Kawhia – 3 mars 2015

A présent, il est temps de quitter la région du Taranaki et de remonter toujours plus au Nord. Direction le Waikato que nous connaissons déjà.

1_PanoramicOfKawhiaHotSpringBeach

En chemin, nous retrouvons les paysages si caractéristiques de la région : nombreuses et vastes vallées verdoyantes (dont certaines parties tendent vers le jaune, saison oblige) parsemées de vaches ou parfois de moutons. Le trajet est plus long que d’habitude car nous traversons une bonne partie du Waikato. Notre premier arrêt se fait dans la capitale des tondeurs de moutons, Te Kuiti, où nous achetons une pelle de fortune qui nous servira plus tard.

Nous arrivons à Kawhia en tout début d’après-midi et filons directement sur Ocean Beach, trésor caché des environs, célèbre pour ses « hot pools » (ou piscines chaudes).
Nous garons la voiture à l’ombre de grands pins qui marquent la frontière entre la forêt et le littoral, puis partons à pied en direction de la plage. Le sable très fin est noir mais surtout excessivement chaud en raison de ses propriétés métalliques, aussi nous avançons au plus vite et 2_AnotherViewAlongTheRoadFromKawhiaToBridalVeilsFallstant bien que mal. Arrivés au niveau du sol mouillé par la Mer de Tasman à présent retirée, nous enlevons les chaussures et passons un petit ruisseau dont l’eau est chaude. Déjà 4 personnes sont allongées dans des trous creusés à même le sable, juste en face de l’eau azure scintillant sous le soleil. Vu l’étendue de la plage, il n’y a « personne ». Le décor est magnifique et nous avons hâte de profiter des « hot pools » nous aussi. Par chance, nous repérons un trou déjà bien profond sans locataires et nous investissons la place sans tarder, tout en prenant soin de nous creuser une place plus profonde, histoire d’avoir le corps totalement recouvert d’eau chaude. Malgré notre pelle de jardin, qui n’a rien à voir avec les pelles des autres baigneurs, nous parvenons à nous fabriquer un bon petit coin et nous étendons ventre à l’air face au soleil. Le moment est délectable. Plusieurs fois, nous allons nager dans la mer plus froide et tels des enfants, sautons et plongeons dans les vagues. Lorsque nous retournons dans notre piscine, l’eau est presque brûlante mais au combien relaxante. Après plus d’une heure, notre peau est toute fripée et nous décidons alors de partir à la recherche d’un camping… en bord de mer bien sûr.

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Beaucoup de route et peu de visites aujourd’hui mais après-midi pleinement agréable. Le corps encore bien fatigué de la marche de la veille et de la nage du jour même, nous prévoyons de passer une longue et bonne nuit de sommeil.

Raglan – 4 mars 2015

Aujourd’hui nous quittons Kawhia pour nous rendre dans un autre village côtier du Waikato, Raglan. Celui-ci est connu pour ses hautes vagues qui attirent de nombreux surfeurs. Pour nous, il s’agit simplement d’une étape avant de partir à la découverte des deux dernières grandes villes néozélandaises que nous ne connaissons pas encore, Hamilton et Cambridge.

16_AnotherPanoramicOfTeToto

Nous empruntons une des fameuses gravel roads si caractéristiques de la Nouvelle-Zélande pendant pratiquement tout le trajet : peu de kilomètres parcourus pour beaucoup de temps à conduire. En chemin nous croisons des collines asséchées puis nous franchissons le bush. Dans 8_CloseUpOnBridalVeilsFallscelui-ci se trouve la belle cascade de Wairenga, haute de 55 m et importante pour les Maoris de la région. Une fois la contemplation achevée ne reprenons la route et retournons dans les vallées moutonnées à la couleur dorée. Quelques kilomètres avant d’arriver à Raglan, nous nous arrêtons pour observer d’en haut un site archéologique, vestige d’un pa fortifié entouré de terrasses de cultures. Aucune information n’accompagne la vue aussi, même si certaines traces semblent évidentes (les terrasses sont encore bien visibles), nous avons du mal à nous rendre bien compte de l’étendu de l’ancien village. La Mer de Tasman ne nous a pas quitté depuis le départ et nous offre toujours une belle couleur bleue.

Nous arrivons dans l’après-midi à Raglan, dans un camping très décevant par rapport au prix réclamé mais au moins la pluie n’est pas prévue ce soir, même si le temps commence à se couvrir. Et puis cela nous donnera une bonne excuse pour nous lever et prendre la route plus tôt demain matin.

