Otago’s Coast
Otago Peninsula – 8 février 2015

Aujourd’hui nous prenons la route pour Dunedin. Nous effectuons notre premier arrêt à Cannibal Bay, au départ seulement pour son nom, puis finalement nous y restons un peu plus longtemps car le lieu très beau. Nous nous rendons ensuite à Tunnel Hill où se trouve un ancien tunnel de chemin de fer, complètement perdu en plein milieu du bush. Et pour terminer notre visite des Catlins, nous allons jusqu’à Nuggets Point, qui offre de magnifiques vues sur la côte. Les nuggets (ou pépites) sont de grands rochers situés juste en face et qui abritent un grand nombre d’espèces marines. Dans le ciel, les mouettes et les cormorans planent au-dessus de nous. Tout en bas, les otaries s’amusent dans les vagues.
Nous arrivons au Holiday Park de Dunedin à 16h et après un rapide tour des lieux, nous partons en direction l’Otago Peninsula. Là, nous visitons le Larnach Castle, unique château de Nouvelle-Zélande qui n’a cependant rien à voir avec nos châteaux européens, puisque il a été construit à la fin du 19ème siècle par un riche banquier. Pour nous, il est très agréable de déambuler dans un lieu à l’architecture à la fois belle et solide. C’est rare en Nouvelle-Zélande donc nous profitons pleinement. D’ailleurs, toutes les fenêtres, d’origine, sont en double vitrage, du jamais vu depuis notre arrivée sur le territoire. Bref, nous apprécions les belles boiseries ainsi que les fines sculptures et nous amusons beaucoup de la décoration, parfois très kitch, ou encore les objets, parfois effrayants d’absurdité. Le plus bel exemple est celui de la mustache-cup, tasse à thé pour les hommes permettant de conserver (ça reste à voir) la moustache au sec.
Nous nous rendons ensuite tout au bout de la péninsule afin de s’approcher du fort et de la colonie d’albatros royaux. Nous ne pouvons cependant pas les voir car l’accès aux nids est payant. Nous nous consolons avec la vue : d’un côté l’Océan et de l’autre la péninsule qui s’étire jusqu’à Dunedin, l’Ecossaise. La ville semble identique à toutes les autres mais la péninsule possède vraiment des airs d’Ecosse : collines vallonnées et grands champs séparés par des murs en pierre (très rares).
Nous commandons ensuite notre premier fish and chips depuis 5 mois à Portobello et suivons l’avis du cuisinier qui nous conseille de nous rendre à Allans Beach pour être tranquilles et voir des pingouins.

Sur la plage, nous filons directement du côté où les chiens ne sont pas autorisés en raison de la présence des pingouins. Nous longeons donc la côte en observant tous les rochers et repérons ainsi avec enchantement 2 bébés (ou un bébé blue penguin et un adulte yellow-eyed) cachés entre des blocs. Nous ne voulons pas leur faire peur aussi nous n’approchons pas trop prêt pour filmer ou prendre des photos. Un peu plus loin se trouve un autre bébé mais également une otarie juste devant lui donc nous n’approchons pas. Ainsi nous retournons près des premiers nids et très excités, nous décidons de nous percher sur un haut rocher face à l’océan dans le but d’attendre les parents qui doivent rentrer de leur journée de pêche à la tombée de la nuit. Nous attendons devant
l’océan plus d’une demi-heure sans rien voir et presque désespérés nous nous apprêtons à partir, lorsque des points noir apparaissent à la surface de l’eau. Ce sont bien évidemment des pingouins qui ne tardent pas à sortir de l’eau en se laissant pousser par les vagues sur le rivage. C’est à la fois émouvant et merveilleux ! A bonne distance, nous sommes tout de même un peu près d’eux et ils prennent beaucoup de temps pour s’approcher de leurs nids. Par contre une fois lancés ils vont au pas de course, penchés vers l’avant pour ne pas être repérés et frôlant un maximum les rochers. Nous en voyons surgir de tous les côtés et nous sommes vraiment très heureux. Alex qui adore les pingouins est bien servi. Pour plaisanter je l’informe que c’est son cadeau d’anniversaire, car ce soir à minuit il a trente ans. Bref, nous savourons l’instant avec bonheur.
Une fois la nuit tombée, il fait vraiment très noir et la présence d’otaries dans les environs nous pousse à ne pas trop trainer. Nous repartons avec des images numériques de très mauvaise qualité mais des souvenirs magiques plein la tête. C’est tout ce qui compte.
Dunedin – 9 février 2015

