Nelson-Marlborough

Cette région qui englobe tout le Nord de l’Ile du Sud peut être divisée en deux parties : la région de Marlborough à l’Est (les Sounds, Picton, Blenheim) et la région de Nelson à l’Ouest, qui comprend trois parcs nationaux : Abel Tasman National Park, Nelson Lakes et Kahurangi National Park.

Avant l’arrivée des Européens, le Nord de l’Ile du Sud est peuplé de Maoris, dont le nombre se réduit considérablement à la suite de longues guerres inter-tribales.

Les premiers colons arrivent en 1841 avec la New Zealand Company. Une année plus tard, ils sont déjà plus de 3000 installés sur le site actuel de Nelson. Le besoin en nouvelles terres se fait rapidement sentir, surtout pour l’élevage, aussi les Européens commencent à coloniser la Wairau Valley appartenant aux Maoris. Le 17 juin 1843, 50 Européens se rendent dans la vallée afin de négocier l’achat des terres avec le chef de tribu. La discussion dégénère et beaucoup sont tués. Cette bataille est connue sous le nom de « Wairau Affray Massacre », et les Européens ont reconnu plus tard être à l’origine des débordements. Finalement, des terres sont acquises en 1847 et Picton est construit un an après.

En 1857 la région connait un bel essor grâce à la découverte d’or à Collingwood. Quelques années plus tard, dans les années 1860, Picton et Blenheim se disputent le statut de capitale de la région et s’est finalement Blenheim qui l’emporte.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Canterbury

Le Canterbury est la plus grande région de l’Ile du Sud. C’est également la plus peuplée puisqu’elle abrite plus de la moitié de la population de l’Ile, soit un peu plus de 920 000 habitants. Christchurch, troisième ville de Nouvelle-Zélande, constitue le centre géographique et économique de la région.

La région n’a été que faiblement peuplée par les Maoris. Lorsque les Européens arrivent au début des années 1840, ils n’y trouvent guère plus de 1000 Maoris, concentrés sur les rivages de la Banks Peninsula. Les raids répétés des tribus de l’Ile du Nord avaient fortement décimé la population. L’absence des Maoris et les immenses étendues de tussock ont rapidement fait de la région un endroit de prédilection pour l’élevage. Le Canterbury devient donc très vite un territoire très attractif pour les colons.
Dès le milieu du 19ème, la région est très prisée des chasseurs de baleines. Lorsque son potentiel agricole est reconnu, hommes et moutons arrivent en masse, dont beaucoup en provenance d’Australie. En 1855, toutes les plaines sont occupées.
La majeure partie de la population reste concentrée près de la Banks Peninsula, où s’est même installée une colonie française. Dans les années 1860, la découverte d’or sur la Côte Ouest met en échec l’autorité de Christchurch, ce qui entraîne la séparation et l’autonomie de la Westland Région (la Côte Ouest d’aujourd’hui).

Englobant la majeure partie de la côte Est, elle est bordée par les Alpes à l’Ouest et l’océan à l’Est. La côte se compose de 135 km de plages. La région des Canterbury Plains (les plus grandes plaines du pays) s’étend sur 193km de long sur 65 km de large. Elles sont bordées par de petits vallons ondulants et sont traversées par de nombreuses rivières.
La Canterbury Region est également réputée pour ses lacs, Lake Tekapo et Lake Pukaki, ainsi que pour ses montagnes, dont le célèbre Mt Cook, qui est le plus haut sommet du pays (3754m). Le parc du même nom abrite de nombreux glaciers, dont Tasman Glacier, le plus long glacier avec ses 29 km.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Otago

La province de l’Otago fut instituée 5 ans après l’institution de la colonie à Dunedin, en 1853. Elle se compose d’une bande de terre qui va de la côte Ouest à la côte Est.

La région connait un hiver très rigoureux et c’est sans doute pourquoi les Maoris y sont très peu présents avant l’arrivée des Européens. Leur population est estimée à 1000 lorsque en 1830 s’installe les premiers colons « blancs, des chasseurs de baleines venus d’Australie.
Une station de pêche à la baleine est installée à Preservation Point en 1829. La colonisation de cette région est menée par l’Otago Association. Celle-ci commence par acheter des larges étendues de terre aux Maoris, dont une parcelle de 160 000 hectares. L’abondance des forêts permet la construction des villes et les vastes étendues de tussock, l’élevage de moutons. La culture des céréales est également entreprise.
Cependant, la prospérité précoce de la région est principalement due à la découverte d’or dans le Central Otago, au cours des années 1860. L’Otago est la plus prospère région de Nouvelle-Zélande durant les cinquante premières années de colonisation. En outre, la partie alpine qui bénéficie d’un climat parmi les plus ensoleillés et surtout les plus secs, permet l’essor des cultures fruitières. L’industrie n’est pas absente. Elle est fortement implantée grâce au développement de Port Chalmers, le port de Dunedin.

