Cape Colville – 7 mars 2015

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Nous sommes arrivés dans la Péninsule Coromandel hier mais nous n’avons rien visité en raison du mauvais temps.
Aujourd’hui nous avons juste le temps de replier la tente que la pluie se met à tomber drue. Nous avions prévu de visiter Cathedral Cove puis de se rendre sur la plage avec les hot pools, mais le temps affreux et les touristes qui grouillent de partout nous font chambouler nos plans.

Depuis Hahei, nous partons donc en direction de Coromandel ville et empruntons la Route 309 qui est une gravel road. Maintenant nous n’y prêtons même plus attention… Plusieurs petits sentiers partent de cette route et nous les suivons tous. Nous lunchons d’abord au Egan Park, où nous nous asseyons juste en face d’un petit cours d’eau surplombé par le bush. Dans ce lieu à la végétation datant du Jurassique, il nous semble qu’à tout instant un dinosaure va sortir des fourrés. Ensuite nous retrouvons les célèbres kauris néozélandais. Tout comme dans le Northland, la péninsule était autrefois recouverte de forêts de kauris mais les arbres ont été coupés au 19ème s pour produire des meubles « d’excellente qualité ». Aujourd’hui il n’en reste qu’une vingtaine, dont le plus vieux à 600 ans, et nous les contemplons justement. Pour finir nous nous arrêtons pour voir la jolie petite cascade de Waiau, puis direction la « ville ».

17_PanoramicOnOurWayBackToCoromandelTown

Nous arrivons en tout début d’après-midi à Coromandel, le temps s’est dégagé et comme il n’y a rien à faire de gratuit dans les environs nous reprenons la voiture pour partir découvrir le bout de la péninsule. La dame du centre d’information nous déconseille de prendre une route sans nous donner vraiment d’arguments aussi nous ignorons son conseil et partons à Port Charles (où la route s’arrête) par la côte Est, via Kennedy Bay. La route n’est certes pas de première qualité mais le décor est superbe aussi nous sommes heureux de ne pas avoir suivi son conseil. Le littoral ressemble beaucoup à celui de la Bay of Islands, avec de petites collines verdoyantes et de longues plages de sable fin se jetant dans l’océan azur, exception faite que l’intérieur des terres est entièrement composé de nombreuses vallées couvertes d’un épais bush. Lorsque nous arrivons à Port Charles, le temps est toujours dégagé, il fait chaud et à notre grande surprise il n’y a pratiquement personne sur la plage de Sandy Bay. A croire que les gens ne cherchent pas plus loin que ce qu’il y a marqué dans les guides. Avec bonheur, nous décidons de profiter de ce petit coin de paradis et de piquer une tête dans le Pacifique. L’eau n’est pas trop froide et les vagues sont assez calmes aussi nous nous délectons.

16_PanoramicOfTheBeachAtPortCharles

Nous reprenons finalement la route vers le Sud afin de nous rendre de nouveau à Coromandel pour y passer la nuit. Nous nous arrêtons à Shelly Beach et plantons la tente sous une pluie fine qui se transforme rapidement en « saucée », accompagnée de violentes bourrasques de vent. Décidément le temps est capricieux ces temps-ci. Demain nous prévoyons de retourner du côté d’Hahei et nous espérons que le soleil sera au rendez-vous.

Cathedral Cove & Hot Water Beach – 8 mars 2015

Aujourd’hui nous repartons en direction de Whitianga et Hahei, mais cette fois en longeant la côte Ouest. Le temps est bien dégagé aussi nous ne regrettons pas d’avoir modifié nos plans à la dernière minute la veille.

1_PanoramicByShakespeareCliff

Nous nous arrêtons luncher dans la réserve de Shakespeare Cliff d’où nous avons un superbe panorama sur la Mercury Bay et les petites îles qui parsèment l’horizon. Fait intéressant, les panneaux nous informent que lors de l’arrivée des premiers polynésiens il y a 800 ans (les Maoris), ces derniers ne parvenaient pas à cultiver la kumara (sorte de patate douce très célèbre ici) en raison du gel hivernal et devaient se rendre sur les îles au large, où les températures étaient meilleures, pour planter les graines. Sur ces îles, il n’y avait aucun village et les cultures alimentaient plusieurs tribus du Waikato.

