Bien décidés à profiter de l’été avant d’entamer notre travail dans les vergers de kiwis, nous partons en direction de Takaka, le coeur de la région la plus ensoleillée de Nouvelle-Zélande, la Golden Bay.

Takaka – 26 décembre 2014

La distance depuis Motueka n’est pas très longue aussi nous arrivons en tout début d’après-midi, ce qui nous laisse le temps de profiter des lieux dès notre première journée.

Wainui Falls Track
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Tout d’abord, direction Totaranui Road dans le but d’accéder au sentier à travers la « jungle » et longeant la rivière qui nous permet d’atteindre la très belle cascade de Wainui en moins d’une heure de marche. Après un deuxième passage sur le pont suspendu très étroit et une petite escale sur un rocher pour tremper nos pied dans l’eau glacée mais néanmoins rafraichissante du cours d’eau, nous repartons vers une autre petite réserve naturelle, celle de The Grove.

Un petit chemin nous conduit ici jusqu’à une plateforme offrant une large vue sur les vastes plaines dorées de la région de Takaka, à travers une série grands blocs calcaires, dont les formes étranges ont été façonnées par l’eau. Les racines tentaculaires des nombreux rata créent une atmosphère menaçante, laissant présager une attaque de corsaires à la recherche de trésors. Habituellement, le rata se développe sur les hautes branches des vielles forêts usées par le temps. Dans la réserve The Grove cependant, les végétaux au sommet des blocs calcaires sont en nombre suffisants pour que l’arbre prenne racine, et plus celui-ci croît, plus ses racines s’étendent vers le bas, empoignant les rochers telles des mains de géant. Le nikau, sorte de palmier néozélandais, est également très présent dans la réserve. Durant une grande partie de la ballade, nous nous retrouvons ainsi plonger dans un décor digne du film « Pirates des Caraïbes ».

38_ThePathwayAtLabyrinthRocksPour clôturer l’après-midi, nous nous rendons dans le parc des Labyrinth Rocks, et pendant près d’une heure nous nous perdons dans les petits canyons tourmentés de blocs calcaires. Formés il y a plus d’un million d’année, ils sont un bel exemple de karsts, formations géologiques façonnées par l’érosion (chimique et hydraulique) et présentant pour la plupart un paysage aux reliefs ruiniformes. Le labyrinthe naturel assez spectaculaire, est géré par des volontaires qui ont parsemé les rochers de jouets et parfois d’os et de crânes de grands animaux. Nous nous amusons beaucoup à tourner-virer sur les nombreux sentiers ainsi qu’à passer dans les petits tunnels nous permettant d’accéder plus rapidement à la sortie, qui n’est pas trop difficile à retrouver.

Takaka – 27 décembre 2014

Farewell Spit
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Le lendemain nous prenons la route en direction de la pointe Nord de l’Ile du Sud, le Cape Farewell.

