de Tasman et la rive Nord de l’Hokitika River doit également on existence à la ruée vers l’or.
Elle est visitée pour la première fois en 1847 par les deux explorateurs de la région. Les premiers colons y arrivent en 1865.
A l’origine, Hokitika est un centre administratif et commercial qui répond aux besoins des chercheurs d’or travaillant dans l’arrière-pays. Son port dangereux est bondé de navires qui apportent toutes sortes de marchandises payées en or. En 1866 la ville compte plus de 6000 habitants.
Aujourd’hui elle est la capitale d’un grand district de 9000 habitants qui s’étend jusqu’à Haast au Sud et jusqu’à Otira à l’Est qui abritent les deux plus hauts lieux touristiques de la région : Franz Joseph Glacier et Fox Glacier. Son économie repose sur l’exploitation forestière, l’agriculture et l’artisanat réputé du travail de l’or et du jade.
La région des glaciers – Westland National Park
Fondé en 1960 et couvrant 117 600 ha, le Westland National Park abrite une grande diversité d’espèces animales et végétales. Sa richesse géographique est tout aussi importante, avec la mer de Tasman et ses plages dorées d’un côté, la chaîne des Alpes et ses sommets enneigés de l’autre et ses 60 glaciers dont les plus célèbres sont le Franz Josef et le Fox (encore plus de sandflies dans cette région !!!!). De tous les glaciers de ce type, les deux glaciers du Westland sont ceux dont les terminaux (les pieds du glacier) sont les plus bas au monde. En effet ces derniers se situent pratiquement au même niveau que la mer. Cette région offre des paysages époustouflants. Par temps dégagé les sommets aux neiges éternelles des montagnes environnantes se reflètent dans le lac Matheson. Cette région est considérée comme l’une des plus belles au monde et a été classée au patrimoine mondial par l’UNESCO.
Franz Josef
Il faut longer le lac Mapourika, puis après bien des virages et des kilomètres de routes quasiment désertes, la route arrive à Franz Joseph Glacier. Ce village de 320 habitants est situé sur la rive Nord de la Waiho River et à l’extrémité du Westland National Park.
Dans la mythologie maorie, le glacier est appelé « les larmes de la jeune fille des avalanches ». La légende raconte que Hine avait convaincu son fiancé Tane de l’accompagner pour une promenade en montagne, mais qu’il y trouva la mort.
Les dieux transformèrent alors en glace les larmes de la jeune fille en deuil.
Modeste hameau avant l’arrivée des touristes, Franz Josef est maintenant un village qui ne désemplit pas en raison du glacier du même nom qui se trouve à 5 km de là. Cet endroit est unique et la magie des contrastes assure un plaisir pour les lieux.
Une route non stabilisée de 6 km mène aux contreforts de la gigantesque langue de glace de 13 km de long et qui atteint par endroit 300m d’épaisseur.
Fox Glacier
Fox Glacier se trouve à 25 km de Franz Josef. Encore une fois ce nom désigne à la fois le glacier et le hameau de 300 habitants qui en est proche.
Un peu moins impressionnant que le Franz Josef, le Fox est plus large et plus long que celui-ci. Il prend sa source à plus de 2750 m d’altitude pour se terminer à 240 m au-dessus du niveau de la mer. L’épaisse masse, vieille de 14 000 ans, est très impressionnante lorsqu’on survole le glacier en hélicoptère, ou l’admire depuis son terminal. Celui-ci, avec ses 3 à 4 m de hauteur en impose vraiment. La langue de glace, dont le dénivelé approche les 3 000 m entre le Mt Tasman (3498m) et la vallée, est situé à seulement 3 km de la localité éponyme.
Nous nous trouvons à Motueka et ce pour une durée d’un mois environ. La raison de cet arrêt n’est autre que le travail, qui nous permettra pour la toute dernière fois d’économiser sur le sol néozélandais, dans le but de conclure sereinement notre voyage. Nous avons choisi cette région de l’Ile du Sud car il y fait bon vivre et qu’une fois les vacances de fin d’année passées, il n’y a pas grand monde. Nous sommes embauchés pour la période du 5 janvier au 5 février 2015 pour faire de l’éclaircissage dans les vergers de kiwis. Encore une fois le job n’est pas trépidant mais au moins nous sommes à l’extérieur, au soleil.