14_PanoramicOfCathedralCove'sBeach

24_SelfieAtCathedralCoveNous partons ensuite en direction de Cathedral Cove, avec appréhension car nous savons qu’il va y avoir beaucoup de touristes. Arrivés au parking d’où part le sentier, c’est la folie. Il y a des gens partout et des véhicules garés n’importe comment. Nous avons la chance d’arriver au bon moment car une voiture s’en va. Ici le parking est gratuit. Depuis la ville il est possible de se rendre au départ de la promenade mais ça monte et la vue n’est pas exceptionnelle depuis les quartiers résidentiels ; ainsi, certains habitants voisins ont décidé de profiter au maximum des touristes et n’hésitent pas à « offrir » une place dans leur allée personnelle pour la somme de 10$. C’est aberrant. Bref, nous partons donc en direction d’un des lieux les plus célèbres de Nouvelle-Zélande et celui retrouvé généralement sur les couvertures des guides. Il fait très chaud et l’air est parfumé d’embruns marins ainsi que de fragrances de sève chaude. C’est très agréable. Lorsque nous arrivons sur la plage, nous sommes ébahis par les hautes et magnifiques formations rocheuses qui 25_AnotherBigRockAtCathedralCoveont été sculptées par les vagues et par le temps mais nous sommes affreusement déçus par la quantité de personnes qui se baignent, bronzent et déambulent. Nous étions tout fois prévus et décidons de faire une petite pause sur les beaux rochers bruns un peu à l’écart. Lorsque nous repartons, nous nous arrêtons sur deux plages accessibles par le même sentier et sans trop de surprise il n’y a personne (décidemment les gens ne voient pas plus loin que ce qu’il y a marqué dans les brochures) alors que les lieux sont superbes. Le sol de la péninsule est principalement composé d’une terre ocrée dont la couleur s’étire du jaune orangé au rouge foncé, en passant par le rose bonbon. Cette particularité se retrouve également sur les plages qui présentent un sable fin orangé ou rosé selon le lieu. Le contraste avec l’eau turquoise de l’océan est magnifique.

40_SomePeopleInTheHotPoolAtHotWaterBeachUn peu fatigués par toute cette marche et presque en sueur, nous partons en direction de Hot Water Beach pour faire trempette dans l’océan et les sources naturelles d’eau chaude. Ici aussi c’est la folie. La plage est complétement bondée sur les quelques mètres où se trouvent les sources chaudes. Nous n’avions jamais vu un spectacle pareil. Nous prenons une photo souvenir de la foule et cela me rappelle d’ailleurs les photos de Martin Parr, artiste qui dénonce de manière humoristique le tourisme de masse. Il y a plus d’un an je riais des personnes sur les photos et aujourd’hui je fais partie du tableau… Nous essayons d’abord de trouver des sources chaudes très loin des gens mais c’est peine perdue et après plusieurs dizaines d’essais ratés, nous retournons vers la foule. L’après-midi se clôture et la 43_AlexOnAHotSreamInHotWaterBeachmarée remonte aussi certains sont partis, toutefois il reste encore pas mal de monde. Nous décidons tout de même d’en profiter et partons vers des grands trous délaissés en raison des vagues qui les atteignent parfois. C’est incroyable comme le sable et l’eau sont chauds à cet endroit-là, tellement chaud qu’il est impossible de rester sur place. Nous nous allongeons donc en face de l’océan et creusons encore plus profond pour avoir de l’eau bouillante mélangée à l’eau froide du Pacifique. Exception faite des cinquante personnes autour, c’est très agréable. Nous ne restons pas bien longtemps car la marée remonte vite et notre trou se voit vite détruit par les vagues, mais nous avons quand même apprécié l’instant. Pour se rincer nous courons jusqu’à l’océan où les vagues sont de plus en plus déchaînées. C’est très revigorant !

