Mount Cook & Arthur’s Pass
En route pour le Mt Cook – 11 février 2015
Le réveil est un peu difficile car la nuit a été froide et car les pingouins nichant tout près ont été quelque peu bruyants, mais nous commençons à avoir l’habitude du demi-sommeil en tente. Nous quittons le camping pour visiter la belle Oamaru. La ville en elle-même, plutôt étendue, n’a rien de spécial, mais son centre-ville historique est tout simplement magnifique en raison de l’architecture des bâtiments. Datant du 19ème, ils ont tous été construits avec la pierre blanche d’Oamaru, qui n’est retrouvée qu’ici. Une fois le tour des lieux achevé, nous partons en direction de notre prochaine étape, le Mt Cook National Park, joyaux de la Nouvelle-Zélande.

En chemin nous prenons le temps de nous arrêter dans des sites célèbres du North Otago qui constituent ce que les géologues amateurs du coin appellent le « Vanished World » ou « Monde disparu ». Le riche passé géologique de la région se retrouve sur toute la route qui conduit dans le Canterbury : immenses formations calcaires à l’allure de fanons de baleine, rochers aux formes étranges sculptés par l’érosion et fossiles de baleines jurassiques en tous genres. Je suis évidemment très heureuse.
En route nous retrouvons les paysages de l’Otago déjà croisés dans la vallée de l’Ida : de hautes collines et des montagnes arrondies à perte de vue, toutes recouvertes d’herbe dorée très sèche et qui de loin ont l’apparence de dunes de sable. Le vent est tombé et la température est remontée aussi nous sommes heureux de pouvoir dire que c’est l’été ! Omarara marque la limite de l’Otago et du Canterbury et une fois la ville passée, le paysage ne change pas trop, si ce n’est que seules les petites collines restent et que les montagnes ont été remplacées par d’immenses plaines qui s’étirent à perte de vue. Devant ce décor, il est facile de comprendre pourquoi P. Jackson a choisi les environs de Twizel pour ses deux trilogies du « Seigneur des Anneaux » et du « Hobbit » : vaste plaines arides, les Alpes du Sud en toile de fond et très peu d’habitations.
Nous bifurquons au niveau du lac Pukaki pour nous rendre sur le territoire du Mt Cook et après quelques kilomètres, la vue est absolument magnifique. Le lac, immense, s’étend sur une longue distance et offre une eau d’un bleu turquoise que nous n’avions encore jamais vu. Au fond, le Mt Cook au sommet enneigé trône sur les Southern Alpes. Tout simplement superbe. Ici l’équipe du « Hobbit » n’a pas eu recourt à beaucoup d’effets spéciaux pour représenter Lacville, isolée au milieu du lac d’où la Montagne Solitaire se dresse fièrement en son extrémité.
Nous plantons la tente à Glentanner, au bout du lac, et la vue sur le Mt Cook depuis notre site est magique. Une belle nuit étoilée s’annonce en perspective, ce qui nous réjouit.
Mt Cook – 12 février 2015
La nuit dans la tente, aux portes du Mt Cook National Park, a été un peu moins froide que les précédentes donc nous avons mieux dormi et sommes prêt à crapahuter toute la journée.

Nous nous rendons d’abord au village du Mt Cook pour visiter l’exposition du centre d’information où se trouve une maquette des sommets et glaciers des environs, ce qui nous permet de nous remémorer notre vol en hélicoptère d’il y a plus de deux semaines (au départ de la Côte Ouest) et de saisir un peu mieux les kilomètres parcourus en l’air. Nous partons ensuite au Sir Edmund Hillary Alpine Centre pour en découvrir un peu plus sur le ciel de l’hémisphère Sud et accéder à un planétarium. Finalement le musée est minuscule et le planétarium pas bien grand mais nous regardons tout de même un documentaire très intéressant sur les trous noirs… Déroutant ! Une petite exposition retrace également l’histoire du village ainsi que la vie acrobatique de l’homme qui a donné son nom au Centre, E. Hillary, premier homme à avoir atteint le sommet de l’Everest. L’après-midi déjà entamée, nous décidons de revenir plus tard pour aller marcher dans le parc national, reconnu par l’UNESCO.
