Auteur/autrice : admin

  • Le Hobbit

    Le Hobbit par Peter Jackson

    Prequel au film « Le Seigneur des Anneaux », la trilogie « Le Hobbit » se place 60 ans avant le voyage de Frodon conduisant l’Anneau en Mordor. Et encore une fois, Peter Jackson plonge le spectateur en pleine Terre du Milieu au travers de superbes paysages néozélandais.

    La trilogie est basée sur le roman de J.R.R. Tolkien « Le Hobbit », ainsi que sur des passages d’autres œuvres, tel le « Silmarion », afin de permettre aux cinéphiles non bibliophiles de mieux comprendre les évènements du Troisième Age.

    Après la réalisation de la trilogie du « Seigneur des Anneaux », pour Peter Jackson le tournage du « Hobbit » devait évidemment se faire en Nouvelle-Zélande, déjà connue comme la parfaite représentation de la Terre du Milieu.

    Le Hobbit – Les lieux de tournage

    Il n’existe pas encore de livre retraçant l’épopée de l’équipe du film à travers la Nouvelle-Zélande, toutefois certains coins sont déjà reconnus pour avoir servi de lieux de tournage. En parallèle à notre quête sur les pas de la Communauté de l’Anneau, nous tâcherons de faire halte dans ces contrées afin de retrouver toujours plus de décors nous plongeant en Terre du Milieu.

    Hobbitbourg – Matamata

    Les vertes collines de la Comté ont été à nouveau ramenées à la vie à Hobbiton près de Matamata, où les décors ont été restaurés pour la trilogie. Pour plus de détails aller sur la page consacrée à Hobbitbourg.

    Forêt Du Bosquet Des Trolls – Piopio

    Les menaçantes falaises, les formations rocheuses originales et la forêt préhistorique de Mangaotaki Rocks près de Piopio, semblent avoir été créés spécialement pour servir de toile de fond afin de  représenter la Terre du Milieu. Dans cette région ont été tournées de nombreuses scènes du premier volet « Un Voyage Inattendu » situées dans la Forêt du Bosquet des Trolls, dont la découverte par la Compagnie de la ferme dévastée, leur sortie de la caverne aux trolls, l’arrivée de Radagast ou encore de celle des Wargs.

    Malheureusement, comme c’est souvent le cas ici lorsque les terres n’appartiennent pas au gouvernement, la visite des lieux est payante : 50$ par personne pour visiter la forêt… (no comment).

    Montagne solitaire – Turoa, Mt Ruapehu

    S’élevant à 1000 m d’altitude, la Ohakune Mountain Road qui conduit jusqu’à Turoa, est l’une des plus pittoresques routes du pays, traversant de vastes de plaines, des forêts de hêtres, pour arriver au sommet d’une région montagneuse balayée par les vents et offrant des vues extraordinaires.
    Turoa est une station de ski populaire située sur le Mt Ruapehu, dans le Tongariro National Park.

    La région est connue pour ses paysages à couper le souffle et le treck du Tongariro Crossing est d’ailleurs considéré comme le plus beau au monde.

    Les pentes rocheuses et les parterres d’herbe grasse de Turoa, ont servi de décor pour les scènes où la Compagnie se retrouve devant l’entrée de la Montagne Solitaire dans « La Désolation de Smaug ».

    Le tournage ici s’est déroulé sur un jour, au cours duquel un échafaudage géant fut construit afin de protéger la faune et la flore.

    Descente en Tonneaux – Pelorus River

    Pelorus Bridge est une petite commune du Marlborough où la rivière Rai rencontre la rivière Pelorus. Un petit pont permet à la SH6 de passer au-dessus du Pelorus et c’est ici que Peter Jackson a choisi de filmer la Compagnie descendant la rivière en tonneaux vers Lacville dans « La Désolation de Smaug ».

    La Région de Nelson

    Région la plus ensoleillée de Nouvelle-Zélande, Nelson a servi de toile de fond pour de nombreuses scènes du premier volet du Hobbit. Les lieux de tournage sont situés sur des propriétés privées mais toute la zone autour de la Golden Bay offre de paysages similaires, depuis les terres agricoles jusqu’aux spectaculaires falaises à pic.

    Magistrale Terre du Milieu – Mount Cook

    Le Mont Cook et les sommets alpins qui l’entourent ont servi de toile de fond pour plusieurs scènes aériennes dans « Un Voyage Inattendu ».

    En direction des Mont Brumeux – Région des Southern Lakes

    La région est l’un des lieux de tournage les plus magiques du « Hobbit : Un Voyage Inattendu ».
    Le glacier Earnslaw Burn a créé de nombreuses chutes d’eau s’écoulant sur une énorme paroi rocheuse. Ici, Bilbo et la Compagnie avancent vers les Mont Brumeux depuis Foncombe.
    La Passburn Valley a servi de décor pour l’approche des Mont Brumeux.
    Les sommets alpins des environs de Wanaka servent de décor sauvage dans le premier volet ainsi que de toile de fond pour l’envol des Aigles.

    Magistrale Terre du Milieu – Fiordland National Park

    La majestueuse région du Fiordland National Park a servi dans les deux trilogies du « Hobbit » et du « Seigneur des Anneaux » pour des prises de vues épiques à couper le souffle.

    La scène où la Compagnie vole sur le dos des Aigles au-dessus des montagnes dans « Un Voyage Inattendu » a également été filmée ici.
    Les prairies de Te Anau Downs ont servi de fond pour certaines scènes de poursuite, tandis que c’est dans le territoire sauvage de Mararoa Saddle que Thorin conduit la Compagnie.

    Poursuite par les Wargs – Twizel

    La magie alpine de Twizel se retrouve dans « Le Hobbit : Un Voyage Inattendu » ainsi que dans la trilogie du « Seigneur des Anneaux ». Une partie de la poursuite par les Wargs a été filmée ici mais aussi la plus longue scène de la Bataille des Champs du Pelenor.