Première étape, le Farewell Spit. L’accès au public sur cet immense banc de sable est limité car il abrite des milliers d’oiseaux marins, toutefois nous pouvons nous avancer sur 6km. Le côté Est donne sur le littoral intérieur : à notre gauche, d’immenses arbres embaument l’air d’une odeur de résine, à droite, l’eau turquoise et très chaude est la demeure de beaux cygnes noirs et de petits crabes que nous évitons avec précaution lorsque nous trempons nos pieds. Nous traversons ensuite le Spit à travers les champs bien secs et les petites étendues de buissons et de tea tree pour nous rendre de l’autre côté. Ici, la côte donne sur la mer de Tasman, dont les vagues déchainées s’étirent sur une plage de sable fin cerclée d’immenses dunes. Sur plusieurs kilomètres, nous sommes les seuls à profiter du tableau : un vrai régal. Tout au bout de la plage se trouvent des falaises calcaires ocrées que nous approchons afin d’en observer le détail. A notre grande surprise, nous nous retrouvons côte à côte avec plusieurs 29_AnotherViewOfTheSealsSleepingAtFossilPointotaries, que nous n’avions pas vues, ou plutôt que nous avions prises pour des rochers, sans trop y faire attention. Imaginant la première échouée, car immobile, je m’approche au plus près d’elle et tente de prévenir Alex de la possible présence d’autres individus bien vivants. Mon puissant cri aura stoppé brutalement son sommeil et c’est d’un bond qu’elle se relève et par la même occasion me signifie qu’elle n’est pas morte mais simplement en train de se prélasser au soleil. En ni une ni deux je m’enfuis à grande hâte vers Alex, qui rit beaucoup de la situation, et nous constatons finalement que nous sommes encerclés. Le fait est qu’une fois qu’on en voit une, on voit toutes les autres ! C’est donc sur la pointe des pieds que nous frôlons la falaise pour retourner vers le sentier. A priori elles ne sont pas agressives mais sur le sable elles ont surement l’avantage. Pour retrouver le parking, nous devons passer à travers de grands champs dont l’un est rempli de vaches et de veaux, préférant brouter l’herbe tendre plutôt que nous prêter attention.

36_AnotherPanoramicOfCapeFarewell

Nous terminons la journée par un détour au fameux Cape Farewell, point le plus à l’Est de l’Ile, puis nous partons à Wharariki Beach, toute proche. Après un petit quart d’heure à serpenter les collines, nous atterrissons sur cette superbe plage de sable blanc, couverte de grandes dunes et offrant une superbe vue sur de hautes arches dressées à l’horizon, falaises de granite sculptées par les vagues. Ici, nous jouons avec les méduses échouées sur la plage, cherchons des trésors et 46_TheOysterCatcherEggAtWhararikiBeachévitons les oystercatchers couvant leurs œufs. Ces oiseaux marins au long bec orange sont très farouches habituellement mais sont en fait très protecteurs voire agressifs lorsque nous nous approchons trop près de leur œuf, niché dans le sable en plein milieu de la plage. Évidemment nous n’avons pas peur d’eux car leur taille est tout de même ridicule, pourtant, nous faisons de grands détours pour ne pas trop les inquiéter. Un moment, profitant d’un envol soudain pour chasser une mouette pourtant très loin, nous parvenons à approcher un œuf de très près. Généralement, lorsqu’un œuf est repéré par une personne, celle-ci signifie sa position aux autres passants afin d’éviter que quelqu’un marche dessus. Ici l’œuf est entouré de quelques petites branches de bois flotté cependant nous ne pouvons pas en mettre d’avantage car le paternel (bien souvent la femelle couve et le père défend le territoire) revient vite à la charge et nous nous enfuyons bien vite pour ne pas être pris sur le fait.

Takaka – Du 28 décembre 2014

Pour notre dernier jour à Takaka, le ciel est très couvert et chargé de gros nuages sombres. Nous décidons donc de nous consacrer à des balades en forêt plutôt que sur la plage, afin d’être quelque peu abrités des averses (ici elles sont appelées showers).

5_TheMistyMountainByRawhitiCave'sPathwayNous partons donc dans la forêt luxuriante en direction de Rawhiti Cave. L’ascension est très rude et nous rappelle nos efforts pour atteindre le Red Crater du Tongariro Crossing. Comme pour ce dernier, la peine en vaut la chandelle car nous débouchons sur l’entrée d’une vaste grotte, parsemée de milliers de stalactites et stalagmites. Rouge, écru, noir, violet, les couleurs détonnent et impressionnent. Les formations géologiques retrouvées ici sont des phytokarsts et sont une caractéristique nationale car très rares en Nouvelle-Zélande. Le phénomène résulte du « travail » des végétaux et du calcaire qui s’associent pour sculpter les stalactites et les stalagmites. La grotte et son relief ont été formés par la Dry River, ruisselant maintenant beaucoup plus bas, il y a un million d’années ou plus. La vaste entrée permet au soleil de pénétrer au plus profond de la grotte durant les fins de matinée d’avril à septembre. Le nom de la grotte est d’ailleurs tiré de cette particularité : rawhiti signifiant « lever de soleil » en maori. Nous sommes en fin d’après-midi et le temps est pluvieux, toutefois le décor est tout simplement superbe.