Première ballade au Kea Point qui offre une superbe vue sur le Mt Cook, toit de la Nouvelle-Zélande. Sur la gauche nous apercevons deux glaciers dont les terminaux finissent en murs de glace très impressionnants. En s’avançant un peu plus loin que le sentier pour prendre quelques photos de plus près du Muller Glacier, nous assistons à un décrochement de glace qui provoque au loin un bruit intense et soulève un grand nuage de neige. C’est incroyable. Nous avons beaucoup de chance car cela n’arrive pas souvent.
Direction ensuite la vallée de Tasman, célèbre pour son glacier. Nous profitons d’être là pour faire toutes les ballades qui s’y trouvent car elles ne sont pas trop longues (1h maximum à chaque fois). Première étape le lac formé par le glacier, dont plusieurs blocs (certains sont gigantesques) de glace flottent à la surface, détachés du glacier par l’action de la chaleur. D’ailleurs, le temps de notre pause « contemplation », les plus petits fondent sous nos yeux en une dizaine de minutes, se retournent ou se détachent et se laissent emporter à toute vitesse par le courant de la rivière. Encore une fois c’est très impressionnant. Nous faisons ensuite demi-tour pour repartir sur un autre « sentier » qui mène au Blue Lake et grimpe jusqu’au sommet d’une moraine. Le Blue Lake, contrairement à ce que l’on pourrait croire n’est pas bleu mais vert, car depuis maintenant plusieurs années, le glacier se rétracte et l’eau de la fonte des neiges ne parvient plus jusqu’à lui. Quant au point de vue offert tout en haut de la pente, il vaut le détour. Mt Cook à droite et Tasman Glacier en face, nous contemplons leur immensité tels des oiseaux en plein vol. Le terminal du glacier est toutefois moins beau que ceux vus précédemment car la terre grise des montagnes autour s’est lentement effondrée et a recouvert toute la neige. Plus haut celle-ci reste immaculée mais depuis notre point de vue cela n’est pas très visible. Chaque année, comme tous les autres, le glacier recule sous l’action du réchauffement planétaire.

Information intéressante sur la couleur des glaciers : lorsque l’épaisseur de la couche de glace est importante (épaisseur bien visible à la fin du terminal ou au niveau des crevasses), deux couleurs sont visibles par notre œil, le bleu, dans la partie basse et le blanc dans la partie haute. L’eau absorbe toutes les couleurs du spectre lumineux pour ne laisser sortir que le bleu ; la neige est chargée d’air donc toutes les couleurs sont renvoyées et notre œil la voit blanche ; en ce qui concerne la partie basse de la couche d’un glacier, la neige est tellement compressée par celle du dessus que l’air tend à disparaitre, ainsi l’eau sans air, ne renvoie à nouveau que la couleur bleue à notre œil.
Après toutes ces marches nous sommes un peu fatigués et retournons au E. Hillary Centre afin de regarder deux films. Le premier est un documentaire très intéressant sur la formation de la Nouvelle-Zélande et sur l’origine des animaux iconiques du pays. Fait que nous retiendrons, la Nouvelle-Zélande faisait autrefois partie du grand continent Gondwana, elle s’en est ensuite détachée au moment de la Pangée pour devenir Zélandia, puis ce continent a été en partie ou totalement submergé par les eaux (c’est pourquoi tant de fossiles marins sont retrouvés dans l’Otago) et pour finir, l’action des plaques tectoniques a fait ressortir les îles que nous connaissons aujourd’hui comme la Nouvelle-Zélande. Cette dernière ne mesure en fait que 7% du territoire d’origine, Zélandia, encore visible par l’observation des fonds marins. Nous apprenons également que la seule chauve-souris endémique est également la seule au monde qui préfère marcher et manger des vers plutôt que de voler pour attraper des papillons, que les bébés tuatara possèdent un troisième œil sur le sommet du crâne qui disparait lorsqu’ils grandissent, que les escargots géants carnivores (kauri snails) possèdent une sorte de « bouche aspirateur » qui leur permet d’avaler tout rond les malheureux lombrics qui
passent trop près, que l’aigle géant était le prédateur du moa et qu’il a disparu en même temps que lui, faute de nourriture et pour finir nous apprenons que les oiseaux emblématiques du pays sont en fait tous originaires d’Australie ! Ancêtres des kiwis, kéa, kakapo, kaka, takahe, pukeko, ils ont tous migré il y a des millions d‘années vers la Nouvelle-Zélande et ont peu à peu perdu l’usage de leur ailes, en raison de l’absence de réels prédateurs (avant l’arrivée des Maoris puis des Européens). D’ailleurs, sous leur épais plumage, les kiwis possèdent une aile minuscule dépourvue de plumes. Nous sommes très contents d’avoir autant appris. Le deuxième film quant à lui est plus un documentaire sensationnel et promotionnel du territoire du Mt Cook, qui nous élève dans le ciel et sur la glace afin de découvrir toute la beauté des lieux.