    Twizel est une charmante ville perchée dans les montagnes et une promenade dans ses environs permet de replonger dans toutes les scènes tournées ici.

    Lacville – Lake Pukaki

    Le lac Pukaki a été choisi comme lieu de tournage de Lacville dans “La Désolation de Smaug”.
    Les étendues glaciaires qui nourrissent le lac donnent à l’eau sa vibrante couleur bleue. En fond se dresse le Mount Cook dont les sommets enneigés sont recouverts de skieurs durant les mois d’hiver.
    La station Braemar a d’ailleurs servi de décor dans « Un Voyage Inattendu » pour les scènes épiques de la poursuite par les Wargs ainsi que l’arrivée vers Foncombe.

    Hobbit Fan Contest

    Pour remercier les fans de la trilogie du Hobbit, Peter Jackson avait lancé du 25 août au 23 septembre 2014 un concours dont les gagnants ont pu découvrir la Terre du Milieu aux travers des paysages de Nouvelle-Zélande. Ils ont également pu assister à une première projection exceptionnelle du dernier volet « Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées ».

    Etant une inconditionnelle fan de l’univers de Tolkien et des films réalisés par P. Jackson, j’ai moi-même participé au concours et réalisé une vidéo décrivant mon plus beau souvenir de la Terre du Milieu et expliquant pourquoi j’en étais la plus grande fan (malgré mes 1m60).

    A l’issue du concours plus de 70 personnes originaires de 28 pays différents ont été désignées. Malheureusement pour nous (le prix était pour deux personnes), je n’en fait pas partie et ma présence très faiblarde sur le célèbre réseau social à l’oiseau bleu explique très certainement cela. Gros coup de pub de la part de la production mais surtout grosse déception pour moi, je me réconforte toutefois en me disant que nous, nous verrons beaucoup plus de la Terre du Milieu puisque notre voyage dure un an !

    La vidéo présentée au concours

    Albums photo

    Hobbitbourg

    Turoa Ski Station

    Marlborough Sounds

    Canaan Road

  • Puhoi & la Côte Nord

    10 avril 2014

    Sur la route en direction du petit village côtier de Leigh, nous nous arrêtons boire une excellente bière dans le très pittoresque pub de Puhoi. L’ambiance y est très chaleureuse et le décor est exceptionnel ! Nous passons d’ailleurs un temps fou à regarder les murs et leur « décoration » avant de passer commande…


    Côte Nord d’Auckland

    Cette partie est très différente de la Côte Ouest. Des villes comme Orewa sur la côte et Warkworth à l’intérieur des terres accueillent une population plus importante. C’est une région très prisée des vacanciers Kiwis, vite surpeuplée en été.

    Puhoi

    Puhoi est une petite commune située à environ 50 km au Nord d’Auckland, sur les berges de la belle Puhoi River. Son nom signifie « l’eau calme ».

    A l’origine il s’agit d’un établissement de colons originaires de Bohême (actuelle République Tchèque). Entre 1863 et 1866, trois bateaux amènent des familles à qui des parcelles sont attribuées par le gouvernement. Celles-ci sont couvertes de forêts et beaucoup d’efforts sont nécessaires avant de pouvoir utiliser les terres.
    Les premiers colons sont catholiques et l’une de leurs premières préoccupations est de bâtir une église, dont la construction s’achève en 1881. Aujourd’hui l’église St Pierre et Paul est toujours utilisée par la communauté.
    L’histoire des premiers colons européens est très bien documentée par le “Bohemian museum” qui occupe le bâtiment de la première école primaire catholique de la ville (1923-1964).

    Le village, toujours prospère, a gardé une atmosphère bohémienne, enrichie par les différentes cultures des nouveaux habitants venus de par le Monde.

    Le très convivial Puhoi Pub est une véritable institution de la ville. Son propriétaire collectionne les billets de banque, ramenés par des clients originaires du monde entier, et ses murs en sont tapissés.

    Warkworth

    Warkworth est traversée par la Mahurangi River et se situe au cœur de la Kowhai Coast, nommée ainsi d’après le kowhai, arbre natif de Nouvelle-Zélande. Il s’agit d’une petite ville agricole tranquille qui abrite quelques vignobles.

    Albums photo

    Puhoi

  • Auckland & sa province

    Tamaki Makaurau

    Le paysage unique d’Auckland nait d’une ancienne histoire d’amour qui conduisit à une bataille acharnée entre deux iwi (tribus maories) qui créa des fissures profondes dans la terre, soulevant les nombreux volcans dispersés à travers la région. Ses sols fertiles et son positionnement entre deux côtes aux ressources abondantes, qui ont attiré des populations dans la région depuis des siècles, lui donnent son nom maori de « Tamaki Makaurau » traduit par « Tamaki aux nombreux amants ».

    Histoire

    La province d’Auckland est probablement la région la plus peuplée par les Maoris avant l’arrivée des Européens. Elle est désirée et conquise par beaucoup d’entre eux. Ses nombreuses collines formées par les volcans se prêtent à la construction de « pa » (villages fortifiés) ainsi qu’à la culture en terrasse. Cette étroite bande de terre est le théâtre d’affrontements entre plusieurs tribus, dont les Ngati Whatua, originaires du Nord, qui prennent finalement le contrôle de la région durant la seconde moitié du 18ème s. De nombreux volcans de la région arborent aujourd’hui encore des vestiges de fortifications.

    Dans la première moitié du 19ème Les Européens et le célèbre navigateur James Cook passent devant Waitemata Harbour sans le voir alors qu’ils cartographient les côtes du pays. 1840 est la date charnière de la colonisation britannique. C’est à Bay of Island que les représentants de la Couronne et les chefs de la Confédération des tribus maories unies se réunissent autour du traité de Waitangi qui marque l’histoire du pays au fer rouge. En apposant leur signature au traité les chefs reconnaissent officiellement la souveraineté de la reine d’Angleterre sur la Nouvelle-Zélande. Par la suite, le gouverneur Hobson en profite pour acheter des terres aux Maoris et fonder Auckland dans l’objectif d’en faire la capitale du pays. La ville doit son nom au commandant Eden Lord Auckland. Sa création est un véritable succès et attire de nombreux migrants à tel point qu’en 1900, Auckland devient la plus grande ville du pays. En 1840 Hobson transfert la capitale de Russell (au Nord) à Auckland, mais 25 ans plus tard elle perd son statut de capitale au profit de Wellington.

