Tamaki Makaurau

Le paysage unique d'Auckland nait d'une ancienne histoire d'amour qui conduisit à une bataille acharnée entre deux iwi (tribus maories) qui créa des fissures profondes dans la terre, soulevant les nombreux volcans dispersés à travers la région. Ses sols fertiles et son positionnement entre deux côtes aux ressources abondantes, qui ont attiré des populations dans la région depuis des siècles, lui donnent son nom maori de « Tamaki Makaurau » traduit par « Tamaki aux nombreux amants ».

 

Histoire

La province d’Auckland est probablement la région la plus peuplée par les Maoris avant l’arrivée des Européens. Elle est désirée et conquise par beaucoup d’entre eux. Ses nombreuses collines formées par les volcans se prêtent à la construction de « pa » (villages fortifiés) ainsi qu’à la culture en terrasse. Cette étroite bande de terre est le théâtre d’affrontements entre plusieurs tribus, dont les Ngati Whatua, originaires du Nord, qui prennent finalement le contrôle de la région durant la seconde moitié du 18ème s. De nombreux volcans de la région arborent aujourd’hui encore des vestiges de fortifications.

Dans la première moitié du 19ème Les Européens et le célèbre navigateur James Cook passent devant Waitemata Harbour sans le voir alors qu’ils cartographient les côtes du pays. 1840 est la date charnière de la colonisation britannique. C’est à Bay of Island que les représentants de la Couronne et les chefs de la Confédération des tribus maories unies se réunissent autour du traité de Waitangi qui marque l’histoire du pays au fer rouge. En apposant leur signature au traité les chefs reconnaissent officiellement la souveraineté de la reine d’Angleterre sur la Nouvelle-Zélande. Par la suite, le gouverneur Hobson en profite pour acheter des terres aux Maoris et fonder Auckland dans l’objectif d’en faire la capitale du pays. La ville doit son nom au commandant Eden Lord Auckland. Sa création est un véritable succès et attire de nombreux migrants à tel point qu’en 1900, Auckland devient la plus grande ville du pays. En 1840 Hobson transfert la capitale de Russell (au Nord) à Auckland, mais 25 ans plus tard elle perd son statut de capitale au profit de Wellington.

 

Aujourd'hui

En 1989 plus de 20 villes et arrondissements autour de la ville font l’objet d’un regroupement en quatre villes principales dont Auckland City. L’ensemble de ce « Great Auckland » compte plus 1,5 million d’habitants, soit plus de 30% de la population totale. A présent même si Wellington abrite toujours le siège du gouvernement, Auckland jouit d’un statut de capitale économique et touristique (chaque année elle accueille 1,3 million de visiteurs).

Ce qui rend Auckland si spécial c’est aussi le remarquable melting-pot des cultures, qui se reflète dans la cuisine, les festivals, l'art et la musique. Depuis les premiers waka (pirogues) Maoris et les navires coloniaux des pionniers, la ville a attiré de nombreuses populations venant de très loin. Dès les années 1890, Auckland abrite une population cosmopolite et l’on peut y entendre des douzaines de langues différentes et y rencontrer de nouveaux habitants originaires d’Europe, de Chine et d’Inde. Cette tendance perdure tout au long du 20ème s. et particulièrement dans les années 1950, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Beaucoup de migrants européens arrivent, mais également beaucoup d’habitants ruraux cherchant du travail dans « les lumières de la ville », dont un nombre important de Maoris. Ils sont suivis par les travailleurs venus des îles du Pacifique dans les années 1960. Aujourd’hui, Auckland est la plus grande ville polynésienne et l’une des plus importantes du Pacifique. Les Aucklanders sont originaires des quatre coins du monde – environs 56% sont des descendants d’européens, 11% sont Maoris, 13% sont originaires des îles du Pacifique et 12% d’Asie.