A la fin de la journée nous sommes exténués, pourtant nous sommes prêts à nous allonger de nouveau sous le plafond étoilé du ciel très sombre du Mt Cook National Park afin de contempler une (petite) partie de notre univers et cette fois, nous avons notre guide de l’hémisphère Sud pour nous aider à y voir plus clair !
Mt Somers – 13 et 14 février 2015

Aujourd’hui nous quittons la superbe région du Mt Cook avec tristesse car nous y avons passé un excellent moment. Avant de repartir vers la côte, nous nous arrêtons pour déjeuner sur les rives du très beau lac Tekapo. Celui-ci est parallèle au lac Pukaki et prend également sa source dans les Southern Alps. A sa base, trône fièrement une statue de Bordeur Collie, rendant ainsi hommage au meilleur ami et assistant des bergers, qui sont très nombreux dans la région et plus généralement dans l’Ile du Sud. L’envie de plonger dans l’eau turquoise est très présente mais le vent frais qui arrive des montagnes nous refroidit bien vite, dans tous les sens du terme.
Plus nous avançons vers Timaru plus le temps se gâte. Les nuages très bas recouvrent maintenant l’horizon. Il pleut par intermittence et bruine sans arrêt. A notre arrivée à Timaru, nous apprenons que les grottes abritant des dessins pariétaux ne sont pour la plupart pas accessibles au public et que pour en apprendre d’avantage sur les peintures rupestres maories il faut visiter le centre qui leur est dédié. Toutefois, celui-ci ferme à 15h et pour nous il est trop tard. Très déçus de constater que l’un des musées les plus intéressants de toute la région ferme aussi tôt en pleine période estivale, nous reprenons la voiture et décidons de zapper cette partie de la côte pour retourner un peu plus loin dans les montagnes.
Le temps ne s’arrange pas le moins du monde aussi nous cherchons une cabine pour passer la nuit au sec. Week-end oblige, nous devons avancer jusqu’à Mt Somers pour trouver de la place. Pour l’instant, nous ne voyons rien des célèbres plaines du Canterbury ni des hautes montagnes des Alpes du Sud car les nuages enveloppent tout le décor. A notre arrivée nous sommes heureux de pouvoir s’installer bien au chaud.
Nous sommes dans la ville la plus proche du Mt Sunday, situé à 46 km de gravel road, utilisé pour représenter Edoras dans le Seigneur des Anneaux. Comme nous avons prévu d’y passé quoi qu’il arrive, nous réservons finalement deux nuits afin d’attendre le beau temps. Nous passons donc la matinée de la journée des amoureux à trainer dans le lit et toute l’après-midi près du chauffage, devant nos ordinateurs. Ce jour de repos nous fait énormément de bien.
Edoras – 15 février 2015

Ce matin nous partons en direction du Mt Sunday situé tout à côté du Mt Potts. Le lieu a servi de toile de fond dans le film « Les Deux Tours » du Seigneur des Anneaux et a représenté Edoras, place du Seigneur du Rohan. Ici un décor fut construit pour le tournage mais aujourd’hui il ne reste plus rien, à l’exception bien-sûr du très beau Mt Sunday. C’est un lieu important dans la trilogie donc nous tenons absolument à faire ce détour. Une fois sur la gravel road (la pire jamais rencontrée en Nouvelle-Zélande), le paysage est majestueux. D’immenses plaines dorées s’étendent au loin, de hautes collines vêtues du même habit les encerclent et le lit de la rivière limpide serpente vers l’horizon. Cela fait deux jours qu’il pleut mais aujourd’hui le temps s’est un peu découvert donc nous sommes heureux de voir quelques rayons de soleil disséminés de ça de là. En revanche, au-delà des collines, les nuages sont encore bien présents et cachent les sommets des Alpes du Sud,
que nous devinons parfois par l’apparition d’un pic recouvert de neiges éternelles. Une fois arrivés au en face du Mt Synday, nous ne résistions pas à l’envie de grimper jusqu’au sommet pour jouir de la vue sur la vallée depuis les hauteurs. La marche est très facile, seulement nous devons passer à travers un champ de vaches et de veaux, dont le taureau gardien, colossal, se trouve tout à côté de la barrière. Comme nous ne sommes pas très rassurés par le bruit de certaines qui grognent, la fin de la ballade s’effectue au pas de course, puis pour « gagner du temps » nous décidons d’atteindre le sommet par l’un de ses cotés les plus abruptes. Idée saugrenue qui nous permet certes de passer très loin des vaches mais qui nous fait arriver en haut bien essoufflés. Cependant, la peine est vite oubliée car le panorama est à couper le souffle. Depuis le sommet nous apercevons également la vallée qui a servi de décor pour le Gouffre de Helm. Le lieu est immédiatement reconnaissable, bien que les fortifications en pierre, ajoutées par ordinateur dans le film, ne soient pas présentes. Heureux, c’est en écoutant la BO du film que nous repartons vers la voiture.
Nous retrouvons ensuite la route principale et la couverture nuageuse qui va avec. Après un bref coup d’œil aux prévisions météo, nous décidons de changer nos plans et de se rendre à Arthur’s Pass plus tard, lorsqu’il fera meilleur. A présent, direction la côte du Canterbury pour visiter la ville « très française » d’Akaroa.
Arthur’s Pass – 19 février 2015
Nous quittons Christchurch et nos amis pour finalement nous rendre à Arthur’s Pass. C’est le seul jour de la semaine où les prévisions météo sont bonnes aussi il ne faut pas rater l’occasion.

D’ailleurs plus nous avançons vers Arthur’s Pass plus le temps se dégage, aussi nous décidons de nous diriger vers un camping gratuit. La route qui conduit au village est plantée dans un superbe décor. A gauche, à droite, ainsi que dans l’horizon lointain, se dressent des monts élancés couverts d’herbe sèche, de grands arbres et de rocs anguleux à la teinte grise. Rien d’autre ne compose le paysage, pas un seul village, pas une seule habitation, simplement l’immensité des montagnes. Le soleil rasant nous offre en outre des couleurs magnifiques. Nous avons juste le temps d’installer notre tente sur un terrain bien à l’écart des autres touristes avant que l’obscurité n’avance. Dans le ciel, planent de nombreux kea, perroquets des montagnes et leur chant harmonieux nous bercent jusqu’à la tombée de la nuit. La région d’Arthur’s Pass est réputée pour la présence des kea et bien que nous ne soyons pas surpris, les voir si près de nous, dans les airs mais aussi sur le sol, nous enchante. Nous restons tout de même à l’affut car ils aiment se faire le bec sur toutes sortes de choses et l’un d’entre eux attend notre entrée dans la tente pour s’en rapprocher par petits bonds. Gentiment prévenu que nous ne souhaitons pas être pris au piège par l’effondrement de notre toit, il s’envole fièrement et nous laisse entrevoir son beau plumage rouge éclatant qui pare le dessous de ses ailes.
Arthur’s Pass – 20 février 2015
Le réveil aujourd’hui se veut à la fois agréable et brutal. La première bouffée est revigorante, très parfumée et la vue sur les montagnes est magnifique. Cependant les sandflies, non présentes en raison du vent violent la veille, s’engouffrent dans la tente par dizaine et nous tournent autour par vingtaine une fois que nous sommes sortis. Nous rangeons tout en deux temps trois mouvements et nous échappons au plus vite d’ici. Nous entendons beaucoup de kea depuis le lever du soleil mais ils ne s’approchent plus comme hier, sûrement en raison de la chaleur.
Nous arrivons encore un peu endormis dans le centre du village d’Arthur’s Pass. Après un passage éclair au Visitor Centre pour repérer des courtes ballades, nous partons d’abord en direction du sentier de Devil’s Punchbowl Waterfall, qui nous conduit, après quelques centaines de marches, à une très belle et haute cascade de 131 m. Nous partons ensuite luncher au niveau du « Pass », frontière entre les côtes Est et Ouest. Le panorama est superbe. Nous sommes entourés par de hauts sommets des Alpes néozélandaises mais il faut avouer que la transition Est/Ouest n’est pas si évidente dans le paysage. Nous partons ensuite à la rencontre des fleurs alpines sur un petit chemin qui longe le Pass. Fleurs graciles, buissons épineux et plantes grasses se côtoient et nous offrent un joli tableau.