Aujourd’hui c’est l’anniversaire d’Alex alors nous décidons de faire une très longue grasse matinée. Quel délice pour le corps et l’esprit.
Dehors, le temps s’est couvert et il fait froid de nouveau. Décidément, ça change très vite et c’est un peu agaçant. Selon les habitants, il n’y a pas eu d’été aussi rude depuis 100 ans… Le fait est que nous sommes dans une grande ville et que nous pouvons visiter plusieurs musées gratuitement donc nous ne nous privons pas. Comme la matinée est déjà passée, nous ne visitons que le principal : Museum of Otago. Nous retrouvons toujours des vestiges maoris mais cette fois il y a des reconstitutions très bien faites et un peu d’informations sur l’archéologie néozélandaise donc je suis donc contente. En Otago, la géologie est très particulière et des fossiles sont retrouvés un peu partout sur le territoire, aussi une aile entière du musée leur est réservée. Un pur régal pour les yeux.
Une fois notre promenade culturelle achevée, nous partons arpenter les rues de la ville pour découvrir l’architecture de Dunedin. C’est une ville plutôt étendue dont le centre nous parait même plus grand que celui de Wellington. Les rues sont très animées et fourmillent d’étudiants. C’est assez logique puisqu’ici se trouve la première université de Nouvelle-Zélande, dont l’architecture est superbe. En effet, le centre-ville abrite énormément de grands buildings côtoyant d’imposants bâtiments de style victorien qui apportent une touche très romantique. Les colons venus s’installer à Dunedin étaient principalement des Ecossais et cela se voit. Quoi qu’il en soit, même sous la pluie la ville est très belle et nous passons un agréable moment.

En fin de journée nous nous rendons à la brasserie Speight’s, l’une des plus populaires de Nouvelle-Zélande. Nous prenons un plateau de dégustation mais sommes très déçus car les bières n’ont pas de goût très prononcé. Rien à voir avec notre bière préférée néozélandaise, la Monteith’s, mais nous nous en doutions un peu. Autre chose étonnante et aberrante pour des Français, au bar ils proposent également du « wine on tap » c’est-à-dire, « au robinet »… Aucun commentaire. Une fois la dégustation finie, nous filons droit dans un restaurant coréen pour l’anniversaire d’Alex d’où nous sortirons très satisfaits et pleinement repus.
Oamaru – 10 février 2015

Aujourd’hui le temps est radieux, et même s’il y a toujours du vent, la température s’est relevée. Il fait cependant toujours un peu froid pour l’été. Nous partons en début de matinée du Holiday Park et filons vers le centre-ville pour terminer la visite du musée interrompue la veille. Lorsque nous sortons, l’heure est idéale pour aller luncher aux jardins botaniques. Avant de repartir nous prenons le temps d’en faire le tour et nous arrêtons même pour nourrir les canards et les pigeons. Ils sont d’ailleurs très gras étant donné que des dizaines de touristes les nourrissent chaque jour (le centre d’information donne des sacs de graines gratuitement).
A présent direction le Nord pour notre prochaine étape, Oamaru, la ville aux pierres blanches et aux petits pingouins bleus. Sur la route, nous nous arrêtons au Shag Point pour observer le superbe panorama et une colonie d’otaries. Les côtes de l’Ile du Sud en sont décidément parsemées. Nous partons ensuite sur la plage des célèbres Moeraki Boulders, observables à marée basse. Les rochers parfaitement sphériques sont étonnants à voir et l’océan offre une très belle toile de fond. Nous sommes cependant très déçus car la plage grouille de touristes et c’est un enfer. Nous repartons donc bien vite et faisons demi-tour pour nous rendre à Katiki Point où se trouvent un phare et une réserve sauvage de pingouins aux yeux jaunes. Nous sommes extrêmement contents d’avoir fait le détour car non seulement la vue est magnifique, mais nous pouvons également observer, derrière une barrière de protection (encore une fois, c’est nous qui sommes enfermés et les animaux libres), quatre yellow-eyed penguins magnifiques, se faisant dorer au soleil.

