Auteur/autrice : admin

  • Christchurch & Canterbury’s Coast

    Akaroa – 16 février 2015

    Aujourd’hui le réveil en tente est très agréable car la nuit a été plus chaude que les précédentes. Bien reposés, nous consacrerons notre journée à la visite de la ville et des collines de la Banks Peninsula qui l’entourent.

    Akaroa est une ville de bord de mer très mignonne. Le site est flanqué sur une grande baie et depuis le port, nous pouvons apercevoir d’autres petits villages nichés sur les rives du « harbour », les eaux intérieures de la péninsule. Celle-ci est en fait le vestige de trois cratères volcaniques qui une fois éteints, ont été envahis par les eaux pour finalement se rattacher à la Nouvelle-Zélande.

    Quant à la ville même d’Akaroa, il est dit qu’elle est la plus française de toutes les villes néozélandaises car un capitaine de baleinier avait entrepris de coloniser les lieux en 1840 en achetant des parcelles aux Maoris. Finalement, à l’arrivée des immigrés français, les Britanniques avait déjà repris possession des terres, suite à la signature du Traité de Waitangi. A quelques mois près, la Nouvelle-Zélande aurait pu être française…Dommage. Le caractère français de la ville n’est toutefois pas très évident, si ce n’est dans le nom des rues et de certaines boutiques, ou encore dans les spécialités servies dans les bars et restaurants. Alex mange d’ailleurs des moules marinières avec des frites pour la première fois en Nouvelle-Zélande, ce qui le ravit. Les moules ici sont énormes et ont une coquille verte. Très appréciées des Néozélandais, la marinade qui les accompagne habituellement n’est pas très alléchante (crème et chili) aussi, la dégustation à Akaroa, seule ville où la marinade au vin blanc est proposée, était prévue depuis un moment.

    Une fois le petit musée retraçant l’histoire de la péninsule visité et le lunch englouti, nous partons en direction du « country », c’est-à-dire des collines environnantes. Ainsi, tout l’après-midi nous marchons en pleine nature, entourés d’une agréable odeur d’herbe sèche, de sève chaude et de fleurs des champs qui nous titille les narines. Nous ne pensions pas marcher très longtemps mais finalement nous finissons la ballade après 7 ou 8 km de montées et descentes à travers prés et forêts.

    Fatigués, nous sommes tout de même récompensés par la vue magnifique sur la péninsule et l’eau scintillante de l’océan. Actuellement la zone est en période de sécheresse et cela se voit dans le paysage. Les hautes collines dorées et parsemées de grands résineux que nous voyons aujourd’hui sont en temps normal absolument verdoyantes.

    Nous rentrons en début de soirée complétement épuisés et totalement prêts à passer une bonne nuit de sommeil.

    Christchurch – 17, 18 et 19 février 2015

    Aujourd’hui nous partons d’Akaroa pour rejoindre deux amis voyageurs rencontrés dans le Northland, E. et N. Les deux travaillent actuellement à Christchurch, tristement célèbre pour le tragique évènement survenu en février 2011.

    La première partie que nous traversons ne présente aucune trace du tremblement de terre mais plus nous approchons du centre-ville, plus les chantiers de construction (routes et bâtiments) sont présents. La catastrophe a touché principalement le centre, ce qui a eu pour conséquence l’extension de la ville en périphérie. En vérité, l’étendue de Christchurch est impressionnante. La ville nous parait même plus longue et largue que Wellington, la capitale.

    Nous arrivons en tout début d’après-midi et après un déjeuner sur le pouce dans le grand parc central, nous nous dirigeons vers le musée. Plutôt grand et très intéressant, nous y restons pratiquement jusqu’à l’heure de fermeture. Notre seule déception concerne la partie sur le Canterbury lui-même, qui est très pauvre et vraiment mal présentée (ici ils définissent le poêle a bois « chauffage sale » et la pompe à chaleur «  chauffage propre »).

    Une fois notre visite terminée, nous retrouvons E. qui nous accueille chez elle royalement, ainsi que son colocataire et N. Cela fait bien plaisir de se raconter nos péripéties respectives et de râler un peu sur tout ce qui nous contrarie en Nouvelle-Zélande. Le coloc Kiwi est quant à lui très sympathique. Nous buvons du cidre et des bières, rions, « débattons », bref nous passons une bonne soirée.

    Le lendemain matin nous faisons une grasse matinée des plus agréables. Le lit est très confortable, la chaleur d’été relaxante et il n’y a aucun bruit autour de nous. Un pur régal. Après tous ces jours sur la route à camper et dormir dans des cabines minuscules, qu’il est plaisant de pouvoir trainer dans une maison avec jardin. Le temps de se préparer et de manger, puis nous sommes en partance pour le centre-ville dès le début d’après-midi.

    La veille, nous n’avions en fait vu qu’une infime partie des dégâts causés par le tremblement de terre et aujourd’hui, nous prenons vraiment conscience de l’ampleur de la catastrophe. Cela fait tout de même 4 ans que le tremblement de terre est survenu, mais les rues de Christchurch sont encore dans un triste état. D’ailleurs, malgré le temps superbe, il est très difficile de l’oublier.

    C’est très étrange. De partout des buildings en construction, des maisons soutenues par des échafaudages, des immenses terrains vagues dont certains arborent encore des tas de briques et de nombreux édifices encore en ruines. Dans certains cas, le bâtiment a quasiment été scindé en deux, aussi, nous avons une coupe parfaite : structure extérieure/aménagement intérieur. Nous croisons un ancien cinéma dans cet état-là, avec encore une partie des rangées de sièges en place, mais à ciel ouvert. Cela fait froid dans le dos. Les beaux bâtiments en pierre du 20ème s complétement dévastés font également peine à voir, comme l’ancienne cathédrale, dont le toit déchiré pend encore dans le vide.

    Nous finissons la visite par le quartier du musée et des jardins botaniques que nous connaissons déjà. Après une glace délicieuse pour accompagner notre pause à l’ombre, nous partons retrouver E. et N. pour passer la soirée ensemble. Nous filons dans le centre pour découvrir le fameux « pneumatic bar ». La déco est plutôt amusante puisque de long tubes en plexiglass courent sur le plafond et les murs mais nous nous attendions à bien plus. Seule la nourriture est servie dans des capsules qui traversent à toute bringue la salle pour atterrir sur la table après un coup de cloche retentissant. Le principe est génial mais beaucoup plus d’efforts pourraient être mis en œuvre pour rendre le lieu plus attrayant. Finalement les prix sont tellement élevés que nous allons manger chez N. tout en finissant de nous raconter nos aventures. Encore une fois nous passons un très bon moment et nous sommes finalement bien contents de nous être laissés convaincre de venir à Christchurch.

    Le jour du départ, nous trainons encore un peu « à la maison » puis nous partons dans l’après-midi pour continuer notre road trip en direction d’Arthur’s Pass. Nous faisons encore un petit tour dans le centre-ville et visitons deux lieux importants depuis le tremblement de terre de février 2011 : la cathédrale de carton et les boutiques containers. Le tremblement de terre a été un évènement tragique pour Christchurch mais je suis un peu dérangée par le fait que les habitants bâtissent le nouveau caractère de la ville sur celui-ci.

    En tous cas c’est un peu ce que nous avons ressenti en nous baladant.

    Kaikoura – 21 février 2015

    Aujourd’hui nous ne traînons pas à fuir du camping de Goose Bay car l’odeur d’algues se desséchant au soleil est très désagréable.

    En 15 minutes nous arrivons à Kaikoura et descendons au Vistor Centre afin de récupérer les habituelles informations et cartes de route.

    Nous n’avions finalement pas prévu de faire une excursion pour voir des cachalots mais nous nous laissons tenter par un prix plutôt attractif : une virée en avion pour le même prix qu’un tour en bateau blindé de touristes. De haut, la vue est meilleure et surtout c’est bien plus excitant d’être en l’air que sur mer. Nous réservons pour 16h30 et comme il n’est pas encore midi nous avons tout le temps de découvrir le village ainsi que la péninsule.

    Après un café en terrasse, nous partons à Kean Point poser la voiture puis nous suivons à pied le chemin qui nous conduira à Whalers Bay. Le sentier grimpe d’abord sur la falaise et le point de vue nous offre un magnifique panorama à 360° sur toute la péninsule. L’océan est très calme aujourd’hui et son eau plate nous laisse entrevoir les fonds marins d’un bleu profond. Nous longeons ensuite la côte en suivant le bord des falaises. Le temps est radieux, un peu trop chaud mais nous adorons ça et la vue est toujours magnifique. Arrivés au-dessus de Whalers Bay, à l’Est de la péninsule, nous lunchons puis descendons sur le rivage pour retourner à notre point de départ mais cette fois-ci par la plage. La marée est basse aussi nous pouvons aisément nous déplacer sur les rochers habituellement recouverts par l’océan. Des petits coquillages ont pris racine un peu partout et l’horizon est composé de la faune marine habituelle : mouettes, oysters catchers et otaries jouant dans les vagues. La ballade est très agréable.

    La visite des environ a finalement été rapide et nous arrivons avec presque une heure d’avance à l’aéroclub de Kaikoura. Nous trouvons les pilotes en train de lustrer leurs coucous et nous apprenons de notre conducteur que du brouillard recouvre actuellement la surface de l’eau, rendant impossible l’observation des cachalots. Nous décidons d’attendre à l’ombre jusqu’à 17h et d’aviser après si la situation ne s’arrange pas.

    Après 10 minutes et contre toute attente, le pilote revient en courant pour nous dire qu’il a intercepté une conversation radio entre bateaux : deux cachalots ont fait surface aussi nous devons nous dépêcher de sauter dans l’avion et partir. Après la pesée et un briefing ultra rapide sur comment sortir de l’avion en cas de crash, nous décollons à toute bringue. Je n’ai même pas le temps de penser à avoir peur tellement cela se fait vite.