Aujourd’hui, le secteur tertiaire connait une belle vitalité grâce au tourisme. En effet l’Otago abrite deux villes considérées comme de petits joyeux : Queenstown, capitale des Alpes et destination touristique numéro 1 et Dunedin, l’Ecossaise, avec sa très belle architecture, sa vie étudiante et la péninsule de Port Chalmers.

L’Otago offre de superbes paysages, des stations de ski bien équipées, mais aussi des paysages désertiques de montagne comme ceux du Lindis Pass ou du Mt Aspiring National Park.
Typiquement néozélandaise, la région offre une très grande diversité de milieux naturels, d’activités et de plaisirs.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

West Coast

La West Coast, souvent appelée Wetland, est une étroite bande de terre située entre les eaux tumultueuses de la mer de Tasman et la chaîne montagneuse des Alpes du Sud. Elle débute au Nord à Karamea, pour descendre 600 km au Sud jusqu’au Haast Past. Sa beauté réside dans sa très grande diversité de paysages sauvages : Rainforest, plages jonchées de bois mort, montagnes enneigées et glaciers juste à quelques dizaine des kilomètres de la mer. La région, peu fréquentée et méconnue des Néozélandais eux-mêmes, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

C’est la région la moins peuplée du pays, avec seulement 35 000 habitants. Cela s’explique sûrement par son climat peu engageant, avec près de 170 jours de pluie par an. La géographie des lieux explique pour beaucoup ces conditions climatiques difficiles, puisque les nuages venant de l’Ouest restent bloqués par les chaînes de montagnes.

La West Coast est un lieu incontournable pour les Maoris en quête de jade, car elle est riche en pierres de jade qui servent d’ornements et d’armes. Cependant, à l’arrivée des Européens, le nombre de Maoris habitant la région de façon permanente est inférieure à 100 individus. En effet, les Maoris ne vivent pas sur cette côte au climat peu favorable, mais viennent chercher la jade avant de retourner dans des régions plus clémentes. Les deux navigateurs Abel Tasman et James Cook approchent la côte sans y accoster en raison de sa relative inaccessibilité.

La région est explorée pour la première fois par des Européens en 1846. Vers 1860 on y trouve de l’or et des mineurs arrivent en masse en provenance des terres aurifères déjà saturées comme l’Otago. Ils sont suivis par de nombreux colons venant d’Australie, eux aussi attirés par le métal jaune.

Aujourd’hui l’économie est basée sur l’exploitation forestière et l’élevage laitier.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Southland

La région du Southland est pleine de contrastes et son attrait majeur se situe dans le Fiordland National Park, le plus grand du pays (1 257 000 ha).

En 1772, pendant son second voyage, James Cook s’arrête dans le Fiordland pour y réparer son navire. Dès 1792, des chasseurs d’otaries s’installent pour chasser l’animal jusque dans les années 1820. Ils sont rapidement suivis par les chasseurs de baleines qui débarquent dans la région en 1829. Finalement, les premiers colons européens s’installent dans l’actuelle Riverton en 1834, grâce aux 20 000 ha de terres offerts par un chef maori.
Dès En 1861, la province du Southland prend son indépendance par rapport à l’Otago, mais 9 années plus tard, après qu’une grande partie de la population soit partie pour les riches terres aurifères de l’Otago, la province fait banqueroute et se voit de nouveau rattachée à sa voisine.
Avant l’arrivée des colons européens, les Maoris sont relativement bien implantés dans la région en raison de la forte présence des moas (finalement exterminés par les tribus locales).

Véritable paradis pour les marcheurs, ce parc abrite des sentiers de randonnées dont les célèbres Milford Sound et Routeburn. Ces tracks attirent tellement de visiteurs qu’il est nécessaire de réserver des refuges plusieurs mois à l’avance.
Le second attrait de cette région est sans aucun doute constitué par Stewart Island, à 30 km au Sud de Bluff. Avec ses 1746 m² pour un unique village de 500 habitants. C’est un endroit idéal pour les promeneurs et les amoureux de la nature (kiwis, manchots, otaries, dauphins…).
La région, bien que très méridionale, ne connait pas un climat particulièrement froid, mais les pluies peuvent y être abondantes. Les paysages du Southland sont, comme souvent en Nouvelle-Zélande, grandioses.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Waikato

La région du Waikato tient son nom du fleuve du même nom, qui se jette dans la Mer de Tasman après un voyage de plus de 350km depuis le Lac Taupo, au centre de l’Ile du Nord. Ici les paysages se constituent essentiellement d’immenses plaines fertiles.