Comme nous avons beaucoup attendu pour avoir un trou un peu isolé, il est très tard lorsque nous repartons de la plage. Nous prenons la voiture et partons en direction de Thames, dernière étape en péninsule de Coromandel, qui marque aussi la fin du road trip autour de la Nouvelle-Zélande. Comme nous aimons rouler dans les lieux sauvages, nous empruntons la gravel road qui traverse la belle et luxuriante forêt du Coromandel National Park et savourons notre isolement.
Une fois arrivés sur la côte Est, le décor est magnifique : le soleil couchant a disparu derrière les montagnes et l’océan s’étend à perte de vue sous des couleurs pastel très douces.


Coromandel Peninsula

Thames, à 115 km d’Auckland marque l’entrée de la Péninsule de Coromandel. Les paysages y sont très variés et incomparables : succession de vastes forêts, collines verdoyantes, côtes accidentées, plages de sable fin et sites isolés. Ici, les habitants vivent au rythme de la nature. Nombreuses sont les personnes qui ont fui l’effervescence d’Auckland et retrouvent ici calme et authenticité.

15_AnotherPanoramicOnOurWayToPortCharles

Coromandel est la fois le nom d’un port, d’une ville et d’une chaîne de montagnes. Il vient du navire HMS Coromandel qui navigue jusqu’à Thames en 1820. A cette époque, la péninsule est remplie de kauris, facilement exploitables car proches de la mer.

La chaîne de montagnes, symbolisée par le point culminant du mont Te Aroha (953 m) est l’épine dorsale de cette péninsule qui ne dépasse pas 30 km de large sur 70 km de long. Les montagnes deviennent célèbres en 1842 lorsqu’y sont découverts les filons d’or à l’origine de la colonisation de la région et de la fondation des villes de Thames et Waihi. La petite ruée vers l’or est de courte durée puisqu’elle ne dure pas plus de 3 mois, les quantités retrouvées n’étant pas suffisamment importantes.
En revanche, à la fin du siècle d’autres gisements plus importants et plus rentables sont découverts. Les Coromandel Ranges regorgent encore de précieux métaux.

Thames

Thames est la plus grande ville de la région. Elle est à l’origine un site historique maori.

Elle connait une grande prospérité à l’époque de la ruée vers l’or. La première pépite est trouvée en 1852 et 15 ans plus tard ils sont déjà 18 000 à avoir répondu à l’appel du précieux métal, faisant de Thames une ville plus grande qu’Auckland. Elle connait un second rush à la fin du 19ème siècle et devient Thames telle qu’elle est connue aujourd’hui.

Aujourd’hui cette petite localité compte un peu moins de 10 000 âmes, mais les souvenirs de cette époque sont restés.

Coromandel Town

18_SomeShoesHangingOnAFenceAlongTheRoadFromPortCharlesToCoromandelTownConnu à l’origine sous le nom de Dunlop’s Harbour, Coromandel est rebaptisée en souvenir du navire HMS Coromandel venu charger du bois de kauri pour la British Navy en 1820.

Alors que la colonie prend son essor grâce au commerce et à l’industrie du bois, de l’or est découvert à Driving Creek en 1852. Pendant les années 1860, la région connait une véritable ruée et la population atteint les 10 000 habitants. Aujourd’hui, ils sont environ 2000 et le village a su garder les vestiges de son passé.

Aujourd’hui son économie tourne autour du mareyage (huitres et moules), de l’artisanat et bien sûr du tourisme.

Mercury Bay & Whitianga

Whitianga et la Mercury Bay, sur la côte Ouest de la péninsule, offrent de nombreuses plages ainsi qu’une infrastructure touristique bien développée.

Whitianga possède une population d’environ 4000 habitants en hiver et plus de 20 000 l’été, ce qui en fait la ville principale de la Mercury Bay.

Au Nord-Ouest s’étend la Shakespeare Cliff Scenic Reserve. Une stèle commémore le séjour du capitaine Cook et la vue est imprenable sur toute la baie. Les plages quant à elles sont juste en-dessous.

Hahei

Hahei est une petite commune située dans la Mercury Bay, entre Cooks Beach et Hot Water Beach. La plage aux reflets rosés est l’une des plus populaire de la région.

Au Nord de de la plage se trouve le départ d’une promenade conduisant à plusieurs baies, dont la plus célèbre est Cathedral Cove. Cette dernière est une plage de rêve au cœur de hautes falaises qui abrite des voûtes calcaires façonnées par le vent et les vagues.