    En deux temps trois mouvements nous sommes en l’air et retrouvons l’agréable sensation de flotter, comme lors de notre tour en hélicoptère. Même si le paysage ne se compose que de l’océan infini, la vue est à couper le souffle. Comme j’étais devant pour l’hélicoptère, cette fois-ci c’est Alex qui prend place juste à côté du pilote, devant les commandes. Il est bien entendu ravi.

    Nous tournons 10 minutes mais comme il n’y a pas de trace des cachalots, le pilote nous propose de retourner à terre et de réessayer plus tard, ou de nous initier au pilotage de l’avion. Alex est très tenté de prendre les commandes (il y a deux manches aussi le pilote contrôlerait tout de même un peu l’appareil… évidemment), mais comme nous sommes venus à la base pour voir des cachalots, nous décidons de retourner au sol.

    Pas le temps de dire ouf que nous sommes déjà posés. La ballade a été rapide mais la sensation excellente. Le brouillard s’est dissipé mais si les cachalots ne daignent pas se monter, le pilote nous confie que nous ne pourrons pas repartir. Point positif et assez invraisemblable pour la Nouvelle-Zélande, nous ne paierons rien du tout si nous ne repartons pas et les 10 minutes passées en l’air ne seront pas comptées. Un peu déçus de ne pas être sûrs de repartir (maintenant que nous y avons goûté nous en revoulons), nous sommes tout de même très heureux d’avoir faire un premier vol, même rapide, juste pour la forme. Nous attendons ensuite patiemment devant le bâtiment en jouant aux « Aventuriers du Rail » (version cartes), ce qui amuse beaucoup les pilotes. Un couple d’Allemands arrive ensuite et nous apprenons que si nous repartons ils seront avec nous dans un avion plus gros (6 places au lieu de 4, donc pas si gros que ça non plus). Finalement, un peu avant 17h un autre pilote nous informe que nous allons partir et tenter notre chance.

    Le nouveau pilote ainsi que le premier à qui nous avions eu à faire montent à l’avant, puis Alex et moi au milieu et pour finir le couple d’Allemands à l’arrière. Chacun une fenêtre, nous pouvons jouir de la vue à notre aise. Le départ est moins rapide que précédemment mais la montée dans les airs, comme tout à l’heure se fait tout en douceur.

    Nous survolons l’océan pendant près de 20 minutes sans rien voir, chacun priant les cachalots de se montrer et lorsque le pilote s’apprête à repartir vers la base, il s’écrit soudainement « whale ! whale ! », puis fonce à toute allure vers l’Est. C’est qu’il a l’œil, car personne d’autre ne l’avait repéré. Il faut dire qu’à 100 m au-dessus du sol et n’en ayant jamais vu auparavant, il nous est difficile de les trouver. Notre sourire s’accroche à nos oreilles et pendant 10 minutes nous tournoyons autour de l’énorme animal (pouvant faire jusqu’à 6 tonnes) reprenant de l’air avant de repartir à la pêche dans les profondeurs.

    Même si nous sommes un peu loin, nous l’apercevons bien et devinons ses formes. Le spectacle est simplement génial. Plus l’avion fait des cercles autour de lui (il crache de l’eau mais reste tout à fait immobile), plus nous nous rapprochons et parvenons à bien l’observer. Le temps passe très vite et après peut-être une centaine de tours (12 minutes exactement), les pilotes s’écrient qu’il va repartir et qu’il faut que nous soyons attentifs à sa redescente.

    Effectivement, au moment de plonger, le cachalot sort sa queue colossale et d’un claquement sur l’eau repart dans les abysses. Absolument magique. Nous rentrons à la base tous heureux en survolant la péninsule, Kaikoura et pour finir les grands champs au-delà de la ville.

    Une fois sur terre, le sourire est toujours sur nos visages et c’est absolument enchantés que nous poursuivons notre route. Prochaine et dernière étape avant le retour sur l’Ile du Nord : Blenheim.


    Banks Peninsula

    Formée par l’éruption de 3 volcans, cette superbe péninsule abrite aujourd’hui les villages de Lyttelton, de Harbour et d’Akaroa.

    En 1770 elle est découverte par le capitaine Cook qui lui donne le nom du botaniste Banks. A cette époque, la péninsule est occupée par la tribu Ngai Tahu qui s’y fait déloger par celle de Te Rauparaha en 1831.
    Au début des années 1830, la côte est très prisée des chasseurs de baleines. Anglais et Français occupent alors la péninsule à une année d’intervalle.

    Akaroa

    Attraction principale de la péninsule de Banks, Akaroa signifiant « le long port » en maori, est un petit coin de France en terre néozélandaise. Situé sur les bords de la French Bay, ce très joli village abrite 650 habitants.

    En 1838 Jean Langlois, capitaine d’un baleinier, négocie l’achat de 30 000 acres de terre sur la péninsule avec les Maoris. A son retour en France, il fonde la Compagnie Nanto-Bordelaise dans le but de coloniser la Nouvelle-Zélande et rassemble 57 migrants. Tous quittent la France pour s’y rendre à bord du « Comte de Paris » et accompagnés par le navire de guerre « l’Aube ».

    En arrivant dans la Bay of Island, ils prennent connaissance du traité de Waitangi et découvrent ainsi que la Nouvelle-Zélande est désormais sous la souveraineté britannique. Le HMS Britomart est immédiatement envoyé pour ériger le drapeau britannique à Akaroa. Lorsque les français y arrivent en 1840, l’Union Jack flotte déjà sur le village. La dispute pour la possession de ces terres dure longtemps et finalement la compagnie française doit les revendre à sa concurrente britannique. Malgré la défaite, quelques Français décident de rester à Akaroa.

    Le village garde des traces visibles de cette présence française. Aujourd’hui, la ville s’enorgueillit de ce passé empreint de « french touch » et quelques drapeaux tricolores flottent de-ci de-là.

    Christchurch

    Située au bord des Canterbury Plains, Christchurch est le troisième pôle urbain de Nouvelle-Zélande et le premier de l’Ile du Sud dont elle est le centre commercial et administratif.

    En 1840, ce sont des Ecossais, les frères Dean, qui s’établissent sur le site de la future colonie anglicane. Bientôt, leurs rangs grossissant, ils deviennent prospères et exportent même leur production laitière vers Wellington et Sydney. L’essor de la colonie est favorisé par la Canterbury Association qui organise des transports d’émigrants en 1850.

    Planifiée dès 1848, Christchurch doit recréer une société anglaise « idéale », sans pauvreté, utopie qui doit être rapidement abandonnée face à la dure réalité de la vie coloniale.
    La ville prospère et devient le centre économique des Canterbury Plains, notamment grâce à l’important potentiel agricole de la région. De nos jours encore, l’agriculture et plus particulièrement l’élevage ovin, est la base de l’économie locale qui s’appuie également sur l’industrie lourde et chimique.

    Christchurch est desservie par le train, l’avion et son port. Fondé par la Canterbury Association, elle est connue comme la ville la plus anglaise hors d’Angleterre, avec ses nombreux parcs et jardins et ses bâtiments de style néogothique.

    Avec le plus faible tôt de précipitations de toute la Nouvelle-Zélande, elle supporte de grandes variations de températures, ce qui n’arrange pas le fort taux de pollution déjà existant.

    En février 2011 un puissant séisme frappe la ville, faisant 1 mort et provoquant l’effondrement de plusieurs bâtiments dans le centre-ville. De très nombreux édifices historiques, dont la cathédrale, sont partiellement ou totalement détruits.
    La série de séismes (plus de 7000 entre 2010 et 2011), à la fois mortels et destructeur, marquera profondément les néo-zélandais.

    Kaikoura

    Cette petite ville d’environ 4000 habitants, située en bord de mer et aux pieds des montagnes, est un lieu d’exception.

    Ce site détient une valeur particulièrement importante dans la mythologie maorie. C’est en effet ici que Maui pose le pied pour garder son équilibre lorsqu’il pêche l’Ile du Nord. Pour pêcher ce « gros poisson », il utilise la mâchoire de sa grand-mère. Au 11ème s, les Maoris sont très présents dans cette région et s’adonnent principalement à la chasse au moa. Des vestiges de pa fortifiés sont encore visibles autour de la ville.

    Bien que la terre soit propice aux cultures, la pêche est encore fortement ancrée et la mer constitue la principale source d’activité locale.
    Le tourisme est aujourd’hui axé principalement sur l’observation des cachalots, des dauphins et des baleines car le site est très réputé pour la diversité de sa faune marine.

    En aucun autre endroit en effet les cachalots, les baleines à bosse et les dauphins ne s’approche autant de la côte. A partir de 2000 m de profondeur, le sperm whale (cachalot) se sent comme un poisson dans l’eau et il se trouve que les fonds marins au-delà du port de Kaikoura font cette profondeur.

    La région est aussi renommée pour ses langoustes qui sont d’ailleurs à l’origine du nom de la ville. « Kaikoura » signifie en maori « l’endroit où l’on mange des langoustes ». Sur les cinquante kilomètres de côte qui remontent jusqu’à Blenheim, la langouste (= crayfish) s’achète dans d’innombrables baraques.

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    Akaroa

    Christchurch’s Museum

    Christchurch

    Kaikoura

  • Edoras

    Prenant sa source dans les spectaculaire Alpes du Sud, le fleuve Rangitata est créée par la fonte des neiges et serpente dans une vaste vallée entourée de majestueuses montagnes. Dans ce bassin, d’anciens glaciers ont formé de grands promontoires rocheux. Un de ces derniers, le Mt Sunday, a été utilisé pour recréer Edoras, capitale du Rohan, où se poste Meduseld, la demeure de Théoden roi du Rohan.

    L’un des décors les plus élaborés du Seigneur des Anneaux est celui d’Edoras : il a été créé en 11 mois.

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    Edoras

  • Les Champs du Pelennor

    Les Champs du Pelennor – Twizel

    La plus longue scène de bataille filmée dans la trilogie du Seigneur des Anneaux est celle des Champs du Pelennor.

    Le territoire autour de Twizel offre les ingrédients parfaits : une chaine de montagnes enneigées, des plaines d’herbes sèches et un emplacement isolé.

