Ohakune – 02 décembre 2014

Ohakune - Vue sur le Ruapehu
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pour nous rendre à Ohakune nous empruntons le plus court chemin en termes de distance et pourtant le plus long en temps, car nous préférons les petites « scenic drive » aux routes plus larges et plus fréquentées. De la côte Est au Central Plateau nous parcourons ainsi plusieurs paysages différents. Au début nous sommes cerclés de hautes collines recouvertes d’herbe sèche, puis rapidement nous arrivons à hauteur de la forêt de Kaweka. La route très sinueuse nous fait zigzaguer entre de hauts résineux âgés et de plus petits, replantés il y a peu. L’exploitation forestière fonctionne ainsi, un arbre coupé, un nouveau planté. Fait marquant, le genêt que nous avions déjà aperçu entre Gisborne et Napier refait son apparition mais cette fois de manière beaucoup plus présente. Sur certaines portions de terrain, il occupe même tout l’espace entre les arbres, si bien que de loin le décor détone : une rangée de vert, une rangée de jaune… c’est très surprenant ! Une fois la forêt dépassée, nous retombons sur les vallons verdoyants et « moutonnés » si caractéristiques de la Nouvelle-Zélande. Les ombres des rares nuages pressés par le vent passent d’une colline à l’autre, nous offrant un cadre magnifique. Au loin, nous apercevons déjà les sommets du Tongariro National Park, que nous explorerons dans les jours qui viennent. C’est très exaltant !

Après une conduite sans encombre, si ce n’est un petit ralentissement suite au déplacement d’un troupeau de moutons, nous passons devant la carotte géante nous signifiant l’arrivée dans la petite ville de montagne d’Ohakune. Le backpacker est situé aux pieds du Mt Ruapehu et le décor est bien trop beau et le soleil trop éclatant pour que nous ne partions pas tout de suite à l’assaut de la montagne !

Turoa
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nous grimpons (ou plutôt la voiture) ainsi l’ancienne route d’Ohakune jusqu’à la station de ski de Turoa. En chemin nous nous arrêtons à mi-hauteur pour découvrir les belles Mangawhero Falls, qui ont aussi accueilli l’équipe de tournage du Seigneur des Anneaux. Le paysage commence déjà à changer : nous sommes maintenant posés sur un sol sombre et recouvert de petits cailloux ainsi que de gros blocs basaltiques (à l’aspect aéré, spongieux) aux couleurs très variées dont les dominantes sont le noir, le brun et le rouge. Le bush néozélandais à totalement disparu pour laisser place à une forêt de montagne que nous connaissons bien. Nous partons d’ailleurs en expédition sur l’autre rive du ruisseau et nous nous amusons beaucoup à trouver notre chemin parmi la végétation très dense, puisque peu souvent visitée. Le sol, recouvert de mousse d’un vert très prononcé, est incroyablement mou, et par moments nous craignons même de nous enfoncer totalement.

 

32_YetAnotherPanoramicOfTheValleysByTuroaSkiStation
Suite à cette courte balade, nous nous rendons au plus haut de la route accessible en voiture, et nous arrêtons juste devant la station de Turoa complétement déserte, hors saison oblige. Ici la chaleur a déjà fait fondre toute la neige et le paysage est volcanique. Le sol est sombre et parsemé de cailloux allant du brun au rouge foncé. Le lieu a d’ailleurs été utilisé pour le tournage de certaines scènes du Seigneur des Anneaux se déroulant en Mordor. Le long du sentier caillouteux habituellement emprunté par les dameuses, se dresse de grands blocs tranchants et nous le suivons sur quelques dizaines de mètres afin de retrouver un autre décor de tournage, mais cette fois-ci du Hobbit. Nous escaladons ensuite un autre pan de la montagne, afin d’admirer le panorama d’un peu plus haut. Il y a du vent, la pente est très raide, mais la vue à couper le souffle nous récompense largement de tous nos efforts. Cela nous prépare aussi à la grande randonnée de demain : pour celle-là, nous n’oublierons ni le bonnet ni les gants !!

