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  • Le Mont Venteux

    L’ancienne tour de garde du Mont Venteux (Amon Sûl en Sidarin) où Frodon se fait attaquer par les Cavaliers Noirs combine prises de vues réelles de campagne et effets spéciaux. Bien que les scènes montrant Aragorn guidant les Hobbits au pied du Mont soient filmées sur des terrains privés, des paysages très similaires peuvent être observés près du village de Port Waikato.

    En effet, en suivant la route en direction du Sud après le village, nous entrons dans une zone qui ressemble fortement aux collines de l’Eregion. La route serpente au travers d’une vallée verdoyante composée de petits cours d’eau et de collines parsemées de rochers calcaires et de falaises se dressant dans le paysage.

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    Mont Venteux

  • Katikati

    27 juin 2014

    En route vers le Nord, nous nous arrêtons dans la « Mural Town » de Katikati pour déjeuner et découvrir les fameuses peintures murales ainsi que le très célèbre Barry, sculpté dans le bronze, qui trône sur un banc de la rue principale.

    Malgré la pluie, nous nous promenons dans la ville à la recherche des œuvres et nous empruntons également un petit sentier ponctué de Haïku (écrits en anglais) gravés dans la roche.

    Bref un petit arrêt très sympathique.


    Katikati

    Les habitants originels de la région sont les premiers voyageurs Maoris, d’abord les Ngaiterangi puis les Ngati Ranginui.

    Leurs descendants vivent encore dans les trois marae de Te Rereatukahia, Tahawai et Otawhiwhi.

    En 1875, George Vesey Stewart conduit le premier groupe de colons Irlandais à Katikati, composé de 34 familles de l’Ulster. Un deuxième groupe arrive trois plus tard en 1878, comptabilisant un total de 600 colons.

    Katikati est connu comme la “ Mural Town” de Nouvelle-Zélande en raison de la cinquantaine d’œuvres d’art murales ornant les murs de toute la ville.

    Katikati Open-Air Art

    Chaque ville de Nouvelle-Zélande possède son histoire. Toutes ces histoires réunies composent le peuple néozélandais, Maoris et Pakeha.

    A Katikati, il est possible d’observer cette histoire commune chaque jour, non pas dans une galerie ni un musée, mais en marchant dans les rues.

    En 1990, alors que la ville fait face à un ralentissement économique, un groupe de volontaires décide de remonter le moral à la communauté locale et d’attirer les visiteurs en peignant l’histoire néozélandaise sur les murs de la ville.

    Katikati Open-Air Art Inc. était créé. Le collectif est maintenant responsable de nombreuses peintures murales, sculptures, gravures et tissages qu’il est possible découvrir au cœur même de la ville.

    Haiku Pathway

    Il s’agit d’un sentier tranquille placé au cœur de la ville animée, ponctué d’une collection de poèmes haïku gravés dans des rochers et très populaire auprès des habitants de la commune et des Néozélandais. La voie serpente les deux côtés de la rivière Uretara, située juste derrière la rue principale de la ville et comprend une passerelle spécialement créée pour l’occasion.

    Selon le temps, la marée, l’heure du jour et la saison, la visite révèle quelque chose de nouveau.

    Katikati’s Haiku Pathway – l’un des projets du « Millénaire de la Nouvelle-Zélande » – est la plus grande collection de haïku gravés dans la roche en dehors du Japon et la seule voie de haïku de l’hémisphère sud.
    Officiellement ouverte en juin 2000 avec 24 blocs gravés de poèmes, la voie, à la fin de l’année 2007 en comprenait 30 et d’autres sont à venir.

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    Katikati

    Karangahake Reserve

  • Mt Maunganui & Tauranga

    Episode 2 – Du 22 au 27 juin 2014

    Après deux mois passés à Maketu, nous revoilà à Mont Maunganui, chez C. et sa petite famille.

    Nous passons ces quelques jours en famille à raconter notre expérience dans l’empaquetage des kiwis et à rencontrer de nouvelles personnes toutes plus charmantes les unes que les autres. Il pleut beaucoup aussi il est difficile de pratiquer des activités en extérieur, toutefois nous y parvenons de temps en temps.

    Nous visitons les lieux importants de Tauranga. Ainsi nous nous promenons dans la ville à la recherche de bâtiments historiques ou de sculptures maories.

    Nous découvrons également le « village historique » qui se trouve en retrait du centre-ville. C’est super amusant de se balader entre les anciennes maisons restaurées, comme si nous y étions…

    Le village a d’ailleurs une allure de ville fantôme du Far West à cause de son architecture et des rues désertes. Parfois les rez-de-chaussée sont occupés par des mignonnes petites boutiques « vintages » et nous entrons dans l’une, spécialisée dans les minéraux.

    Nous restons presque une heure entière dans celle-ci, qui est minuscule mais qui renferme tout un tas de trésors !

    Sur chaque mur, des étagères remplies de pierres, fossiles et autres cristaux originaires du Pacifique pour la plupart. Il y a même une pièce minuscule et entièrement dans la pénombre afin que les visiteurs puissent admirer certaines roches phosphorescentes : génial ! Nous découvrons aussi la « Zebra Rock » venant d’Australie, qui est une roche fascinante ! Les lignes et pois qui la parsème semblent avoir été peints en rouge ou gris mais il s’agit en fait de la roche elle-même.

    J’en suis tellement folle que je repars avec une paire de boucle d’oreilles joliment travaillées dans celle-ci. Tout ce qui est vendu ici est ramassé et fait main (pour les bijoux) par les amateurs de géologie qui tiennent la boutique ; le lieu est idéal pour toute personne recherchant des roches brutes ou polies ou encore de magnifiques bijoux pour un prix excessivement raisonnable !

    De plus, le Kiwi qui se trouve au comptoir est très sympathique et nous renseigne sur les minéraux de Nouvelle-Zélande. Bref nous passons un moment amusant et instructif.

    Nous continuons par la visite du musée d’art contemporain de la ville, où nous ne pouvons malheureusement prendre aucune photo. C’est regrettable car il est remarquablement bien conçu ! Actuellement il y a trois petites expositions : l’une sur un sculpteur néozélandais qui créé des œuvres remarquables, l’autre très intéressante sur des photographies du Pacifique datant de l’époque coloniale et présentant des points de vue différents (celui du colon, celui d’un actuel Polynésien, celui des visiteurs d’aujourd’hui et celui du conservateur), puis une exposition permanente sur différents courants d’art ou techniques. Le musée est assez petit mais la muséographie et les œuvres sont incroyables. Nous sommes très heureux d’avoir pris le temps de le découvrir !

    Nous passons ensuite une super soirée chez J., où nous discutons autour d’une bière tout en écoutant de la musique, puis nous finissons par nous-mêmes jouer de la musique car J. possède une vingtaine d’instruments, à cordes, à vent, à percussion. Bref nous nous éclatons et j’ai l’impression d’être revenue à nos années lycée !

    Notre dernière soirée est toute aussi excellente. Comme lors de notre première visite, nous passons plusieurs heures sur la terrasse avec C. à discuter, boire du vin blanc, rire et capturer les étoiles filantes !

    Nous repartons le 27 juin après de chaleureux adieux. Direction le Nord pour nous rendre à Auckland car nous sommes finalement décidés à travailler tout l’hiver et espérons trouver dans nos domaines de travail respectifs, d’où le choix de la grande ville.
    Adieu Bay of Plenty, prochaine étape Nord Waikato…

    Episode 1 – Du 15 au 20 avril 2014

    Nous voici maintenant à Mount Maunganui. Situé sur une péninsule dont l’extrémité est un volcan aujourd’hui éteint qui lui donne son nom, c’est un grand faubourg de Tauranga, ville principale de la Bay of Plenty.

    Nous longeons chez C., une des trois filles de J., qui vit avec son mari et ses deux petits garçons de 2 et 6 ans.

    Encore une fois nous sommes reçus très chaleureusement et posons nos valises dans une grande pièce à l’extérieur de la maison.