    Les Champs du Pelennor – Paekakariki

    Pour un réalisateur, il est possible de filmer différents lieux pour une même scène puis de les combiner ensemble. Cela a été le cas pour la Bataille des Champs du Pelennor dans « Le Retour du Roi ». Bien que tous les plans larges pour la bataille ont été filmés dans le Centre de l’Ile du Sud, un grand nombre de plan rapprochés l’ont été au Queen Elizabeth Park, près de Paraparaumu.

    Comme la plupart des prises ont été prises avec un fond bleu, le paysage n’est pas très reconnaissable, mais c’est bien sur ce sol que le Nazgûl ou encore les Oliphants (mûmakil) a terre ont été filmés.

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    Mont Cook

    Bataille des Champs du Pélennor

  • Mount Cook & Arthur’s Pass

    En route pour le Mt Cook – 11 février 2015

    Le réveil est un peu difficile car la nuit a été froide et car les pingouins nichant tout près ont été quelque peu bruyants, mais nous commençons à avoir l’habitude du demi-sommeil en tente. Nous quittons le camping pour visiter la belle Oamaru. La ville en elle-même, plutôt étendue, n’a rien de spécial, mais son centre-ville historique est tout simplement magnifique en raison de l’architecture des bâtiments. Datant du 19ème, ils ont tous été construits avec la pierre blanche d’Oamaru, qui n’est retrouvée qu’ici. Une fois le tour des lieux achevé, nous partons en direction de notre prochaine étape, le Mt Cook National Park, joyaux de la Nouvelle-Zélande.

    En chemin nous prenons le temps de nous arrêter dans des sites célèbres du North Otago qui constituent ce que les géologues amateurs du coin appellent le « Vanished World » ou « Monde disparu ». Le riche passé géologique de la région se retrouve sur toute la route qui conduit dans le Canterbury : immenses formations calcaires à l’allure de fanons de baleine, rochers aux formes étranges sculptés par l’érosion et fossiles de baleines jurassiques en tous genres.
    Je suis évidemment très heureuse.

    En route nous retrouvons les paysages de l’Otago déjà croisés dans la vallée de l’Ida : de hautes collines et des montagnes arrondies à perte de vue, toutes recouvertes d’herbe dorée très sèche et qui de loin ont l’apparence de dunes de sable. Le vent est tombé et la température est remontée aussi nous sommes heureux de pouvoir dire que c’est l’été ! Omarara marque la limite de l’Otago et du Canterbury et une fois la ville passée, le paysage ne change pas trop, si ce n’est que seules les petites collines restent et que les montagnes ont été remplacées par d’immenses plaines qui s’étirent à perte de vue. Devant ce décor, il est facile de comprendre pourquoi P. Jackson a choisi les environs de Twizel pour ses deux trilogies du « Seigneur des Anneaux » et du « Hobbit » : vaste plaines arides, les Alpes du Sud en toile de fond et très peu d’habitations.

    Nous bifurquons au niveau du lac Pukaki pour nous rendre sur le territoire du Mt Cook et après quelques kilomètres, la vue est absolument magnifique. Le lac, immense, s’étend sur une longue distance et offre une eau d’un bleu turquoise que nous n’avions encore jamais vu. Au fond, le Mt Cook au sommet enneigé trône sur les Southern Alpes. Tout simplement superbe. Ici l’équipe du « Hobbit » n’a pas eu recourt à beaucoup d’effets spéciaux pour représenter Lacville, isolée au milieu du lac d’où la Montagne Solitaire se dresse fièrement en son extrémité.

    Nous plantons la tente à Glentanner, au bout du lac, et la vue sur le Mt Cook depuis notre site est magique. Une belle nuit étoilée s’annonce en perspective, ce qui nous réjouit.

    Mt Cook – 12 février 2015

    La nuit dans la tente, aux portes du Mt Cook National Park, a été un peu moins froide que les précédentes donc nous avons mieux dormi et sommes prêt à crapahuter toute la journée.

    Nous nous rendons d’abord au village du Mt Cook pour visiter l’exposition du centre d’information où se trouve une maquette des sommets et glaciers des environs, ce qui nous permet de nous remémorer notre vol en hélicoptère d’il y a plus de deux semaines (au départ de la Côte Ouest) et de saisir un peu mieux les kilomètres parcourus en l’air. Nous partons ensuite au Sir Edmund Hillary Alpine Centre pour en découvrir un peu plus sur le ciel de l’hémisphère Sud et accéder à un planétarium.

    Finalement le musée est minuscule et le planétarium pas bien grand mais nous regardons tout de même un documentaire très intéressant sur les trous noirs… Déroutant ! Une petite exposition retrace également l’histoire du village ainsi que la vie acrobatique de l’homme qui a donné son nom au Centre, E. Hillary, premier homme à avoir atteint le sommet de l’Everest. L’après-midi déjà entamée, nous décidons de revenir plus tard pour aller marcher dans le parc national, reconnu par l’UNESCO.

    Première ballade au Kea Point qui offre une superbe vue sur le Mt Cook, toit de la Nouvelle-Zélande. Sur la gauche nous apercevons deux glaciers dont les terminaux finissent en murs de glace très impressionnants. En s’avançant un peu plus loin que le sentier pour prendre quelques photos de plus près du Muller Glacier, nous assistons à un décrochement de glace qui provoque au loin un bruit intense et soulève un grand nuage de neige. C’est incroyable. Nous avons beaucoup de chance car cela n’arrive pas souvent.

    Direction ensuite la vallée de Tasman, célèbre pour son glacier. Nous profitons d’être là pour faire toutes les ballades qui s’y trouvent car elles ne sont pas trop longues (1h maximum à chaque fois). Première étape le lac formé par le glacier, dont plusieurs blocs (certains sont gigantesques) de glace flottent à la surface, détachés du glacier par l’action de la chaleur.

    D’ailleurs, le temps de notre pause « contemplation », les plus petits fondent sous nos yeux en une dizaine de minutes, se retournent ou se détachent et se laissent emporter à toute vitesse par le courant de la rivière. Encore une fois c’est très impressionnant. Nous faisons ensuite demi-tour pour repartir sur un autre « sentier » qui mène au Blue Lake et grimpe jusqu’au sommet d’une moraine. Le Blue Lake, contrairement à ce que l’on pourrait croire n’est pas bleu mais vert, car depuis maintenant plusieurs années, le glacier se rétracte et l’eau de la fonte des neiges ne parvient plus jusqu’à lui. Quant au point de vue offert tout en haut de la pente, il vaut le détour. Mt Cook à droite et Tasman Glacier en face, nous contemplons leur immensité tels des oiseaux en plein vol. Le terminal du glacier est toutefois moins beau que ceux vus précédemment car la terre grise des montagnes autour s’est lentement effondrée et a recouvert toute la neige. Plus haut celle-ci reste immaculée mais depuis notre point de vue cela n’est pas très visible. Chaque année, comme tous les autres, le glacier recule sous l’action du réchauffement planétaire.

    Information intéressante sur la couleur des glaciers : lorsque l’épaisseur de la couche de glace est importante (épaisseur bien visible à la fin du terminal ou au niveau des crevasses), deux couleurs sont visibles par notre œil, le bleu, dans la partie basse et le blanc dans la partie haute. L’eau absorbe toutes les couleurs du spectre lumineux pour ne laisser sortir que le bleu ; la neige est chargée d’air donc toutes les couleurs sont renvoyées et notre œil la voit blanche ; en ce qui concerne la partie basse de la couche d’un glacier, la neige est tellement compressée par celle du dessus que l’air tend à disparaitre, ainsi l’eau sans air, ne renvoie à nouveau que la couleur bleue à notre œil.

    Après toutes ces marches nous sommes un peu fatigués et retournons au E. Hillary Centre afin de regarder deux films. Le premier est un documentaire très intéressant sur la formation de la Nouvelle-Zélande et sur l’origine des animaux iconiques du pays. Fait que nous retiendrons, la Nouvelle-Zélande faisait autrefois partie du grand continent Gondwana, elle s’en est ensuite détachée au moment de la Pangée pour devenir Zélandia, puis ce continent a été en partie ou totalement submergé par les eaux (c’est pourquoi tant de fossiles marins sont retrouvés dans l’Otago) et pour finir, l’action des plaques tectoniques a fait ressortir les îles que nous connaissons aujourd’hui comme la Nouvelle-Zélande. Cette dernière ne mesure en fait que 7% du territoire d’origine, Zélandia, encore visible par l’observation des fonds marins.

    Nous apprenons également que la seule chauve-souris endémique est également la seule au monde qui préfère marcher et manger des vers plutôt que de voler pour attraper des papillons, que les bébés tuatara possèdent un troisième œil sur le sommet du crâne qui disparait lorsqu’ils grandissent, que les escargots géants carnivores (kauri snails) possèdent une sorte de « bouche aspirateur » qui leur permet d’avaler tout rond les malheureux lombrics qui passent trop près, que l’aigle géant était le prédateur du moa et qu’il a disparu en même temps que lui, faute de nourriture et pour finir nous apprenons que les oiseaux emblématiques du pays sont en fait tous originaires d’Australie !

    Ancêtres des kiwis, kéa, kakapo, kaka, takahe, pukeko, ils ont tous migré il y a des millions d‘années vers la Nouvelle-Zélande et ont peu à peu perdu l’usage de leur ailes, en raison de l’absence de réels prédateurs (avant l’arrivée des Maoris puis des Européens). D’ailleurs, sous leur épais plumage, les kiwis possèdent une aile minuscule dépourvue de plumes.

    Nous sommes très contents d’avoir autant appris. Le deuxième film quant à lui est plus un documentaire sensationnel et promotionnel du territoire du Mt Cook, qui nous élève dans le ciel et sur la glace afin de découvrir toute la beauté des lieux.

    A la fin de la journée nous sommes exténués, pourtant nous sommes prêts à nous allonger de nouveau sous le plafond étoilé du ciel très sombre du Mt Cook National Park afin de contempler une (petite) partie de notre univers et cette fois, nous avons notre guide de l’hémisphère Sud pour nous aider à y voir plus clair !