Les plaines ont fait de ce territoire agricole la région la plus productive et la plus riche du pays. L’arrivée du train en 1877 favorise le développement de son industrie, basée tout comme aujourd’hui sur la transformation agroalimentaire. Dans les années 80, l’activité agricole s’étend à l’horticulture.
Hamilton en est le centre commercial et administratif.

La région est connue pour son tourisme centré sur la nature et l’environnement, ses merveilles souterraines, certains des décors du film « Le Seigneur des Anneaux » et son fleuve iconique. La région a beaucoup à offrir, des superbes plages de sable noir aux collines rebondies recouvertes d’anciens taillis qui composent le paysage.

Foyer du Roi Maori, la région est depuis des siècles une aire significative pour les Maoris, et ce dès l’arrivée du Tainui waka (canoë) dans le Golfe de Kawhia. Les noms maoris de certains lieux racontent l’histoire de la région, comme « Waikato » qui signifie « l’eau qui coule », nommé ainsi par les premiers arrivants après observation de l’effet puissant du fleuve sur la mer.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Lord Of The Rings

« A 18 ans je lisais JRR Tolkien pour la première fois et j’étais assis dans un train partant de Wellington qui grondait à travers l’île du Nord. Pendant les douze heures de voyage, je levais les yeux du livre et regardais le paysage familier – qui soudainement ressemblait à la Terre du Milieu. » P. Jackson (The Lord of the Rings – Location Guidebook, Ian Brodie).

Après trois ans de préparation, le 11 octobre 1999, Peter Jackson, son équipe de tournage et quelques 2500 acteurs débutent leur voyage cinématographique, dont la conclusion marque la sortie dans les salles du chef-d’œuvre « Le Seigneur des Anneaux ».

Selon P. Jackson, ramener le monde de Tolkien à la vie a été fantastique mais difficile. Et il n’aurait pu réaliser son film ailleurs qu’en Nouvelle-Zélande, où se trouve d’ingénieux Kiwis ainsi qu’une grande diversité de paysages uniques et époustouflants.

Le monde de Tolkien est composé à la fois d’impénétrables vallées cachées, de terres en friche stériles, de montagnes mystiques reculées, ainsi que de profondes vallées verdoyantes. Une grande variété de lieux donc, que l’équipe de tournage a su trouver en Nouvelle-Zélande.

En fans de l’univers de Tolkien ainsi que des films de Jackson et avec l’aide du guide de Ian Brodie The Lord of the Rings – Location Guidebook, nous partons sur les traces des lieux de tournage pour découvrir par nous-mêmes la Terre du Milieu portée à l’écran par Jackson et espérons retrouver la magie et les fabuleux décors imaginés par Tolkien.
La plus grande partie des informations sont tirées du livre cité plus haut et pour ceux qui veulent en connaître d’avantage nous conseillons la lecture de celui-ci.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Bay Of Plenty

La Bay of Plenty s’étend du bas de la Péninsule de Coromandel jusqu’au Cap Runaway, à l’Est, et comprend une partie de l’intérieur des terres. Cette région offre des paysages très variés : longues plages de sable fin (Ouest), côte découpée (côte Est), plaines de bord de mer (intérieur des terres), montagnes (Est) et volcans (Rotorua et White Island).

Depuis plus de 700 ans le peuple Maori vit dans cette région. Les tribus (iwi) locales ont navigué en canoë (waka) depuis Hawaiki, leur terre natale ancestrale en Polynésie, et ont débarqué à Maketu, Mauao et Whakatane.

Lorsque le capitaine Cook arriva pour la première fois en 1769 à bord de l’Endeavour, il donna à cette vaste baie le nom de baie de l’abondance. D’une part car la région, très fertile, regorge de fruits et légumes, se compose d’une grande variété d’espèces végétales et possède une multitude de rivières ou encore de plages. D’autre part car il y reçoit tous les honneurs de l’hospitalité maorie lors de son premier séjour. Il reçoit un tout autre accueil non loin de l’actuelle Gisborne, les autochtones se montrant nettement moins chaleureux à son égard et il se venge en appelant la région baie Bay of Poverty (pauvreté).