    Nous dînons avec la petite famille dans la maison et lorsque les enfants sont couchés (à 18h !), nous passons nos soirées en compagnie des parents qui nous apprennent de nouvelles choses sur la Nouvelle-Zélande. Parfois nous sortons dans le jardin avec C. pour contempler les étoiles tout en dégustant du vin blanc néozélandais et nous rions beaucoup. Notre anglais se voit énormément enrichi et nous progressons tout doucement de jours en jours.

    Les journées sont pluvieuses, aussi nous prenons le temps de dresser la liste de nos futurs employeurs potentiels de la zone de Te Puke, à 30 minutes d’ici. Nous modifions également nos C.V. après quelques corrections faites par C. et nous en profitons pour rédiger des lettres de motivation.

    C’est également dans cette ville que nous achetons notre voiture : une Nissan Wingroad qui est de type wagon station (avec un très grand coffre pour nos grosses valises), pas trop vieille, très bien entretenue et assez peu consommatrice d’essence, bref elle est parfaite et en plus elle est rouge ! Cela ne nous prend pas très longtemps car J., également très calé en mécanique, nous aide dans nos recherches.

    Finalement nous ne voyons que celle-ci et après un essai tout à fait concluant sur la route, nous faisons une offre et parvenons à négocier 300$ de moins que le prix d’origine : en somme nous faisons une affaire et nous sommes ravis !!

    Nous prenons tout de même un peu de temps pour découvrir le centre-ville sous la pluie et le week-end nous assistons au célèbre festival de jazz qui se tient à Tauranga (nous sommes bien tombés !).

    Les petites scènes longent la promenade autour de la marina et la musique et excellente, que pouvons-nous demander de mieux ? Notre excellente dernière soirée s’achève sur un banc en compagnie de C. et De., face à la marina où nous buvons des coups et rions beaucoup !

    Le lendemain, une fois les croissants sortis du four (ça va devenir une tradition), nous disons au revoir à la petite famille qui nous invite à revenir vite et nous reprenons la route en direction de Maketu dans l’espoir de trouver rapidement un travail.


    Tauranga – Mount Maunganui

    En maori Tauranga signifie “les eaux protégées”.
    Aujourd’hui Tauranga Harbour est l’un des plus grands ports de NZ (le plus important en ce qui concerne l’exportation).

    La ville constitue le plus grand centre résidentiel et commercial de la baie, avec une population de 109 100 habitants.

    Des terres fertiles et un climat doux en ont également fait un lieu idéal pour la production de kiwis et de citrons. Cette activité offre d’ailleurs un travail toute l’année.
    Tauranga a préservé son héritage colonial, ses sites historiques, ses bâtiments et ses villages fortifiés. Elle tire également fierté de ses nombreux parcs et jardins.

    Mount Maunganui est une station balnéaire très populaire et une destination phare pour les fêtes de fin d’année. Le Mount est un cône volcanique éteint situé tout au bout d’une péninsule, et celui-ci servit autrefois de pa (village fortifié) aux Maoris. Devenu aujourd’hui le symbole de la ville, son nom provient de « Mauao » qui signifie « attrapé par l’aube ». La légende raconte que, le cœur brisé par un chagrin d’amour, la montagne alors sans nom a demandé au peuple de la nuit de l’emmener en mer pour l’y noyer. Une fois arrivé au bord de l’océan, le soleil s’est levé et chassa les esprits, laissant la montagne à cet endroit même.

    Historic Village

    Le Village Historique du 17ème siècle est un ensemble de bâtiments d’origine et de répliques du premier Tauranga, situé dans de magnifiques jardins et entouré de « bush ».

    The Elms Historic Mission House and Gardens

    Le « Elms historic house museum », le plus ancien héritage européen de la « Bay of Plenty », est une étape incontournable de Tauranga. Dans cette maison traditionnelle anglaise, les Maoris ont eu l’occasion d’en apprendre davantage sur le christianisme, et ont été formés à la lecture et l’écriture, ainsi qu’aux compétences agricoles et domestiques.

    Albums photo

    Mount Maunganui

    Tauranga

    Papamoa Beach

  • Gisborne

    La région de Hawke’s Bay et Gisborne, également appelée East Coast, commence au Cape Runaway et longe la côte pour se terminer aux limites de la région de Wellington. La région de Gisborne est très peu peuplée et parfois même déserte, comme dans l’East Cape. En effet du Cape Runaway jusqu’à la Mahia Peninsula on ne compte que 50 000 habitants sur 11 000 km², dont près de 35 000 vivent à Gisborne. Cette région est très escarpée avec la chaîne de montagnes des Raukumara Range, appartenant au Raukumara Forest Park. Seule la petite plaine au Sud, plantée de céréales, est plate. Partout les éleveurs de moutons exploitent ces terres peu propices à l’agriculture. Le Mount Hikurangi (1752 m) est la plus haute montagne non volcanique de l’Ile du Nord et se trouve être le premier sommet de Nouvelle-Zélande à recevoir chaque jour les rayons du soleil. Selon la légende maorie, lorsque Maui a tiré l’Ile du Nord de l’Océan, le Mount Hikurangi est sorti le premier, soulevant le canoë à son sommet. Il y serait toujours sous sa forme pétrifiée.

    Cette contrée est chargée d’histoire puisque c’est à Gisborne, à Poverty Bay, que le capitaine James Cook accoste pour la première fois sur Aotearoa. Bien que colonisée dès 1831, elle ne connait qu’un très lent développement. Lorsque Cook y débarque, il lui donne le nom de Poverty Bay car il cherche en vain des provisions. De plus, les premiers contacts avec les Maoris de la Ngati Porou sont mauvais.

    Très préservé, ce territoire a développé de nombreuses activités de plein air, notamment grâce à ses rivières et au Te Urewera National Park. Cette forêt est le refuge de certaines tribus lors de la colonisation européenne mais aussi celui des reblles de la guérilla de Te Kooti de 1868, jusqu’aux années 1980. Comme le King Country du Waikato, cet autre foyer de la résistence maorie reste interdite aux Européens jusqu’en 1896, date à laquelle elle devient une réserve nationale.

    Te Urewera National Park est créé en 1954 et couvre aujourd’hui 212 675 hectares. C’est le plus grand parc de l’Ile du Nord et le quatrième du pays.

  • East Cape

    White Island – 20 juin 2014

    Après deux reports (car le tour dépend des conditions météorologiques et de l’état de l’océan), nous partons enfin visiter l’île volcanique de White Island, ou plus exactement le cratère d’un volcan sous-marin actif, dont le sommet pointe hors de l’eau !

    White Island from our boat

    Suite à un malentendu nous partons très précipitamment pour ne pas rater le bateau et je fonce sur la nationale ! Finalement le Cap’tain nous attend et nous arrivons avec seulement 10 minutes de retard…

    La traversée aller est très tranquille, avec parfois de grosse vagues qui nous font avoir des hauts le cœur comme dans les attractions à sensations fortes, puis au bout de 1h20 nous arrivons sur l’île

    Avant toute chose, le guide nous distribue des casques et des masques, puis il nous fait descendre du bateau pour nous amener sur l’île. Avant de commencer la « visite », il nous explique les règles de sécurité car il y a une petite chance que le volcan entre en éruption sans prévenir et qu’à ce moment-là des rochers soient projetés un peu partout ! Flippant mais maintenant que nous sommes là autant prendre ce risque !

    Selfie with the crater in the back

    Nous suivons le guide pendant environ 2h qui nous explique les phénomènes géothermiques et l’histoire du volcan et c’est à la fois trop beau et génial !

    White Island landscape

    La terre fume de partout : de l’immense cratère, de certains grands rochers, de petits trous dans le sol, ou encore de protubérances jaunes pleines de souffre (qui sentent très fort). Les couleurs sont magnifiques et très variées : vert, jaune, bleu, rose, rouge, gris… et se mélangent parfois, rendant un très bel effet. Les environs sont « écorchés » : collines de pierres, gros blocs de rochers, tas de graviers.

