Wellington
Arrivée à Wellington – 12 décembre 2014
Notre journée du 12 décembre est une journée parfaite. Tout d’abord car nous quittons notre minuscule cabine du Lake Ferry pour nous rendre dans la Capitale, Wellington. Sur la route, en plus de découvrir plusieurs lieux de tournage du Seigneur des Anneaux, nous tombons par hasard sur une fromagerie où nous entrons d’abord nous emplir les narines de l’odeur du fromage. Évidemment nous craquons et nous en offrons plusieurs, dont de la tome de chèvre, grande première pour nous en Nouvelle-Zélande. Notre pique-nique du midi en plein milieu de Foncombe, est un vrai régal ! Sans parler de fromage, le lieu attire beaucoup de monde, dont des touristes suivant un guide privé. Nous voyons ainsi une dizaine de personnes se déguiser en Legolas (perruque blonde, oreilles pointues et arc en bois) juste à côté de nous et prendre la pose au pied d’un arbre utilisé dans une scène. C’est très amusant.
Pour finir en beauté, nous partons en début de soirée vers le centre-ville pour nous rendre au cinéma de l’Embassy, qui a accueilli plusieurs premières des deux trilogies de P. Jackson, afin de regarder le dernier volet du Hobbit. Nous sommes un peu déçus car la façade n’est pas décorée et

car nous ne recevons aucun cadeau promotionnel, mais nous nous consolons vite car l’intérieur de la salle est superbe (digne d’un théâtre parisien), les fauteuils extrêmement confortables, et la qualité visuelle parfaite. Les dialogues ne sont pas non plus très sophistiqués mais nous sommes heureux de constater que notre anglais s’est grandement amélioré puisque nous les comprenons bien (et sans sous-titres !). Ah oui, ici ils ne connaissent pas le pop-corn sucré, aussi nous sommes très chagrinés lorsque nous avalons notre premier grain, salé ! Le film est toutefois très réussi et nous sommes heureux d’avoir pu le découvrir dans sa ville d’origine. D’ailleurs dans les prochains jours nous verrons les ateliers de la Weta ainsi que les studios où ont été tournés les films… Nous sommes impatients !
Même si nous venons d’arriver, nous constatons que Wellington est une capitale plutôt intime et calme. Nous sommes vendredi soir et il n’y a pas foule. Les bars sont pleins et très animés, mais les rues sont plutôt aérées, ce qui est assez surprenant.
Le downtown est encerclé de hautes collines ce qui explique son développement limité : au cœur se trouvent de grands buildings ainsi que des petites boutiques et autour, des maisons à l’architecture coloniale sur plusieurs étages sont bâties à flanc de colline. Notre backpacker est d’ailleurs situé tout en haut d’une pente, ce qui est pratique pour aller en ville mais plutôt fatigant à remonter 😉
Te Papa Museum – 13 décembre 2014

Nous consacrons notre deuxième jour à la visite du Te Papa museum. C’est l’un des meilleurs musées que nous ayons pu visiter (Europe comprise). Son architecture intérieure est moderne et très bien pensée, les nombreuses expositions très intéressantes, les informations fournies très claires et toutes les salles sont parsemées de dispositifs interactifs ludiques, qui permettent d’en apprendre toujours d’avantage ! En une après-midi, nous ne visitons « que » l’étage consacré à l’art contemporain et les deux étages présentant l’histoire du pays (des premiers habitants en passant par la colonisation européenne pour finir à nos jours). Nous devons donc revenir le lendemain pour explorer les salles consacrées aux sciences et à la nature. Nous pouvons nous le permettre car autre point très positif : il est entièrement gratuit ! A ce niveau-là, Paris devrait suivre son exemple…
Pour les fans des trilogies de P. Jackson : c’est à notre grande joie que nous découvrons dans ce musée une statue grandeur nature d’Azog superbement bien faite et plusieurs costumes d’Elfes.
Art Gallery et Te Papa Museum – 14 décembre 2014