    Aujourd’hui

    En 1989 plus de 20 villes et arrondissements autour de la ville font l’objet d’un regroupement en quatre villes principales dont Auckland City. L’ensemble de ce « Great Auckland » compte plus 1,5 million d’habitants, soit plus de 30% de la population totale. A présent même si Wellington abrite toujours le siège du gouvernement, Auckland jouit d’un statut de capitale économique et touristique (chaque année elle accueille 1,3 million de visiteurs).

    Ce qui rend Auckland si spécial c’est aussi le remarquable melting-pot des cultures, qui se reflète dans la cuisine, les festivals, l’art et la musique. Depuis les premiers waka (pirogues) Maoris et les navires coloniaux des pionniers, la ville a attiré de nombreuses populations venant de très loin. Dès les années 1890, Auckland abrite une population cosmopolite et l’on peut y entendre des douzaines de langues différentes et y rencontrer de nouveaux habitants originaires d’Europe, de Chine et d’Inde. Cette tendance perdure tout au long du 20ème s. et particulièrement dans les années 1950, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Beaucoup de migrants européens arrivent, mais également beaucoup d’habitants ruraux cherchant du travail dans « les lumières de la ville », dont un nombre important de Maoris. Ils sont suivis par les travailleurs venus des îles du Pacifique dans les années 1960. Aujourd’hui, Auckland est la plus grande ville polynésienne et l’une des plus importantes du Pacifique. Les Aucklanders sont originaires des quatre coins du monde – environs 56% sont des descendants d’européens, 11% sont Maoris, 13% sont originaires des îles du Pacifique et 12% d’Asie.

  • Auckland City

    Du 03 au 10 avril 2014

    Après notre sommeil réparateur nous attaquons notre premier jour à Auckland. Alex supporte très bien le décalage horaire et les longues heures de repos, tandis que moi beaucoup moins. Nous partons régler nos formalités administratives dans le centre-ville depuis le quartier de Mount Eden. Il fait beau et pas trop chaud, bref une température idéale pour marcher.

    Après plus d’une demi-heure de marche très tranquille en mode « découverte », nous arrivons sur Queen Street, la grande avenue principale cernée de très hauts buildings modernes et fourmillant de passants qui vont et viennent au rythme des sons psychédéliques des passages piétons. Ce jour nous le consacrons à l’ouverture de nos comptes en banque, qui se fait très rapidement, ainsi qu’à l’achat de nos cartes SIM néozélandaises.

    Les forfaits téléphoniques sont très chers ici en comparaison de nos récents forfaits français, pourtant, il faut que nous puissions appeler et être appelés.

    Autre point marquant de la journée, les petits restaurants de sushis sont partout et fonctionnent à la manière d’un self-service : sur un comptoir fermé et réfrigéré se trouvent une grande variété de sushis, makis, etc., nous les prenons à la pièce et passons à la caisse. Ce système est super car au lieu d’en avoir 6 identiques, nous pouvons en manger 2, 3, 4, 5, 8 ou 12 différents et pour beaucoup moins cher. Nous n’avons pas fini d’en manger cette année !!

    Le lendemain matin nous devons changer de backpacker car nous n’avions pas prévu que notre chambre serait louée par quelqu’un d’autre… Comme nous sommes le week-end il est difficile de trouver un lieu convenable et pas trop cher (pour une chambre double, le prix débute à 30$ NZ par tête, soit 20€) et finalement nous nous dirigeons vers un nouveau quartier : Parnell.

    Nous sommes très déçus par notre nouvelle auberge car, malgré le charme indéniable de son architecture 19ème et son petit jardin paisible, elle est affreusement sale. Nous tentons de trouver un autre lieu mais en vain.

    LE point très positif de la journée c’est notre visite au musée d’Auckland : le War Memorial Museum. Nous nous attendions à un petit musée de la guerre et finalement nous nous retrouvons devant un immense bâtiment néoclassique (haut, blanc à colonnes) composé de 3 étages. L’entrée n’est pas donnée, du coup nous hésitons mais finalement nous entrons : quel choix excellent ! Ce musée est immense et nous regrettons de ne pas être arrivés dès la première heure car il y a tellement à voir que n’avons pas le temps de tout visiter… Nous passons la plus grande partie de la visite à découvrir la culture maorie. Nous apprenons beaucoup de choses sur l’arrivée des premiers habitants d’Aotearoa (Nouvelle-Zélande), leurs mythes, leurs traditions et leur vie quotidienne. Nous passons également beaucoup de temps au deuxième étage, consacré aux sciences naturelles.

    C’est ici que nous découvrons une reconstitution du célèbre moa (oiseau géant de Nouvelle-Zélande disparu aujourd’hui) parmi la multitude d’oiseaux et autres mammifères naturalisés, et que nous assistons à la simulation d’une éruption du volcan sous-marin tout proche de la ville. Une éruption peut arriver n’importe quand aussi nous connaissons maintenant les règles de base de sécurité.

    Le jour suivant nous partons en balade dans le centre-ville depuis Parnell via la route qui longe les quais et débouche tout en bas de Queen Street. Cette fois nous n’avons plus d’impératifs administratifs, aussi nous papillonnons de droite à gauche afin d’explorer les moindres recoins du « downtown » et de découvrir les principaux bâtiments touristiques dont la très haute Sky Tower.

    Il s’agit en quelques sortes de la « Tour Eiffel » néozélandaise. Nous ne grimpons pas ce jour-là car il y a beaucoup à voir et à faire mais nous reviendrons, juste pour admirer la vue depuis le sommet ou peut-être même y faire un saut à l’élastique, activité très populaire ici !