Hamilton & Cambridge – 5 mars 2015

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Nous arrivons à Hamilton après moins d’une heure de voiture et notre premier arrêt se fait en ville. Tout le monde, voyageurs et même Kiwis, décrivaient la ville comme moche et inintéressante mais nous ne trouvons pas qu’elle diffère autres villes de taille moyenne de Nouvelle-Zélande. Les rues sont qui plus est très animées.

Nous visitons rapidement le musée du Waikato car celui-ci n’est pas bien grand. Nous découvrons une exposition sur le criquet, sport très apprécié dans le pays (qui accueille d’ailleurs la coupe du monde cette année), puis une exposition de peintures contemporaines et pour finir une exposition sur les tenues traditionnelles maories. Sans hésitation cette dernière nous a le plus conquis et comme à Whanganui, il y a un espace pour se déguiser. Nous enfilons donc nos capes faites en poils et plumes et posons fièrement dans ces habits traditionnels.

Nous nous dirigeons ensuite au Sud de la ville où se trouvent les Hamilton Gardens, renommés dans tout le pays. Nous nous attendions aux jardins de roses comme à l’accoutumée, mais finalement nous sommes agréablement surpris de découvrir un vaste espace composé de dizaines de jardins différents : « britannique », « italien de la Renaissance », « japonais », « médiéval », « potager », « maori », « chinois », « oriental » et bien d’autres. Nous passons finalement plus d’une heure à déambuler dans les allées parfumées dont la présentation est parfaite.

55_PanoramicOfTheMaoriGardenOfHamilton'sGardens

85_TheFirestationnOfCambridgeNous reprenons ensuite la route pour Cambridge, où nous visitons la ville qui se veut la plus « anglaise » du pays. Encore une fois elle ne mérite pas ce titre car pour nous elle ressemble à toutes les autres villes de Nouvelle-Zélande, qui sont forcément d’inspiration britannique puisque colonisée par l’Angleterre. Toutefois cela ne nous empêche pas de faire le parcours historique de la ville à la recherche des bâtiments du 19ème s. La ballade est agréable mais plutôt rapide aussi, après un petit arrêt au bord du lac Karapiro, nous décidons de nous avancer vers notre prochaine destination, la Péninsule de Coromandel.

99_TheBigBottleOfL&PInPaeroaEn chemin nous nous arrêtons à Paeroa, ville « mondialement connue en Nouvelle-Zélande » (titre que nous croisons partout depuis 11 mois) pour sa boisson L&P, qui signifie Lemon & Paeoa. A l’origine il s’agissait d’eau naturellement gazeuse à laquelle du jus de citron était ajouté. Aujourd’hui, le breuvage très (trop) sucré, que l’on peut qualifier de soda, n’est composé que de produits chimiques…


King Country

La King Country est en fait le Sud de la Waikato Region. C’est ici que les tribus maories en guerre contre le gouvernement britannique ont nommé leur propre roi. Refuge de tous les Maoris dissidents, la région est déclarée « interdite » par les Européens. En 1858 le premier roi élu est Potatau Te Wherowhero mais il meurt en 1860 et son fils, Potatu II lui succède. Le mouvement maori est considéré comme séditieux et le gouvernement britannique décide d’en finir par les armes. La guerre est longue et en 1864 les Européens gagnent.

21_TheMaoriKingsInHamilton'sMuseum

Cependant, cette dynastie de rois maoris perdure jusqu’en 1966, date à laquelle il n’y a plus de successeur masculin. C’est dame Te Arikinui Te Atairangikaahu, sixième descendante directe de Potatau I qui devient reine des Maoris. Elle règne à Ngaruawahia jusqu’à sa mort en 2006.

Te Kuiti

Te Kuiti est la capitale de la tonte des moutons.

A la suite de la bataille d’Orakau (1864), les membres maoris du King Mouvment s’y retirent après leur défaite. Le roi établit son nouveau royaume dans les montagnes qui abritent aujourd’hui la ville de Te Kuiti. Le nom de Te Kuiti viendrait du chef Te Kooti, un des leaders de la guérilla.

A l’origine cette terre appartient aux Ngati Maniapoto, jusqu’à l’arrivée du train vers 1880.
Les premiers Européens installés au Sud sont des employés du rail qui construisent le viaduc de Waiteti, puis viennent les fermiers et la région est colonisée.