Aujourd’hui nous repartons donc en direction des grands musées de Wellington. Nous commençons par la galerie d’art, elle aussi gratuite, qui présente à l’heure actuelle une exposition de photographies. Nous n’avons pas beaucoup aimé le concept choisi par l’artiste, mais certaines photographies présentées nous ont beaucoup plu. Il y avait également de très belles robes portées par les modèles qui valaient plus le détour que les photographies elles-mêmes.
Ensuite retour à Te Papa Museum pour visiter les étages consacrés à la faune et à la flore néozélandaises, ainsi qu’à une exposition présentant la transformation du paysage depuis l’arrivée des hommes. Depuis l’anéantissement du moa par les Maoris jusqu’à l’extermination de superbes oiseaux en vue de réutiliser leurs becs étranges pour concevoir des broches et autres bijoux immondes au 19ème s, cette exposition est très intéressante mais se veut aussi déstabilisante car nous prenons réellement conscience de l’impact de l’Homme sur l’environnement. Plus que ça, les centaines de noms listant les espèces disparues renvoient aux espèces actuelles menacées et cela est effrayant. Toutefois il est bon de constater que certaines personnes font beaucoup d’efforts pour réduire cet impact. Bel exemple en Nouvelle-Zélande, celui du Kakapo, qui avait presque disparu il y a quelques années, mais qui compte bientôt presque une centaine d’individus (dans des réserves hautement surveillées). Pour l’anecdote, il s’agit d’un perroquet pas très futé qui ne parvient pas toujours à se reproduire, les mâles ayant pour fâcheuse habitude de sauter sur tout… ce qui ne bouge pas, comme les cailloux ou des têtes de rangers ! Une « mission copulation » a même été mise en place pour aider les oiseaux à procréer. Des voitures électriques déguisées aux casques en silicone pour recueillir le sperme, tout a été mis en œuvre pour aider l’espèce à se développer. La vidéo explicative est très amusante à voir et tout ce que nous leur souhaitons, c’est qu’ils parviennent à prospérer de nouveau.
Wellington et la Terre du Milieu – 15 décembre 2014
En ce dimanche ensoleillé nous prenons la voiture et partons dans la matinée pour le quartier de Miramar, que tous les fans du Seigneur des Anneaux et du Hobbit connaissent, car c’est ici qu’ont été réalisées les deux trilogies de P. Jackson. Et nous sommes nous-mêmes tout excités à l’idée de découvrir les ateliers de la Weta.