    Nous croisons des ruisseaux d’eau chaude et soufrée (le guide nous les fait gouter : ça n’est vraiment pas bon ! ça rappelle les ampoules de souffre qu’il faut prendre pour se soigner.. mais en plus fort !), parfois des grandes flaques et mares d’eau ou de boue bouillonnantes d’où explosent de grosses bulles.

    C’est très impressionnant. La fumée et l’acide qui flottent dans l’air nous irrite le nez et la gorge, surtout sur les hauteurs près du cratère, mais ça ne fait rien, la découverte en vaut la peine !

    Pour finir nous allons sur la plage de gros rochers juste en face du cratère d’où la vue est magnifique, d’un côté comme de l’autre : l’océan bleu azur encadré de grands rochers rouges tranchants d’un côté, et de l’autre l’immense cratère principal d’où sort une légère mais continue fumée blanche et opaque, encerclé de grandes collines sans vie mais incroyablement colorées.

    Close up to the crater

    La visite se conclue sur les vestiges de l’ancienne mine de souffre : restes de charpente et de grosses machines en métal restées en place si bien qu’on a l’impression que les ouvriers sont partis dans l’urgence en laissant tout tel quel. C’est vraiment excellent.

    White Island by the sea

    De retour sur le bateau, le capitaine nous fait faire le tour de l’île. A certains endroits, nous pouvons sortir à l’avant du bateau pour prendre des photos, profiter de la caresse de l’air marin et soufré sur nos joues, mais aussi pour voir de grosses bulles jaillir du fond marin puis remonter à la surface pour exploser.

    La traversée pour rentrer à Whakatane est identique à la première, à l’exception d’une visite surprise géniale : celle de deux dauphins

    C’était magique de les voir valser et plonger devant nous, tout en sachant qu’ils étaient libres et dans leur élément naturel.

    Nous sommes finalement très très heureux d’avoir participé à l’aventure même si le prix est vraiment excessif. L’expérience a été unique, exceptionnelle, et nous nous sommes sentis au plus proche de la nature qui est décidément très belle et puissante !

    Road Trip – Du 15 au 18 juin 2014

    Nous voilà partis pour quelques jours de road trip autour de l’East Cape. Le programme : suivre la petite route qui longe la côte et s’engouffre parfois à l’intérieur des terres, admirer le paysage qui défile sous nos yeux et descendre de la voiture pour se promener dans les baies célèbres de la région.

    Nice point of view from the road

    Jour 1 : Maketu – Tokomaru Bay (342 km)

    Le premier jour nous suivons donc la route qui longe l’océan Pacifique au Nord de l’Ile, ou « North Coast ». Nous ne roulons pas très vite car la route est très sinueuse mais les paysages sont tout simplement magnifiques ! Nous nous arrêtons très souvent pour prendre des photos ou contempler les spots paradisiaques où absolument tout est unique. Unique et tellement varié : la végétation luxuriante, les plages immenses et désertes de sable fin, blanc, gris parfois de galets ou de gros rocs et souvent parsemées de bois flottant, l’eau scintillante et arborant des dizaines de bleus différents…

    Shaking the dust on Cap Runaway's road

    Nous planifions de déjeuner au niveau du Cap Runaway mais finalement le GPS nous perd au beau milieu d’une propriété privée immense entourée de collines et de prés, où se trouvent des bâtiments en bois qui tombent en ruine et où nous entendons plusieurs chiens aboyer très certainement contre nous.

    Pas de réseau, sur une route non goudronnée, complétements perdus, le scénario est digne d’un mauvais film d’horreur et à vivre ça n’est pas très plaisant, aussi, tout comme le waka maori au 18ème siècle, nous fuyons à toute vitesse vers là de nous venons !

    Nous mangeons finalement notre salade sur la plage de Hicks Bay. Le décor, malgré les nuages, est encore une fois magnifique. De plus, le vent souffle très fort, faisant rugir les vagues au loin qui nous offrent ainsi un beau spectacle visuel et musical.

    Nous arrivons très tard dans l’après-midi à Te Araroa. Nous n’avons presque plus d’essence mais nous croisons enfin une petite pompe. Les prix est définitivement très élevé, nous nous y attendions, et nous ne pouvons pas nous permettre de tomber en rade avant l’arrivée au backpacker, qui plus est au beau milieu de la nuit, dans la montagne et sans réseau ! L’homme qui tient la boutique nous conseille de ne pas partir au phare à cette heure-ci car la nuit tombe et que la route peut être dangereuse. Si nous comprenons bien, le risque de se retrouver dans l’océan est très grand donc nous décidons de suivre son conseil et de revenir demain…

    Après une conduite à l’intérieur des terres, de nuit, donc nous ne voyons pas le paysage, nous arrivons enfin à Tokomaru Bay. Notre backpacker, situé en hauteur, possède une belle vue sur l’océan, visible grâce à la lune presque pleine ce soir. Nous ne sommes que quatre dans la maison aussi c’est très calme et nous pouvons prendre nos aises.

    Hicks Bay by the right

    L’intérieur est confortable et chaleureux : meubles en bois brut, feu central, petite mezzanines sous combles, vieilles affiches de publicités et musique jazz en fond. Et pour la première fois de notre vie, nous dormons dans une pièce très froide mais dans des couvertures chauffantes ! Cette invention est super car le lit est tout chaud lorsqu’on se couche, par contre c’est un peu étouffant de les laisser allumer toute la nuit. Autre fait marquant : les sympathiques propriétaires de l’auberge sont sans aucun doute des écologistes purs et durs car en plus de se chauffer au bois et de faire le tri sélectif (ici ça n’est pas aussi courant qu’en France) les deux toilettes sont sèches !

    Jour 2 : Tokomaru Bay – Te Araroa – Gisborne – Opotiki (431km)

    A sign along Te Aroa Lighthouse's road

    Le deuxième jour nous décidons donc de faire un aller/retour pour se rendre au phare le plus à l’Est du globe, celui de Te Araroa, qui est de ce fait le tout premier à recevoir la lumière du soleil chaque nouveau matin.
    Nous ne regrettons pas du tout cette décision car les paysages valent le détour !

    La petite route non goudronnée qui longe la côte et qui penche parfois dangereusement en direction du Pacifique est splendide : d’un côté se trouvent d’immenses plages de sable fin et parfois des falaises abruptes, tandis que de l’autre se dressent de hautes collines ou petites montagnes où pâturent vaches et chevaux. Ils en ont de la chance ! Après l’ascension plutôt rapide des quelques 600 marches, nous arrivons enfin tout en haut de la montagne et savourons l’instant juste à côté du phare. Il y a des nuages et beaucoup de vent mais encore une fois, la vue vaut le détour !!!

    Après cet agréable ressourcement, nous repartons en sens inverse, direction Gisborne puis Opotiki (la conduite va être longue et nous espérons vraiment arriver à l’heure au camping). Nous suivons donc la route qui traverse l’intérieur des terres.

    Le décor n’est pas aussi paradisiaque qu’en bord de mer, mais c’est tout de même très beau : grandes montagnes recouvertes de conifères, petites collines parsemées d’animaux, quelques arbres arborant encore les couleurs chaudes de l’automne, etc.

    Il nous semble parfois être au beau milieu des Hautes et Basses Alpes, avec toutefois plus de vaches, moutons et chevaux dans de très très grands prés plats ou pentus.

    Top of the Lighthouse path

    Nous nous arrêtons sur l’aire de repos d’Ihungia d’où nous avons une vue magnifique du Mont Hikurangi.

    Nous retrouvons ensuite la côte et nous arrêtons déjeuner à Anaura Bay, où James Cook accosta au 18ème siècle. La plage est très belle et à notre grande surprise, elle ne contient pas beaucoup (pour ne pas dire aucun) de coquillages.

    The Wharf of Tolga Bay

    Le soleil se couche et nous arrivons à temps à Tolaga Bay, pour parcourir la plus longue jetée de l’Hémisphère Sud.