Nous sommes installés en colocation à 3 minutes de la plage, dans une grande maison bleue et entourée d’un vaste jardin luxuriant, rempli de nombreuses palmes et autres plantes endémiques. Notre propriétaire et colocataire, M., est Allemande d’origine mais réside en Nouvelle-Zélande depuis plus de 25 ans. La cohabitation se passe à merveille car nous partageons les mêmes centres d’intérêt, aimons écouter les mêmes musiques et nous retrouvons souvent autour d’une cigarette et d’un bon vin. Nous découvrons d’ailleurs avec plaisir que le pays peut produire de très bons crus, ce à quoi nous n’étions pas habitués.
Notre départ est finalement programmé pour le lundi 26 janvier. Fatigués des jobs ingrats, nous sommes infiniment heureux de reprendre la route. Nous décidons de prendre un mois pour visiter l’Ile du Sud puis nous remontrons tranquillement vers Auckland. Prochaine étape donc : la côte Ouest sauvage. Eté oblige, le temps est radieux et très chaud aussi nous avons aménagé la voiture afin de pouvoir dormir dedans pour économiser sur les backpackers et pour être totalement libres de voyager comme il nous convient.
Motueka – 2 janvier 2015
Après un réveillon plutôt calme passé entre colocs’ à boire du mousseux et partager nos expériences, nous commençons la nouvelle année de façon bien plus agitée. Aujourd’hui, direction le Nord afin de profiter du parc national d’Abel Tasman, en mer et sur terre.
Nous louons un double kayak pour la journée et une fois les explications terminées, nous sommes lancés sur l’eau depuis Marahau pour nous rendre dans la Bay d’Anchorage, à environ 12 km de là.
C’est une grande première pour nous, amateurs de kayac de rivière, de se retrouver en plein milieu de l’océan.
Au milieu est quelque peu exagéré, car nous restons tout de même à proximité du littoral afin de pouvoir justement apprécier ses merveilles, tout en s’amusant avec nos pagaies. Le temps est idéal : un temps très ensoleillé, une petite bise rafraichissante et une mer très calme. Nous croisons toutes sortes d’animaux marins, des imposantes otaries étendues sur leurs rochers, aux méduses agiles sous la surface de l’eau, en passant par les mouettes et autres cormorans étirant leurs ailes pour les faire sécher au soleil.
Pour le lunch nous trouvons une petite crique isolée et nous arrêtons sur la plage déserte. Nous avons beaucoup de chance (ou de flair) car pour l’instant nous n’avons croisé que des plages bondées de touristes, le lieu étant très populaire. Nous mangeons donc tranquillement dans ce petit havre de paix, entourés de cormorans. Pour la digestion, rien de tel que de tremper nos pieds dans l’eau légèrement fraîche et serpenter le long des rochers pointus (aïe). Finalement nous ne pouvons résister et plongeons la tête la première dans le Pacifique… Enfin ! Ensuite, nous enfourchons à nouveau notre kayak, non sans encombres, la marée s’étant retirée entre temps. Après un passage en mer un peu plus haute, où les vagues sont cette fois très impressionnantes, nous pagayons jusqu’à Torrent Bay puis revenons en arrière pour poser le kayak sur le sable d’Anchorage.
Le temps de se sécher et de changer de chaussures, nous voilà repartis en sens inverse, en direction de Marahau, mais cette fois-ci à pied. Les 12 km de marche se font sans trop de difficultés et même si le temps semble parfois long (4h tout de même), le décor est superbe. Le sentier zigzague entre lieux secs recouverts de tea tree et bois luxuriants gorgés de fougères et autres palmes. La couverture végétale laisse passer au-dessus de nous de fins rayons de soleil et sur le côté, en direction du rivage, les feuillages nous autorisent à entrevoir des morceaux d’océan azur. Pour parfaire le tableau, le parc est rempli de cigales qui craquettent à tout rompre.
En rentrant, nous ne sentons plus nos pieds, nos fessiers sont douloureux et nos bras brulants de coups de soleil mais cela n’est rien comparé à la splendide journée que nous avons passé.
