Le Canterbury est la plus grande région de l’Ile du Sud. C’est également la plus peuplée puisqu’elle abrite plus de la moitié de la population de l’Ile, soit un peu plus de 920 000 habitants. Christchurch, troisième ville de Nouvelle-Zélande, constitue le centre géographique et économique de la région.
La région n’a été que faiblement peuplée par les Maoris. Lorsque les Européens arrivent au début des années 1840, ils n’y trouvent guère plus de 1000 Maoris, concentrés sur les rivages de la Banks Peninsula. Les raids répétés des tribus de l’Ile du Nord avaient fortement décimé la population. L’absence des Maoris et les immenses étendues de tussock ont rapidement fait de la région un endroit de prédilection pour l’élevage. Le Canterbury devient donc très vite un territoire très attractif pour les colons. Dès le milieu du 19ème, la région est très prisée des chasseurs de baleines. Lorsque son potentiel agricole est reconnu, hommes et moutons arrivent en masse, dont beaucoup en provenance d’Australie. En 1855, toutes les plaines sont occupées. La majeure partie de la population reste concentrée près de la Banks Peninsula, où s’est même installée une colonie française. Dans les années 1860, la découverte d’or sur la Côte Ouest met en échec l’autorité de Christchurch, ce qui entraîne la séparation et l’autonomie de la Westland Région (la Côte Ouest d’aujourd’hui).
Englobant la majeure partie de la côte Est, elle est bordée par les Alpes à l’Ouest et l’océan à l’Est. La côte se compose de 135 km de plages. La région des Canterbury Plains (les plus grandes plaines du pays) s’étend sur 193km de long sur 65 km de large. Elles sont bordées par de petits vallons ondulants et sont traversées par de nombreuses rivières. La Canterbury Region est également réputée pour ses lacs, Lake Tekapo et Lake Pukaki, ainsi que pour ses montagnes, dont le célèbre Mt Cook, qui est le plus haut sommet du pays (3754m). Le parc du même nom abrite de nombreux glaciers, dont Tasman Glacier, le plus long glacier avec ses 29 km.