    Lorsque nous repartons il fait quasiment nuit et nous savons maintenant que nous ne verrons rien des Gorges que nous emprunterons pour nous rendre à Opotiki.

    Pire encore, après Gisborne, et juste à l’entrée des gorges, il se met à pleuvoir !

    C’est donc avec beaucoup d’appréhension que je suis la route : sinueuse au possible, d’un côté des immenses pans de roches que nous apercevons à peine grâce à nos phares, de l’autre des ravins, en plus de la pénombre nous traversons parfois du brouillard, la pluie tombe souvent très drue et pour finir la chaussée est très glissante… C’est un de mes pires trajets en voiture et nous savourons énormément l’arrivée (saine et sauve) à Opotiki.

    Jour 3 : Opotiki – Whakatane – Maketu (106 km)

    Notre dernier jour dans l’East Cape est nettement plus « tranquille » que les précédents.

    A Opotiki nous baladons dans la ville puis nous visitons le petit du musée tenu par des volontaires, tous assez âgés. Ils nous expliquent qu’il est important pour eux de conserver et transmettre le passé.

    Le musée ressemble plus à une immense brocante couverte et rangée qu’à un musée mais nous nous régalons !

    Some letters

    Nous découvrons des centaines de vieux objets, vieilles machines, vieux vêtements ou véhicules, etc, tous plus vintages les uns que les autres. La plupart des objets sont mis en scène ce qui donne parfois des reconstitutions vraiment drôles car trop kitchs !

    Ici aussi nous pouvons dire que nous en prenons plein la vue, mais d’une autre manière… L’un des volontaires passe un petit moment avec nous et nous explique énormément de choses, sur l’histoire du pays, de la ville ou encore sur la géologie du Pacifique. C’est vraiment très intéressant.

    Nous partons ensuite déjeuner à Whakatane dans un café, puis nous découvrons le grand rocher du Traité de Waitangi et un petit point de vue sur la mer avant de rentrer à la maison.

    Nous rentrons finalement à Maketu épuisés mais ravis ! Au total nous avons parcouru 879 km en 3 jours et passé 26 heures sur la route, dont 22 rien qu’en voiture !


    East Cape

    A l’écart des principaux axes touristiques, la vaste région solitaire de l’East Cape donne l’impression d’avoir été reléguée dans l’oubli.

    La péninsule est imprégnée de la culture maorie et c’est là que le capitaine Cook mit le pied sur la terre néozélandaise pour la première fois en 1769.

    Cette région possède une particularité unique : elle est le premier endroit de la planète à voir les rayons du soleil levant, un privilège qui résulte de la situation du district à laquelle viennent s’ajouter la position de la ligne de date internationale et la courbure de la Terre au niveau de ce parallèle.
    Le paysage, qui mêle collines et mer, y est doux et le style de vie des habitants paisible.

    L’un des joyaux de l’East Cape est le massif montagneux Raukumura Ranges, qui compte parmi les rares régions de l’Ile du Nord à posséder encore un paysage natif sauvage, où montagnes escarpées cohabitent forêts vierges.

    Le Mont Hikurangi

    Il forme avec le Honokawa, l’Aorangi, le Warekia et le Taitai, une chaine de montagnes spectaculaire au Nord-Est du massif Raukumara Ranges : The Waiapu Mountains.
    Le mont Hikurangi est le point culminant non volcanique de l‘Ile du Nord (1754m) et se trouve à l’extrémité Est de la péninsule : il est ainsi le premier endroit du globe à recevoir la caresse des rayons du soleil. D’ailleurs « Tairawhiti » est le terme par lequel les Maoris désignent la région de Gisborne et il signifie « la côte où le soleil brille au-dessus des flots ».
    La tribu des Ngati Porou vénère le Mount Hikurangi et il apparait souvent dans les chants et légendes maoris.
    On a retrouvé au pied de cette montagne les ossements de l’oiseau gigantesque, moa, dont l’espèce s’est éteinte il y a fort longtemps.

    Cape Runaway

    Le cap Runaway marque l’extrémité Est de la Bay of Plenty.

    Les canoës des Te Arawa et des Tainui ont accosté pour la première fois dans cette baie il y a plusieurs siècles, à la fin de leur voyage depuis la Polynésie. La baie est appelée « Cape Runaway » par l’explorateur James Cook durant son premier voyage en 1769. Il la nomme ainsi suite à l’approche d’un waka Maori hostile, qui a fui après le tir d’un seul coup de canon.

    Te Araroa

    Le petit village côtier de Te Araroa, à 175 km de Gisborne, est situé sur l’estran de la baie de Kawakawa. Dans la cour de l’école se trouve Te Waha-o-Rerekohu, le plus ancien et le plus grand pohutukawa de Nouvelle-Zélande. Il est âgé d’environ 600 ans.

    A 22 km, depuis la sortie du village de Te Araroa, une route non goudronnée conduit au point le plus à l’Est du pays : l’historique phare de l’East Cape, qui est à l’Est la dernière source de lumière du monde. Celui-ci se trouve à 154 mètres au-dessus du niveau de la mer sur la colline Otiki.
    La route, en cul-de-sac, est suspendue le long de la côte et offre en permanence une vue imprenable. Une fois en haut de la colline, la vue grandiose sur toute la péninsule fait bien vite oublier l’ascension épuisante des 726 marches.

    Tokomaru Bay

    La région est originellement connue sous le nom de « Toka-a-namu » mais il se transforme au fil du temps. Le lieu est connu pour ses paysages, ses plages ainsi que pour sa pêche et c’est ici que se trouve le Centre d’Artisanat de la Côte Est.

    C’est l’une des plus belle baies de l’East Cape, dont les fortes vagues en font un spot recherché par les surfeurs.

    Anaura Bay

    C’est sur cette très belle baie que le capitaine Cook pose le pied pour la seconde fois sur le sol néozélandais. Une plaque sur le rivage commémore sa venue.

    Tolaga Bay

    Tolaga Bay est reconnue par ses habitants comme Uawa. Les premiers peuples à s’installer dans la région sont des groupes tribaux maoris, descendant d’ancêtres tels que Maui Tiki-Tiki-un-Taranga (qui pêcha l’île du Nord dans la mer) et Paikea (qui voyagea depuis la maison ancestrale de Hawaiki jusqu’à la Côte Est de l’Aotearoa).

    Avec une population de plus de 600 habitants, la ville bénéficie de températures très chaudes pendant les mois d’été de novembre, décembre et janvier. Avec des plages accessibles à la baignade, c’est également une région riche en folklore historique et ressources naturelles.

    Elle est célèbre par son quai de 660m, le plus long quai de béton de l’hémisphère sud.

    Opotiki

    Le village doit son nom à la source qui surplombe la plage principale, Waiotahi Beach. Ce nom remonte à l’époque du premier voyage depuis Hawaiki des ancêtres des Maoris. Son climat, ses rivières et ses plages, riches en coquillages, conviennent parfaitement aux Maoris, qui sont dès les premiers temps nombreux dans la région.

    Les premiers colons, des missionnaires, s’y installèrent en 1840, puis vinrent les chasseurs de baleines et les marchands.

    Lors d’une violente rébellion maorie, en 1865, un missionnaire allemand est assassiné dans son église de St Stephens. Kereopa, le chef des rebelles, boit ensuite son sang dans un calice puis lui mange les yeux, ce qui lui vaut par la suite le surnom de « mangeur d’yeux ». Il s’agit de l’un des évènements les plus sanglants de l’histoire du pays.

    A l’extrémité de Waiotahi Beach est implantée une belle sculpture symbolisant l’arrivée des Maoris.

    Etablit sur plusieurs niveaux, le musée d’Opotiki renferme une abondance d’objets retraçant la vie quotidienne des premiers colons, des véhicules d’époque, des photographies des pionniers venus fonder la nouvelle ville, ainsi qu’une exposition sur les premiers échanges maritimes de la ville. Sont également mis en valeur plusieurs corps de métiers : la sellerie, l’impression, la fabrication de bougies, le cisaillement, les soins aux personnes, ou encore l’industrie laitière.