Motueka – 30 décembre 2014
Nous voici aujourd’hui de retour à Motueka, prêts à profiter de notre dernière semaine de vacances au soleil.
Nous partons de Takaka en toute fin de matinée et après moins d’une heure de trajet, nous retrouvons la Tasman Bay plutôt ensoleillée. Nous savourons notre lunch face au célèbre Split Apple Rock, qui est une formation géologique très populaire. Composé de granite, ce grand rocher arbore la forme d’une pomme tranchée en deux. Tout proche de la côte (50 m), il se situe entre les villages de Kaiteriteri et Marahau, au Nord de Motueka.
Après cela, nous gagnons notre nouvelle colocation, où nous sommes accueillis royalement par M., propriétaire des lieux. La voiture est déchargée en moins de 5 minutes et très vite nous nous installons dans nos nouveaux appartements. La maison est assez grande et se compose de plusieurs niveaux, ce qui n’est pas courant en Nouvelle-Zélande. Nous partageons la cuisine et la salle de bain et avons deux pièces rien que pour nous, dans lesquelles nous aménageons une chambre et un petit salon. Nous savourons l’instant! Cela nous fait beaucoup de bien d’être enfin posés dans un endroit calme et serein, dans lequel nous savons que nous resterons plus de 3 jours. En trois mots, nous sommes enfin « à la maison ».
Noël à Motueka
A Motueka il fait beau, il fait chaud et nous sommes heureux de pouvoir annoncer que nous avons trouvé du travail et une colocation ! Ainsi nous sommes en vacances jusqu’au 5 janvier, puis nous attaquerons un mois dans les vergers pour faire de l’éclaircissage de kiwis jusqu’à la première semaine de février. Tout se déroule donc comme nous l’espérions et nous sommes très contents.
Il y a peu nous avons visité la grande ville toute proche de Nelson, où nous sommes entrés dans la boutique de Jens Hansen, le bijoutier qui a créé l’Anneau Unique. A l’intérieur, nous avons pu admirer plusieurs dizaines d’Anneaux « Uniques » différents, d’autres anneaux créés pour le film du Seigneur des Anneaux et surtout le grand prototype ayant été utilisé pour les plans rapprochés. Très surprenant !
Nous avons également visité la grande cathédrale qui exposait plusieurs sapins joliment ornés. Cela nous a permis de ressentir un peu mieux l’esprit de noël car il faut dire qu’ici la neige et les décorations ne sont pas au rendez-vous. Et oui, en été il fait chaud et la nuit tombe tard donc l’occasion d’illuminer les rues et les maisons se présente moins. De plus, lorsque la nuit est tombée la plupart des Kiwis sont déjà endormis donc ils ne peuvent pas profiter des lumières extérieures.
Nous passons l’après-midi du 24 décembre dans le parc national d’Abel Tasman (le plus petit du pays), où nous marchons dans une grande forêt peuplée d’immenses hêtres dont les racines sont recouvertes de mousse bien verte. Le sentier nous conduit ensuite parmi des centaines de blocs de marbre aux formes arrondies toutes plus étranges les unes que les autres. Le lieu est vraiment très féérique et nous nous attendons à tout instant à voir sortir des fougères un elfe ou autre habitant de la Terre du Milieu.
Certaines scènes du Seigneur des Anneaux ou encore du Hobbit ont d’ailleurs été tournées dans les environs. Nous finissons par aboutir à la fin du sentier qui se trouve être un gigantesque trou naturel de 176 m de profondeur. C’est extraordinaire ce que la nature est capable de créer.
Nous repartons ensuite en direction de la plage de Little Kaiteriteri pour nous délecter de notre diner de réveillon, très frugal en comparaison de ceux de nos précédentes années. Le repas est simple mais le cadre est simplement superbe ! Ainsi, face à l’océan, nous attendons le soleil disparaitre dans un ciel qui nous offre de belles couleurs pastel. Noël sur la plage c’est très insolite, et bien que la famille nous manque (la bûche aussi d’ailleurs), c’est aussi très agréable d’être tous les deux réunis et baignés de chaleur estivale.