Finalement nous arrivons à Oamaru en fin d’après-midi et plantons la tente dans un camping dont le propriétaire est très amical. Il nous dit que nous verrons des pingouins cette nuit car il y a des nids dans le fond du terrain. Nous sommes évidemment ravis. A la tombée de la nuit, nous partons vers la marinade pour nous rendre sur la plage qui voit chaque jour le départ au petit matin et l’arrivée au coucher du soleil de 200 blue penguins, les plus petits pingouins du monde. En arrivant là-bas, grosse déception car le site est en fait payant et très cher, donc nous décidons de faire marche arrière et de nous poster près d’une rampe de bateau. Des panneaux de signalisation indiquent « penguins crossing » tout le long de la marinade aussi nous sommes quasiment certains d’en voir ici. Une fois le ciel assombri, nous apercevons quelques pingouins remonter la rampe d’en face et nous nous approchons pour mieux les voir. Malheureusement nous ne sommes pas les seuls
à ne pas vouloir payer les tribunes et une horde de passants se regroupe tout autour des pauvres pingouins effrayés qui tentent de traverser pour aller vers leurs nids. Je suis écœurée par tant de bêtise humaine car les gens sont vraiment trop prêts, font du bruit et mettent le flash de leurs appareils. Nous décidons donc de repartir vers le camping pour voir ceux qui sont censés y être. Et quelle excellente décision ! En effet sur le chemin du retour nous n’en voyons pas moins de 4 traverser devant nous. C’est à la fois très drôle et très émouvant. Nous restons à bonne distance pour ne pas les effrayer et endossons même le rôle d’agent de circulation pour arrêter les voitures lorsque deux d’entre eux arrivent au niveau de la route. Les voitures roulant très vite, nous étions trop affolés pour rester là sans bouger. Comble du bonheur, à notre arrivée au camping nous en voyons encore deux et sommes toujours aussi réjouis, si ce n’est plus. Cette fois, nous ne les sauvons pas des voitures mais d’un chat prêt à leur bondir dessus. Décidément ces pauvres pingouins d’Oamaru n’ont pas une vie très facile. Peut-être demain serons-nous réveillés aux aurores par leur bal quotidien ? Dans tous les cas ce soir, nous nous endormons complétement enchantés.
Dunedin
Avec une population de 119 600 habitants, Dunedin est la deuxième plus grande ville de l’Ile du Sud et la cinquième plus grande de Nouvelle-Zélande.
Sous le nom d’Otepoti, elle est le lieu de nombreuses guerres intertribales. Les premiers Européens arrivés sur les lieux sont des chasseurs de baleines et d’otaries. C’est en 1848 que débarquent les premiers colons permanents, 344 écossais. La ville devait s’appeler « New Edinburgh » mais c’est finalement le nom celtique de cette ville, « Dun Edin » qui est retenu et son port est nommé Port Chalmers.
Le développement de Dunedin, relativement lent, s’accélère en 1861 à la découverte de filons d’or. La population passe de 2000 habitants à 10 000 en l’espace de 4 ans. Le développement parallèle de l’agriculture et de l’industrie est également impressionnant. En février 1882, le premier cargo de viande réfrigérée quitte d’ici la Nouvelle-Zélande pour l’Angleterre. Un peu plus de 3 mois plus tard, la cargaison est vendue le double de sa valeur néozélandaise. Cette date signe le début d’un commerce extrêmement fructueux qui prend beaucoup d’ampleur par la suite.
Si Dunedin est le centre d’une région d’agriculture intensive et fait vivre de nombreuses villes de a province, elle est devenue également un centre industriel important (industrie lourde).
Enfin, elle abrite la plus ancienne université du pays et accueille plus de 20 000 étudiants par an, ce qui contribue à en faire une ville très vivante.
Dunedin se trouve à la base de l’Otago Harbour et de l’Otago Peninsula. Le cœur de Dunedin est l’Octagon mais le centre est compris plus largement entre Jetty, Albany, Castle et Brown Streets. Le quartier de Pine Hill offre une large vue sur Dunedin et la baie de l’Otago Harbour.