    Whakatane

    Avec plus de 14 500 habitants, elle est le centre commercial et administratif de la région. D’après les Maoris de la tribu des Ngati Awa, la présence de leurs ancêtres sur cette terre remonte bien avant la Grande Migration qui eut lieu il y a plus de 1000 ans.

    Aujourd’hui les restes de nombreux villages fortifiés témoignent de l’importance de la présence polynésienne dans cette région.

    Tout au long de la côte qui va jusqu’à Opotiki fleurissent de flamboyants Pohutukawa, aussi appelés « arbres de noël ».

    Pohaturoa Rock est un rocher sacré célèbre, utilisé jadis comme lieu de rencontre par la Maoris. C’est ici que fut signé le traité de Waitangi par le chef de la tribu Ngati Awa.

    White Island

    White Island, dont le cratère crache des volutes de fumée blanche en continu, est le seul volcan marin actif de Nouvelle-Zélande.

    La légende raconte que l‘île est apparue lorsqu’un prêtre maori perdu sur le Mont Tongariro appela le feu depuis la terre de ses ancêtres pour réchauffer ses membres gelés.

    Lors de son trajet le feu perça la surface de la terre et créa White Island.
    Situé à 49 km au large de la côte, c’est l’un des volcans actifs les plus accessibles au monde. La plus grande partie du volcan se trouve sous la mer, aussi il est possible d’accoster tout prêt du cœur du cratère.

    Étant un volcan actif, White Island est certainement le plus impressionnant foyer de l’activité géothermique de Nouvelle-Zélande. Sur place il est ainsi possible de voir de près de rugissants évents de vapeur, de bouillonnantes fosses de boue, des ruisseaux volcaniques d’eau chaude et un incroyable lac d’acide fumant.

    Les teintes vives de jaune et d’orange résultent de l’abondante présence de soufre sur l’île. D’ailleurs, sont encore visibles les vestiges de l’usine de soufre ayant survécu à de multiples éruptions depuis son abandon dans les années 1930.

    L’île est devenue une réserve naturelle pour une colonie de Fous de Bassan : quelques 10 000 couples y nichent chaque année durant la couvaison.

    Albums photo

    East Cape

    Opotiki

    Whakatane

    White Island

  • Maketu & Te Puke

    Du 20 avril au 22 juin 2014

    Nous arrivons donc fin avril à Maketu, petit village en bord de mer de la région Bay of Plenty où nous louons un petit cottage pour un prix très raisonnable en comparaison de ceux des auberges de jeunesse ou holidays parks. Nous sommes très bien installés : la petite maison de plein pied est tout équipée et bien assez grande pour nous deux (une petite chambre que nous n’utilisons pas, un salon, une cuisine bien agencée et une grande chambre avec vue sur l’estuaire) !

    Our Maketu's flat by the yard

    Avec l’hiver qui approche nous avons parfois froid car l’isolation n’a pas été faite, mais nous parvenons tout de même à vivre confortablement grâce au chauffage électrique (nous sentons passer la facture d’électricité).

    The huge kiwi

    Les premiers jours sont consacrés à la découverte des environs et de la ville proche de Te Puke (où nous faisons nos courses), à la visite du site Kiwi 360 avec son célèbre kiwi géant et à la recherche d’emploi.

    Celle-ci s’avère très facile puisqu’en moins de deux demi-journées nous obtenons une place dans la « packhouse » (usine d’emballage) la plus proche de Maketu : parfait !

    Nous sommes arrivés au bon moment puisque malgré l’importante quantité de travail, liée à la culture du kiwi, la région attire énormément de jeunes étrangers comme nous à la recherche d’emploi.

    Nous avons quelques jours avant de débuter aussi nous en profitons pour découvrir les environs magnifiques du lac Rotoma, situé à moins d’une heure du village : nous passons une après-midi très tranquille au soleil et au bord de l’eau, puis sur le chemin du retour nous trouvons au hasard de la route de superbes petites cascades complétement perdues dans la montagne, qui ont servi à la production hydroélectrique.

    Nous profitons également de nos derniers jours libres pour surfer sur internet, car pour une fois nous avons du wifi un peu moins limité (nous partageons avec la propriétaire les 30GB qui lui sont réservés chaque mois) et nous attaquons la réalisation du site.

    Nous commençons le travail le dimanche 04 mai. Notre emploi du temps est très chargé puisque nous travaillons de 20h à 7h du matin, du dimanche soir au samedi matin. Ce qui correspond à 11h de travail de nuit 6 jours par semaine. La veille de commencer nous tentons de nous caler et restons éveillés jusqu’à 7h du matin, pourtant le premier jour de travail est assez difficile : nous sommes complétement déphasés.

    Au fur et à mesure des jours notre corps prend un rythme biologique « normal » et nous sommes contents à l’idée d’économiser pour voyager plus tard.

    Nous tenons deux postes différents avec Alex : lui se trouve en bout de chaîne et s’occupe des « mauvais » kiwis donnés aux vaches (environ une tonne par heure !!!), quant à moi soit j’emballe les kiwis en grosses boîtes soit je les aligne dans des cagettes. Le travail n’est donc pas très compliqué mais c’est affreusement répétitif. Le seul point positif de ce type de boulot c’est qu’il n’est pas trop ennuyeux lorsqu’il est constant et rapide. Par contre lorsque cela va trop vite c’est vraiment l’enfer. Il arrive parfois que des quantités monstre de fruits se retrouvent sur le sol, dans la pièce où se trouve Alex, ou que des boîtes non rangées ni fermées s’empilent les unes sur les autres, formant des murs infranchissables, du côté des « packers » (ceux qui emballent).

    Evidemment notre corps en prend un sacré coup : nous avons le dos et les pieds endoloris à force d’être constamment debout et nos mains sont rêches comme du crépi, entaillées et parfois totalement engourdies dès le saut du lit !
    La dernière semaine le ras-le-bol se fait vraiment sentir et nous prenons la décision de ne plus jamais travailler en usine !

    Malgré tout l’ambiance de travail est très bonne et nous rencontrons plein de gens venus du monde entier : Malaisiens, Japonais, Argentins, Mexicains, Italiens, Allemands, Anglais, Néozélandais dont certains Maoris, Coréens, Vietnamiens et même des Français (mais nous sommes les plus rares ici comme dans tout le pays).

    Maketu Pies

    Nous passons ainsi d’excellents moments d’échange et de partage durant nos (courtes) pauses. Le dernier jour, une petite fête s’improvise même sur le parking : à 7h du matin nous discutons tous ensemble, célébrons la fin de notre affreux travail, buvons des bières et certains même s’échange un ballon… de rugby évidemment ! Après une heure, le boss arrive finalement et nous demande de partir car il ne veut pas de « jeunes saouls » sur son parking. Comme nous ne sommes absolument pas saouls cela nous fait beaucoup rire, mais comme nous sommes tous très respectueux nous accédons à sa requête et nous disons tous « adieu » ou « à plus tard » après échange de numéros et emails.

    Close up on Ravitalamech

    Nous vivons donc un mois intense entre Maketu et Te Puke, et n’avons pas le temps de découvrir de nouveaux lieux. Nos journées de repos sont en fait des nuits donc nous ne pouvons pas trop sortir, mais parfois nous baladons dans Maketu, dont la plage principale est vraiment très belle et paisible. Nous apprécions également nos instants dans le jardin ou sur la terrasse, à contempler la mer de jour ou les étoiles la nuit. Il y a énormément d’étoiles dans le ciel et les shooting stars sont souvent au rendez-vous ! Nous « adoptons » également les deux vaches qui sont dans le champ voisin et au fur et à mesure des jours, à force de leur donner nos épluchures d’oignons et nos kiwis trop murs, elles accourent dès que nous mettons le nez dehors !