    Mt Somers – 13 et 14 février 2015

    Aujourd’hui nous quittons la superbe région du Mt Cook avec tristesse car nous y avons passé un excellent moment. Avant de repartir vers la côte, nous nous arrêtons pour déjeuner sur les rives du très beau lac Tekapo. Celui-ci est parallèle au lac Pukaki et prend également sa source dans les Southern Alps.

    A sa base, trône fièrement une statue de Border Collie, rendant ainsi hommage au meilleur ami et assistant des bergers, qui sont très nombreux dans la région et plus généralement dans l’Ile du Sud. L’envie de plonger dans l’eau turquoise est très présente mais le vent frais qui arrive des montagnes nous refroidit bien vite, dans tous les sens du terme.

    Plus nous avançons vers Timaru plus le temps se gâte. Les nuages très bas recouvrent maintenant l’horizon. Il pleut par intermittence et bruine sans arrêt.

    A notre arrivée à Timaru, nous apprenons que les grottes abritant des dessins pariétaux ne sont pour la plupart pas accessibles au public et que pour en apprendre d’avantage sur les peintures rupestres maories il faut visiter le centre qui leur est dédié.

    Toutefois, celui-ci ferme à 15h et pour nous il est trop tard. Très déçus de constater que l’un des musées les plus intéressants de toute la région ferme aussi tôt en pleine période estivale, nous reprenons la voiture et décidons de zapper cette partie de la côte pour retourner un peu plus loin dans les montagnes.

    Le temps ne s’arrange pas le moins du monde aussi nous cherchons une cabine pour passer la nuit au sec. Week-end oblige, nous devons avancer jusqu’à Mt Somers pour trouver de la place. Pour l’instant, nous ne voyons rien des célèbres plaines du Canterbury ni des hautes montagnes des Alpes du Sud car les nuages enveloppent tout le décor. A notre arrivée nous sommes heureux de pouvoir s’installer bien au chaud.

    Nous sommes dans la ville la plus proche du Mt Sunday, situé à 46 km de gravel road, utilisé pour représenter Edoras dans le Seigneur des Anneaux. Comme nous avons prévu d’y passé quoi qu’il arrive, nous réservons finalement deux nuits afin d’attendre le beau temps. Nous passons donc la matinée de la journée des amoureux à trainer dans le lit et toute l’après-midi près du chauffage, devant nos ordinateurs. Ce jour de repos nous fait énormément de bien.

    Edoras – 15 février 2015

    Ce matin nous partons en direction du Mt Sunday situé tout à côté du Mt Potts. Le lieu a servi de toile de fond dans le film « Les Deux Tours » du Seigneur des Anneaux et a représenté Edoras, place du Seigneur du Rohan. Ici un décor fut construit pour le tournage mais aujourd’hui il ne reste plus rien, à l’exception bien-sûr du très beau Mt Sunday.

    C’est un lieu important dans la trilogie donc nous tenons absolument à faire ce détour. Une fois sur la gravel road (la pire jamais rencontrée en Nouvelle-Zélande), le paysage est majestueux. D’immenses plaines dorées s’étendent au loin, de hautes collines vêtues du même habit les encerclent et le lit de la rivière limpide serpente vers l’horizon. Cela fait deux jours qu’il pleut mais aujourd’hui le temps s’est un peu découvert donc nous sommes heureux de voir quelques rayons de soleil disséminés de ça de là.

    En revanche, au-delà des collines, les nuages sont encore bien présents et cachent les sommets des Alpes du Sud, que nous devinons parfois par l’apparition d’un pic recouvert de neiges éternelles. Une fois arrivés au en face du Mt Synday, nous ne résistions pas à l’envie de grimper jusqu’au sommet pour jouir de la vue sur la vallée depuis les hauteurs.

    La marche est très facile, seulement nous devons passer à travers un champ de vaches et de veaux, dont le taureau gardien, colossal, se trouve tout à côté de la barrière. Comme nous ne sommes pas très rassurés par le bruit de certaines qui grognent, la fin de la ballade s’effectue au pas de course, puis pour « gagner du temps » nous décidons d’atteindre le sommet par l’un de ses cotés les plus abruptes. Idée saugrenue qui nous permet certes de passer très loin des vaches mais qui nous fait arriver en haut bien essoufflés. Cependant, la peine est vite oubliée car le panorama est à couper le souffle. Depuis le sommet nous apercevons également la vallée qui a servi de décor pour le Gouffre de Helm. Le lieu est immédiatement reconnaissable, bien que les fortifications en pierre, ajoutées par ordinateur dans le film, ne soient pas présentes. Heureux, c’est en écoutant la BO du film que nous repartons vers la voiture.

    Nous retrouvons ensuite la route principale et la couverture nuageuse qui va avec. Après un bref coup d’œil aux prévisions météo, nous décidons de changer nos plans et de se rendre à Arthur’s Pass plus tard, lorsqu’il fera meilleur. A présent, direction la côte du Canterbury pour visiter la ville « très française » d’Akaroa.

    Arthur’s Pass – 19 février 2015

    Nous quittons Christchurch et nos amis pour finalement nous rendre à Arthur’s Pass. C’est le seul jour de la semaine où les prévisions météo sont bonnes aussi il ne faut pas rater l’occasion.

    D’ailleurs plus nous avançons vers Arthur’s Pass plus le temps se dégage, aussi nous décidons de nous diriger vers un camping gratuit. La route qui conduit au village est plantée dans un superbe décor. A gauche, à droite, ainsi que dans l’horizon lointain, se dressent des monts élancés couverts d’herbe sèche, de grands arbres et de rocs anguleux à la teinte grise.

    Rien d’autre ne compose le paysage, pas un seul village, pas une seule habitation, simplement l’immensité des montagnes. Le soleil rasant nous offre en outre des couleurs magnifiques. Nous avons juste le temps d’installer notre tente sur un terrain bien à l’écart des autres touristes avant que l’obscurité n’avance. Dans le ciel, planent de nombreux kea, perroquets des montagnes et leur chant harmonieux nous bercent jusqu’à la tombée de la nuit. La région d’Arthur’s Pass est réputée pour la présence des kea et bien que nous ne soyons pas surpris, les voir si près de nous, dans les airs mais aussi sur le sol, nous enchante. Nous restons tout de même à l’affut car ils aiment se faire le bec sur toutes sortes de choses et l’un d’entre eux attend notre entrée dans la tente pour s’en rapprocher par petits bonds. Gentiment prévenu que nous ne souhaitons pas être pris au piège par l’effondrement de notre toit, il s’envole fièrement et nous laisse entrevoir son beau plumage rouge éclatant qui pare le dessous de ses ailes.

    Arthur’s Pass – 20 février 2015

    Le réveil aujourd’hui se veut à la fois agréable et brutal. La première bouffée est revigorante, très parfumée et la vue sur les montagnes est magnifique. Cependant les sandflies, non présentes en raison du vent violent la veille, s’engouffrent dans la tente par dizaine et nous tournent autour par vingtaine une fois que nous sommes sortis.
    Nous rangeons tout en deux temps trois mouvements et nous échappons au plus vite d’ici.

    Nous entendons beaucoup de kea depuis le lever du soleil mais ils ne s’approchent plus comme hier, sûrement en raison de la chaleur.

    Nous arrivons encore un peu endormis dans le centre du village d’Arthur’s Pass. Après un passage éclair au Visitor Centre pour repérer des courtes ballades, nous partons d’abord en direction du sentier de Devil’s Punchbowl Waterfall, qui nous conduit, après quelques centaines de marches, à une très belle et haute cascade de 131 m. Nous partons ensuite luncher au niveau du « Pass », frontière entre les côtes Est et Ouest. Le panorama est superbe. Nous sommes entourés par de hauts sommets des Alpes néozélandaises mais il faut avouer que la transition Est/Ouest n’est pas si évidente dans le paysage. Nous partons ensuite à la rencontre des fleurs alpines sur un petit chemin qui longe le Pass. Fleurs graciles, buissons épineux et plantes grasses se côtoient et nous offrent un joli tableau.

    L’après-midi est déjà pas mal entamée et nous avons beaucoup de route à faire pour nous rendre à Kaikoura, dernière ville du Canterbury sur la côte Ouest. Plus nous avançons dans la vallée, encore cerclée de hautes collines sèches, plus les Southern Alps s’effacent et c’est avec un peu de tristesse que nous leur disons au revoir… pour cette année.

    Nous nous arrêtons à 15 minutes de la ville, dans un petit camping « au bord » de la côte. Lui-même se définit ainsi, mais il faut tout de même traverser des rails et la State Highway pour accéder à la plage.


    Vanished World

    Le « Vanished World » est un trésor géologique à la lumière du jour. La province de l’Otago possède un riche passé géologique. Il y a 65 million d’années, cette région était recouverte par la mer, qui, liée à une activité volcanique sous-marine, déposa au fil du temps des couches de sable, de boue, de basalte et de cendres. Les plus anciens fossiles retrouvés datent de cette époque. Lorsque la mer se retira, 55 million d’années plus tard, l’érosion enleva les fossiles les plus jeunes (de 18 million d’années). Le plissement des jeunes Alpes et les cycles glaciaires d’il y a 5 millions d’années modifièrent accidentellement la surface du sol. L’érosion qui suivit créa non seulement les paysages presque lunaires visibles aujourd’hui, mais mit également au jour de nombreux fossiles de mammifères (baleines) et d’oiseaux (manchots, moas) ainsi que des coquillages.

    Des scientifiques et passionnés de ce lieu ont tenu à favoriser son accès au public et ont ainsi créé le Vanished World Trail (sur le chemin du monde disparu).

    Twizel

    Construit en 1968, Twizel est destinée à accueillir le personnel des chantiers des stations hydroélectriques du Waitaki Power Developpement qui dura 18 ans. Aujourd’hui, le village compte environ 1500 habitants. Ces derniers se sont battus pour la sauvegarde de leur ville et ont réussi à en faire la base touristique pour la visite du Mt Cook.