Shag Point
Shag Point possède une géologie fascinante ainsi qu’une riche histoire, depuis l’établissement de la tribu des Ngai Tahu jusqu’à l’exploitation de ses mines de charbon par les Européens. La région abrite une vie marine très diverse et permet l’observation de nombreuses espèces sauvages.
Le lieu a été utilisé par les tous premiers chasseurs de moa. Tout proche, se trouve d’importantes traces archéologiques témoignant de la vie quotidienne des Ngai Tahu et datant du 12ème s. Les restes de moa et les vestiges archéologiques sont présentés au musée de l’Otago.
De larges et arrondis boulders dressés dans le sable fin peuvent être vus le long de la côte. Ces rochers formés par les sédiments de l’arrière-pays puis émoussés par les vagues renferment également des fossiles bien conservés.
Ici, un plésiosaure, reptile marin de 7 m de long, a été découvert et s’expose à présent au musée de Dunedin.
Katiki Point
Katiki Point est célèbre pour être la demeure de nombreuses espèces d’oiseaux marins, dont le plus célèbre est le manchot aux yeux jaunes (hoiho) et le petit manchot (kekeno). Les rochers en amont abritent une importante colonie d’otaries (kekeno).
Ici se trouve le plus important lieu de reproduction de l’espèce de manchots aux yeux jaunes.
Moeraki Boulders
Les Boulders sont de gros rochers parfaitement ronds qui jonchent la plage de Moeraki. Selon la légende maorie, ces sphères représentent les paniers de nourriture (anguilles et kumara) qui se sont échoués ici après le naufrage du canoë Arai-ti-uru, venu d’Haiwaki, ayant traversé le grand océan et ces eaux tourmentées à la recherche de Te Wai Pounamu (jade). Le nom Moeraki (Moerangi) signifie « le jour de somnolence ».
La théorie scientifique est que ces rochers sont composés de calcaire, de silice, d’aluminium et de peroxyde de fer, avec en leur centre une masse cristalline qui attirerait les éléments du sol et constituerait cette forme si particulière.
Le secteur est protégé mais semble tout de même en danger en raison de l’érosion qui résulte de l’action combinée des vagues et du vent mais aussi en raison des visiteurs qui ne peuvent s’empêcher de graver leurs noms sur les rochers.
Oamaru
Composée de 13 000 habitants, elle est la ville la plus importante du Waitaki District. Fait marquant, de fières bâtissent en calcaire blanc, typique de la région, jalonnent la principale avenue.
Bâtie dans les années 1850-60, elle est censée jouer un rôle portuaire important pour l’Ile du Sud mais son développement n’est pas celui escompté. Elle connaît cependant une période de prospérité grâce à l’exploitation de carrières de calcaire.
La pierre blanche d’Oamaru, d’une excellente qualité (95% de carbonate de calcium), a été utilisée pour construire les plus beaux bâtiments du centre-ville : banques, églises et hôtels, datant pour la plupart de la fin du 19ème s. Elle a également été utilisée dans toute la Nouvelle-Zélande, par exemple pour construire la mairie et la poste d’Auckland, le bureau des douanes de Wellington et la mairie de Dunedin.
Blue Penguins Colony
Le port d’Oamaru est réputé pour la vie sauvage qu’il abrite. A quelques minutes du centre, après une petite balade très agréable, une colonie de manchots bleus se laisse facilement observer. Avec seulement 20 cm de long et 1 kg à l’âge adulte, ils sont les manchots les plus petits au monde. Ils ne s’observent qu’en Australie et Nouvelle-Zélande. Leur nom provient de la teinte grise bleutée de leur plumage. Cette colonie ne peut être aperçue qu’à la tombée de la nuit, lorsque les oiseaux rentrent de leur journée de pêche pour regagner leurs terriers. La colonie d’Oamaru compte plus de 3000 individus et continue de s’accroître.
https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins
Galeries photos

Vanished World

Oamaru

Otago’s Coast

Dunedin








