Whanganui – 24 février 2015

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Ce matin nous traînons un peu avant de partir découvrir Whanganui. La ville est très agréable, surtout aujourd’hui qu’il fait assez beau et chaud. Typiquement néozélandaise, elle se compose en grande partie de bâtiments du début du 20ème siècle, dont les couleurs aux tons pastel apportent une note fraîche aux rues bétonnées. Nous lunchons au sommet du Queen’s Park, d’où nous apercevons le fleuve et le centre-ville, puis nous allons visiter le musée régional.

Nous nous attendions a beaucoup plus grand, mais finalement la taille assez modeste nous convient. Nous retrouvons les traditionnels artefacts maoris, la reconstitution de ville du 19ème et une partie consacrée à l’histoire de la région couplée à une exposition d’œuvres créées par les étudiants en Art du coin. A la fin de la visite nous découvrons avec enchantement un petit espace rempli de vêtements du 4_Whanganui'sMuseum19ème siècle. Nous acceptons avec joie l’invitation du musée et enfilons plusieurs vêtements par-dessus les nôtres afin de réaliser « un souvenir d’époque ». Nous rions beaucoup, prenons plusieurs photos et ressortons bien satisfaits de la visite.

L’après-midi n’est pas trop avancée et nous continuons la promenade en ville en découvrant sa petite galerie contemporaine ainsi qu’un atelier de créations en verre. Whanganui est célèbre pour ses nombreux souffleurs de verre, d’ailleurs le mois prochain se tient un festival national consacré à cet art et toutes les boutiques feront des démonstrations. Pour finir, nous nous rendons de l’autre côté du fleuve afin de gravir les 176 marches de la Durie Hill Tower, qui offre depuis son sommet un vaste panorama sur toute la ville et ses environs.

Whanganui National Park – 25 & 26 février 2015

Depuis hier, nous sommes à Pipiriki, porte d’entrée dans le parc national. Aujourd’hui le réveil est très matinal car nous devons choisir si nous tentons une excursion sur le fleuve ou si nous repartons vers l’Ouest. Le temps n’est pas trop mal (les nuages sont toujours là mais maintenant nous avons l’habitude) aussi c’est décider, nous passerons la journée dans le Whanganui National Park, dont les seuls accès se font par la Whanganui River. Après beaucoup d’hésitation, nous craquons pour « la totale » : 32 km de Jetboat, suivis d’une courte marche vers le Bridge to Nowhere et pour finir descente canoë sur les 13 derniers kilomètres pour revenir au village.

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Le départ en Jetboat se fait juste en contrebas de Pipiriki. Nous embarquons avec 7 autres personnes ainsi qu’un guide très amical et nous voilà partis pour remonter le fleuve pendant une petite heure. Le long du parcours le guide s’arrête pour nous montrer plusieurs lieux d’intérêt : des structures en bois prenant au piège les anguilles passant au travers (pêche traditionnelle maorie), de hautes falaises dont le début de la végétation à presque 10 mètres marque les limites des grandes crues passées (plutôt impressionnant), les cours d’eau sacrés, les anciennes marae, les rares fermes qui fonctionnent toujours ou encore les vestiges de diverses actions humaines sur les berges du fleuve (traces de cordages ou trous profonds créés par l’utilisation de long bâtons pour pousser les embarcations sur l’eau). La remontée est plutôt amusante et ne secoue pas trop, contrairement à ce que nous croyions.
10_YetAnotherViewOfTheWhanganuiRiverAlongOurCruiseToTheBridgeToNowhereAutour de nous, la forêt luxuriante composant le Whanganui National Park. Ici, les fougères géantes sont incroyablement nombreuses et toute la végétation est très verte. Ainsi nous retrouvons le décor que nous avions quelque peu perdu de vue durant nos deux mois passés sur l’Ile du Sud (Exception faite de la West Coast, où les forêts sont toutefois moins denses qu’ici). L’eau n’est pas limpide comme celle des lacs ou rivières glaciaires, ni bleue turquoise d’ailleurs, pourtant, le spectacle magnifique. Sa texture et sa propriété miroitante font toute sa beauté. Au milieu, les nuages gris se reflètent et donnent l’impression que l’eau s’est transformée en argent liquide. Sur les bords, ce sont les parois, la végétation et le bois flotté qui composent, grâce à l’effet miroir, des formes géométriques étranges se prolongeant à l’infini, créant ainsi une ligne droite psychédélique dont l’œil ne peut se détourner. Parfois nous avons la sensation de ne plus naviguer mais de flotter dans les airs aux abords d’une minuscule planète couverte d’arbres. Difficile à imaginer et incroyable à observer.
42_AViewOfTheBridgeToNowhereUne fois arrivés à bon port, nous empruntons le sentier qui nous conduit au « Bridge To Nowhere », autrement dit qui ne mène nulle part. Au début des années 1900, le gouvernement commanda la construction de plusieurs ponts dans la réserve naturelle afin de relier Ohakune au Mt Taranaki, plus à l’Ouest et ainsi favoriser l’essor de l’agriculture et de l’élevage dans la région. Deux ponts ont alors été érigés au-dessus de petits cours d’eau adjacents au grand fleuve, le Bridge to Nowhere et le Bridge to Somewhere. Cependant, après quelques années le projet fut abandonné et la route ne fut jamais achevée, ce qui fait que l’on retrouve aujourd’hui, en plein coeur du Whanganui National Park, deux ponts qui partent du bush et mènent en plein bush. C’est assez insolite.
Après un lunch rapide suivi d’un instructif exposé sur l’histoire de la construction du pont, nous reprenons le Jetboat. Une vingtaine de kilomètres et 3 arrêts à 360° plus loin, notre guide nous pose sur une berge et nous récupérons nos canoës. Ils sont bien différents des kayaks que nous dirigions le long des côtes du parc d’Abel Tasman : les rames (ou paddles) sont simples et la coque n’est pas entièrement fermée, ce qui augmente considérablement les risques de se retourner. Toutefois, nous découvrons bien vite que la Whanganui River est très calme et que nous ne pouvons pas si facilement nous laisser entraîner par le courant, dommage (le sport c’est bien mais la sieste c’est mieux). En revanche, l’effort est moins physique qu’en mer, puisqu’il n’y a pas de vagues à fendre. Le long du parcours nous franchissons tout de même quelques petits rapides, dont les célèbres « Fifty Fifty » (50/50) appelés ainsi car une fois lancé ici, le canoë a une chance sur deux de se retourner. Le guide nous avait conseillé de passer à pied sur la berge du fleuve si nous n’étions pas certains de vouloir les prendre, mais comme nous prenons trop de temps pour nous