    L’Upper Waitaki Development Scheme, un immense système de centrales et de canaux, produit l’essentiel de l’énergie du pays.
    Sa construction a conduit à la création du lac artificiel de Ruataniwha. Celui-ci, qui se trouve à à côté de Twizel, couvre une surface de 343 ha.

    Le lac Ohau, surnommé « le joyau caché » est un lac glaciaire couvrant 60 km² et alimenté par deux rivières prenant leur source dans les Alpes du Sud. Il est le plus petit des 3 lacs parallèles d’orientation Nord-Sud s’étirant dans la partie haute du bassin de Mackenzie, les deux autres étant Pukaki et Tekapo.

    La région porte le nom d’un habitant célèbre, Mackenzie, qui après avoir volé 1000 moutons, tenta de les cacher dans les montagnes environnantes.

    Lake Pukaki

    En direction du lac Pukaki, le Mt Cook, du haut de ses 3000 m s’élance fièrement vers l’azur ensoleillé.

    La Sate Highway 80 longe le lac glaciaire et conduit au village de Mt Cook. Le paysage qui défile fait alors prendre conscience de la beauté de ce site unique. Le lac est alimenté en grande partie par la Tasman River qui enfle sous l’effet de la fonte des neiges du glacier de Tasman. A mi-chemin se trouve Glentanner qui offre par temps clair une vue imprenable sur la chaîne de montagnes.

    Mount Cook Village

    Situé au cœur des Southern Alps, l’Aoraki Mount Cook National Park est sans doute le plus beau des parcs nationaux néozélandais. Le majestueux Mt Cook, que les Maoris appellent Aoraki et qui signifie « la montagne qui perce les nuages », est avec ses 3754 m le point culminant de la Nouvelle-Zélande.

    Implanté au cœur du parc national, à 762m d’altitude, Mt Cook village n’est pas un hameau ordinaire. C’est un ensemble de bâtiments placé sous la surveillance du DOC. Le village est enserré par de hautes montagnes, ce qui procure aux visiteurs une sensation d’isolement.

    Malgré son succès, le village a su préserver ce site d’exception et n’a pas succombé au développement d’une station à grande échelle.

    D’une superficie de 70 000 hectares, ce parc est créé en 1953 et partage sa frontière avec le Westland National Park. Le Mt Cook, ou Aoraki, qui donne son nom au parc, culmine à plus de 3750m d’altitude. En 1991, une partie du sommet se détache suite à l’érosion naturelle, créant une énorme avalanche et lui faisant perdre 10 m.

    Le parc national inclut 140 sommets de plus de 2100m, parmi eux, 27 sommets de plus de 3000m et les plus grands glaciers de l’Océanie. Ils sont au nombre de 72 et occupent près de 40% de sa surface totale, le Tasman Glacier étant le plus long de tous avec ses 29km.
    Le parc est au patrimoine mondial de l’UNESCO et se trouve être l’une des principales attractions touristiques de Nouvelle-Zélande (le tourisme lié au parc produit 20 million de dollars).

    Les Maoris appellent le Mt Aoraki ce qui signifie « perceur de nuages ». Dans la mythologie, il est le plus puissant des fils du ciel qui descendirent sur terre avec leur père le Ciel (Raki), pour embrasser leur mère la Terre (Papa).

    Lake Tekapo

    Hameau de 300 habitants situé à 710 m d’altitude au bord du lac du même nom, Tekapo est connu pour avoir l’air le plus clair de l’hémisphère Sud. Son nom provient du maori « taka », « tapis » et « po », nuit.

    L’agriculture prédomine dans cette région où les premiers colons européens arrivent en 1858. En 1954, une partie du village est détruite à la suite d’une crue de la rivière du même nom.

    La couleur turquoise du lac est due à ce que l’on appelle la Rock Flour, de fines particules de roche en suspension et provenant de l’action des glaciers. Alimenté par les torrents de montagne qui charrient de minuscules particules de roche arrachées aux glaciers, le lac change constamment de couleur, oscillant entre le vert, le bleu foncé ou le turquoise.

    Timaru

    Timaru est une ville de 27300 habitants située sur les bords de la Caroline Bay, à l’extrémité Sud de la Canterbury Bight.

    Les Maoris de la Ngai Mamoe sont les premiers à s’installer ici, mais ils sont repoussés plus au Sud par la terrible Ngai Tahu.
    A la fin des années 1830, des chasseurs de baleines établissent une station à Caroline Bay. Les premiers colons permanents sont les frères Rhodes qui s’emparent, en 1852, d’une large bande de terre de 150 000 acres. A partir de 1859, l’année de l’arrivée du premier navire, la ville ne cesse de se développer, puis dix ans plus tard, elle est en grande partie détruite par le feu et reconstruite dans le style victorien toujours reconnaissable aujourd’hui.
    Dans les années 1870 un port artificiel est construit, donnant un second souffle à la ville qui connaît maintenant un important développement industriel.

    Arthur’s Pass Village

    Situé à 153 km de Christchurch, ce petit hameau de 110 habitants est situé à 4km du col du même nom (924m). Ce passage est découvert par des Européens en 1864 suite aux révélations du chef maori Tarapuhi. Dès 1866, Greymouth est reliée à Christchurch par une diligence après que 1000 hommes aient été employés à la construction de la route. En 1923, le rail y est installé.

    Le village, qui doit son développement à cette période, n’a aujourd’hui plus qu’une vocation touristique entretenue par les nombreuses randonnées de son magnifique parc et les stations de ski environnantes.

    Les 99 270 ha du parc national de Arthur’s Pass créé en 1929 englobent le Mount Rolleston (2271m), le Mt Murchison (2400m) et le Temple Basin Ski Field.

    Le parc présente toutes les caractéristiques des paysages alpins. Il est le site le plus spectaculaire du centre de l’Ile du Sud et laisse un souvenir impérissable.
    Paysages et végétation changent de façon spectaculaire entre l’Est et l’Ouest du parc. La zone occidentale, exposée aux vents humides de la mer de Tasman est couverte de forêts luxuriantes, véritables réserves ornithologiques, et les cours d’eau y sont profonds et tumultueux. A l’Est, la végétation devient de plus en plus maigre : les forêts de hêtres cèdent la place à des herbages desséchés où pâturent des troupeaux de mérinos et de cerfs.

    Albums photo

    Vanished World

    Mont Cook

    Lac Tekapo & Timaru

    Edoras

    Arthur Pass

    Vanished World

  • Canterbury

    Le Canterbury est la plus grande région de l’Ile du Sud. C’est également la plus peuplée puisqu’elle abrite plus de la moitié de la population de l’Ile, soit un peu plus de 920 000 habitants. Christchurch, troisième ville de Nouvelle-Zélande, constitue le centre géographique et économique de la région.

    La région n’a été que faiblement peuplée par les Maoris. Lorsque les Européens arrivent au début des années 1840, ils n’y trouvent guère plus de 1000 Maoris, concentrés sur les rivages de la Banks Peninsula. Les raids répétés des tribus de l’Ile du Nord avaient fortement décimé la population. L’absence des Maoris et les immenses étendues de tussock ont rapidement fait de la région un endroit de prédilection pour l’élevage. Le Canterbury devient donc très vite un territoire très attractif pour les colons. Dès le milieu du 19ème, la région est très prisée des chasseurs de baleines. Lorsque son potentiel agricole est reconnu, hommes et moutons arrivent en masse, dont beaucoup en provenance d’Australie. En 1855, toutes les plaines sont occupées. La majeure partie de la population reste concentrée près de la Banks Peninsula, où s’est même installée une colonie française. Dans les années 1860, la découverte d’or sur la Côte Ouest met en échec l’autorité de Christchurch, ce qui entraîne la séparation et l’autonomie de la Westland Région (la Côte Ouest d’aujourd’hui).

    Englobant la majeure partie de la côte Est, elle est bordée par les Alpes à l’Ouest et l’océan à l’Est. La côte se compose de 135 km de plages. La région des Canterbury Plains (les plus grandes plaines du pays) s’étend sur 193km de long sur 65 km de large. Elles sont bordées par de petits vallons ondulants et sont traversées par de nombreuses rivières. La Canterbury Region est également réputée pour ses lacs, Lake Tekapo et Lake Pukaki, ainsi que pour ses montagnes, dont le célèbre Mt Cook, qui est le plus haut sommet du pays (3754m). Le parc du même nom abrite de nombreux glaciers, dont Tasman Glacier, le plus long glacier avec ses 29 km.

  • Southland

    La région du Southland est pleine de contrastes et son attrait majeur se situe dans le Fiordland National Park, le plus grand du pays (1 257 000 ha).

    En 1772, pendant son second voyage, James Cook s’arrête dans le Fiordland pour y réparer son navire. Dès 1792, des chasseurs d’otaries s’installent pour chasser l’animal jusque dans les années 1820. Ils sont rapidement suivis par les chasseurs de baleines qui débarquent dans la région en 1829. Finalement, les premiers colons européens s’installent dans l’actuelle Riverton en 1834, grâce aux 20 000 ha de terres offerts par un chef maori. Dès En 1861, la province du Southland prend son indépendance par rapport à l’Otago, mais 9 années plus tard, après qu’une grande partie de la population soit partie pour les riches terres aurifères de l’Otago, la province fait banqueroute et se voit de nouveau rattachée à sa voisine. Avant l’arrivée des colons européens, les Maoris sont relativement bien implantés dans la région en raison de la forte présence des moas (finalement exterminés par les tribus locales).

    Véritable paradis pour les marcheurs, ce parc abrite des sentiers de randonnées dont les célèbres Milford Sound et Routeburn. Ces tracks attirent tellement de visiteurs qu’il est nécessaire de réserver des refuges plusieurs mois à l’avance. Le second attrait de cette région est sans aucun doute constitué par Stewart Island, à 30 km au Sud de Bluff. Avec ses 1746 m² pour un unique village de 500 habitants. C’est un endroit idéal pour les promeneurs et les amoureux de la nature (kiwis, manchots, otaries, dauphins…). La région, bien que très méridionale, ne connait pas un climat particulièrement froid, mais les pluies peuvent y être abondantes. Les paysages du Southland sont, comme souvent en Nouvelle-Zélande, grandioses.