    Dès la fin du travail nous n’avons qu’une seule envie : nous recaler avec le soleil, aussi après nos dernières 11h de kiwis, nous restons éveillés toute la journée (enfin presque) et dormons jusqu’à 7h du matin le lendemain : c’est un vrai régal de se lever en même temps que le soleil ! Enfin, « soleil » est un bien grand mot puisqu’il se met à pleuvoir justement pour notre premier jour de vacances…

    A landscape of Maketu

    Notre fête sur la plage tombe à l’eau et nous restons à la maison. S’en suit 6 jours de pluie non-stop, avec un vent très fort et pendant trois jours les autorités placent le secteur en zone orange à rouge : c’est le déluge ! Nous attendons donc à l’intérieur que les beaux jours reviennent, regardant des films, lisant, avançant sur notre site internet et nous reposant.

    Finalement le week-end suivant la pluie cesse et nous sautons sur l’occasion pour faire les touristes ! Un jour à Hobbiton, puis un road trip de plusieurs jours autour de l’East Cape et pour finir une virée sur la pointe du volcan sous-marin White Island. Le temps n’est pas idéal mais nous nous éclatons quand même !

    Après neuf semaines nous quittons notre premier chez nous le dimanche 22 juin en fin de matinée et en direction du Nord. Nous sommes heureux à l’idée de continuer notre périple autour de ce beau pays mais partons avec un petit pincement au cœur en regardant une dernière fois notre cottage avec vue sur la mer, où nous avons vécu pleinement et passé d’agréables moments.

    Nous pensons maintenant rester à Auckland cet hiver pour tenter de travailler dans nos domaines. Avant cela, deux étapes : Mount Maunganui pour revoir J. et sa famille, puis le Nord du Waikato pour rencontrer celle de K.

    Adieu Maketu… On the road again !


    Maketu

    Maketu est un agréable petit village situé en bord de mer, loin de l’agitation et du bruit de la ville.

    Les plages et estuaires de Maketu

    Maketu Beach est la plage principale, située à 2,5km du village, Little Waihi Beach se trouve du côté du deuxième estuaire de Maketu et Newdicks Beach est une plage privée, dont l’accès est payant, très populaire pour la pratique du surf.

    Maketu possède deux estuaires dont le principal est formé par le fleuve Kaituna.

    Les deux sont connus pour leur abondance de poissons, huitres, moules et autres mollusques, dont les pipis (nom Maori), blancs à la coquille allongée, qui sont endémiques à la Nouvelle-Zélande. Autant dire qu’ils sont idéaux pour tous les amateurs de pêche. Les oiseaux sont également très présents dans ces estuaires.

    Histoire de Maketu

    Maketu est une communauté avec deux histoires. L’histoire maorie de Maketu commence avec la venue des premiers habitants d’Aotearoa (Nouvelle-Zélande) il y a environ huit siècles et l’arrivée du waka de la tribu Arawa (canoë) sous le commandement de Tama-te-kapua.
    L’histoire partagée des Maoris et des Pakeha (non Maoris) débute il y a près de 250 ans lorsqu’en 1769 l’explorateur anglais, le capitaine James Cook aperçoit Maketu et note cette observation dans son journal de bord. Puis dans le milieu des années 1800 une population européenne s’y établie et devient un carrefour commercial important de la Bay of Plenty. Le plus important des premiers marchands de Maketu est le danois Hans Felk.

    Les Pou Wakarei (poteaux sculptés) qui sont érigées aux deux entrées de Maketu racontent l’histoire du peuple Arawa vu à travers les yeux des sculpteurs.

    L’actuel quartier commercial du village a été le centre de la communauté dès les premiers jours de la colonisation européenne. Depuis cette époque, le magasin général a toujours occupé à la même place, et aujourd’hui s’y trouvent l’épicerie « Maketu Landing » et l’entreprise « Maketu Pies ».

    Le « Maketu’s Fish and Chips » n’a guère changé depuis qu’il a été immortalisé dans une toile de 1975 par l’artiste Dame Robin White, considérée comme l’une des œuvres les plus reconnue de Nouvelle-Zélande. Le restaurant est d’ailleurs lui aussi célèbre dans tout le pays pour ses plats et son poisson frais.

    A l’origine, la « Spencer Avenue » est le centre de la colonie européenne de Maketu. Au milieu des années 1880 s’y trouve la Mission de Wharekahu, un poste de police, un tribunal, la résidence du capitaine du port, ainsi qu’une école pour jeunes filles maories, lancée par Mme Ann Chapman, épouse du missionnaire Thomas Chapman, responsable de la création de plusieurs églises en Nouvelle-Zélande.

    Juste après l’école se trouve une courte promenade longeant un petit chemin vers le sommet de la colline qui est le pa de Pukemairee. Ce site offre une belle vue sur la côte ce qui lui confère une excellente position défensive. Différentes tribus utilisent cet endroit au cours des siècles et beaucoup de batailles sont menées ici. En 1864, les tribus Arawa et l’Armée britannique partage le site, qui est rebaptisé « Fort Colville ».

    Lorsque le canoë Arawa arrive à Maketu, Tama-te-kapua observe la pointe de terre qui s’avance dans la baie et proclame que toutes les terres derrière cette pointe lui appartiennent. Aujourd’hui, le site est connu comme « Okurei » (nom contracté).
    Comme de nombreux sites en Nouvelle-Zélande, Okurei reçoit un nom européen lorsque Cook, apercevant la pointe, inscrit le nom de « Town Point » dans son journal.
    Au cours des siècles, de nombreux pa ou autres établissements occupent Okurei. S’y trouvent également plusieurs cimetières et le site est tapu, une terre sacrée.
    En bas de la route qui part de « Town Point » au centre du village, au pied de la colline, se trouve un grand monument en pierre, le « Maketu Centennial Memorial ». Il est érigé en 1940 afin de célébrer le 100ème anniversaire de la signature du traité de Waitangi.
    Derrière le mémorial se trouve l’un des douze canons appartenant à Hans Felk.

    Te Puke

    Te Puke est une ville de 6400 habitants. Elle nait en 1880 lorsque G. Stewart fait venir un contingent de colons d’Irlande du Nord. Aidé par le climat, l’activité agricole s’y développe fortement. A la fin des années 60, quelques horticulteurs locaux commencent à expérimenter la « Groseille de Chine ». Un marché international se développe alors à partir de ce fruit, rebaptisé kiwi. Pratiquement toute la vie de Te Puke est rythmée sur celle des vergers.

    Kiwi 360

    Te Puke est la capitale mondiale du kiwi et le site Kiwi360 célèbre cet étonnant fruit néozélandais et la riche culture qui s’y rattache.

    En 1904, un modeste maître d’école planta les premières graines de « groseille chinoise » (originaire de la vallée de Yangtze) dans le riche sol néozélandais. Les plantations ont prospéré au-delà de toutes attentes et le kiwi est aujourd’hui l’une des principales exportations de la Nouvelle-Zélande.

    Après 50 années de développement, de recherche et d’innovation, la Nouvelle-Zélande a créé un fruit à la forme parfaite, à la fois nutritif et délicieux. Le pays a la réputation d’être pur et vert, tout comme les kiwis cultivés à Te Puke qui sont justement connus comme les meilleurs au monde.

    L’exportation commerciale des kiwis cultivés à Te Puke a commencé en 1953, à destination de Londres. Aujourd’hui, 100 millions de cagettes néozélandaises sont envoyées vers 62 pays à travers le monde, dont près de 90% sont originaires de ce territoire grand comme un mouchoir de poche.

    Pour les habitants, les récits de cette époque sont les exemples parfaits de l’ingéniosité kiwie et sont une source de fierté.
    Il est également dit que le kiwi est le fruit le plus sain qu’on puisse trouver : il a deux fois la quantité de vitamine C d’une orange ainsi qu’une forte teneur en fibres et vitamine E. De plus ceux qui sont cultivés ici ont apparemment des qualités de conservation exceptionnelles : au frais ils peuvent être conservés en bel état pendant 9 mois !