Aujourd’hui la ville compte un peu plus de 4600 habitants. Elle est assez pauvre en attractions touristiques et profite surtout de Waitomo Caves qui ne sont qu’à quelques minutes en voiture.

Waitomo

Ce hameau de 240 habitants situé entre Te Kuiti et Otorohanga attire chaque année de nombreux visiteurs venus pour découvrir les Waitomo Caves, mises au jour en 1886.

Ces cavernes sont cachées dans la vallée dont le sol est troué comme du gruyère. Celles qui sont ouvertes au public sont réparties sur 3 sites majeurs : Waitomo, Ruakuri et Aranui.
En maori « waitomo » signifie « l’endroit où l’eau disparaît dans le sol ». Immenses et magnifiques, les grandes arches de ces cavernes abritent de milliers de vers luisants scintillant sur les parois de la grotte comme des étoiles dans le ciel, ainsi que des stalactites et stalagmites.

Les points lumineux qui scintillent sur les parois des cavernes sont en fait des insectes à l’état larvaire qui une fois développés d’apparentent à de petits moustiques.
Afin de s’alimenter, ces insectes produisent une lumière qui attire des proies. Celles-ci se feront alors piéger par un des filaments gluants qui pendent de la larve.
Le cycle de transformation de l’état larvaire à celui d’insecte volant dure environ 9 mois. La chrysalide une fois devenue moucheron perd sa capacité de bio-luminescence et ne survit pas plus de deux mois, le temps de s’accoupler. La femelle meurt après avoir pondu ses œufs, faut de pouvoir se nourrir.
Les vers luisants vivent le plus souvent dans les milieux sombres et humides, mais il n’est pas rare de les rencontrer en surface.

Otorohanga

Otorohanga est empreinte de la culture maorie. Cette ville de 2660 habitants est le centre d’une région agricole très touristique grâce aux Waitomo Caves. Situé au bord de la Waipa River, cet ancien site maori a compté au moins 3 villages fortifiés.

Elle est réputée pour être la capitale du Kiwiana, néologisme qui décrit ce qui relève de la culture populaire kiwi.

Kawhia

Charmant village côtier de 700 habitants, Kawhia est célèbre pour ses piscines chaudes naturelles. Derrière de grandes dunes de sable noir et à marée basse, il est possible de creuser dans le sol pour créer sa propre piscine d’eau chaude. Le lieu très peu connu ce qui en fait un point d’intérêt idéal.

Raglan

Cette petite ville de 4000 habitants se trouve à 42km à l’Ouest d’Hamilton. Elle est réputée pour ses plages, dont les vagues constituent un must pour les amateurs de surf.

Whale Bay est un village côtier situé au pied du Mount Karioi, entre ce dernier et la mer de Tasman, à environ 8 km au Sud de Raglan. La plus grande partie de la zone autour de Whale Bay est recouverte de forêt d’arbres natifs, jusqu’au sommet du Mount Karioi.

Les trois baies en forme d’amphithéâtres de Te Toto Gorge ont été autrefois un lieu de cultures intensives pour les Maoris, entre 1700 et 1800. Des vestiges de plusieurs rangées de pierres qui ont servi à délimiter les terrains sont toujours en place, ainsi que deux petits pa, des aires de stockages et des terrasses.

Hamilton

Hamilton est le centre commercial et administratif de la région du Waikato. C’est la quatrième ville du pays et la plus grande à l’intérieur des terres, avec plus de 130 000 habitants.

2_PanoramicOfHamilton'sMuseum

La fertilité de la région, la douceur du climat et l’ardeur au travail dans l’exploitation laitière et maraichère alentour ont contribué à la prospérité d‘Hamilton.
De nos jours Hamilton est un important centre de recherche dans le domaine agricole et abrite l’université de Waikato (25 000 étudiants). C’est d’ailleurs une ville universitaire très vivante, cependant peu touristique.

Cambridge

91_CloseUpOnTheCambridge'sMuseumCambridge est une charmante ville d’environ 11 000 habitants. Elle a préservé sa « british tradition », importée par les premiers colons, avec ses larges rues et ses nombreux parcs.

Avant l’arrivée des Européens, elle est le site de l’Horotiu Pa, village fortifié d’une puissante tribu maorie. En 1864 cette dernière est délogée et le lieu sert de base militaire pour l’armée britannique.

Cambridge est désormais au centre d’une région agricole très productive et c’est là qu’on élu domicile de nombreux éleveurs de chevaux de race renommés.


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Hamilton & Cambridge

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