A Hot Water Beach la nature montre toute sa créativité : il suffit de creuser dans le sable à marée basse pour que surgisse de l’eau chaude, originaire d’une des nombreuses sources souterraines de la région.

Tairua

Tairua est une charmante petite ville d’environ 1500 habitants.

Située sur l’embouchure de la Tairua River, elle est un lieu de vacances très apprécié des Kiwis. Derrière une dune s’étend la longue plage de sable blanc d’où l’on aperçoit les trois petites îles Aldermen, Shoe et Slipper.

Whangamata

Whangamata est située au bord d’une longue plage de sable blanc.

Au 13ème siècle, les Maoris trouvent cet endroit très agréable : l’été y est chaud et l’hiver tempéré, de plus l’océan fournit une nourriture abondante. Les populations sont aussi intéressées par l’obsidienne qu’ils trouvent sur Mayor Island à 30 km des côtes et qu’ils utilisent pour fabriquer des lames. D’ailleurs en maori Whangamata signifie « le port de l’obsidienne ».
Par la suite elle devient un port pour les Européens en quête d’or, ainsi qu’un centre lié à l’exploitation du bois et de la résine de kauri. Une fois la fièvre de l’or et de la kauri gum retombée, les collines sont replantées de pins exotiques et Whangamata redevient une petite colonie isolée.

Aujourd’hui, elle est célèbre pour ses splendides plages qui attirent beaucoup de visiteurs.

Paeroa

99_TheBigBottleOfL&PInPaeroaCette petite ville constitue le centre d’une région dont l’économie est basée sur les produits laitiers et l’élevage de moutons. Elle est située dans les Hauraki Plains, qui couvrent 80 000 hectares et qui, bien que plus bas que la péninsule, font partie de ce qu’on appelle « The Coromandel ».

Paeroa est à l’origine un port de rivière qui commerce avec Auckland. Elle s’affiche aujourd’hui comme « le centre de tout ».

A la fin du 19ème siècle la petite ville devient la plaque tournante de la ruée vers l’or. Elle est aujourd’hui la ville principale de l’Hauraki District, avec plus de 17 000 habitants, et reste célèbre pour les qualités thérapeutiques de ces eaux thermales.
Ces eaux deviennent à partir des années 60 un soft drink citronné : le L&P (Lemon & Paeroa). La marque s’affiche sous la forme d’une immense bouteille de 7 m de haut, érigée en 1968 pour symbolisée cette renommée.

Karangahake Gorge

Karangahake Gorge se situe à l’extrême Sud de la Péninsule de Coromandel. C’est un canyon sinueux qui a été formé par la rivière Ohinemuri. La State Highway 2 passe par ces gorges et constitue le principal lien entre les régions du Waikato et de la Bay of Plenty.

26_PanoramicOfTheKarangahakeGoldMiningReserve

La zone est fortement liée à l’exploitation minière depuis le 19ème siècle, tandis qu’encore aujourd’hui des compagnies sont toujours en activité mais utilisent des techniques moins intensives qu’à l’époque.

Les vestiges des usines d’extraction de Talisman, Crown et Woodstock sont quelques-uns des souvenirs les plus significatifs de l’époque (en service des années 1880 aux années 1950). Ces usines broyaient le minerai provenant des galeries creusées à travers les montagnes et certains tunnels sont accessibles aux visiteurs qui peuvent emprunter plusieurs sentiers de marche serpentant la zone.

Waihi

2_PepiteWithSomeSculptureOfKidsInWaihiCette petite ville d’un peu plus de 5000 habitants possède aujourd’hui une vocation purement agricole.

La Martha Mine, rouverte dans les années 90, produit le quart des 11 tonnes d’or annuellement extraites du sol néozélandais, ainsi qu’une quantité non négligeable d’argent. La présence des gisements est constatée pour la première fois en 1870 et les chercheurs arrivent en masse en 1875. Au début du 20ème siècle, Waihi devient une « poule aux œufs d’or ».

Aujourd’hui, la mine est exploitée à ciel ouvert et produit plus d’un million de dollars par semaine. Malheureusement cette exploitation a des conséquences désastreuses sur l’environnement, ce qui n’empêche pas son exploitation.


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Coromandel