Weta Workshop est une entreprise fondée en 1986 et spécialisée dans les effets spéciaux pour le cinéma et la télévision. Sa renommée est devenue mondiale grâce à la trilogie du Seigneur des Anneaux pour laquelle elle a produit des ensembles, costumes (vêtements, maquillage, cheveux, poils…) armures, armes, créatures et maquettes de toutes tailles.
De l’extérieur, les bâtiments ressemblent à de petits entrepôts quelconques, mais dès que nous approchons, nous reconnaissons immédiatement la « touch » de la boîte : deux petits dragons en fer soutiennent l’enseigne et dans le petit jardinet se dressent les 3 trolls de Bilbo changés en pierre par le soleil. Ils ne sont pas aussi grands que dans le film mais sont déjà très impressionnants !
Nous enchainons par la visite guidée des ateliers. Aucune photo n’est autorisée à l’intérieur car les équipes travaillent sur des projets dont même la bande annonce n’est pas encore sortie… question de marketing, entre nous c’est bien dommage ! Nous ne visitons pas les ateliers en eux-mêmes mais une petite partie qui a été aménagée pour les visiteurs. Durant un peu moins d’une heure le guide nous montre dans les grandes lignes les étapes de conception des accessoires, des costumes, des maquettes, etc, en nous donnant de nombreuses anecdotes sur les films. Nous pouvons aussi saisir à pleine main l’énorme pistolet alien de « District 9 » ou encore palper les différents types de cotte de mailles composant les armures. Nous pouvons apercevoir un forgeron à l’ouvrage et passons devant les imposantes machines automatiques qui sculptent les moules façonnant les accessoires. Nous
pouvons également admirer un des costumes du dernier « Spiderman », entièrement réalisé grâce à une imprimante 3D ! Il a fallu plusieurs semaines avant que toutes les parties du costume soient imprimées… La visite est très instructive même si nous ne saisissons pas tout ce qu’il raconte. Et le tour ne s’arrête pas là, puisque nous pouvons nous émerveiller devant toutes les créations du Weta Workshop qui sont accrochées aux murs ! En effet, nous sommes entourés de casques, masques, épées, flèches, dessins, peintures, costumes, maquettes ou encore sculptures. Comme un musée bric-à-brac en l’honneur de tous ces ouvrages, la plupart réalisés pour le Seigneur des Anneaux, dont le costume gigantesque de Sauron, mais aussi pour d’autres films, comme King Kong, Narnia, Avatar ou encore Tintin. Nous en prenons plein les yeux.
Nous finissons la visite par une exploration de la Weta Cave, qui est une petite boutique dédiée aux réalisations du Weta Workshop. Plus un musée qu’une boutique, ici aussi nous ne savons pas où poser le regard tellement il y a de choses : figurines, miniatures, cartes de la Terre du Milieu, recettes de Hobbit, photos, bijoux elfiques, livres, etc. A l’arrière, une petite salle sombre décorée d’armures nous plonge dans l’univers de la Weta et de ses films. Nous en apprenons beaucoup et découvrons avec étonnement qu’elle a participé à la réalisation d’un grand nombre de films que nous connaissons. Bref notre matinée se déroule à merveille et nous sommes enchantés.
Après ça, direction l’aéroport de Wellington pour découvrir les installations gigantesques des ateliers : un Gollum sortant du mur essayant d’attraper un poisson, deux aigles géants dont un chevauché par Gandalf et pour finir Smaug le Terrible pointant son museau vers le terminal des arrivées. C’est extraordinaire ! Toutes ces créations sont superbement réalisées et semblent plus vrai que nature ! Nous sommes dans l’aéroport mais pour autant nous n’avons pas l’impression d’y être.
Nous faisons ensuite un arrêt dans un quartier tout proche : Lyall Bay. Nous nous trouvons à 15 minutes du centre-ville et pourtant nous sommes au bord de l’Océan. Un charme indéniable de Wellington : capitale tranquille aux longues plages.
Pour finir la journée, nous nous rendons au sommet du Mount Victoria pour contempler un large panorama sur Wellnigton et ses environs, puis nous redescendons un peu plus bas, en pleine forêt de pins pour retrouver des lieux de tournage du Seigneur des Anneaux. Encore une fois, cela est très agréable de pouvoir se détendre dans la nature alors que nous sommes toujours au cœur de la ville.
Aujourd’hui nos deux acolytes français F. & R. sont arrivés à Wellington. Le temps de poser quelques affaires au backpacker et nous revoilà partis vers le centre pour une petite soirée sympathique entre compagnons de voyage.
Wellington – 16 décembre 2014
Nous consacrons notre dernier jour dans la capitale à la visite de ses rues, ses jardins et aux derniers musées de la ville.
Nous partons de l’auberge en direction du centre économique et politique, où nous serpentons à travers les femmes et hommes d’affaires en costume et petits tailleurs, courant dans tous les sens dans le but de trouver un restaurant afin de pouvoir luncher. Nous, nous marchons tranquillement, le nez vers les hauts buildings qui composent le quartier.