    Albums photo

    Rotoma Lake

    Packhouse

    Maketu

  • La Comté

    La mer étant trop agitée pour que nous puissions nous rendre dans le cratère de White Island, nous décidons de changer nos plans et d’opter pour la terre plutôt que la mer ! Ainsi donc nous réservons nos places en ligne auprès de la seule compagnie qui propose des visites guidées dans le domaine dit de « Hobbiton ». Le prix est quelque peu excessif mais après des semaines à travailler de nuit dans une usine nous sommes prêts à faire des folies pour nous rendre dans LE lieu par excellence de tous les fans du film et de l’œuvre de Tolkien.

    En fin de matinée nous prenons donc la route en direction de Matamata pour déguster notre lunch dans le petit restaurant japonais « Hobbit Sushi » (évidemment) puis nous poster au point de rendez-vous du Hobbiton Tour. L’office du tourisme (I-site) du village, d’où nous partons, n’est pas compliqué à trouver puisque le bâtiment s’inspire des maisons hobbites !

    C’est très amusant et à la fois peu étonnant puisque des vingtaines de touristes se pressent devant chaque jour pour partir visiter le site.

    Nous prenons d’abord un grand bus vert qui nous conduit en 15 min à l’extérieur de la ville, en pleine campagne, jusqu’au centre du domaine qui comprends des bureaux, un restaurant et bien-sûr une boutique. Après quelques minutes d’attente nous reprenons un autre bus qui cette fois nous conduit à Hobbit Bourg par une route privée. Nous sommes entourés de vertes collines parsemées de moutons et l’excitation monte à mesure que nous avançons.

    Enfin, nous descendons du bus et suivons à travers un petit chemin notre guide qui raconte, en anglais, des anecdotes sur la réalisation du site et du film. A l’arrivée, tout en bas de la colline principale, nous nous retrouvons hors du temps !

    A gauche, à droite, en face se trouvent de mignonnes petites maisons de différentes tailles pour les différents plans, et nous sommes comme transportés dans le film.

    Après un bref discours le guide nous invite à nous balader quelques minutes pour faire des photos et pour nous c’est la fin de la visite à proprement parlé puisque nous passerons tout le reste du temps « à la traine » du groupe à nous émerveillé et faire des photos !

    L’information sur les différentes tailles de maisons sera la seule que nous entendrons de l’après-midi…

    Le guide avance très vite (question de business, un autre groupe arrive 15 minutes après nous) mais nous parvenons à trouver tous les recoins et à nous émerveiller devant chaque petits détails. Les décors sont extrêmement bien faits et nous nous attendons à chaque instant à tomber nez à nez sur un Hobbit ! Photos par-ci, photo par-là, même nos figurines sont au rendez-vous, et même si l’effet n’est pas optimal, nous rions beaucoup en les faisant poser devant les petites maisons, jardins, brouettes et autres outils miniatures !

    A la fin du tour, qui arrive trop vite, le guide nous invite à le suivre jusqu’au Dragon Vert pour déguster une bière de la Comté. Seulement j’ai oublié de prendre en photo la pancarte de Bilbo qui interdit l’entrée de sa maison avant la fête ! En moins de deux nous nous retrouvons sur un minuscule chemin, ne faisant absolument pas parti de la visite, et je parviens à remonter (en sens inverse et au travers de l’autre groupe !) jusqu’à Cul-de-Sac.

    En chemin nous croisons un chat (Hobbit?) clair à trois couleurs trop mignon, qui rend notre expérience encore plus vivante !

    Après ça nous courons en direction du bourg, où se trouvent tous les visiteurs de notre groupe qui sirotent bière, cidre ou autre boisson brassée sur le domaine. Encore une dizaine de photos du petit étang, du Moulin et de l’ensemble du site et nous nous asseyons à une table à l’extérieur de la taverne pour fumer une cigarette tout en dégustant, pour Alex le cidre et pour moi la bière de la Comté.

    Le cadre est trop charmant et nous nous y croyons presque (moins de touristes plus de Hobbits serait parfait), surtout que la fin de journée pointe le bout de son nez et que le coucher de soleil sur le pont et le Moulin vaut vraiment le détour !

    Bref, malgré l’implication dans un affreux business pour touristes et une visite bien trop rapide, nous avons passé une après-midi mémorable que nous ne sommes pas prêts de regretter !


    Hobbiton – Movie Set

    Matamata est le village de pèlerinage pour tous les fans de la saga cinématographique qui a d’ailleurs connu un boom touristique depuis la sortie du premier volet en 2001. Il abrite en effet Hobbiton, où l’on peut découvrir La Comté et admirer les vallons pittoresques où ont été construits des « trous » de Hobbits pour la réalisation des deux trilogies « Le Seigneur des Anneaux » et « Le Hobbit » de P. Jackson.

    La région du Waikato sur l’Ile du Nord est l’une des plus riches zones agricoles de Nouvelle-Zélande. Sur la principale route du pays, l’espace urbain d’Auckland est peu à peu remplacé par de grands près verts.

    En septembre 1998, aux cours de recherches aériennes, l’équipe de tournage découvre la ferme des Alexanders où pâturent vaches et moutons sur de verdoyantes collines et qui s’étend sur plus de 500 hectares. Il est alors évident qu’il s’agit du site idéal pour reconstituer la Comté.

    La construction de Hobbit Bourg débute en mars 1999. Et c’est l’Armée néozélandaise qui construit spécialement une route de 1,5km permettant l’accès au site et fournit les engins de terrassement pour son installation initiale et son développement.

    Sont alors créées 39 maisons de Hobbit en bois non traité, contreplaqué et polystyrène. Le chêne qui domine Cul-de-Sac est transporté ici depuis Matamata. Des feuilles artificielles sont importées depuis Taiwan et rattachées une par une à l’arbre. Le Moulin et le pont sont construits dans les mêmes matériaux que les maisons. Les toitures en chaume du Dragon Vert et du Moulin sont quant à elles fabriquées à partir de roseaux provenant des environs.

    Pour la réalisation de la trilogie « Le Hobbit », en 2009, toutes les structures sont rebâties en matériaux durables et un nouvel arbre artificiel est créé en acier et silicone. Le processus de reconstruction dans son ensemble s’exécute en deux ans. Ainsi le décor est aujourd’hui maintenu pour préserver la magie de la Comté.

    Les prises de vue réalisées dans Hobbit Bourg pour le « Seigneur des Anneaux », à partir de décembre 1999, durent trois mois et pour « Le Hobbit », à partir d’octobre 2011, durent seulement 12 jours.

    A son apogée, 400 personnes travaillent sur le site et de célèbres acteurs tels que Ian McKellen (Gandalf), Elijah Wood (Frodon), ou encore Martin Freeman (le jeune Bilbo) ont parcouru ses allées.

    Albums photo

    Hobbitbourg

  • Bay Of Plenty

    La Bay of Plenty s’étend du bas de la Péninsule de Coromandel jusqu’au Cap Runaway, à l’Est, et comprend une partie de l’intérieur des terres. Cette région offre des paysages très variés : longues plages de sable fin (Ouest), côte découpée (côte Est), plaines de bord de mer (intérieur des terres), montagnes (Est) et volcans (Rotorua et White Island).

    Depuis plus de 700 ans le peuple Maori vit dans cette région. Les tribus (iwi) locales ont navigué en canoë (waka) depuis Hawaiki, leur terre natale ancestrale en Polynésie, et ont débarqué à Maketu, Mauao et Whakatane.

    Lorsque le capitaine Cook arriva pour la première fois en 1769 à bord de l’Endeavour, il donna à cette vaste baie le nom de baie de l’abondance. D’une part car la région, très fertile, regorge de fruits et légumes, se compose d’une grande variété d’espèces végétales et possède une multitude de rivières ou encore de plages. D’autre part car il y reçoit tous les honneurs de l’hospitalité maorie lors de son premier séjour. Il reçoit un tout autre accueil non loin de l’actuelle Gisborne, les autochtones se montrant nettement moins chaleureux à son égard et il se venge en appelant la région baie Bay of Poverty (pauvreté).