7_PanoramicOfTheEntranceOfRawhitiCave

La pluie arrive pendant que nous redescendons et malgré la couverture végétale, nous sommes trempés en arrivant en bas. Pourtant nous n’avons pas froid, bien au contraire, la chaleur estivale étant toujours bien présente. Avant de rentrer nous sécher, nous nous rendons à plusieurs kilomètres au Nord de la ville où se trouvent les Pupu Springs, sources froides d’une rare pureté. 32_AnotherCloseUpOnTeWaikoropupuSpringsIssues d’un large réseau souterrain, ces sources d’eau douce sont les plus grandes du pays (et de l’hémisphère Sud) en termes de volume. En effet, il en jaillit 14 000 litres par secondes, lesquels vont se déverser dans la rivière Takaka. Les lieux sont considérés comme un « taonga » (trésor) pour les Maoris et sont « tapu » (sacrés), d’un haut intérêt culturel et spirituel. Par le passé, les tribus venaient y bénir les nouveau-nés ainsi que les voyageurs avant leur départ et à leur retour. En arrivant devant l’étendue d’eau, nous comprenons bien pourquoi ces sources sont considérées comme un trésor car leur transparence est à couper le souffle. Le fond est parfaitement visible et les maigres rayons du soleil qui transpercent les nuages font scintiller le sable et les petits cailloux qui le composent. C’est tout simplement magique.


Golden Bay

Takaka Hill sépare la Tasman Bay de la Golden Bay. Située à l’extrémité Nord-Ouest de l’Ile du Sud, cette région est un véritable havre de paix.

Takaka

Centre administratif de la Golden Bay, ce village d’environ 1500 habitants a été fondé en 1854 et s’est développé grâce à l’exploitation de marbre et à la découverte de métaux précieux (or, argent, cuivre, fer) dans les Takaka Hills.

Aujourd’hui le village est réputé pour son mode de vie alternatif qui attire une grande communauté hippie et de nombreux artistes.

Collingwood

Collingwood est un grand hameau de 220 habitants.

Dans les années 1850, lorsque les gisements d’or attirent les orpailleurs en nombre, la commune sert de port. Le métal jaune y attire 2500 pionniers et en l’espace d’un an la ville compte 4000 résidents. Cependant l’épuisement des gisements est fatal à la ville et elle ne subsiste encore aujourd’hui que parce qu’elle se trouve sur la route de Farewell Spit.

Farewell Spit

Avec son interminable banc de sable et sa réserve ornithologique incroyable, Farewell Spit est une attraction très populaire de la Golden Bay.

Le Farewell Spit, en français « isthme de Farewell », est un cordon de littoral partant de l’extrémité Nord de l’Ile du Sud de Nouvelle-Zélande, le cap Farewell. Son nom maori est Tuhuroa.

Le Farewell Spit forme le côté Nord de Golden Bay. C’est le plus long banc de sable de Nouvelle-Zélande, qui s’étend sur environ 25 km au-dessus du niveau de la mer et de 6 km sous l’eau. Farewell Spit est fait de sable fin et doré. L’érosion des falaises en sable fin par les courants de la mer provoque le déplacement de Farewell Spit à l’Est.

Chaque année plus de 100 espèces d’oiseaux se donnent rendez-vous sur cette langue de terre. Environ 20 000 individus partent d’ici en automne pour leur migration annuelle en direction de la Sibérie et de l’Alaska. Une colonie de fous de Bassan d’environ 2000 individus s’est installée à l’extrémité du Spit, au-delà du phare, depuis 1983.


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Galeries photos

Farewell Spit
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Cape Farewell

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Golden Bay