Notre première étape consiste à prendre le Cable Car, célèbre funiculaire rouge de Wellington qui vient à bout de 122 m de dénivellation en moins de 5 minutes. La ligne est mise en service en 1902 puis le train et les vieilles voitures sont modernisés en 1979. Ils nous conduisent aux jardins botaniques de la ville : 25 hectares de nature, forêt protégée, collections végétales, expositions florales et vues panoramiques sur Wellington. Nous déjeunons là-haut puis redescendons avec F. & R. par le sentier parfumé qui longe les différents espaces colorés. La promenade bucolique ne dure pas très longtemps et en peu de temps nous nous retrouvons de nouveau dans les rues animées de Wellington.
Nous arpentons les environs en découvrant de vieux bâtiments plein de charme, l’ancien parlement tout en bois, la Wellington Cathedral très sobre et massive, l’église Old St Paul datant de 1866, au plus bel intérieur en bois du pays, et pour finir l’imposante gare en briques rouges située tout à côté de la marina. Nous approchons également l’actuel parlement néozélandais composé de plusieurs bâtiments : la Parliament House de 1918, où se déroulent les débats, la Parliament Library, de style néo-gothique, et enfin The Executive Wing, plus communément nommée The Beehive (« la ruche ») terminée en 1982 et qui abrite les bureaux des ministres.