Cette région au riche passé culturel connait aujourd’hui un bel essor économique. Actuellement c’est l’une des les plus riches du pays, notamment grâce au port de Tauranga, ainsi qu’à son activité agricole et forestière. L’horticulture, avec le kiwi dont elle est la capitale mondiale, et le tourisme, principalement centré à Rotorua, sont ses principaux atouts. C’est une région prospère où il fait bon vivre.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Auckland & sa province

Tamaki Makaurau

Le paysage unique d’Auckland nait d’une ancienne histoire d’amour qui conduisit à une bataille acharnée entre deux iwi (tribus maories) qui créa des fissures profondes dans la terre, soulevant les nombreux volcans dispersés à travers la région.
Ses sols fertiles et son positionnement entre deux côtes aux ressources abondantes, qui ont attiré des populations dans la région depuis des siècles, lui donnent son nom maori de « Tamaki Makaurau » traduit par « Tamaki aux nombreux amants ».

 

Histoire

La province d’Auckland est probablement la région la plus peuplée par les Maoris avant l’arrivée des Européens. Elle est désirée et conquise par beaucoup d’entre eux. Ses nombreuses collines formées par les volcans se prêtent à la construction de « pa » (villages fortifiés) ainsi qu’à la culture en terrasse.
Cette étroite bande de terre est le théâtre d’affrontements entre plusieurs tribus, dont les Ngati Whatua, originaires du Nord, qui prennent finalement le contrôle de la région durant la seconde moitié du 18ème s. De nombreux volcans de la région arborent aujourd’hui encore des vestiges de fortifications.

Dans la première moitié du 19ème Les Européens et le célèbre navigateur James Cook passent devant Waitemata Harbour sans le voir alors qu’ils cartographient les côtes du pays.
1840 est la date charnière de la colonisation britannique. C’est à Bay of Island que les représentants de la Couronne et les chefs de la Confédération des tribus maories unies se réunissent autour du traité de Waitangi qui marque l’histoire du pays au fer rouge. En apposant leur signature au traité les chefs reconnaissent officiellement la souveraineté de la reine d’Angleterre sur la Nouvelle-Zélande.
Par la suite, le gouverneur Hobson en profite pour acheter des terres aux Maoris et fonder Auckland dans l’objectif d’en faire la capitale du pays. La ville doit son nom au commandant Eden Lord Auckland. Sa création est un véritable succès et attire de nombreux migrants à tel point qu’en 1900, Auckland devient la plus grande ville du pays.
En 1840 Hobson transfert la capitale de Russell (au Nord) à Auckland, mais 25 ans plus tard elle perd son statut de capitale au profit de Wellington.

 

Aujourd’hui

En 1989 plus de 20 villes et arrondissements autour de la ville font l’objet d’un regroupement en quatre villes principales dont Auckland City. L’ensemble de ce « Great Auckland » compte plus 1,5 million d’habitants, soit plus de 30% de la population totale.
A présent même si Wellington abrite toujours le siège du gouvernement, Auckland jouit d’un statut de capitale économique et touristique (chaque année elle accueille 1,3 million de visiteurs).

Ce qui rend Auckland si spécial c’est aussi le remarquable melting-pot des cultures, qui se reflète dans la cuisine, les festivals, l’art et la musique.
Depuis les premiers waka (pirogues) Maoris et les navires coloniaux des pionniers, la ville a attiré de nombreuses populations venant de très loin.
Dès les années 1890, Auckland abrite une population cosmopolite et l’on peut y entendre des douzaines de langues différentes et y rencontrer de nouveaux habitants originaires d’Europe, de Chine et d’Inde. Cette tendance perdure tout au long du 20ème s. et particulièrement dans les années 1950, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.
Beaucoup de migrants européens arrivent, mais également beaucoup d’habitants ruraux cherchant du travail dans « les lumières de la ville », dont un nombre important de Maoris. Ils sont suivis par les travailleurs venus des îles du Pacifique dans les années 1960.
Aujourd’hui, Auckland est la plus grande ville polynésienne et l’une des plus importantes du Pacifique.
Les Aucklanders sont originaires des quatre coins du monde – environs 56% sont des descendants d’européens, 11% sont Maoris, 13% sont originaires des îles du Pacifique et 12% d’Asie.

 

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Wellington

La région de Wellington occupe la pointe la plus méridionale de l’Ile du Nord et commence au Sud de Levin pour s’arrêter à la limite naturelle de l’Ile, la mer.

Bordée par la mer de Tasman et l’Océan Pacifique, elle comprend également l’île de Kapiti, la forêt de Rimutaka et le lac Wairarapa.

La province a pour principaux attraits la ville même de Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, autour de laquelle est centrée la vie de toute la région. Une grande partie de ses habitants travaillent dans le chef-lieu sans même y vivre.

https://www.pit-et-ak.com/wp-content/plugins

Haut de

page