  • Otago’s Coast

    Otago Peninsula – 8 février 2015

    Aujourd’hui nous prenons la route pour Dunedin. Nous effectuons notre premier arrêt à Cannibal Bay, au départ seulement pour son nom, puis finalement nous y restons un peu plus longtemps car le lieu très beau. Nous nous rendons ensuite à Tunnel Hill où se trouve un ancien tunnel de chemin de fer, complètement perdu en plein milieu du bush.

    Et pour terminer notre visite des Catlins, nous allons jusqu’à Nuggets Point, qui offre de magnifiques vues sur la côte. Les nuggets (ou pépites) sont de grands rochers situés juste en face et qui abritent un grand nombre d’espèces marines. Dans le ciel, les mouettes et les cormorans planent au-dessus de nous. Tout en bas, les otaries s’amusent dans les vagues.

    Nous arrivons au Holiday Park de Dunedin à 16h et après un rapide tour des lieux, nous partons en direction l’Otago Peninsula. Là, nous visitons le Larnach Castle, unique château de Nouvelle-Zélande qui n’a cependant rien à voir avec nos châteaux européens, puisque il a été construit à la fin du 19ème siècle par un riche banquier. Pour nous, il est très agréable de déambuler dans un lieu à l’architecture à la fois belle et solide. C’est rare en Nouvelle-Zélande donc nous profitons pleinement. D’ailleurs, toutes les fenêtres, d’origine, sont en double vitrage, du jamais vu depuis notre arrivée sur le territoire. Bref, nous apprécions les belles boiseries ainsi que les fines sculptures et nous amusons beaucoup de la décoration, parfois très kitch, ou encore les objets, parfois effrayants d’absurdité. Le plus bel exemple est celui de la mustache-cup, tasse à thé pour les hommes permettant de conserver (ça reste à voir) la moustache au sec.

    Nous nous rendons ensuite tout au bout de la péninsule afin de s’approcher du fort et de la colonie d’albatros royaux. Nous ne pouvons cependant pas les voir car l’accès aux nids est payant. Nous nous consolons avec la vue : d’un côté l’Océan et de l’autre la péninsule qui s’étire jusqu’à Dunedin, l’Ecossaise. La ville semble identique à toutes les autres mais la péninsule possède vraiment des airs d’Ecosse : collines vallonnées et grands champs séparés par des murs en pierre (très rares).

    Nous commandons ensuite notre premier fish and chips depuis 5 mois à Portobello et suivons l’avis du cuisinier qui nous conseille de nous rendre à Allans Beach pour être tranquilles et voir des pingouins.

    Sur la plage, nous filons directement du côté où les chiens ne sont pas autorisés en raison de la présence des pingouins. Nous longeons donc la côte en observant tous les rochers et repérons ainsi avec enchantement 2 bébés (ou un bébé blue penguin et un adulte yellow-eyed) cachés entre des blocs. Nous ne voulons pas leur faire peur aussi nous n’approchons pas trop prêt pour filmer ou prendre des photos. Un peu plus loin se trouve un autre bébé mais également une otarie juste devant lui donc nous n’approchons pas. Ainsi nous retournons près des premiers nids et très excités, nous décidons de nous percher sur un haut rocher face à l’océan dans le but d’attendre les parents qui doivent rentrer de leur journée de pêche à la tombée de la nuit.

    Nous attendons devant l’océan plus d’une demi-heure sans rien voir et presque désespérés nous nous apprêtons à partir, lorsque des points noir apparaissent à la surface de l’eau. Ce sont bien évidemment des pingouins qui ne tardent pas à sortir de l’eau en se laissant pousser par les vagues sur le rivage. C’est à la fois émouvant et merveilleux !

    A bonne distance, nous sommes tout de même un peu près d’eux et ils prennent beaucoup de temps pour s’approcher de leurs nids. Par contre une fois lancés ils vont au pas de course, penchés vers l’avant pour ne pas être repérés et frôlant un maximum les rochers. Nous en voyons surgir de tous les côtés et nous sommes vraiment très heureux. Alex qui adore les pingouins est bien servi. Pour plaisanter je l’informe que c’est son cadeau d’anniversaire, car ce soir à minuit il a trente ans. Bref, nous savourons l’instant avec bonheur.

    Une fois la nuit tombée, il fait vraiment très noir et la présence d’otaries dans les environs nous pousse à ne pas trop trainer. Nous repartons avec des images numériques de très mauvaise qualité mais des souvenirs magiques plein la tête. C’est tout ce qui compte.

    Dunedin – 9 février 2015

    Aujourd’hui c’est l’anniversaire d’Alex alors nous décidons de faire une très longue grasse matinée. Quel délice pour le corps et l’esprit.

    Dehors, le temps s’est couvert et il fait froid de nouveau. Décidément, ça change très vite et c’est un peu agaçant. Selon les habitants, il n’y a pas eu d’été aussi rude depuis 100 ans…

    Le fait est que nous sommes dans une grande ville et que nous pouvons visiter plusieurs musées gratuitement donc nous ne nous privons pas. Comme la matinée est déjà passée, nous ne visitons que le principal : Museum of Otago. Nous retrouvons toujours des vestiges maoris mais cette fois il y a des reconstitutions très bien faites et un peu d’informations sur l’archéologie néozélandaise donc je suis donc contente. En Otago, la géologie est très particulière et des fossiles sont retrouvés un peu partout sur le territoire, aussi une aile entière du musée leur est réservée. Un pur régal pour les yeux.

    Une fois notre promenade culturelle achevée, nous partons arpenter les rues de la ville pour découvrir l’architecture de Dunedin. C’est une ville plutôt étendue dont le centre nous parait même plus grand que celui de Wellington. Les rues sont très animées et fourmillent d’étudiants. C’est assez logique puisqu’ici se trouve la première université de Nouvelle-Zélande, dont l’architecture est superbe.

    En effet, le centre-ville abrite énormément de grands buildings côtoyant d’imposants bâtiments de style victorien qui apportent une touche très romantique. Les colons venus s’installer à Dunedin étaient principalement des Écossais et cela se voit. Quoi qu’il en soit, même sous la pluie la ville est très belle et nous passons un agréable moment.

    En fin de journée nous nous rendons à la brasserie Speight’s, l’une des plus populaires de Nouvelle-Zélande. Nous prenons un plateau de dégustation mais sommes très déçus car les bières n’ont pas de goût très prononcé. Rien à voir avec notre bière préférée néozélandaise, la Monteith’s, mais nous nous en doutions un peu. Autre chose étonnante et aberrante pour des Français, au bar ils proposent également du « wine on tap » c’est-à-dire, « au robinet »… Aucun commentaire. Une fois la dégustation finie, nous filons droit dans un restaurant coréen pour l’anniversaire d’Alex d’où nous sortirons très satisfaits et pleinement repus.

    Oamaru – 10 février 2015

    Aujourd’hui le temps est radieux, et même s’il y a toujours du vent, la température s’est relevée. Il fait cependant toujours un peu froid pour l’été. Nous partons en début de matinée du Holiday Park et filons vers le centre-ville pour terminer la visite du musée interrompue la veille. Lorsque nous sortons, l’heure est idéale pour aller luncher aux jardins botaniques.

    Avant de repartir nous prenons le temps d’en faire le tour et nous arrêtons même pour nourrir les canards et les pigeons. Ils sont d’ailleurs très gras étant donné que des dizaines de touristes les nourrissent chaque jour (le centre d’information donne des sacs de graines gratuitement).

    A présent direction le Nord pour notre prochaine étape, Oamaru, la ville aux pierres blanches et aux petits pingouins bleus. Sur la route, nous nous arrêtons au Shag Point pour observer le superbe panorama et une colonie d’otaries. Les côtes de l’Ile du Sud en sont décidément parsemées. Nous partons ensuite sur la plage des célèbres Moeraki Boulders, observables à marée basse.

    Les rochers parfaitement sphériques sont étonnants à voir et l’océan offre une très belle toile de fond. Nous sommes cependant très déçus car la plage grouille de touristes et c’est un enfer. Nous repartons donc bien vite et faisons demi-tour pour nous rendre à Katiki Point où se trouvent un phare et une réserve sauvage de pingouins aux yeux jaunes. Nous sommes extrêmement contents d’avoir fait le détour car non seulement la vue est magnifique, mais nous pouvons également observer, derrière une barrière de protection (encore une fois, c’est nous qui sommes enfermés et les animaux libres), quatre yellow-eyed penguins magnifiques, se faisant dorer au soleil.

    Finalement nous arrivons à Oamaru en fin d’après-midi et plantons la tente dans un camping dont le propriétaire est très amical. Il nous dit que nous verrons des pingouins cette nuit car il y a des nids dans le fond du terrain. Nous sommes évidemment ravis. A la tombée de la nuit, nous partons vers la marinade pour nous rendre sur la plage qui voit chaque jour le départ au petit matin et l’arrivée au coucher du soleil de 200 blue penguins, les plus petits pingouins du monde.

    En arrivant là-bas, grosse déception car le site est en fait payant et très cher, donc nous décidons de faire marche arrière et de nous poster près d’une rampe de bateau. Des panneaux de signalisation indiquent « penguins crossing » tout le long de la marinade aussi nous sommes quasiment certains d’en voir ici. Une fois le ciel assombri, nous apercevons quelques pingouins remonter la rampe d’en face et nous nous approchons pour mieux les voir.

    Malheureusement nous ne sommes pas les seuls à ne pas vouloir payer les tribunes et une horde de passants se regroupe tout autour des pauvres pingouins effrayés qui tentent de traverser pour aller vers leurs nids. Je suis écœurée par tant de bêtise humaine car les gens sont vraiment trop prêts, font du bruit et mettent le flash de leurs appareils.