    Juste pour sourire : nous achetons des lingettes antibactériennes pour laver un maximum de surfaces à l’auberge (encore une fois on ne se refait pas), mais également du maïs en conserve qui se révèle être en purée et non en grains !!?! (Nous sommes restés très cons une fois la boîte ouverte) !

    Nous ne passons pas notre quatrième jour à Auckland même, mais au large de celle-ci, sur l’île paradisiaque de Waiheke. Pour nous y rendre, nous empruntons un bateau depuis le Ferry Building, qui est un bâtiment magnifique, et naviguons pendant 40 minutes. Le temps est très ensoleillé et la petite bise qui souffle sur le sommet du bateau est très agréable.

    Pour débuter, nous avons opté pour une courte visite en bus avec l’un des habitants de l’île, qui nous fait découvrir de merveilleux spots et nous en apprend plus sur son histoire. Les vues sont vraiment magnifiques et lors d’un arrêt sur l’une des nombreuses plages de sable fin, nous nous délectons, les pieds dans l’eau et réalisons vraiment que nous sommes en vacances et totalement libres !!

    Après la visite nous pouvons nous repérer sur l’île. Nous visitons d’abord le petit « centre-ville » qui est en fait une rue principale étroite bordée de magasins, restaurants et bâtiments administratifs. Nous déjeunons ensuite sur la terrasse d’un restaurant possédant une vue à couper le souffle de la baie d’Oneroa et de ses voiliers bercés par les vagues. Pour finir nous allons sur une nouvelle plage et observons le coucher de soleil glisser derrière une crique.
    A notre retour en ville il fait nuit et nous décidons de prendre un peu de temps pour un « Auckland by night ».

    Le jour suivant, après avoir rempli les papiers nécessaires à l’obtention de notre « numéro de travail », nous traversons un des nombreux parcs de la ville, Albert Park, où se retrouvent des étudiants pour manger, discuter ou bien dormir au soleil. Sur celui-ci se place l’Art Gallery d’Auckland, qui est un beau musée d’art ancien et contemporain.

    Il est très spacieux et présente un grand nombre d’œuvres. Dans la partie contemporaine, il y a des plus et des moins comme partout, mais certaines œuvres d’inspiration tribale ainsi que des photographies en noir et blanc de belles rivières retiennent particulièrement notre attention.

    Nous apprécions beaucoup la salle consacrée aux portraits de Maoris, très singulière : portraits d’hommes et de femmes vêtus de costumes chics ou traditionnels, arborant des objets de parure propres à leur culture et dont le visage est tatoué (entièrement pour les hommes, sur les lèvres et le menton pour les femmes). A notre regret, nous ne pouvons pas prendre de photos par respect pour les âmes des Maoris représentés sur les toiles.

    Je trouve personnellement ses portraits beaucoup plus profonds et sincères que ceux que nous avons l’habitude de voir en Europe, le regard de chacun diffère et semble exprimer une émotion forte, parfois du défi.

    Nous découvrons également quelques toiles d’Epoque victorienne, dont certaines, très romantiques, sont délicates et fraîches.

    Cette découverte de l’art néozélandais nous enchante et c’est la tête pleine et le cœur léger que nous partons « gravir » le point culminant d’Auckland, qui se trouve être un volcan éteint : le Mount Eden. Durant la montée, nous croisons quelques grands trous situés au sommet de petites collines, certainement d’anciens cratères, et cela nous rend joyeux car c’est une première pour nous.

    Mais c’est seulement une fois arrivés au sommet du Mont que nous prenons réellement conscience de la définition du mot « cratère » ! Il est là, gigantesque, juste à quelques centimètres de nos pieds et c’est magnifique ! La nature est vraiment belle et impressionnante, dommage que nous l’oublions parfois. Nous passons beaucoup de temps à l’admirer de long en large, puis nous en faisons le tour afin de contempler l’impressionnante vue d’Auckland et de ses nombreux volcans, dont les sommets, verts, pointent au-dessus des constructions, grises. Nous nous posons finalement face au coucher de soleil très coloré qui est splendide, malgré les nuages qui le dissimulent parfois.

    En ce dernier jour complet à Auckland, nous partons en direction d’un autre quartier, plus excentré : Mission Bay. Nous longeons la belle côte et arrivons sur une grande plage de sable blanc. C’est difficile de croire que nous sommes toujours à Auckland ! Sur la route principale, face à l’océan se regroupent plusieurs magasins et restaurants et nous nous y arrêtons pour manger mexicain.

    Après le lunch, nous retrouvons J. autour d’un café puis nous partons tous les trois en direction de l’aquarium de la ville. Nous commençons la visite par un bond dans le passé, où nous découvrons les voyages et la vie quotidienne des scientifiques (que l’on peut aussi qualifier d’aventuriers !) partis explorer le Pôle Sud au 19ème siècle : documents, photos, reconstitutions d’intérieur avec des meubles et des objets d’époque, etc., tout est très bien conçu et c’est très instructif ! Nous passons même par la case « épreuve » en tentant de plonger la main dans une eau à température « Antarctique » et de la laisser immergée au moins 30 secondes : aucun de nous n’y parvient mais nous rions beaucoup ! La visite continue par l’observation d’une multitude d’espèces marines : pingouins, snappers (le poisson que tout le monde pêche en Nouvelle-Zélande), raies, anguilles, crabes, et j’en passe. A chaque fois J., qui est un grand amateur de pêche, nous donne des informations sur l’espèce et nous écoutons avec attention. Pour finir, nous entrons dans le tunnel de plexiglass qui permet aux visiteurs d’observer différentes espèces de requins en captivité, que l’on peut croiser au cours d’une baignade dans certaines zones néozélandaises (beware ! beware !). C’est assez impressionnant et, malgré la vitre, lorsqu’ils nous regardent du coin de l’œil en filant vers nous ça fait froid dans le dos !! Bref, nous passons un après-midi ludique mais surtout très instructif et nous retiendrons deux informations importantes : les pieuvres géantes existent et heureusement pour nous, le « Mégalondon », gros requin préhistorique (de la taille d’un bus) a disparu !