Dès vendredi nous reprendrons la route pour nous diriger en plein cœur de la Golden Bay, à Takaka. Au programme balades et plages dans le lieu le plus ensoleillé et tranquille de Nouvelle-Zélande.
Motueka – 20 décembre 2014
Aujourd’hui nous quittons Picton pour nous rendre à Motueka, porte d’entrée dans le parc d’Abel Tasman.
Pour nous y rendre nous empruntons la route pittoresque de Queen Charlotte, qui serpente le long des vallées submergées du Marlborough. Le temps n’est pas idéal, pourtant cela apporte un charme indéniable au décor. Une fois passés les Sounds, de vastes forêts de pins s’étendent sur de petites montagnes et le brouillard qui s’est installé rend l’atmosphère mystique.
Après un bref passage dans la « Capitale de la Moule », Havelock, nous nous arrêtons au niveau du Pelorus Bridge, où certaines scènes du Hobbit ont été tournées. Nous arrivons finalement au backpacker en début d’après-midi et nous installons dans notre petite chambre avec l’espoir de nous connecter à Internet. Depuis un mois nous avons beaucoup de mal à nous connecter et c’est avec bonheur que nous y accédons enfin. Cela peut paraître étrange, mais en voyage c’est toujours réconfortant de pouvoir rester un peu connectés avec le monde.
En ce qui concerne le travail nous sommes un peu soucieux de ne pas pouvoir travailler immédiatement car la personne à la réception nous a clairement dit qu’en période de fêtes les embauches étaient plutôt restreintes. Toutefois nous ne baisserons pas les bras et sommes bien décidés à nous lever de bonne heure lundi matin pour aller toquer aux portes, ou plutôt aux vergers. En tous cas la pluie est toujours prévue pour demain donc pour nous ça sera détente à l’intérieur. Alex espère quand même un rayon de soleil dans l’après-midi car l’envie de plonger dans l’océan est de plus en plus grande.
Havelock
Ce petit village de 400 habitants est en plein essor touristique grâce aux Sounds et grâce à son titre de capitale mondiale de la moule, « Green Shell ».
Havelock est situé au bord du Pelorus Sound, le moins touristique car le plus isolé de tous.
Fondé en 1857, ce petit village prend son essor grâce à la découverte d’or en 1864.
La marina abrite l’usine Sandford depuis 1980, leader dans la production de moules. La récolte se fait lorsque le coquillage atteint sa maturité, après 18 mois. L’exportation est mondiale mais principalement tournée vers le Japon et les Etats-Unis.
Nelson
Situé au Nord de l’Ile du Sud dans la Tasman Bay, Nelson est la capitale de la Nelson Province. Le grand Nelson compte environs 60 000 habitants. Cette région avec ses parcs nationaux, ses plages magnifiques et son climat très tempéré et ensoleillé est une destination touristique très appréciée.
Les conditions climatiques particulièrement favorables expliquent que les lieux soient peuplés de nombreuses tribus maories luttant pour ces terres et se sont deux puissantes tribus de l’Ile du Nord qui parviennent à assurer leur domination quelques vingt ans avant l’arrivée des Européens.
Ces derniers arrivent en 1841 avec la New Zealand Company, qui souhaite transplanter ici un morceau d’Angleterre et recréer un endroit au style « british ». En 1842 près de 3000 colons sont déjà dénombrés. L’économie basée sur l’agriculture provoque l’accroissement du besoin en terres et les colons s’emparent petit à petit de celles qui appartiennent aux Maoris, notamment dans la Wairau Valley. Cette situation est à l’origine du Wairau Affray de juin 1843 au cours duquel de nombreuses vies sont prises des deux côtés. L’affaire ralentit sérieusement le développement de la région jusqu’à la découverte d’or vers Collingwood en 1887.
Par la suite et grâce au climat, la région développe une agriculture performante, surtout autour de Nelson (fruits, légumes, tabac). Aujourd’hui les cultures bio sont en pleine essor et sont très demandées. Nelson est également réputée pour ses produits de la mer. Son port est très actif puisqu’il exporte plus de 340 000 tonnes de bois brut, 270 000 tonnes de bois transformé et 276 000 tonnes de fruits par an.