Tongariro Crossing – 03 décembre 2014

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aujourd’hui nous sommes levés à 6h du matin pour attraper le bus qui nous conduit au départ du Tongariro Crossing, considéré comme le plus beau treck au monde. Un peu inquiets car nous n’avons jamais marché sur une aussi longue distance, nous prenons le célèbre chemin de randonnée. Célèbre, voire même trop célèbre, car à notre grande surprise (et déception) des centaines de touristes sont venus découvrir ou redécouvrir le treck. C’est impressionnant et parfois agaçant car personne n’avance au même rythme et étant personnellement plutôt lente en montée, je dois souvent m’arrêter pour laisser passer les plus sportifs. Malgré ce point négatif, et la marche au combien longue et fatigante, nous passons un des plus beaux jours de notre voyage. Le temps est tout simplement idéal : soleil, soleil et soleil ! Pas un nuage en vue, ce qui nous permet d’apercevoir tous les sommets du parc, mais aussi celui du Mt Taranaki (le Mt Fuji néozélandais), situé à plusieurs centaines de kilomètres de là ! Le long des 19,4 km, nous traversons différents paysages : plaines immenses recouvertes de tussock, pentes sombres, vestiges d’anciennes coulées de lave, vastes 27_TheEmeraldsLakeAlongTheTongariroCrossingplaines sans vie encerclées par les volcans dont les sommets sont enneigés (nous buvons notre première neige néozélandaise ici), le Red Crater à la couleur rouge profond dont on ne peut détacher le regard, lacs de cratères au bleu si pur, pans gelés par la neige ruisselante, innombrables collines recouvertes d’herbe sèche d’où l’on aperçoit à courte distance des fumerolles ainsi qu’un cratère fumant encore actif (le risque d’éruption nous oblige à rester vigilants) et pour finir nous retombons dans le bush néozélandais très luxuriant. Il n’y a aucun mot pour décrire la magnificence  de tous ces paysages parcourus et il me faudrait des pages entières pour que la description soit fidèle aussi je n’en dirai pas plus et vous laisse découvrir les photos qui parlent très bien à elles seules.
Ainsi après un peu moins de 8h de marche, nous reprenons le bus nous conduisant au backpacker, épuisés, les pieds en feu (nous avons dû presser le pas sur les 8 derniers kilomètres sous peine de rater le bus…), mais au combien heureux d’avoir pu contempler les merveilles de ce parc national.

 

Whakapapa Ski Field – 04 décembre 2014

Aujourd’hui tous nos muscles nous font souffrir, mais les prévisions météo n’étant pas bonnes pour le lendemain, nous décidons tout de même de partir crapahuter sur un autre versant du Mt Ruapehu. Ainsi nous prenons la direction du village du Tongariro National Park qui abrite le pittoresque  hôtel « Château Tongariro ».

Chateau Tongariro
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Encore une fois ce n’est pas la boussole qui nous guide mais notre livre situant tous les lieux de tournage du Seigneur des Anneaux. Certains seront peut-être surpris mais finalement nous découvrons beaucoup de superbes lieux grâce à celui-ci ! Quoi qu’il en soit, le temps n’est pas ensoleillé lorsque nous arrivons dans la populaire station de ski de Whakapapa, ce qui n’enlève rien au charme, bien au contraire. Le sol volcanique presque dénué de toute végétation et le fin brouillard qui nous entoure rend le décor fantomatique. Un télésiège en service conduit au sommet des pistes complétement dissimulées par d’épais nuages, mais il est trop tard pour que nous puissions l’emprunter. Nous passons donc un moment à errer entre les blocs volcaniques massifs. Il est assez surprenant de voir que le paysage n’est pas le même d’un versant à l’autre du volcan. Ici, les tons sont plutôt gris, les rochers bien plus tranchants et les nombreux vallons traversés par les petits ruisseaux de fonte des neiges sont très raides. Autre caractéristique des lieux, son immense mur de roche brune surplombant le vide. Prodigieux ! Encore une fois, le décor est superbe.

 

Après ces journées fatigantes mais néanmoins mémorables, nous prenons un peu de repos avant notre départ pour le Sud de l’Ile. Heureux d’en avoir pris plein les yeux, le Tongariro National Park est à présent et à juste titre placé dans notre « Top Five » des lieux néozélandais préférés.


Central Plateau

Le Central Plateau comprend la région de Taupo et le lac du même nom. Reposant dans un immense cratère, à 357 m d’altitude, ce plus grand lac de Nouvelle-Zélande s’étend sur 616 km² (plus grand que le lac Léman). Sa profondeur maximale est de 109 m.
Cette région est réputée pour son activité thermique et volcanique.