    La journée se conclue par un beau couché de soleil sur une colline du quartier voisin de Orakei.

    Juste pour sourire : à notre arrivée au sommet de la colline, un grand oiseau de couleur brun-noir se met à tournoyer juste au-dessus de nos têtes en se rapprochant très vite de nous, aussi je m’enfuie à toutes jambes en croyant être attaquée par un rapace ; l’oiseau se pose finalement, puis un autre et encore un autre : ce sont simplement des mouettes à la recherche de nourriture

    Nous quittons la grande ville une semaine après notre arrivée, pour d’abord nous rendre à Devonport. Là nous retrouvons J. et M., une amie à lui qui travaille au Musée de la Marine. Bien sûr nous ne manquons pas l’occasion de visiter un nouveau musée. Il se trouve qu’il est assez petit mais cela ne nous empêche pas d’y passer un long moment car il est très bien conçu et renferme de vieux objets très originaux.

    Vient ensuite l’heure du « tea » chez M. où nous dégustons plusieurs préparations salées néozélandaises : relish et piccalilli faits maison (qui sont en quelque sorte des chutneys), c’est excellent ! Puis, peu avant la sortie de bureaux, nous prenons la route avec J. en direction de Leigh.

    Cette semaine à Auckland a été très enrichissante, physique et nous en avons pris plein les yeux. Nous partons maintenant en direction du Nord pour passer quelques jours avec la famille de J., puis nous irons ensuite dans la Bay of Plenty pour trouver une voiture et du travail.


    Auckland City

    Auckland, avec ses 100 000 ha (presque aussi étendue que Paris), est une ville où il fait bon vivre, qui possède (et offre) de nombreux atouts.

    Elle connait un climat chaud (20° l’été et 13° l’hiver) et ensoleillé.
    Elle est bordée par deux mer : la mer de Tasman d’un côté et l’océan Pacifique de l’autre. L’eau est ainsi omniprésente et participe à son charme.

    Parmi les symboles de la ville on retrouve la Sky Tower, plus haute tour de l’hémisphère sud, Harbour Bridge et Waitemata Harbour.

    Au-delà du cœur de la cité, Auckland dévoile d’autres nombreuses richesses avec dans ses environs 48 volcans éteints, 22 parcs régionaux, deux chaînes de montagnes et plus de 50 îles au large, dont les plus connues sont Great Barrier Island et Waiheke.

    L’artère centrale de la ville est Queen Street et tout autour évoluent plusieurs grands quartiers, que l’on peut assimiler aux arrondissements parisiens.
    La ville possède de nombreux ports dont les principaux sont Waitemata Harbour au Nord, ouvert sur le golfe d’Hauraki et ses îles, et Manukau Harbour à l’Est, ouvert sur la mer de Tasman. Alors que statistiquement un Kiwi sur 15 possède un bateau, à Auckland cette proportion est de l’ordre d’un pour 10, et toutes ses eaux sont parsemées de centaines de bateaux, ce qui lui vaut le joli nom de «City of Sails» (la Cité des Voiles).

    Le centre-ville d’Auckland repose sur la grande avenue de Queen Street et ses proches environs. Elle est l’une des rues commerçantes les plus vivantes du pays et on y trouve de tout : cinémas, galeries d’art, bibliothèques, musées, librairies, parcs, restaurants, boîtes de nuit, foodcourts (réunion de plusieurs fast-foods), centres commerciaux et magasins de souvenirs.
    Au Sud de Queen Street se trouve l’Aotea Centre, qui est une grande salle de concert internationale dont la construction, au coût très élevé, achevée en 1989 a pris 5 ans. Près d’Aotea Square se trouve un portail maori en bois sculpté, œuvre de Selwyn Muru, artiste maori célèbre en Nouvelle-Zélande. Derrière cette porte s’élève l’Auckland Town Hall (hôtel de ville), construit en calcaire d’Oamaru (ville d’Otago, Ile du Sud).
    La gare ferroviaire souterraine se trouve également sur cette avenue principale et occupe les bâtiments du Britomart, à quelques enjambées de Waitemata Harbour.
    Ce dernier est le port d’où partent les ferrys permettant de se rendre dans les îles au large de la ville. Il termine le centre-ville et abrite le Ferry Building, le terminal de ferry, très beau bâtiment de 1912.
    Harbour Bridge, inauguré en 1959, est un pont de plus de 1000 m situé à l’Ouest du centre-ville. C’est près de celui-ci qu’un attentat à la bombe est perpétré par les services secrets français à l’encontre du Rainbow Warrior (bateau de Greenpeace) en 1985.

    A l’Est du centre, le quartier de Parnell existe depuis la création de la ville en 1841. A l’Ouest il donne sur le célèbre parc d’Auckland Domain où se trouve l’Auckland War Memorial Museum.

    Parnell comporte une concentration importante de bâtiments historiques, dont les deux principaux sont sa cathédrale anglicane et l’ancienne gare d’Auckland, un bâtiment de brique datant des années 30.

    C’est un quartier très prisé et les loyers y sont élevés.

    Ponsoby, à l’Ouest du centre, est un quartier animé où il se passe toujours quelque chose à toute heure du jour ou de la nuit. La Ponsoby Road est l’une des plus agréables rues de la ville lorsque l’on a envie de se distraire ou tout simplement de flâner.

    Le quartier de Mission Bay, plus loin à l’ouest du centre, permet de profiter du bord de mer. Les plages s’y succèdent le long de la route de Tamaki Drive. Depuis le parc de Bastion Point, on peut découvrir une vue superbe sur la ville et le port de Devonport. Une marae (maison commune) s’y trouve qui appartenait à la tribu maorie des Ngati Whatua. Le Kelly Tarlton’s Aquarium est situé à proximité.

    Le quartier de Mount Eden se trouve au Sud du centre-ville. Le Mt Eden, qui lui donne son nom, est le point le plus haut de la ville avec ses 196 m. Formé lors d’une éruption, ce volcan est aujourd’hui éteint. C’est un lieu sacré pour les Maoris.

    Plus au Sud se trouve le quartier de One Tree Hill, « la colline de l’arbre solitaire ». C’est sur le volcan duquel il tient son nom que s’est écrite une page de l’histoire néozélandaise. Il est reconnaissable à l’obélisque de 183 m qui orne son sommet en hommage à l’un des premiers colons blancs J.L. Campbell, pour les services rendus à la ville et le respect dont il a toujours fait preuve envers les tribus maories. Le « pin solitaire » quant a lui a été abattu par des Maoris en colère car il avait été planté à la place d’un « totara », arbre sacré chez les Maoris, lui-même abattu sans aucun scrupule par l’un des premiers colons.
    Au pied de One Tree Hill se trouve l’Acacia Cottage de Campbell, construit en 1839, qui est le plus vieux bâtiment de la ville.

    Le musée possède une importante collection d’œuvres néozélandaises d’Art Moderne et Contemporain, de remarquables travaux d’artistes Maoris et des îles du Pacifique, ainsi que des pièces internationales représentatives de la peinture, la sculpture ou de la gravure du 11ème siècle à nos jours.

    Considéré dès 1888 comme «la première galerie d’art du Dominion», Auckland Art Gallery Toi o Tamaki reste la plus grande institution de l’art de Nouvelle-Zélande, avec sa collection de plus de 15 000 œuvres.

    Sky City

    Ce complexe situé dans le centre-ville comprend deux casinos, des bars/restaurants, un théâtre, un hôtel et la célèbre Sky Tower qui fut inaugurée en 1997. Elle est visitée par plus d’un million de personnes par an et sert de point de repère lorsqu’on se déplace en ville, grâce à sa pointe qui culmine à 328 m (c’est la plus haute structure d’Eurasie). Du sommet le panorama est grandiose et les amateurs de sensations fortes auront le choix entre le saut à l’élastique et l’ascension du sommet de la tour.

    Auckland War Memorial Museum

    Le musée se trouve au milieu de l’Auckland Domain, vaste parc de verdure de 74 hectares à l’Est du centre, tout prêt du quartier Parnell. Des jardins bien entretenus, de grandes serres, des aires de jeu et un terrain de cricket s’étendent sur ces espaces verts presque au cœur de la ville. Depuis le sommet, la vue est imprenable sur Waitemata Harbour et le golfe de Hauraki.

    Le musée est considéré comme l’un des plus beaux édifices patrimoniaux de Nouvelle Zélande.

    Le bâtiment, d’architecture néoclassique, est érigé après la Première Guerre Mondiale sur « Pukekawa, « la colline de l’amertume ». Sa construction, à la demande de la population, est faite en mémoire des soldats morts durant cette guerre. La cérémonie officielle d’ouverture a lieu en 1929. Depuis ce jour, le musée est la pierre angulaire du souvenir aux familles et anciens combattants qui souhaitent honorer leurs proches et camarades tombés au combat.

    Les collections sont initialement rassemblées pour préserver et exposer la flore et la faune «exotiques» du nouveau pays, les arts, l’artisanat et les vestiges de ses habitants, ainsi que pour rendre compte des différentes cultures des nouveaux colons. Au cours de la deuxième moitié du 19ème siècle, elles augmentent considérablement. D’impressionnantes pièces d’Histoire Naturelle de Nouvelle-Zélande, ainsi que de remarquables objets archéologiques et ethnographiques maoris ont été réunis.
    Près de 150 ans plus tard, le musée protège et prend soin de la plus vaste collection au monde de « taongas » (trésors) Maoris. Elle comprend trois marae complètes, un « taua waka » (canoë de guerre) des années 1830, ainsi qu’un grand nombre de sculptures précieuses originaires de toute la Nouvelle-Zélande. Les collections abritent également de superbes pièces de l’ensemble de la Polynésie et du Pacifique, d’importantes collections d’arts appliqués, botanique, animaux terrestres et marins naturalisés d’Europe, d’Asie et de Nouvelle-Zélande, plus d’un million de photographies, ainsi que des œuvres picturales notables ou encore des instruments de musique.

    Kelly Tarlton’s Aquarium

    Aquarium recréant tout un monde sous-marin équipé de tunnels en plexiglas qui permettent de voir évoluer plus de 1500 espèces de poissons, des requins et autres raies de très près. Une partie historique abrite une réplique de l’abri construit en 1911 par R. Scott lors d’une mission scientifique en Antarctique. Des pingouins y vivent également en captivité.

    Les environs d’Auckland

    Le nom d’Auckland fait référence à la city mais également à ses nombreuses îles : environ une quarantaine, dont la plus grande et la plus connue est la Great Barrier Island. Certaines de ces îles sont des réserves naturelles et un permis est nécessaire pour y accéder (comme Little Barrier Island). Elles sont accessibles en ferry depuis le port d’Auckland.

    Devonport

    Devonport est une bourgade située de l’autre côté des quais du centre-ville. Il est très facile de s’y rendre en empruntant le ferry en moins de 15 minutes. Il est également possible de s’y rendre en empruntant l’Harbour Bridge. Elle est le siège de la Royal Navy of New Zealand. Les premiers Européens s’y sont installés en 1850.

    Aujourd’hui, Devonport cherche à se développer de façon saine et rénove ses maisons en bois du début de siècle. Les nombreuses plages qui bordent le secteur sont aussi un atout majeur.

    Le petit Navy Museum (Musée de la Marine) possède une collection unique d’objets exposant l’histoire et le rôle de la Marine néozélandaise. Ces objets sont de types fonctionnel, cérémoniel, social, spirituel ou encore culturel et ainsi qu’une importante documentation textuelle et visuelle relatant des événements historiques. Il rassemble également des éléments sociaux et personnels illustrant la vie des marins, à la fois en mer et à terre.

    Waiheke Island

    Son nom signifie « cascade d’eau » en maori. Elle est située à 20 km d’Auckland City, présente une superficie de 92 km² et offre 40 km de plages.

    Parmi ses 7500 habitants, un grand nombre travaillent à Auckland depuis la mise en service d’une ligne de ferry régulière.

    Le microclimat dont bénéficie l’île a séduit plus d’un vigneron. Ses vignobles et ses plages de sable blanc font de l’île l’une des destinations favorites des Aucklandais.

    Seul un tiers de l’île es habité par des artistes ou des gens fortunés. En période d’été, la population dépasse les 30000 personnes.

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    Auckland City

  • Vols aller & Singapour

    Du 1er au 03 avril 2014

    Paris, 8h20, nous partons légèrement en retard de chez nos hôtes (on ne se refait pas). Nous sommes chargés comme des mules : une grosse valise chacun + un sac à dos de randonnée + nos « petits » sacs à dos pour les deux jours d’avion… Et encore nous ne sommes pas au maximum du poids autorisé pour l’avion (avec Singapour Airlines c’est 30kg en soute et 7kg en cabine) !
    Nous arrivons à l’aéroport en fin de matinée, et une fois délestés de nos « placards portatifs », nous avons juste le temps de sortir fumer notre dernière cigarette sur le sol français. Sitôt fumée, nous franchissons les « portes » d’accès à la salle d’embarquement : nous sommes fin prêts ! A plus tard la France et à nous la Nouvelle-Zélande !

    Notre premier vol dure 12h40 et se déroule plutôt bien (peu de zones de turbulence). Nous ne dormons pas beaucoup car nous ne sommes ni fatigués (départ à midi oblige) ni très bien installés mais cela nous est égal car nous pouvons boire des Singapour Slings (cf. Las Vegas Parano) à volonté et regarder tout un tas de films dont le deuxième volet de Bilbo…

    A notre arrivée à Shangi, l’aéroport de Singapour, nous sommes crevés et complétement désorientés ! Après un brin de toilette nous parvenons à nous inscrire pour un tour guidé réservé aux voyageurs en transit de la compagnie. Une fois nos nouveaux passeports inaugurés par le tampon du visa journée singapourien (gratuit !), nous passons les portes de l’aéroport et restons cloués sur place par la lourde température qui est juste hallucinante.

    Nous rejoignons finalement notre bus qui nous permet de découvrir Singapour au travers de ses vitres. C’est sûr que ça n’est pas l’idéal mais finalement pour le peu de temps que dure notre escale c’est parfait ! Le guide parle en anglais bien sûr (avec un bel accent asiatique) mais nous comprenons assez bien ce qu’il explique. Voici quelques une de ses anecdotes à retenir sur la ville :

    • Il y est interdit de consommer du chewing-gum (sous peine d’une lourde peine d’emprisonnement, voire de mort si l’on est citoyen) car un jour quelqu’un a bloqué l’ensemble du réseau métropolitain en crachant le sien dans les rails d’une porte… Plutôt dure à avaler, pour ne pas dire mâcher.
    • La ville est très propre car les immeubles sont repeints tous les 4 ans ! Pas forcément économique mais alors ça rend bien !
    • Les Singapouriens travaillent plus de 12 heures par jour mais ont 6 pauses repas dans la journée…
    • Pour découvrir Singapour il faut au minimum 4 jours mais dès le 5ème on peut y vivre.

    Assis dans le bus climatisé nous observons avec attention un type de décor urbain tout à fait inconnu pour nous : c’est immense (à l’horizontal comme à la vertical), les larges buildings sont tous plus originaux les uns que les autres, tout est très propre, l’architecture est très récente (ce qui contraste beaucoup avec nos vieux et non pas moins charmants bâtiment d’époque), les taxis sont tous très colorés, les voitures semblent toutes neuves et les décorations des magasins sont bigarrées et flashées.

    Après notre petit tour du matin, nous retournons dans l’aéroport, qui représente une ville à lui tout seul. Nous déambulons tels des zombies entre magasins, cafés, snacks, cinéma ou encore serre aux papillons (autre particularité, il n’y en a pas un seul dans la ville), puis au bout d’un certain temps nous découvrons avec enchantement les fauteuils massants gratuits pour le corps et les pieds qui sont un vrai régal !!! Tellement relaxants que nous enchaînons par une longue sieste de plusieurs heures en attendant notre prochain vol. Un petit mot en ligne, un dernier massage de pieds, une clope, et hop nous voilà repartis !

    Notre deuxième vol dure 09h40 (soit 4h de moins que le premier) et comme la fatigue nous guette (finalement 3h ou 4h de sommeil pour deux « jours » ça n’est pas grand-chose) nous sommes convaincus que nous allons dormir tout le long et arriver tout frais, fins prêts pour la Nouvelle-Zélande !

    Finalement le vol se révèle être un véritable désastre : nous ne dormons pas beaucoup car il y a un groupe de retraités qui n’en font qu’à leur tête et surtout car nous traversons un grand nombre de zones de turbulences qui provoquent de fortes secousses. Mais bon, cela n’enlève rien à notre joie de très bientôt atterrir sur le sol néozélandais !

    Après ces 22 heures de vol, sans compter l’escale à Singapour, nous posons le pied en Nouvelle-Zélande sur les coups de midi. Le décor à l’extérieur nous est familier mais possède aussi une touche exotique en raison de la mer très proche et de la présence de plantes grasses sauvages.

    Nous passons les différents contrôles sans aucun soucis : immigration, biosécurité, rayons X et petit chien renifleur (nous n’avons même pas sorti nos visas), puis nous sommes accueillis par J. et K. dans le hall. S’en suivent des retrouvailles très chaleureuses, puis ils nous conduisent à notre backpacker («auberge de jeunesse»). Le volant à droite et la conduite du côté gauche sont très surprenants ! Une fois notre installation finie et les contacts pris, nos hôtes s’en vont puis nous sautons dans la douche, qui se révèle particulièrement agréable.

    Après ça, nous nous écroulons comme des souches et dormons comme des marmottes : 15h pour Alex et 18h pour moi. Finalement, notre première journée de l’autre côté du monde est extrêmement courte mais nous sommes extrêmement heureux d’être arrivés à destination !

    Ainsi débute notre voyage d’un an autour de la Nouvelle-Zélande…

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    Singapour

  • Notre Voyage

    Nous y voilà…Depuis le temps que nous parlons de partir nous le faisons enfin ! L’idée d’un long voyage pour se ressourcer à l’autre bout du Monde trotte dans nos têtes depuis plusieurs années déjà. Depuis l’adolescence nous rêvions tous deux, chacun de notre côté, d’explorer l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Le choix de cette dernière s’est fait grâce aux récits des voyageurs revenus au pays, des échos journalistiques et photographiques parcourus de ça de là, mais aussi grâce à nos précieux contacts sur place. Nous avons pris la décision d’économiser pour partir lorsque nous habitions à Nanterre (été 2011) : l’enfer du métro-boulot-dodo pour Alex et du métro-je cherche du boulot et je galère à trouver dans ma branche–dodo pour moi nous avait tellement épuisé que nous ne voyions qu’une seule solution : partir loin, très loin pour vivre autre chose ! Les péripéties de 2013 et leur « happy ending » nous ont bien évidement encore plus motivés ! Et c’est ainsi que, Working Holiday Visa en poche, nous décollons le 1 avril 2014 de l’aéroport Charles de Gaulle pour nous envoler vers le Pacifique Sud…

    Parce que j’ai toujours voulu découvrir ce côté de la planète. Peut-être parce que c’est à l’opposé de la France ou simplement parce que j’aime bien dire le mot « pacifique ». Car j’ai toujours voulu aller dans un pays anglophone autre que le Royaume-Uni ou l’Irlande. Découvrir la culture, l’évolution de la colonisation européenne dans un pays « riche ». Aussi parce que j’ai longtemps hésité entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais après avoir parlé avec de nombreux voyageurs ayant visité les deux pays, mon choix c’est naturellement porté vers la Nouvelle-Zélande. Et surtout parce que c’est un pays magnifique où l’on trouve de tout, du désert à la haute montagne en passant par la jungle et la forêt. Alex

    J’ai découvert l’existence de la Nouvelle-Zélande en 1998 (j’avais 12 ans), lorsque nous avons croisé, avec ma famille, le chemin de J., un Kiwi aventureux parcourant l’Europe. Nous l’avons rencontré à l’occasion d’un match de rugby (rien d’étonnant lorsqu’on sait que la Nouvelle-Zélande et le rugby sont étroitement liés) ! Hasard ou destin, ce jour-là il ne savait pas où voir le jeu des All Blacks, et après avoir laissé un message sur notre répondeur il a fini par le regarder assis dans notre canapé. Depuis ce temps, il est revenu plusieurs fois à la maison avec de passionnants livres et histoires sur son pays et m’a toujours encouragée à venir découvrir la Nouvelle-Zélande. Ce désir d’explorer des terres lointaines était donc profondément enfoui en moi et n’avait cessé de croître tout au long de mes années lycée et université. Les études, puis le travail et peut-être aussi l’appréhension de l’inconnu ont toujours plus repoussé mon départ, mais lorsque nous avons commencé à en discuter avec Alex il est vite devenu évident que nous devions le faire. Les rêves plein la tête je suis donc partie à l’aventure, à mon plus grand bonheur accompagnée de mon homme, pour me chercher, apprendre à mieux me connaître, explorer des paysages uniques, découvrir de nouvelles cultures et écrire une nouvelle page de ma vie. Pépite


    Le Working Holiday Visa permet à des centaines de milliers de jeunes à travers le monde de découvrir plusieurs pays tout en ayant la possibilité de travailler sur place afin de vivre pleinement leur voyage. Et les jeunes aventuriers fourmillent en Nouvelle-Zélande ! Nous en croisons à tous les coins de rues et même dans les endroits les plus reculés du territoire. Cela nous démontre bien à quel point le pays (ainsi que ses habitants) est accueillant et a beaucoup à offrir ! D’ailleurs, en plus de ces voyageurs, nous croisons également de nombreux expatriés, originaires de tous les continents, venus s’installés ici depuis plusieurs générations ou seulement quelques années ! Ainsi la Nouvelle-Zélande, terre d’accueil, est composée non pas d’une seule mais d’une multitude de cultures, depuis les premiers habitants venus de Polynésie jusqu’au récents Européens, en passant par les populations d’Asie mais aussi l’Amérique (Nord et surtout Sud). Et depuis notre arrivée, nous entendons parler anglais mais aussi des dizaines d’autres langues !

  • Waikato

    La région du Waikato tient son nom du fleuve du même nom, qui se jette dans la Mer de Tasman après un voyage de plus de 350km depuis le Lac Taupo, au centre de l’Ile du Nord. Ici les paysages se constituent essentiellement d’immenses plaines fertiles.

    Les plaines ont fait de ce territoire agricole la région la plus productive et la plus riche du pays. L’arrivée du train en 1877 favorise le développement de son industrie, basée tout comme aujourd’hui sur la transformation agroalimentaire. Dans les années 80, l’activité agricole s’étend à l’horticulture. Hamilton en est le centre commercial et administratif.

    La région est connue pour son tourisme centré sur la nature et l’environnement, ses merveilles souterraines, certains des décors du film « Le Seigneur des Anneaux » et son fleuve iconique. La région a beaucoup à offrir, des superbes plages de sable noir aux collines rebondies recouvertes d’anciens taillis qui composent le paysage.

    Foyer du Roi Maori, la région est depuis des siècles une aire significative pour les Maoris, et ce dès l’arrivée du Tainui waka (canoë) dans le Golfe de Kawhia. Les noms maoris de certains lieux racontent l’histoire de la région, comme « Waikato » qui signifie « l’eau qui coule », nommé ainsi par les premiers arrivants après observation de l’effet puissant du fleuve sur la mer.