La ville offre une très large gamme d’activités à pratiquer à la mer, à la montagne et bien sûr dans les trois parcs nationaux de la région.
Motueka
Située dans une plaine fertile, cette ville de 6000 habitants vit principalement grâce aux ressources des économies fruitière et laitière.
C’est aussi un haut lieu de production de tabac et de houblon. La région bénéficie d’un climat bien ensoleillé favorable à ces cultures.
Le nom de Motueka provient de « motu » (bosquet en maori) et « weka ».
Plusieurs sites maoris sont encore visibles. La fertilité de ces terres amène de nombreux colons à quitter Nelson pour s’établir dans la région et y fonder la ville actuelle en 1842. Aujourd’hui Motueka est une terre d’accueil pour les artistes et les artisans qui y sont installés en très grand nombre.
En été la ville est très animée (20 000 personnes) et assez peu fréquentée en hiver.
Porte d’entrée des Parcs Nationaux d’Abel Tasman et de Kahurangi, célèbres pour leurs randonnées, Motueka satisfait les visiteurs de passage mais aussi les travailleurs saisonniers.
Abel Tasman National Park
Le parc national d’Abel Tasman est situé sur la pointe Nord-Ouest de l’Ile du Sud. Il est le plus petit des parcs nationaux du pays, avec seulement 23 000 ha de superficie. Il est fondé en 1942, exactement 300 ans après la découverte de la Nouvelle-Zélande par l’explorateur Abel Tasman, premier Européen à voir ce territoire.
Il est délimité au Nord par la Golden Bay et au Sud par la Tasman Bay, dont Motueka, ville principale, se situe à 20 km.
Son littoral, qui s’étend sur environ 70 km, est un véritable paradis côtier composé de plages dorées, de paisibles lagons, d’eaux turquoise et de vastes forêts qui s’étirent sur les collines en arrière-plan. Il est la demeure de nombreuses espèces natives tels les arbres harakeke ou nikau palm, et les oiseaux kereru (gros pigeon des bois natif), bell bird, tui ou pukeko.
Il peut être entièrement traversé en 3 à 5 jours grâce à l’Abel Tasman Coast Track qui longe toute la côte. C’est l’une des Great Walk de Nouvelle-Zélande, très prisée des randonneurs.
La West Coast, souvent appelée Wetland, est une étroite bande de terre située entre les eaux tumultueuses de la mer de Tasman et la chaîne montagneuse des Alpes du Sud. Elle débute au Nord à Karamea, pour descendre 600 km au Sud jusqu’au Haast Past. Sa beauté réside dans sa très grande diversité de paysages sauvages : Rainforest, plages jonchées de bois mort, montagnes enneigées et glaciers juste à quelques dizaine des kilomètres de la mer. La région, peu fréquentée et méconnue des Néozélandais eux-mêmes, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
C’est la région la moins peuplée du pays, avec seulement 35 000 habitants. Cela s’explique sûrement par son climat peu engageant, avec près de 170 jours de pluie par an. La géographie des lieux explique pour beaucoup ces conditions climatiques difficiles, puisque les nuages venant de l’Ouest restent bloqués par les chaînes de montagnes.
La West Coast est un lieu incontournable pour les Maoris en quête de jade, car elle est riche en pierres de jade qui servent d’ornements et d’armes. Cependant, à l’arrivée des Européens, le nombre de Maoris habitant la région de façon permanente est inférieure à 100 individus. En effet, les Maoris ne vivent pas sur cette côte au climat peu favorable, mais viennent chercher la jade avant de retourner dans des régions plus clémentes. Les deux navigateurs Abel Tasman et James Cook approchent la côte sans y accoster en raison de sa relative inaccessibilité.
La région est explorée pour la première fois par des Européens en 1846. Vers 1860 on y trouve de l’or et des mineurs arrivent en masse en provenance des terres aurifères déjà saturées comme l’Otago. Ils sont suivis par de nombreux colons venant d’Australie, eux aussi attirés par le métal jaune.
Aujourd’hui l’économie est basée sur l’exploitation forestière et l’élevage laitier.