18_YetAnotherPanoramicOfMountNgauruhoeByTongariroCrossing'sRedCrater

Le Tongariro National Park, qui s’étend sur presque 80 000 hectares est particulièrement célèbre. Il abrite les monts Tongariro, Ngauruhoe et Ruapehu, trois cônes volcaniques encore en activité.

L’été comme l’hiver, il offre de nombreuses possibilités de randonnés. La pêche est également une activité très importante dans le Central Plateau.

Ohakune

Avec ses 2000 habitants, Ohakune est le centre commercial et touristique du Tongariro National Park, le point de départ de son exploration et la porte d’accès au Mt Ruapehu.
Petite localité calme en été, mais avec beaucoup de monde en hiver, attiré par les sports d’hiver (comme la plupart des localités de la région).

Tongariro National Park

Le parc national du Tongariro est situé en plein cœur de l’Ile du Nord et se compose de nombreux volcans. Le plus ancien parc national de Nouvelle-Zélande, inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (valeurs culturelle et naturelle), est réputé pour la richesse de ses paysages volcaniques.

33_MountRuapehuByTheRoadOnOyrWayDownToOhakuneIl est fondé en 1887 et la plupart des terres qui le constituent sont offertes au pays par le chef maori Te Heuheu Tukino IV et d’autres chefs de la région.
Au cours des années 1860 les Européens, nouveaux venus dans la région, commencent à s’approprier les terres des Maoris. Le chef, s’inquiétant du devenir de leurs terres et craignant que les Européens ne brisent les tabous qui leurs sont liés, décide que le seul moyen de les protéger est d’en faire don au gouvernement qui en échange, en ferait en parc national.
Le traité est signé en 1887. A l’origine le parc s’étend sur 2640 hectares et comprend les monts Ruapehu, Ngauruhoe et Tongariro. Aujourd’hui, sa superficie atteint presque 80 000 hectares.

Ce parc abrite aujourd’hui plus de 500 espèces endémiques de plantes et offre aux visiteurs une végétation résolument contrastée : tussock et désert au Sud-Est, forêt luxuriante au Nord-Ouest. Le Tongariro National Park est un haut lieu touristique grâce à ses randonnées, ses deux stations de ski, son activité thermale et tout simplement la beauté incontestable de ses paysages. Il accueille près de 800 000 visiteurs par an, dont un tiers seulement pour le ski.

1_TheMountRuapehuByTheTongariroCrossingChemins de randonnée bien balisés et refuges accueillants font de cette région un paradis pour les marcheurs. L’itinéraire le plus connu est le Tongariro Alping Crossing, considéré comme le plus beau au monde. La randonnée d’une durée de 7 à 9 heures traverse le haut plateau en passant entre les volcans.

Le Mount Ruapehu (2796 m) est le point culminant de l’Ile du Nord. En 2007, le lac de son cratère se déverse dans la vallée sous forme d’une coulée de boue spectaculaire, provoquée par des pluies violentes. Cette éruption, la plus récente, est accompagnée d’un tremblement de terre de 7 minutes.
Cette zone offre des conditions idéales pour faire du ski en hiver.

Avec ses 1968 m d’altitude, le Mt Tongariro est le plus petits des trois sommets et le plus au Nord. C’est un volcan aux nombreux cratères dont certains sont encore actifs. Il abrite également des mud pools et des sources chaudes sur son versant Nord. Sa dernière éruption a eu lieu après la Première Guerre Mondiale.

28_PanoramicOfTheFirstEmeraldLakeAlongTongariroCrossing

Au Nord du Mont Ruapehu se dresse un autre volcan en activité, le Mont Ngauruhoe (2290 m), dont la dernière éruption remonte à 1975. A la différence des deux autres volcans, celui-ci n’a qu’un seul cratère (ou cheminée). Une impressionnante chaine de cratères aux eaux vertes et translucides s’étire du Mt Ngauruhoe au Mt Tongariro. La piste qui mène aux sources chaudes du refuge de Ketetahi, à travers un paysage exceptionnel offrant des panoramas au-delà du lac Taupo, est une des plus belles du parc.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins