Hokianga Harbour & Waipoua Forest
Omapere – Du 27 au 30 août 2014

Après une semaine passée à Kaitaia nous sommes très soulagés de quitter le backpacker dans lequel nous étions et excessivement heureux d’arriver dans celui où nous sommes maintenant ! Il s’agit d’une maison commune avec plusieurs chambres, un grand salon chaleureux et une cuisine très cosy. Toutes les facilités se trouvent dans la maison, il y a tout ce dont nous avons besoin (sauf le wifi, mais nous commençons à nous habituer…) et en plus il n’y a aucun autre voyageur pour l’instant, ce qui fait de nous les maîtres des lieux ! Bon, sans ça l’auberge serait de toute façon très bien mais il faut avouer que c’est un super plus.
Pour nous rendre à Hokianga Harbour, nous prenons la route qui passe par l’intérieur des terres. Pendant plusieurs kilomètres celle-ci n’est pas goudronnée (encore une chose à laquelle nous nous sommes faits) et nous roulons en pleine forêt. Nous passons aussi devant de grands blocs de basalte âgés de 2,5 millions d’années, très impressionnants, qui valent bien arrêt photo !
Après notre « escapade en forêt », nous arrivons sur la SH 12 (!!!) et les paysages sont très beaux : de hautes collines verdoyantes fermées de petites clôtures en bois nous entourent et au loin se dressent de grandes montagnes couvertes de Tea-Tree et de conifères (surement des pins, il y en a partout ici). Ce sont typiquement des décors du Northland, auxquels s’ajoutent, près des côtes, les grandes plages de sable blanc ou les récifs noirs déchirés. Nous aimons vraiment beaucoup cette région ! C’est même notre préférée pour l’instant et nous ne sommes pas encore partis que nous sommes déjà décidés à revenir avant notre retour en Europe, quand nous pourrons nous jeter à l’eau. En effet, même si le temps semble se réchauffer, nous sommes toujours en hiver et elle est encore trop froide (sauf pour nos pieds et nos mollets).

En arrivant à Omapere la vue sur Hokianga Harbour est magnifique ! L’eau est translucide et les rivages superbes. Après un arrêt dans un « Fish n Chips » renommé, nous allons nous promener dans la réserve tout au bout du Harbour afin d’y admirer la vue. C’est un des plus beaux panoramas que nous ayons pu voir depuis le début de notre voyage ! En face la mer de Tasman,
gigantesque, turquoise et agitée par les vagues, à gauche la plage blanche avec ses récifs noirs et surplombée de falaises d’ocres et pour finir, à droite, la vue sur les villages côtiers d’Opononi et d’Omapere opposés à d’immenses dunes de sable. Magnifique ! Nous poursuivons notre ballade en descendant sur la plage, chanceux car c’est justement marée basse. Nous passons quelques heures délectables : les pieds nus sur le sable (et les rochers pointus !) tout au long de la côte, à jouer avec l’eau, l’écume et le vent qui souffle avec force. Bref, nous passons une excellente journée !

Le jour suivant nous partons en fin de matinée visiter le musée du village. Il s’agit d’une petite pièce où sont accrochées sur les murs d’anciennes photos ainsi que des coupures de journaux retraçant l’histoire du village et où sont exposés quelques documents d’archives, des vielles affiches de propagande militaire et des objets des premiers colons ou encore maoris.Nous pouvons également y voir la statue originelle d’Opo, la jeune femelle dauphin ayant fait la renommée de la ville dans les années 50. Nous passons un petit moment devant des films de l’époque en noir et blanc où l’on peut voir les touristes s’amasser par dizaines sur la petite jetée afin de regarder Opo jouer avec les enfants et les ballons qu’ils lui lancent. C’est très amusant et à la fois super intéressant d’un point de vue historique.

Nous partons ensuite déjeuner aux Koutu Boulders, qui sont en fait des formations rocheuses de basalte vielles de plusieurs millions d’années, à la forme très originale et pouvant être très impressionnantes ! Lorsque nous arrivons sur la plage la marée est encore un peu haute et il faudra plusieurs heures avant que tous les boulders soient visibles. Certains sont énormes, certains tout petits, d’autres sont sphériques, d’autres anguleux, il y en a même qui sont troués ou qui semble avoir été taillés à des fins artistiques. Nous passons un agréable moment en compagnie d’un cormoran juché sur le boulder d’en face, puis notre sieste digestive de 16h est écourtée par la pluie qui arrive. Pas le temps d’arriver à la voiture que nous sommes déjà trempés ! C’est aussi ça la Nouvelle-Zélande. Heureusement un bon canapé confortable et un poêle nous attendent au backpacker.

Pour notre dernier jour dans la région, nous prenons la voiture en compagnie d’un couple de français rencontrés la veille pour nous rendre dans la mondialement connue Waipoua Forest, où l’on trouve les plus grands et plus vieux kauris encore existants. Le lieu n’est pas vraiment tel que nous nous l’imaginions : la forêt luxuriante est identique à celles déjà croisées, peut-être un peu plus fournie, et les kauris sont plus rares que ce que nous pensions. Les colons venus d’Europe pour exploiter son bois et sa résine au 19ème siècle ont vraiment fait des ravages et l’ancienne forêt de kauris est maintenant très réduite. Toutefois, ceux toujours présents
sont majestueux ! Tane Mahuta, le « Seigneur de la Forêt », est en fait le plus haut avec ses 51,5 mètres de hauteur, Tane Matua Ngahere, « le Père de la Forêt », dont l’âge est estimé à 2000 ans est le plus vieux, et pour finir les Four Sisters, sont 4 grands et graciles arbres ayant poussé côte à côte. Nous déjeunons ensuite dans une petite clairière entourée d’arbres abritant des perroquets de l’espèce Eastern Rosella (originaires d’Australie) qui chantent et volent à tire d’ailes dès que l’on tente de se rapprocher pour mieux les voir. Il nous semble même apercevoir un Kereru, célèbre gros pigeons néozélandais, ou plutôt entendre, car celui-ci est tellement gros qu’il fait un bruit monstrueux en battant des ailes. Nous commençons maintenant à reconnaitre facilement les différents oiseaux grâce à leurs tailles, couleurs et sons !
Le samedi matin nous reprenons la route vers le Sud du Northland pour nous rendre à Matakohe afin de visiter le Kauri Museum, puis nous remontons vers Whangarei car nous avons peut-être une chance de travailler dans une nouvelle packhouse, mais cette fois pour empaqueter des avocats.
Hokianga Harbour
A 60 km au Sud de Kaitaia se trouve l’Hokianga Harbour. Son nom est une abréviation qui signifie « le grand retour de Kupe » car selon la tradition il serait parti d’ici pour rejoindre Hawaiki.
Cette région est à l’origine la terre des Ngapuhi Chefs, grands chefs maoris. Depuis toujours les Maoris peuplent la région et aujourd’hui encore 80% de la population est maorie.
Les premiers Européens sont Irlandais, mais c’est également ici qu’un Français excentrique, le baron de Thierry, s’installe en 1837 sur des terres données par le chef Wake Nene et son frère Patuone et se proclame roi.
Ce port bien moins commercial que celui de la Bay of Islands est un lieu de détente idéal.
Opononi & Omapere
Opononi et son établissement jumeau Omapere offre un bel aperçu de littoral en plein cœur d’Hokianga.
Le hameau d’Opononi est célèbre pour son ancienne mascotte, Opo, une jeune femelle dauphin qui possède sa propre statue. De temps en temps les dauphins viennent visiter la baie qui borde le port d’Hokianga et durant l’été 1955 Opo devient célèbre en venant jouer avec les baigneurs au bord de la plage, laissant même les enfants monter sur son dos.
Omapere est un hameau légèrement plus grand situé à l’embouchure du port d’Hokianga. Les dunes de sable qui font face au village sont assez impressionnantes. Le centre d’information abrite un musée sur l’histoire locale.
Les activités d’Omapere et d’Opononi sont en rapport avec la mer et la forêt de kauris.
Une plage de sable blanc s’étend tout le long du chemin qui mène à la jetée d’Opononi, d’où l’on peut prendre un taxi d’eau pour se rendre aux géantes dunes de l’autre côté du port. La luge sur sable est une expérience “sableuse” mais extrêmement plaisante.
Près d’Opononi se trouvent les Koutu Boulders qui présentent les mêmes caractéristiques que les Moeraki Boulders de l’Ile du Sud, parfois même plus imposantes.
Waipoua Kauri Forest
Toute la côte Ouest qui s’étend du Nord au Sud de la Waipoua Kauri Forest à Matakohe est le royaume du kauri tree.
Cette partie peu touristique du Northland évoque encore le lourd passé de l’exploitation forestière qui a ravagé la forêt. Le bois de kauri est très apprécié car il ne comporte pas de nœuds et est extrêmement résistant (donc parfait la construction de meubles, bateaux ou maisons). La résine de l’arbre entre au 19ème siècle dans la composition de nombreux produit tels les vernis, les cires, les bougies, etc. Les techniques d’extraction sont très dommageables et la prise de conscience est tardive.
La forêt est déclarée site protégé depuis plusieurs années, pourtant les vieux arbres sont encore aujourd’hui menacés. En effet les racines de ces arbres se développent juste en-dessous de la surface du sol et la présence massive des visiteurs au pied des arbres engendre de nombreux dommages.
Il ne reste aujourd’hui que 4% de la forêt originelle, ce qui représente les trois quarts des kauris du pays. Les 9105 hectares de cette forêt unique abritent les fameux kauris géants ainsi que d’innombrables fougères. A l’écart de la route, des chemins bien balisés mènent aux arbres géants dont le « Tane Mahuta ». Le « Dieu de la forêt » est le plus grand kauri du pays, avec ces 52 m de hauteur et ces 13,7 m de circonférence il est âgé d’environ 1200 ans. S’y trouve également « le père de la forêt » vieux d’environ 2000 ans ou encore les « Four Sisters ». Certains arbres détruits par le passé étaient encore plus vieux.
La réserve naturelle abrite également de nombreuses espèces endémiques : le New Zealand Pigeon (pupuka), le Brown Kiwi de l’Ile du Nord et de nombreux perroquets.
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Galeries photos

Waipoua Forest

Koutu Boulders

Opononi Museum