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décider, ils finissent par nous emporter sans que nous ne puissions rien faire pour les en empêcher. Au loin, les autres rameurs nous observent et attendent la suite avec intérêt. Pour nous, tout se passe si soudainement que nous ne réfléchissons pas et nous mettons à pagayer aussi vite que nous le pouvons, de manière plutôt instinctive, pour ne pas se fracasser contre les rochers et tenter de rester au sec. J’hurle bien sûr à plein poumon à la vue de l’ampleur des vagues et Alex me cri de pagayer comme si ma vie en dépendait. Elles sont très hautes ce qui est très impressionnant, mais finalement nous nous en sortons à merveille et levons nos pagaies en signe de victoire une fois le moment passé. Nous sommes effondrés de rire car la situation a été plutôt cocasse, mais surtout incroyablement fiers de faire partie des 50% de bons pagayeurs. Après 2h de descente, nous arrivons les premiers à Pipiriki, assez secs mais très fatigués. Au retour du reste de la troupe, nous apprenons que nous avons été les seuls à passer les rapides et que le guide n’en revenait pas. Certains même nous félicitent : « You are the champions of the day ! ».

Nous passons donc une super journée dans le Whanganui National Park et ne sommes pas prêts d’oublier la descente du fleuve. Exténués par l’effort et les émotions, nous sommes parés à nous effondrer comme des masses dans notre petite tente.


Whanganui

Whanganui, située sur les bords de la Wanganui River a toujours été l’un des axes de communication les plus importants de l’Ile du Nord.

1_PanoramicOfWhanganui

La tradition dit que c’est Kupe, le grand explorateur polynésien, qui donne son nom à cette rivière vers l’an 900. La douceur du climat, l’abondance de la nourriture incitent les Polynésiens à s’installer dans la région lors de la grande migration.

Les Européens arrivent également très tôt, dès le début des années 1830. La New Zealand Company, incapable de subvenir à ses besoins en terres pour les colons de Wellington, trouve la région parfaite pour l’établissement d’une colonie. En 1841, 16 000 ha sont négociés ou plutôt échangés contre quelques « cadeaux » aux Maoris. La supercherie provoque un conflit, durant 7 ans, entre les Maoris souhaitant récupérer leurs terres et les colons européens. En 1848, le gouvernement négocie à nouveau, mais cette fois-ci honnêtement, l’achat de 32 000 hectares.
En 1854 la ville de Pukenamu change de nom pour devenir Whanganui.

Whanganui National Park

3_TheWhanganuiRiverSideLe Whanganui National Park, créé en 1986, couvre l’une des plus grandes étendues d’espace encore vierge de l’Ile du Nord, mais est l’un des plus petits du pays avec 74 231 hectares. La réserve est traversée par la Whanganui River et se compose, mis à part quelques petits villages, d’un épais bush et de superbes fougères du jurassique. L’accès au parc se fait uniquement via le fleuve, par le Sud à Pipiriki, ou par le Nord à Tawhata.

Whanganui River & Bridge to Nowhere

La Whanganui River est la deuxième de l’Ile du Nord et possède le plus long parcours navigable de Nouvelle-Zélande.
Elle prend sa source au cœur du pays, dans le Tongariro National Park, puis serpente pendant 300 km à travers collines et forêts avant de se jeter sur la côte Ouest dans la mer de Tasman. Ce grand fleuve, objet de nombreuses légendes, a longtemps été pour les Maoris et plus tard pour les Européens, le seul axe de communication avec l’intérieur de l’Ile du Nord.

36_PanoramicOfTheWhanganuiRiver

Une légende maorie raconte que le Mt Taranaki vaincu par le Mt Tongariro après la dispute pour le cœur de la jeune et belle montagne Pihonga fut forcé de partir. Sur sa route vers le soleil couchant, ses larmes laissèrent une profonde blessure dans la terre. De Tongariro jaillit alors une source d’eau douce qui guérit la blessure de la terre et engendra à la place une forêt luxuriante le long de cette nouvelle vallée.

C’est au-dessus d’un de ses affluents que le Bridge to Nowhere est construit : un pont avec un début et une fin mais qui ne mènent nulle part. Ce pont est construit en 1936 et doit à l’origine permettre l’exploitation des terres de la vallée par les fermiers. Le gouvernement n’a en fait jamais fini la route et le pont resta tel quel.


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Galeries photos

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Whanganui National Park

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Bridge to nowhere

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Whanganui