L’après-midi est déjà pas mal entamée et nous avons beaucoup de route à faire pour nous rendre
à Kaikoura, dernière ville du Canterbury sur la côte Ouest. Plus nous avançons dans la vallée, encore cerclée de hautes collines sèches, plus les Southern Alps s’effacent et c’est avec un peu de tristesse que nous leur disons au revoir… pour cette année.
Nous nous arrêtons à 15 minutes de la ville, dans un petit camping « au bord » de la côte. Lui-même se définit ainsi, mais il faut tout de même traverser des rails et la State Highway pour accéder à la plage.
Vanished World

Le « Vanished World » est un trésor géologique à la lumière du jour. La province de l’Otago possède un riche passé géologique. Il y a 65 million d’années, cette région était recouverte par la mer, qui, liée à une activité volcanique sous-marine, déposa au fil du temps des couches de sable, de boue, de basalte et de cendres. Les plus anciens fossiles retrouvés datent de cette époque. Lorsque la mer se retira, 55 million d’années plus tard, l’érosion enleva les fossiles les plus jeunes (de 18 million d’années). Le plissement des jeunes Alpes et les cycles glaciaires d’il y a 5 millions d’années modifièrent accidentellement la surface du sol. L’érosion qui suivit créa non seulement les paysages presque lunaires visibles aujourd’hui, mais mit également au jour de nombreux fossiles de mammifères (baleines) et d’oiseaux (manchots, moas) ainsi que des coquillages.
Des scientifiques et passionnés de ce lieu ont tenu à favoriser son accès au public et ont ainsi créé le Vanished World Trail (sur le chemin du monde disparu).
Twizel
Construit en 1968, Twizel est destinée à accueillir le personnel des chantiers des stations hydroélectriques du Waitaki Power Developpement qui dura 18 ans. Aujourd’hui, le village compte environ 1500 habitants. Ces derniers se sont battus pour la sauvegarde de leur ville et ont réussi à en faire la base touristique pour la visite du Mt Cook.
L’Upper Waitaki Development Scheme, un immense système de centrales et de canaux, produit l’essentiel de l’énergie du pays.
Sa construction a conduit à la création du lac artificiel de Ruataniwha. Celui-ci, qui se trouve à à côté de Twizel, couvre une surface de 343 ha.
Le lac Ohau, surnommé « le joyau caché » est un lac glaciaire couvrant 60 km² et alimenté par deux rivières prenant leur source dans les Alpes du Sud. Il est le plus petit des 3 lacs parallèles d’orientation Nord-Sud s’étirant dans la partie haute du bassin de Mackenzie, les deux autres étant Pukaki et Tekapo. La région porte le nom d’un habitant célèbre, Mackenzie, qui après avoir volé 1000 moutons, tenta de les cacher dans les montagnes environnantes.
Lake Pukaki
En direction du lac Pukaki, le Mt Cook, du haut de ses 3000 m s’élance fièrement vers l’azur ensoleillé.
La Sate Highway 80 longe le lac glaciaire et conduit au village de Mt Cook. Le paysage qui défile fait alors prendre conscience de la beauté de ce site unique. Le lac est alimenté en grande partie par la Tasman River qui enfle sous l’effet de la fonte des neiges du glacier de Tasman. A mi-chemin se trouve Glentanner qui offre par temps clair une vue imprenable sur la chaîne de montagnes.
Mount Cook Village
Situé au cœur des Southern Alps, l’Aoraki Mount Cook National Park est sans doute le plus beau des parcs nationaux néozélandais. Le majestueux Mt Cook, que les Maoris appellent Aoraki et qui signifie « la montagne qui perce les nuages », est avec ses 3754 m le point culminant de la Nouvelle-Zélande.
Implanté au cœur du parc national, à 762m d’altitude, Mt Cook village n’est pas un hameau ordinaire. C’est un ensemble de bâtiments placé sous la surveillance du DOC. Le village est enserré par de hautes montagnes, ce qui procure aux visiteurs une sensation d’isolement.
Malgré son succès, le village a su préserver ce site d’exception et n’a pas succombé au développement d’une station à grande échelle.
D’une superficie de 70 000 hectares, ce parc est créé en 1953 et partage sa frontière avec le Westland National Park. Le Mt Cook, ou Aoraki, qui donne son nom au parc, culmine à plus de 3750m d’altitude. En 1991, une partie du sommet se détache suite à l’érosion naturelle, créant une énorme avalanche et lui faisant perdre 10 m.
Le parc national inclut 140 sommets de plus de 2100m, parmi eux, 27 sommets de plus de 3000m et les plus grands glaciers de l’Océanie. Ils sont au nombre de 72 et occupent près de 40% de sa surface totale, le Tasman Glacier étant le plus long de tous avec ses 29km.
Le parc est au patrimoine mondial de l’UNESCO et se trouve être l’une des principales attractions touristiques de Nouvelle-Zélande (le tourisme lié au parc produit 20 million de dollars).
Les Maoris appellent le Mt Aoraki ce qui signifie « perceur de nuages ». Dans la mythologie, il est le plus puissant des fils du ciel qui descendirent sur terre avec leur père le Ciel (Raki), pour embrasser leur mère la Terre (Papa).
Lake Tekapo
Hameau de 300 habitants situé à 710 m d’altitude au bord du lac du même nom, Tekapo est connu pour avoir l’air le plus clair de l’hémisphère Sud. Son nom provient du maori « taka », « tapis » et « po », nuit.
L’agriculture prédomine dans cette région où les premiers colons européens arrivent en 1858. En 1954, une partie du village est détruite à la suite d’une crue de la rivière du même nom.
La couleur turquoise du lac est due à ce que l’on appelle la Rock Flour, de fines particules de roche en suspension et provenant de l’action des glaciers. Alimenté par les torrents de montagne qui charrient de minuscules particules de roche arrachées aux glaciers, le lac change constamment de couleur, oscillant entre le vert, le bleu foncé ou le turquoise.
Timaru
Timaru est une ville de 27300 habitants située sur les bords de la Caroline Bay, à l’extrémité Sud de la Canterbury Bight.
Les Maoris de la Ngai Mamoe sont les premiers à s’installer ici, mais ils sont repoussés plus au Sud par la terrible Ngai Tahu.
A la fin des années 1830, des chasseurs de baleines établissent une station à Caroline Bay. Les premiers colons permanents sont les frères Rhodes qui s’emparent, en 1852, d’une large bande de terre de 150 000 acres. A partir de 1859, l’année de l’arrivée du premier navire, la ville ne cesse de se développer, puis dix ans plus tard, elle est en grande partie détruite par le feu et reconstruite dans le style victorien toujours reconnaissable aujourd’hui.
Dans les années 1870 un port artificiel est construit, donnant un second souffle à la ville qui connaît maintenant un important développement industriel.
Arthur’s Pass Village
Situé à 153 km de Christchurch, ce petit hameau de 110 habitants est situé à 4km du col du même nom (924m). Ce passage est découvert par des Européens en 1864 suite aux révélations du chef maori Tarapuhi. Dès 1866, Greymouth est reliée à Christchurch par une diligence après que 1000 hommes aient été employés à la construction de la route. En 1923, le rail y est installé. Le village, qui doit son développement à cette période, n’a aujourd’hui plus qu’une vocation touristique entretenue par les nombreuses randonnées de son magnifique parc et les stations de ski environnantes.
Les 99 270 ha du parc national de Arthur’s Pass créé en 1929 englobent le Mount Rolleston (2271m), le Mt Murchison (2400m) et le Temple Basin Ski Field.
Le parc présente toutes les caractéristiques des paysages alpins. Il est le site le plus spectaculaire du centre de l’Ile du Sud et laisse un souvenir impérissable.
Paysages et végétation changent de façon spectaculaire entre l’Est et l’Ouest du parc. La zone occidentale, exposée aux vents humides de la mer de Tasman est couverte de forêts luxuriantes, véritables réserves ornithologiques, et les cours d’eau y sont profonds et tumultueux. A l’Est, la végétation devient de plus en plus maigre : les forêts de hêtres cèdent la place à des herbages desséchés où pâturent des troupeaux de mérinos et de cerfs.
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Galeries photos

Edoras

Lac Tekapo & Timaru

Mont Cook