    Cette région au riche passé culturel connait aujourd’hui un bel essor économique. Actuellement c’est l’une des les plus riches du pays, notamment grâce au port de Tauranga, ainsi qu’à son activité agricole et forestière. L’horticulture, avec le kiwi dont elle est la capitale mondiale, et le tourisme, principalement centré à Rotorua, sont ses principaux atouts. C’est une région prospère où il fait bon vivre.

  • Leigh

    Du 10 au 15 avril 2014

    C’est au Nord d’Auckland que nous débutons notre deuxième semaine en Nouvelle-Zélande. Nous sommes arrivés avec J. chez sa sœur Da., qui habite avec son fils G. dans le mignon petit village en bord de mer, Leigh. Nous retrouvons également De., un jeune homme très proche de la famille.

    Nous sommes installés dans un petit appartement qu’ils louent principalement durant l’été et qui sert à accueillir la famille le reste du temps.

    Bien évidement cela nous change des backpackers et nous sommes très touchés par leur accueil et leur générosité.

    Nous passons nos journées à nous reposer de notre dernière semaine et à découvrir les environs : siestes, promenades dans le bush (forêt luxuriante remplie de fougères, de plantes grasses, d’oiseaux et insectes aux sons étranges – c’est dans ce type de forêt néozélandaise que le film « Jurassic Park a été tourné), ou encore ballades le long de la côte donnant sur l’océan pacifique. Les paysages sont splendides et le temps est exquis aussi nous passons des journées très agréables !

    Les fins d’après-midi, entre 18h et 18h30 maximum, nous dînons avec toute la famille au cours de repas typiquement néozélandais : chou bouilli, carottes au four, purée maison, sauce au persil, bœuf, épis de maïs, etc. et comme nous sommes dans une famille de pêcheurs, du poisson fraichement pêché puis fumé.

    Ainsi nous avons vu des snappers nager quelques jours auparavant dans les bassins du Kelly Karlton’s et aujourd’hui nous nous délectons de leur chair ! C’est très fort en goût mais succulent. Nous mangeons aussi notre tout premier « Fish and Chips » (fait maison), repas très apprécié des Kiwis. Il s’agit en fait de poisson pané ou grillé et de fruits de mer accompagnés de frites. C’est bon mais ça cale vite ! Nous découvrons également la glace néozélandaise par excellence : celle au Hokey Pokey, c’est un mélange de miel et de caramel… Nous adorons !

    Pour que l’échange soit total nous cuisinons également des plats européens et Alex réalise même des baguettes ainsi que des croissants pour la première fois. Leur préparation nécessite du temps mais nos hôtes adorent, et nous aussi !

    Bien évidemment les soirées sont pour nous tous l’occasion de parler de nos différents pays et de nos vies respectives.

    Another Seascape

    Nous écoutons avec attention les histoires de nos hôtes et nous retenons tout ce qu’ils peuvent nous apprendre sur la Nouvelle-Zélande et ses habitants : c’est un pays paisible, accueillant, respectueux de l’environnement, extrêmement fertile et composé de territoires variés allant de la mer (pêche, baignade, surf…), aux montagnes (détente, randonnée, ressourcement…), en passant par les vertes plaines et collines ainsi que par les volcans actifs, éteints, terrestres et sous-marins.

    Après les repas nous discutons dehors tout en observant les étoiles (nous savons maintenant reconnaître la Croix du Sud et ainsi situer le Nord depuis l’hémisphère Sud !), nous faisons des parties de billard très amusantes et en fin de semaine nous passons une soirée musicale en compagnie du groupe « SoulSambaMusic » au Sawmill Café, où l’ambiance est rythmée et l’atmosphère très chaleureuse.

    Dawn's Pookie

    C’est aussi dans ce lieu que nous fumons notre première roulée néozélandaise (pas assez forte pour nous…) avec un groupe de jeunes en vacances, qui nous apprennent également qu’un paquet de tabac ici coûte 40$ (soit 26€) !!! Eux trouvent le tabac européen trop fort mais adorent la finesse de nos feuilles (ici on ne trouve que des Rizzla vertes ou jaunes ou bien des Zig-Zag !).

    Nous passons notre dernier jour à réorganiser nos C.V. et les récrire en anglais. La tâche est dure et nous prend énormément de temps, (heureusement qu’il ne fait pas très beau) mais une fois le travail fini quel soulagement ! Il ne reste plus qu’à les faire relire par un anglophone.

    Nous repartons avec J. et son van rouge le 15 avril en direction de Tauranga, principale ville de la Bay of Plenty. Comme il nous plait de le dire à chaque départ : On the road again…


    Leigh

    Leigh est une petite communauté côtière du nord de la région d’Auckland en Nouvelle-Zélande. Elle est située à 21 km de Warkworth et environ 92 km au nord d’Auckland. Elle est connue pour être la ville la plus proche de la Réserve de Cape Rodney-Okakari Marine Point entourant l’île de Goat Island. La réserve, première de ce type en Nouvelle-Zélande, est également l’emplacement de l’Université du Laboratoire maritime d’Auckland.

    Protégé depuis 1975, cette réserve marine abrite le grand snapper (vivaneau), le maomao bleu et de nombreuses autres espèces de poisson.

    Leigh, qui compte environ 400 habitants, est principalement un village de pêcheurs. Il exporte du poisson frais à la fois au niveau national et international. Il possède un petit port et seulement trois magasins (alimentation, garage et vêtements).

    Le village possède de nombreux chemins de randonnée longeant la magnifique côte, dans le bush ou encore au travers des champs

    Le Sawmill Café de Leigh est une entreprise familiale installée dans une ancienne scierie et rapidement devenue un lieu phare de la communauté. Célèbre pour ses pizzas au feu de bois et son poisson frais le Sawmill Café propose une cuisine internationale, à la saveur unique de Nouvelle-Zélande. De plus, ce lieu authentique et chaleureux possède sa propre brasserie et offre une gamme variée de concerts et spectacles vivants.

    Albums photo

    Leigh

  • Lord Of The Rings

    « A 18 ans je lisais JRR Tolkien pour la première fois et j’étais assis dans un train partant de Wellington qui grondait à travers l’île du Nord. Pendant les douze heures de voyage, je levais les yeux du livre et regardais le paysage familier – qui soudainement ressemblait à la Terre du Milieu. » P. Jackson (The Lord of the Rings – Location Guidebook, Ian Brodie).

    Après trois ans de préparation, le 11 octobre 1999, Peter Jackson, son équipe de tournage et quelques 2500 acteurs débutent leur voyage cinématographique, dont la conclusion marque la sortie dans les salles du chef-d’œuvre « Le Seigneur des Anneaux ».

    Selon P. Jackson, ramener le monde de Tolkien à la vie a été fantastique mais difficile. Et il n’aurait pu réaliser son film ailleurs qu’en Nouvelle-Zélande, où se trouve d’ingénieux Kiwis ainsi qu’une grande diversité de paysages uniques et époustouflants.

    Le monde de Tolkien est composé à la fois d’impénétrables vallées cachées, de terres en friche stériles, de montagnes mystiques reculées, ainsi que de profondes vallées verdoyantes. Une grande variété de lieux donc, que l’équipe de tournage a su trouver en Nouvelle-Zélande.

    En fans de l’univers de Tolkien ainsi que des films de Jackson et avec l’aide du guide de Ian Brodie The Lord of the Rings – Location Guidebook, nous partons sur les traces des lieux de tournage pour découvrir par nous-mêmes la Terre du Milieu portée à l’écran par Jackson et espérons retrouver la magie et les fabuleux décors imaginés par Tolkien. La plus grande partie des informations sont tirées du livre cité plus haut et pour ceux qui veulent en connaître d’avantage nous conseillons la lecture de celui-ci.