    Nous décidons donc de repartir vers le camping pour voir ceux qui sont censés y être. Et quelle excellente décision ! En effet sur le chemin du retour nous n’en voyons pas moins de 4 traverser devant nous. C’est à la fois très drôle et très émouvant. Nous restons à bonne distance pour ne pas les effrayer et endossons même le rôle d’agent de circulation pour arrêter les voitures lorsque deux d’entre eux arrivent au niveau de la route. Les voitures roulant très vite, nous étions trop affolés pour rester là sans bouger. Comble du bonheur, à notre arrivée au camping nous en voyons encore deux et sommes toujours aussi réjouis, si ce n’est plus. Cette fois, nous ne les sauvons pas des voitures mais d’un chat prêt à leur bondir dessus. Décidément ces pauvres pingouins d’Oamaru n’ont pas une vie très facile. Peut-être demain serons-nous réveillés aux aurores par leur bal quotidien ? Dans tous les cas ce soir, nous nous endormons complétement enchantés.


    Dunedin

    Avec une population de 119 600 habitants, Dunedin est la deuxième plus grande ville de l’Ile du Sud et la cinquième plus grande de Nouvelle-Zélande.

    Sous le nom d’Otepoti, elle est le lieu de nombreuses guerres intertribales. Les premiers Européens arrivés sur les lieux sont des chasseurs de baleines et d’otaries. C’est en 1848 que débarquent les premiers colons permanents, 344 écossais. La ville devait s’appeler « New Edinburgh » mais c’est finalement le nom celtique de cette ville, « Dun Edin » qui est retenu et son port est nommé Port Chalmers.

    Le développement de Dunedin, relativement lent, s’accélère en 1861 à la découverte de filons d’or. La population passe de 2000 habitants à 10 000 en l’espace de 4 ans. Le développement parallèle de l’agriculture et de l’industrie est également impressionnant. En février 1882, le premier cargo de viande réfrigérée quitte d’ici la Nouvelle-Zélande pour l’Angleterre. Un peu plus de 3 mois plus tard, la cargaison est vendue le double de sa valeur néozélandaise. Cette date signe le début d’un commerce extrêmement fructueux qui prend beaucoup d’ampleur par la suite.

    Si Dunedin est le centre d’une région d’agriculture intensive et fait vivre de nombreuses villes de a province, elle est devenue également un centre industriel important (industrie lourde).

    Enfin, elle abrite la plus ancienne université du pays et accueille plus de 20 000 étudiants par an, ce qui contribue à en faire une ville très vivante.

    Dunedin se trouve à la base de l’Otago Harbour et de l’Otago Peninsula. Le cœur de Dunedin est l’Octagon mais le centre est compris plus largement entre Jetty, Albany, Castle et Brown Streets. Le quartier de Pine Hill offre une large vue sur Dunedin et la baie de l’Otago Harbour.

    Shag Point

    Shag Point possède une géologie fascinante ainsi qu’une riche histoire, depuis l’établissement de la tribu des Ngai Tahu jusqu’à l’exploitation de ses mines de charbon par les Européens. La région abrite une vie marine très diverse et permet l’observation de nombreuses espèces sauvages.

    Le lieu a été utilisé par les tous premiers chasseurs de moa. Tout proche, se trouve d’importantes traces archéologiques témoignant de la vie quotidienne des Ngai Tahu et datant du 12ème s. Les restes de moa et les vestiges archéologiques sont présentés au musée de l’Otago.

    De larges et arrondis boulders dressés dans le sable fin peuvent être vus le long de la côte. Ces rochers formés par les sédiments de l’arrière-pays puis émoussés par les vagues renferment également des fossiles bien conservés.

    Ici, un plésiosaure, reptile marin de 7 m de long, a été découvert et s’expose à présent au musée de Dunedin.

    Katiki Point

    Katiki Point est célèbre pour être la demeure de nombreuses espèces d’oiseaux marins, dont le plus célèbre est le manchot aux yeux jaunes (hoiho) et le petit manchot (kekeno). Les rochers en amont abritent une importante colonie d’otaries (kekeno).

    Ici se trouve le plus important lieu de reproduction de l’espèce de manchots aux yeux jaunes.

    Moeraki Boulders

    Les Boulders sont de gros rochers parfaitement ronds qui jonchent la plage de Moeraki. Selon la légende maorie, ces sphères représentent les paniers de nourriture (anguilles et kumara) qui se sont échoués ici après le naufrage du canoë Arai-ti-uru, venu d’Haiwaki, ayant traversé le grand océan et ces eaux tourmentées à la recherche de Te Wai Pounamu (jade). Le nom Moeraki (Moerangi) signifie « le jour de somnolence ».

    La théorie scientifique est que ces rochers sont composés de calcaire, de silice, d’aluminium et de peroxyde de fer, avec en leur centre une masse cristalline qui attirerait les éléments du sol et constituerait cette forme si particulière.

    Le secteur est protégé mais semble tout de même en danger en raison de l’érosion qui résulte de l’action combinée des vagues et du vent mais aussi en raison des visiteurs qui ne peuvent s’empêcher de graver leurs noms sur les rochers.

    Oamaru

    Composée de 13 000 habitants, elle est la ville la plus importante du Waitaki District. Fait marquant, de fières bâtissent en calcaire blanc, typique de la région, jalonnent la principale avenue.

    Bâtie dans les années 1850-60, elle est censée jouer un rôle portuaire important pour l’Ile du Sud mais son développement n’est pas celui escompté. Elle connaît cependant une période de prospérité grâce à l’exploitation de carrières de calcaire.

    La pierre blanche d’Oamaru, d’une excellente qualité (95% de carbonate de calcium), a été utilisée pour construire les plus beaux bâtiments du centre-ville : banques, églises et hôtels, datant pour la plupart de la fin du 19ème s. Elle a également été utilisée dans toute la Nouvelle-Zélande, par exemple pour construire la mairie et la poste d’Auckland, le bureau des douanes de Wellington et la mairie de Dunedin.

    Blue Penguins Colony

    Le port d’Oamaru est réputé pour la vie sauvage qu’il abrite. A quelques minutes du centre, après une petite balade très agréable, une colonie de manchots bleus se laisse facilement observer.

    Avec seulement 20 cm de long et 1 kg à l’âge adulte, ils sont les manchots les plus petits au monde. Ils ne s’observent qu’en Australie et Nouvelle-Zélande.
    Leur nom provient de la teinte grise bleutée de leur plumage. Cette colonie ne peut être aperçue qu’à la tombée de la nuit, lorsque les oiseaux rentrent de leur journée de pêche pour regagner leurs terriers.

    La colonie d’Oamaru compte plus de 3000 individus et continue de s’accroître.

    Albums photo

    Otago Peninsula

    Dunedin

    Otago’s Coast

    Oamaru

  • Otago

    La province de l’Otago fut instituée 5 ans après l’institution de la colonie à Dunedin, en 1853. Elle se compose d’une bande de terre qui va de la côte Ouest à la côte Est.

    La région connait un hiver très rigoureux et c’est sans doute pourquoi les Maoris y sont très peu présents avant l’arrivée des Européens. Leur population est estimée à 1000 lorsque en 1830 s’installe les premiers colons « blancs, des chasseurs de baleines venus d’Australie. Une station de pêche à la baleine est installée à Preservation Point en 1829. La colonisation de cette région est menée par l’Otago Association. Celle-ci commence par acheter des larges étendues de terre aux Maoris, dont une parcelle de 160 000 hectares. L’abondance des forêts permet la construction des villes et les vastes étendues de tussock, l’élevage de moutons. La culture des céréales est également entreprise. Cependant, la prospérité précoce de la région est principalement due à la découverte d’or dans le Central Otago, au cours des années 1860. L’Otago est la plus prospère région de Nouvelle-Zélande durant les cinquante premières années de colonisation. En outre, la partie alpine qui bénéficie d’un climat parmi les plus ensoleillés et surtout les plus secs, permet l’essor des cultures fruitières. L’industrie n’est pas absente. Elle est fortement implantée grâce au développement de Port Chalmers, le port de Dunedin.

    Aujourd’hui, le secteur tertiaire connait une belle vitalité grâce au tourisme. En effet l’Otago abrite deux villes considérées comme de petits joyeux : Queenstown, capitale des Alpes et destination touristique numéro 1 et Dunedin, l’Ecossaise, avec sa très belle architecture, sa vie étudiante et la péninsule de Port Chalmers.

    L’Otago offre de superbes paysages, des stations de ski bien équipées, mais aussi des paysages désertiques de montagne comme ceux du Lindis Pass ou du Mt Aspiring National Park. Typiquement néozélandaise, la région offre une très grande diversité de milieux naturels, d’activités et de plaisirs.

  • Southland

    Invercargill – 6 février 2015

    Aujourd’hui nous quittons Te Anau pour nous rendre dans le Southland. Nous faisons d’abord un arrêt au Wildlife Centre dans l’espoir de voir des Takahe de plus près. Protégés des prédateurs, ils vivent dans un enclos délimité par de hautes clôtures. Très farouches, nous n’en apercevons pas. Le lieu abrite d’autres espèces mais en vérité nous sommes affreusement déçus car les volières des oiseaux qui peuvent voler (perroquets et chouettes) sont très petites et leurs habitants ont tous l’air déprimés.

    Pourtant géré par le DOC, nous pensions qu’il s’agissait d’un sanctuaire pour oiseaux menacés mais il n’en est rien. Les oiseaux sont justes exposés pour les touristes et cela fait mal au cœur. Nous partons donc bien vite d’ici.

    Amateurs de belles routes, pour nous rendre à Invercargill nous empruntons la Southern Scenic Route qui longe d’abord le Fiordland National Park puis l’océan. Nous nous arrêtons au niveau d’une très belle et grande rivière qui a représenté l’Anduin dans le Seigneur des Anneaux, puis nous partons déjeuner sur les rives du lac Manapouri. Aujourd’hui le temps est à peu près dégagé et il ne pleut pas. Quel soulagement. Pourtant les températures sont toujours très basses et le vent souffle fort. Quoi qu’il en soit la vue est magnifique : l’eau du lac d’un bleu profond se prolonge à l’horizon vers les montagnes des fjords dont les hauts sommets sont enneigés.

    Une fois dépasser Tuapere, où nous croisons des Kereru (gros pigeons endémiques) sur les fils électriques, l’océan Pacifique n’est plus très loin. Le vent souffle de plus belle et la voiture est légèrement ballotée entre les plaines dorées d’un côté et les immenses vagues déchainées de l’autre. Nous avons souvent vu « la mer » durant nos 10 mois de voyage, mais la revoir est toujours un plaisir.

    Nous arrivons à Invercargill en début d’après-midi et filons droit vers le centre d’information où nous apprenons avec tristesse qu’aucun évènement particulier n’est prévu pour le Waitangi Day, jour de signature du fameux traité « de paix ». Le musée étant dans le même bâtiment et le vent étant trop violent à l’extérieur, nous décidons de visiter le Southland Museum qui se vante d’avoir la plus grande pyramide de l’Hémisphère.

    Il s’agit en fait du toit de l’édifice et elle n’a rien de comparable à celle du Louvre et encore moins à celle de Khéops. Les expositions sont plutôt succinctes mais toutefois très instructives et bien présentées.

    Nous en apprenons un peu plus sur le Southland, sa faune et sa flore, son histoire ainsi que sur l’époque tragique où baleines et otaries se faisaient massacrer. Nous terminons la visite par le tuatarium où des tuatara, espèce fossile de reptiles aujourd’hui menacés, vivent calmement en ne faisant pas grand-chose de leur journée. Ces animaux sont très lents et se fondent tellement bien dans le décor (bois, humus, buissons), que tenter de tous les retrouver est un véritable défi que nous relevons.

    Pour clôturer notre journée, nous faisons un tour de la ville écossaise qui ne garde pas trop de traces de l’époque de la colonisation si ce n’est quelques vieux bâtiments, dont certains en briques rouges, se dressent fièrement sur l’avenue principale entre les buildings plus récents.

    Catlins – 7 février 2015

    Nous partons du camping pour nous rendre à Bluff, mignon petit village de bord de mer possédant quelques bâtiments industriels à l’écart des habitations. Ici nous sortons l’appareil pour prendre quelques photos souvenir de la fin de la State Highway 1 et du beau panorama sur l’océan déchainé. Il est vite passé le temps depuis notre road trip dans le Northland et à présent, 1400 km nous séparent du cap Reinga.

    Nous suivons toujours la Southern Scenic Road et entrons à présent dans la belle région des Catlins. Notre premier arrêt se fait à Waipapa Point où depuis le phare qui surplombe l’océan, nous apercevons une otarie énorme sur la plage et un rassemblement de mouettes derrière un rocher cherchant à échapper aux bourrasques. Très amusant.

    Nous allons ensuite à Curio Bay afin de voir et toucher la forêt pétrifiée. De longs troncs et quelques morceaux d’arbres y ont été fossilisés et composent maintenant la côte rocailleuse. C’est génial ! Une vieille dame volontaire surveille la plage et empêche les touristes de s’avancer trop loin car ici nichent de grands pingouins aux yeux et sourcils jaunes. D’ailleurs, nous pouvons en observer un complétement immobile sur la plage et contemplant l’horizon. Nous sommes absolument enchantés de voir notre premier pingouin à l’état sauvage.
    Nous nous rendons ensuite en direction de Slope Point, le lieu le plus au Sud de l’Ile. Le vent est déchainé et nous forçons sur nos jambes pour restés en place.

    Après cette marche venteuse, nous continuons la route pour nous rendre à Jack’s blowhole. Les paysages des Catlins sont superbes : l’horizon pastel est formé de petites collines dorées dont les herbes flottent sous le vent, le littoral arbore plusieurs couleurs allant du beige à l’orangé en passant par des dégradés magnifiques et pour finir, l’océan translucide nous offre une belle couleur turquoise. Le blanc de l’écume des vagues, allant de l’avant vers l’arrière, apporte du mouvement au tableau.

    Le blowhole est en fait un gigantesque et profond trou dans la colline où s’engouffrent les vagues de l’océan, pourtant situé à 200 m de là. C’est assez surprenant.

    Nous finissons notre exploration journalière à Surat Bay, où la ballade à travers les dunes de sable nous conduit sur une plage de sable fin. Au loin, nous apercevons Cannibal Bay et les falaises de Jacks Bay. Le lieu abrite une colonie d’otaries mais nous n’en voyons que deux se prélassant sur sable. D’ailleurs l’une d’elle n’est pas allongée sur la plage mais dans un trou entre de petites dunes. Décidément, elles nous surprendrons toujours ces otaries.

    Les nuages sont partis vers l’intérieur des terres, le vent est légèrement tombé et la température semble remonter aussi nous campons à Owaka, dans le seul lieu qui possède encore une parcelle disponible pour notre tente. Cette nuit, il fera 5°.


    Invercargill

    Invercargill est la ville la plus au Sud de la Nouvelle-Zélande. Elle est la 3ème ville d l’Ile du Sud. Avec un peu plus de 50 000 habitants, elle regroupe plus de la moitié des habitants du Southland.

    Elle est située sur l’estuaire de Waihopai River, à l’extrémité d’une plaine où l’élevage ovin (laine et viande) est fortement développé. D’ailleurs, toute l’activité de la région repose sur l’agriculture et l’élevage de moutons.


    La région dispose également d’atouts industriels, tels que l’usine d’aluminium et le port de Bluff, à 27 km au Sud.
    Elle est la ville la plus venteuse du pays après Wellington.

    Bluff

    La ville de 2100 habitants est située sur la partie Nord-Est de The Bluff, une large bande de terre s’enfonçant dans la mer. C’est la plus ancienne ville de Nouvelle-Zélande, sa colonisation datant de 1824. « Bluff » signifie « monticule de terre ».
    A l’époque, la région est très prisée des chasseurs de baleines.

    Deux activités économiques principales rythment la vie de cette ville : la production d’aluminium (dans le complexe de Tiwai Point sont fondues plusieurs milliers de tonnes d’aluminium par an) et la production d’huitres, réputées à travers tout le pays. C’est ici qu’est basée la plus grande flotte néozélandaise de pêche à l’huitre (de mer et non d’élevage, qui se développent dans les eaux froides et claires du détroit de Foveaux). Les Oysters and Chips sont une spécialité locale et les huitres à emporter sont retrouvées un peu partout ici.

    Stewart Island

    Située à 30 km de l’Ile du Sud, Stewart Island s’étend sur 1 746 km². D’une forme plutôt triangulaire, elle se compose de 750 km de côtes. C’est un paradis pour les amateurs de silence, de beauté et de nature immaculée.

    Ses 400 habitants vivent essentiellement grâce au tourisme et à la pêche.

    Découverte par le capitaine Cook en 1770, elle est alors prise pour une presqu’île. L’erreur est corrigée au début du 19ème s.
    Il y a un millier d’années, les colons polynésiens baptisent cette île de rêve Rakiura, signifiant « pays du ciel lumineux », en référence aux aurores australes qui illuminent fréquemment le ciel nocturne. Les Européens lui donnent ensuite le nom du capitaine Stewart qui dresse le premier relevé topographique en début du 19ème s. Elle est achetée aux Maoris en 1864.

    Dans la tradition maorie, elle est Te Punga o Te Waka a Maui, ce qui signifie « l’ancre de pierre du canoë de Maui », l’Ile du Sud étant le canoë.

    Véritable hymne à la nature, cette île est recouverte pour le bush et possède de magnifiques plages de sable fin. Seule sa partie Nord est accessible par voie terrestre. Elle est elle-même entourée de 170 petites îles.

    Le Rakiura National Park, dernier des parcs nationaux du pays, est créé en 2002 et recouvre presque la totalité de l’île.
    L’île est réputée pour ses nombreux sentiers de randonnée et ses oiseaux endémiques, dont le célèbre kiwi.

    Les Catlins

    Les Catlins désignent la superbe région entre Invercargill et Balclutha. Elle est à cheval entre les régions de l’Otago et du Southland. La région est nommée d’après le nom du capitaine Catlins, explorateur faisant route vers l’Australie.

    Région sauvage et faiblement peuplée, les Catlins disposent d’un paysage côtier pittoresque et d’une dense forêt qui abrite de nombreuses espèces d’oiseaux. Ses hautes vagues attirent également des surfeurs. Le long de la côte, les points d’intérêt sont nombreux.

    Après Invercargill la route serpente de Curio Bay à Kaka Point et offre des sites uniques : vestige de forêt pétrifiée, colonie de lions de mer, grottes ou encore cascades.

    Sur la route, se trouve Slope Point le point le plus méridional de l’Ile du Sud, à mi-chemin entre le pôle sud et l’équateur. Les vents venus de l’Antarctique y sont si violents qu’ils forcent les arbres à se rabattre sur eux-mêmes, créant ainsi d’étranges et fascinantes formes. Ici aucune habitation n’est possible aussi le lieu est consacré à l’élevage de moutons. Falaises abruptes et pentes rocheuses, la nature y reprend ses droits.

    Owaka est le village le plus important de la côte, avec 400 habitants. Non loin de là, à 100 m de la mer se trouve le Jack’s Blowhole, une caverne de 55 m de profondeur qui, lorsque la mer est forte, fait jaillir l’eau tel un geyser.

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    Invercargill

    Les Catlins

  • La Forêt de Fangorn

    Porte d’entrée du Fiordland National Park, le village de Te Anau se trouve tout à côté d’un des plus grands lacs de Nouvelle-Zélande. Il couvre 43 200 ha et descend jusqu’à 417 m de profondeur.

    Les belles scènes prenant place dans la forêt de Fangorn ont été tournées à quelques kilomètres du village, en plein bush. Dans la charmante forêt de hêtres aux couleurs rouge et argent, le sol recouvert de mousses tendres d’un vert intense semble ne pas avoir été foulé depuis des millénaires.

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    Mavora Lakes & Fangorn