En fin d’après-midi, nous visitons rapidement la Galerie des Portraits qui présente l’histoire de la Nouvelle-Zélande par le biais de grandes peintures et photographies d’époque et contemporaines. Puis nous partons découvrir le musée de la ville, où nous apprenons le riche passé de Wellington, sur terre et mer, et où nous testons à bout de bras l’évolution des systèmes de poulies des bateaux à travers les siècles.
Notre « marathon » s’achève par la dégustation d’un cornet de glace sur les quais.
Nous passons notre dernière soirée à Wellington aux abords d’un terrain de criquet, sport très populaire ici, à discuter de voyages et d’histoires de voyageurs avec F. & R.
Nous avons beaucoup aimé Wellington et malgré notre court séjour, nous avons pu découvrir l’essentiel de ses facettes. C’est une ville très agréable, à la fois tranquille et peine de vie, cernée de nature et qui a énormément à offrir. Finalement, tous les ingrédients pour confectionner une capitale parfaite.
Wellington
Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande depuis 1865, est également le centre géographique du pays. Situé dans le Lambton Harbour, elle est entourée de collines qui offrent de superbes vues sur le port, mais qui ont limité son expansion.
Lambton Harbour est l’un des plus beaux ports en eaux profondes que l’on puisse trouver au monde. Il doit sa formation à l’activité volcanique de la région. Le centre-ville occupe la seule partie plate et tout le reste, principalement les zones résidentielles, s’accroche à flanc de colline. Le Lambton Harbour (ou Wellington Harbour), vaste de 18km², est situé au bord du détroit de Cook Strait (entre les deux îles), région réputée pour ses vents forts et fréquents.
Wellington est souvent appelée « Windy City », car le vent y souffle à plus de 63km/h environ 200 jours par an. La ville est d’ailleurs sujette à des brusques changements de temps en raison de vents d’Ouest constants. Ici les températures peuvent varier de 13,4° à 20,3° C en été et de 6,2° à 11,3° C en hiver.
Selon la tradition maorie, la découverte du Wellington Harbour revient au grand Kupe. Cependant, les terres qui s’étendent autour du port actuel sont d’abord peuplées par la tribu de Tara, chef maori. Son père, Whatonga, installé avec les siens au Nord-Est l’a envoyé explorer le Sud de l’Ile. Pensant avoir découvert un endroit idéal, il rentre au pays après un périple d’un an. Whatonga choisit alors de migrer vers le Sud et construit les forteresses de Somes Island et de la Péninsule de Miramar, qui reste aujourd’hui encore « Te-whanga-nui-a-tara » (le port de Tara) pour les Maoris.
A l’époque de l’arrivée des Européens, la région est toujours habitée par les tribus maories Tara er Rangitane, regroupées dans de petits villages en bordure de port mais plus tard elles sont remplacées par les tribus de la Taranaki Region.
Le premier site pour l’emplacement de Wellington est choisi en 1839 par le colonel William Wakefield, agent de la New Zealand Company. Celui-ci est situé plus au Nord, à l’endroit où se trouve l’actuel Petone. Un peu plus tard, à la suite de la crue de la Hutt River, on lui préfère sont emplacement d’aujourd’hui qui offre l’avantage d’être aussi plus facile à défendre. Les premiers colons y arrivent en 1840. La même année, la ville est baptisée du nom du premier duc de Wellington.
Environnée de collines et denses forêts, Wellington met du temps à se développer. En 1844, on commence à déboiser autour du Wairarapa District : l’agriculture fait son apparition.
Wellington est la troisième capitale du pays. Okiato, non loin de Russel dans la Bay of Island, est la première à porter ce titre (1840-1841), puis c’est au tour d’Auckland de 1841 à 1865. En 1865, le siège du gouvernement est transféré d’Auckland à Wellington, afin de favoriser un développement plus équilibré des deux îles. De fait, en devenant le centre administratif du pays, Wellington prospère rapidement. De nombreuses compagnies nationales et internationales s’y sont implantées.
Mais comme c’est souvent le cas, l’ascension fulgurante de Wellington dans les années qui suivent sa fondation possède également son revers puisque les valeurs essentielles que sont la loyauté, l’égalité des droits ou le respect de la parole donnée n’ont pas vraiment cours parmi les commerçants et les hommes d’affaire. Les Maoris sont donc une fois de plus les victimes de la spéculation des colons européens, auxquels ils ont vendu leurs terres sans imaginer les conséquences. Les violents combats pour la rive Sud du port sont le point de départ d’une guerre de trente ans qui ébranle pour longtemps les relations entre Maoris et Européens.
Les loyers sont très élevés, mais on trouve ici de merveilleuses zones résidentielles. Le charme et la diversité des environ font oublier que la ville compte tout de même 382 700 habitants (Wellington et sa zone urbaine s’étendant sur Porirua, Upper Hutt, Lower Hutt). De plus, plages, lacs et montagnes sont facilement accessibles.
D’immenses buildings modernes et de grandes bâtisses de style colonial du début du siècle se côtoient à présent dans son quartier commercial et administratif, le Downtown, totalement rénové. Si le centre de Wellington reste administratif, sa banlieue (Hutt Valley et Porirua Bassin) s’est fortement industrialisée. Cependant, le manque d’espace limite considérablement le développement de la ville.
Comme toute capitale, Wellington connaît une activité culturelle importante, avec de nombreux musées, galeries et parcs. C’est une ville très agréable et vivante, même la nuit.
Le centre-ville forme toute la partie plate. Celui-ci est surplombé par la Tinakori Hill au Nord-Ouest, par le Mount Victoria à l’Est et Hawkins Hill au Sud. Ces trois hauteurs forment la Town Belt (ceinture).
De nombreuses plages se succèdent le long des 39 km de la City Marine Drive. La vue panoramique depuis le sommet du Mount Victoria (199 m) embrasse la baie, le port, les collines et le détroit de Cook. Aux pieds du mont, sur la plage très fréquentée de l’Oriental Bay, les amateurs de soleil ne bronzent pas sur du sable néozélandais car il fut amené ici par les cargos du monde entier auxquels il servait de lest.
Wellington et toute la région autour du Cook Strait sont une zone d’importante activité sismique. En 1848, la colonie est à moitié détruite par de fortes secousses et de nombreux colons décident de quitter les lieux. Le plus fort tremblement de terre, en 1855, ressenti des deux côté du détroit, soulève le sol à l’endroit où passe la Hutt Road et tue douze personnes.
https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins
Galeries photos

Museum of Wellington’s City and Sea

Wellington

Mont Victoria

Weta Cave

Wellington Art Gallery

Te Papa Museum

Hutt River




